La fermeture de la BA 112 risque d’entrainer avec elle le démantèlement du musée de la Base Aéronautique Locale. En tant que maire de Reims et présidente de Reims Métropole, je considère qu’une telle disparition serait extrêmement préjudiciable pour le patrimoine historique et culturel de la région Champagne-Ardenne.
Je souhaite qu’une solution rapide soit trouvée afin de maintenir le musée. Cet enjeu essentiel pour le territoire rémois doit continuer à mobiliser l’ensemble des élus et des acteurs, au-delà de toute appartenance politique.
C’est la raison pour laquelle la Ville de Reims apportera un soutien financier au projet défendu par Jean-Louis Cavenne, Maire de Bétheny et vice-président de Reims Métropole, pour garder le musée sur le territoire, en le déplaçant de la Base aérienne sur le site d’une école désaffectée située à Bétheny.
Lundi 30 JanvierLancement de la 15ème édition du Rallye Monte-Carlo historique Place du Forum |
Mercredi 1er FévrierPose de la première pierre de la crèche Maison Blanche |
Jeudi 2 FévrierInstallation du Conseil Municipal des Enfants et des Jeunes |
J’étais présente hier en fin d’après-midi au lancement du Téléthon, évènement relayé depuis plusieurs années à Reims et qui rassemble nombreux de nos concitoyens.
Pour cette 25ème édition, l’Association Française contre les Myopathies (AFM) a souhaité donner un nouvel élan à cette manifestation de solidarité. Comme chaque année, de nombreux acteurs locaux se sont de nouveau associés à l’évènement.
L’ambassadeur du Téléthon pour cette 25ème édition est Raphaël, un petit garçon âgé de 7 ans et atteint d’une myopathie de Duchenne. Depuis quelques mois, il participe à un essai thérapeutique avec l’espoir de faire reculer la maladie.
N’oublions pas que chaque année, de nombreux programmes de recherche sont financés grâce au Téléthon. Le défi est bien sûr de poursuivre le combat contre la maladie mais aussi que ces programmes deviennent de vrais succès thérapeutiques.
Hier, c’est à l’ensemble des représentants des associations et des bénévoles présents à qui j’ai avant tout souhaité adresser mes remerciements, pour leur dynamisme et leur engagement. C’est en effet avant tout grâce à leur investissement que s’améliorent chaque jour l’espérance et la qualité de vie des malades.
Nous souhaitons tous que cette mobilisation collective, par la récolte de dons, fasse naître de nouvelles victoires contre la maladie.
J’ai participé ce matin à l’inauguration de la 16ème édition du Forum Avenir Etudiant. L’objectif de ce Forum est de permettre aux lycéens de Terminale de préparer au mieux leur orientation post-bac.
Durant trois jours, ce sont près de 10 000 lycéens, originaires de tout le territoire, qui vont pouvoir s’informer sur l’ensemble des cursus, filières et formations d’enseignement supérieur qui leur sont proposés. Plus généralement, ce Forum leur permet également de se renseigner sur tout ce qui entoure la vie étudiante en général : je pense notamment au logement, au système des bourses, mais également au transport ou à la vie culturelle. Au total, ce sont environ 200 établissements publics ou privés qui sont attendus durant ces trois jours.
Il est important que nous soyons capables de former mais aussi de retenir sur le bassin rémois ces futurs diplômés qui constituent un véritable facteur d’attractivité pour notre territoire. Cette jeunesse représente un atout considérable pour le dynamisme de notre Université, et plus largement encore, pour le dynamisme du bassin rémois.
L’orientation et la formation de nos jeunes, notre capacité à les accompagner et à leur donner envie de se former et à s’implanter sur le territoire doit être un objectif prioritaire et partagé. Dans le contexte de crise économique et sociale que nous traversons, et alors que la situation de l’emploi ne cesse de se dégrader en France, offrir à nos jeunes des formations mieux adaptées à leurs attentes et leurs préoccupations devient impératif. C’est une garantie supplémentaire d’accès à l’emploi.
Nous célébrons aujourd’hui la journée mondiale de lutte contre le sida. C’est l’occasion de rappeler que 34 millions de personnes vivent aujourd’hui avec le VIH dans le monde dont 150 000 en France.
Depuis que la maladie a été identifiée il y a 30 ans, un certains nombres de progrès ont été accomplis dont nous pouvons nous réjouir. En effet, grâce aux efforts de prévention et aux avancées de la science, le sida a régressé. Les malades peuvent désormais vivre mieux et plus longtemps. Les politiques de réduction des risques ont permis de diminuer la contamination parmi les usagers de drogue. Et la transmission de mère à enfant a pratiquement disparu.
Pour autant, ces avancées ne sauraient masquer les carences de la France dans le combat contre le sida, mais aussi en ce qui concerne la précarité des malades et l’égalité d’accès aux soins.
Chaque année, en France, plus de 6500 personnes contractent le virus –soit environ 18 par jour- et 40 000 Français ignoreraient toujours qu’ils sont séropositifs. Tout aussi alarmant, 40% des personnes atteintes du virus du sida vivent en dessous du seuil de pauvreté. Et 50% de celles qui déclarent leur séropositivité sur leur lieu de travail sont rapidement victimes d’un licenciement.
Ce constat est préoccupant et appelle des actions et des engagements forts :
- Soutenir la recherche médicale et accompagner les associations
Il faut bien sûr amplifier la recherche médicale, qui doit d’abord être financée par des fonds publics. Et soutenir les associations qui fournissent une aide précieuse aux populations touchées par la maladie.
- Continuer à encourager les dons
La solidarité nationale ne doit pas pour autant être sacrifiée. Le gouvernement commettrait une grave erreur en remettant en cause les mécanismes fiscaux qui facilitent les dons.
- La prévention pour tous
Dès l’école, il faut informer sur les comportements à risque, et garantir la formation des enseignants et des intervenants en milieu scolaire.
- Un dépistage généralisé
Pour lutter contre l’épidémie, les lieux de prévention, de dépistage et de soins doivent être généralisés sur le territoire.
- Rétablir l’AME
Enfin, on ne pourra pas réduire les risques de transmission sans rétablir l’Aide Médicale d’Etat, qui permet aux étrangers qui résident en France et aux sans-papiers d’accéder aux soins.
La situation toujours très difficile des malades du sida, qu’ils soient français ou étrangers, rend inacceptable la multiplication des coupes budgétaires de la droite. La politique gouvernementale actuelle de santé met cette population déjà vulnérable en danger.
J’ai participé tout à l’heure en mairie à la cérémonie de remise des chèques de Reims Initiative, accompagnée par son président, Monsieur Bernard Perfetti. Depuis 1998, cette association participe au développement économique et social du bassin d’emploi de Reims par l’octroi de prêts d’honneur aux créateurs et repreneurs d’entreprises. Elle leur propose également un accompagnement dans l’élaboration de leurs projets et un suivi post-création.
A ce jour, Reims Initiative a accordé 285 prêts (254 entreprises financées) permettant la création ou la sauvegarde de plus de 743 emplois sur le bassin de Reims, soit une moyenne de 60 par an.
La Ville de Reims soutient cette association non seulement par sa participation au fond d’intervention et au fonctionnement de celle-ci, mais aussi de manière indirecte via l’hébergement et la mise à disposition de la logistique de la pépinière Henri Farman.
Grâce à ce soutien, nous apportons une aide non négligeable aux entrepreneurs implantés dans le bassin d’emploi de Reims. De ce point de vue, cet appui à la création d’entreprises s’inscrit dans notre projet visant à favoriser l’emploi de notre territoire, première des préoccupations de nos concitoyens.
Mercredi, L’Union titrait à sa Une “Médiathèques de Reims : La ville met fin à la gratuité”.
La journaliste responsable de l’article, reprenant des documents qui lui avaient été allègrement fournis par l’opposition UMP de la Ville mais refusant de prendre en compte les précisions et rectifications apportées par Serge Pugeault, mon adjoint en charge de la culture, a ainsi pu écrire un certain nombre de contre-vérités inadmissibles qui ont légitimement inquiété un certain nombre d’habitants.
Je veux donc ici rétablir la réalité des faits :
1/ Contrairement à ce que cette journaliste affirme, la Ville de Reims n’a en aucun cas mis fin à la gratuité des médiathèques. L’accès à l’ensemble des médiathèques et bibliothèques de la Ville de Reims reste libre et gratuit pour tous. Chaque personne peut y entrer, consulter la presse et les différents documents proposés, utiliser l’ensemble des services qui sont en libre accès, et ce de façon totalement gratuite.
En revanche, pour emprunter des livres et des DVD, il faut avoir une carte d’adhésion.
Cette carte est dorénavant donnée gratuitement à tous les jeunes de moins de 18 ans (auparavant, n’ étaient concernés que les moins de 16 ans), ainsi qu’aux personnes suivantes : les demandeurs d’emploi et bénéficiaires du RSA rémois et non rémois (ainsi que leurs enfants rattachés au foyer), les titulaires de la carte familiale de solidarité, les personnes inscrites à la mission locale, les personnes handicapées.
Ce qui change en réalité :
- les tarifs adultes rémois passent de 10 € à 12 € et de 25 € à 28 € pour les non-rémois (ils n’avaient pas été modifiés depuis 2003)
- un demi-tarif est appliqué aux étudiants et aux jeunes de 18 à 25 ans.
Cette dernière disposition permet de traiter de manière équivalente les jeunes travailleurs, dont les revenus sont souvent modestes lors de l’entrée dans la vie professionnelle, et les étudiants, qui ont par ailleurs accès gratuitement à la Bibliothèque universitaire. Sur 31 000 adhésions aux bibliothèques de Reims, 80% sont gratuites. Les 18-25 ans représentent 5 900 inscrits.
A titre de comparaison :
- A Nantes, le plein tarif est de 12 € pour les résidents et de 6 € pour les étudiants
- Au Mans, le plein tarif est de 10 € pour les résidents et pour les étudiants
- A Bordeaux, le plein tarif est de 12 € pour les résidents et de 9 € pour les étudiants
2/ Derrière l’affirmation outrancière et ridicule « La Ville veut faire payer les enfants » de l’article, se cache une seconde contre-vérité.
Il ne s’agit en réalité que de la participation aux ateliers dont le tarif est établi à 2€ par jour et par enfant et de 3€ par jour pour les adultes. Ne sont concernés que les ateliers organisés pendant les périodes de vacances pour des individuels, qui se déroulent sur plusieurs jours et font appel à un intervenant. Ces ateliers restent gratuits pour les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires du RSA ou encore les personnes inscrites à la mission locale.
Restent également gratuits tous les ateliers à destination des groupes scolaires rémois (primaires, collèges et lycées), des groupes des Maisons de Quartier, des Centres de Loisirs rémois. Enfin, sont exclues de ce dispositif les animations classiques dans les bibliothèques : l’heure des bébés, les clubs de lecture, les BB lecteurs, les gouters philo, les actions diverses autour de la lecture et de l’écriture…
Si elle avait pris le temps de consulter ces informations et ne s’était pas contentée de reproduire les arguments de l’opposition municipale, la journaliste de L’Union aurait sans doute évité à son journal de publier un article mensonger et volontairement caricatural.
Toute mesure ou décision politique doit pouvoir faire l’objet de discussions. Elle doit pouvoir être contestée, débattue, soutenue, selon les opinions des uns et des autres. C’est l’essence même de la démocratie.
Encore faut-il que le débat puisse se faire autour d’éléments objectifs et vérifiés. N’est-ce pas là précisément le travail de tout journaliste, loin du sensationnel et de toute tentative de désinformation ?
En cette journée internationale de lutte contre la violence faite aux femmes, la Ville de Reims organise ce soir à l’Hôtel de Ville, en partenariat avec l’Association Contre les Violences Infligées aux Femmes (ACVIF Marne), une conférence sur le thème “Histoire et bilan de la loi du 9 juillet 2010 relative aux violences faites aux femmes“.
La loi du 9 juillet 2010 vise notamment à faciliter le dépôt de plaintes par les femmes qui sont souvent freinées par la peur de perdre la garde de leurs enfants, par le risque de se retrouver sans logement ou par la crainte de l’expulsion lorsqu’elles sont en situation irrégulière.
Le texte prévoit une “mesure phare” : “l’ordonnance de protection” qui peut être délivrée par le juge aux affaires familiales lorsque des “violences exercées au sein de la famille, par un ancien conjoint, un ancien partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou un ancien concubin mettent en danger la personne qui en est victime, un ou plusieurs enfants”. Le juge, qui doit statuer dans les 24 heures, peut être saisi par la victime ou par le ministère public avec l’accord de la victime.
N’oublions pas qu’aujourd’hui en France, 12 femmes décèdent tous les mois sous les coups de leur compagnon ou ex compagnon. Les violences commises au sein de la famille sont un phénomène en recrudescence et qui ne connaît ni frontière géographique, ni limite d’âge, ni milieu social ou ethnique.
En Europe, 12% à 15% des femmes sont quotidiennement victimes de violence conjugale. C’est l’une des violations les plus répandues des droits de la personne à travers le monde, un fléau contre lequel nous devons lutter sans relâche.
C’est ce que nous faisons, ici à Reims. La création d’une délégation à l’égalité entre les femmes et les hommes, animée par Christiane Kutten ainsi que d’une mission à l’égalité entre les femmes et les hommes, témoigne de l’importance que nous accordons à cette question. La politique menée depuis 2008 a d’ores et déjà permis la mise en œuvre par la Ville de Reims de différentes actions, et notamment la lutte contre les violences faites aux femmes, qu’il s’agisse de violences conjugales, de mariages forcés ou de traite des êtres humains.
Par ailleurs, je tiens à souligner que dans le cadre du nouveau conseil intercommunal de sécurité et prévention de la délinquance (CISPD), il existera désormais un groupe de travail dédié aux violences de couple et violences familiales, rassemblant les acteurs concernés (Procureur, police, gendarmerie, bâtonnier, associations, CHRS…) pour une meilleure coordination sur les objectifs et les besoins en la matière sur le territoire.
Je me suis rendue hier à la pépinière d’entreprises Henri Farman pour un double évènement d’importance en matière de développement économique et d’emploi. Il s’agissait en effet de la traditionnelle journée portes ouvertes de la pépinière, qui revêt cette année un caractère particulier puisque nous fêtons également ses 20 ans.
Ce fût l’occasion pour moi de rencontrer des entreprises hébergées de haute qualité mais aussi de les soutenir dans leurs initiatives, et féliciter l’équipe de la pépinière qui travaille quotidiennement auprès de ces porteurs de projets.
Le rôle des outils de la collectivité, et notamment celui de la pépinière d’entreprises, constitue un atout considérable pour notre territoire en matière de développement économique. C’est la raison pour laquelle, avec mon équipe, nous accordons une attention particulière envers de telles structures qui œuvrent en faveur de l’emploi et de l’attractivité de notre territoire.
La création de la pépinière d’art et de design, outil à la fois spécifique et complémentaire à la pépinière Farman, illustre encore un peu plus notre volonté politique de travailler en ce sens.
Comme chaque année, j’ai reçu samedi les nouveaux parents d’élèves élus aux Conseils d’école, afin de leur présenter la politique éducative de la Ville de Reims mais aussi et surtout de revenir sur leur rôle au sein de ces Conseils.
Les parents d’élèves élus constituent un maillon essentiel de la communauté éducative. A Reims, ils sont près de 800, un chiffre considérable. Le mandat qu’ils exercent joue un rôle primordial dans la construction, l’épanouissement et la réussite scolaire de nos enfants.
Cette rencontre avait un double objectif :
- Premièrement, elle nous permet de présenter aux parents d’élèves les différentes missions des services œuvrant dans le domaine scolaire et de leur rappeler le cadre de votre mission au sein des conseils d’école ;
- Elle nous permet ensuite d’échanger avec eux sur les différentes questions que cette présentation aura pu susciter ainsi que sur les préoccupations en tant que représentants des parents d’élèves.
J’ai également rappelé l’engagement de la majorité municipale en faveur de la politique éducative. Chaque année, nous dépensons près de 27 millions d’euros pour les écoles. Cet investissement est considérable et contraste avec le désengagement de l’Etat dans le domaine éducatif (rappelons que cette encore, ce sont 1500 classes de l’enseignement primaire qui ont été supprimées à l’échelle nationale).
J’ai ensuite évoqué les travaux que nous finançons dans les écoles, qui constituent un pilier important de cette politique. En 2011, nous avons ainsi dépensé plus de 6 millions d’euros de travaux. Cet investissement conséquent a notamment permis la réouverture de l’école maternelle Europe au sein du groupe scolaire Adriatique, et cela afin de permettre une ouverture supplémentaire de classe. Nous avons également pu rénover et réhabiliter l’école Jamin qui est désormais achevée pour un coût global de 7.400.000 €.
J’ai enfin présenté aux parents d’élèves notre projet périscolaire, que je crois politiquement ambitieux et socialement juste, et dont l’organisation permet de répondre à différents enjeux :
- Des enjeux éducatifs : en favorisant l’épanouissement de l’enfant, sa socialisation, son développement citoyen et son autonomie.
- Des enjeux sociaux : en satisfaisant les besoins de l’ensemble des familles par des horaires adaptés et en permettant la gratuité des temps d’animation et des tarifs des repas fixés au regard d’un quotient familial.
Cette rencontre a été un véritable succès. Elle n’est qu’une étape supplémentaire du travail que nous devons mener en partenariat avec l’ensemble des acteurs du système éducatif.
Pour la première fois cette année, nous avons organisé hier à l’Hôtel de Ville en partenariat avec l’ORRPA une manifestation visant à accueillir les jeunes retraités rémois. Celle-ci a d’ailleurs vocation à être pérennisée pour l’année 2012 et aura lieu par la suite une fois par trimestre.
Alors que l’agglomération rémoise compte près de 40 000 retraités, il nous semblait important de faire de cet accueil un temps fort et récurrent de la vie rémoise.
Les objectifs de cette manifestation sont nombreux. J’en vois au moins trois :
- Elle nous permet tout d’abord d’accueillir dans les meilleures conditions les nouveaux retraités de la ville, autour d’un événement convivial.
- Elle nous permet également d’impliquer les nouveaux retraités dans la vie citoyenne à Reims, notamment autour de l’engagement associatif, de l’aide ou du maintien à domicile.
- Elle constitue enfin une occasion de leur présenter à la fois la politique en faveur des personnes âgées, la politique intergénérationnelle de la Ville et de l’ORRPA et quelques uns des principaux dispositifs mis en place pour eux.
Tout cela permet aux nouveaux retraités rémois d’être informés des outils mis à leur disposition pour bien démarrer cette nouvelle étape de vie à Reims. Cette rencontre leur offre également la possibilité d’échanger entre eux sur les enjeux auxquels ils pourraient être collectivement confrontés.
Depuis ce matin et pour trois jours se tient au Centre des Congrès de Reims la 6ème édition du Forum Educasport, grande manifestation organisée par l’APELS (l’Agence pour l’Education par le Sport) et dont Yohann Diniz est cette année un des trois parrains.
Comme je l’ai dit lors de mon discours d’introduction, il y a un sens à ce que cette nouvelle édition se tienne à Reims, ville qui respire le sport. J’ai en effet rappelé aux différents congressistes présents que nous la chance de posséder de grands clubs sportifs qui ont marqué et continuent à marquer l’Histoire de notre Ville et que nous organisons régulièrement de nombreux événements sportifs à portée nationale. La force de Reims, c’est d’être également riche d’une vie associative sportive extrêmement diversifiée.
Je considère que le dynamisme d’un territoire se mesure en partie à son ambition sportive. C’est pourquoi notre politique sportive est volontairement ambitieuse sans être toutefois synonyme d’exclusion.
Et de ce point de vue, l”objectif de ce Forum Eduscasport est précisément de rappeler que le sport doit être à la portée de tous et que cette accessibilité est la condition de sa dimension éducative.
Le thème de ce Forum, « Changer la vie par le sport », est un bel exemple de cette ambition que nous devons porter tous ensemble, élus, fédérations, clubs, éducateurs et bénévoles.
En tant que Maire de Reims, je me retrouve dans cette ambition. J’aime d’ailleurs à dire de la politique sportive rémoise qu’elle est ambitieuse pour tous. Qu’il s’agisse de financement d’équipements structurants ou de l’octroi de subventions aux associations, quel que soit le dispositif mis en place, cette notion d’ambition pour tous est au cœur de notre démarche.
Nous voulons ainsi que la pratique sportive soit accessible au plus grand nombre, indépendamment de l’âge, du sexe, du milieu social ou de la condition physique. Pour nous, le sport est bien plus qu’une pratique ou une discipline, il est un outil de développement. Il doit être mis au service du renforcement du lien social, de l’émancipation et de l’autonomie de ceux qu’il ou elle accompagne.
Mais le sport est également un outil de lutte contre les inégalités. C’est d’ailleurs dans cet esprit que nous mettons en place des dispositifs en faveur de publics dont nous souhaitons faciliter la pratique sportive.
Je pense aux enfants et aux jeunes bien sûr, pour lesquels nous avons toute une panoplie de dispositifs leur permettant de se familiariser depuis le plus jeune âge avec la pratique d’un sport. Lors de la dernière rentrée scolaire, nous avons par exemple mis en place le « tremplin sport » qui correspond à une aide de 20 euros que la Ville verse aux familles bénéficiaires de l’allocation de rentrée scolaire pour l’inscription de leurs enfants dans un club.
Mais au-delà de ces mesures visant à rapprocher les jeunes du sport, nous voulons aussi nous appuyer sur sa dimension éducative pour toucher des populations en difficulté. Car si le sport constitue un outil d’éducation et d’insertion, il est aussi un solide vecteur de transmission de valeurs, telles que le respect, la fraternité et le dépassement de soi. Il est un apprentissage citoyen qui nous enseigne les règles de la vie en société.
C’est toutes ces valeurs que véhicule le sport et autour desquelles se retrouvent les participants au Forum Educasport.