Hier soir, le Conseil Municipal a voté le Budget primitif 2012. Construit dans un contexte économique et social particulièrement difficile et contraint, celui-ci a pour objectif de répondre à une double exigence :
- Faire preuve de responsabilité budgétaire et être rigoureux dans la dépense publique ;
- Adopter une attitude volontariste pour répondre efficacement à cette crise.
Ce Budget, nous l’avons voulu à la fois réaliste, équilibré et ambitieux. Il se structure autour de trois priorités :
1. Préserver l’activité économique et l’emploi.
En 2012, nous avons prévu un investissement très important (90M€), qui répond à deux objectifs complémentaires :
- rendre notre ville toujours plus attractive et plus dynamique,
- permettre de répondre aux problèmes quotidiens des Rémois.
Ces investissements seront réalisés sur l’ensemble des quartiers de la ville et dans l’ensemble des secteurs : c’est une question d’égalité à laquelle nous sommes attachés.
Par exemple, pour la voirie, les équipements annexes et la propreté urbaine ce sont 7,2M€ qui sont budgétisés. 11,4M€ seront quant à eux investis dans le renouvellement urbain de nos quartiers, dont 3,1M€ pour Orgeval, 2,2M€ pour Wilson, 1,5M€ pour les Epinettes et 3,3M€ pour Croix-Rouge.
2. L’accompagnement de nos concitoyens les plus fragiles.
Le Budget 2012 répondra également à l’urgence sociale en faisant un effort important en faveur de l’action sociale. 8,1M€ seront alloués aux solidarités contre 7,8M€ en 2001, soit une progression de 3,4%.
Depuis notre arrivée, ce sont plus de 1500 ménages supplémentaires qui sont accompagnés par le CCAS, soit une augmentation de près de 50%.
En cette période de crise, il est crucial que la collectivité agisse pour atténuer autant que possibles les effets de la crise et protéger la population.
3. La maitrise des finances de la ville et de son endettement.
Nous avons fait un choix courageux en décidant de ne pas réaliser d’augmentation des taux des différents impôts locaux depuis le début du mandat. Cela ne nous a pas empêché pour autant d’améliorer nettement la situation de la ville. 3 chiffres significatifs l’attestent :
- L’Epargne brute : notre autofinancement progresse de 7,5M€, soit près de +25%. Cette amélioration est la conséquence des efforts important fournis pour maîtriser nos dépenses de fonctionnement.
- Une diminution de notre recours à l’emprunt de près de 2M€, soit -5,27%.
- Une forte diminution de l’encours à la dette de près de 15M€ en 2012, ce qui confirme le désendettement de notre ville déjà constaté au CA 2010 (-3M€ en 2010).
Pour rappel, sous la précédente mandature l’endettement avait explosé de +60%, ce qui faisait de Reims la ville de France la plus endettée après St Etienne.
En conclusion, ce Budget Primitif 2012 répond aux impératifs que nous nous étions fixés :
- Conforter le développement économique de notre Ville en préservant l’emploi et l’activité par des investissements forts ;
- Venir en aide aux populations les plus fragilisées de Reims par le renforcement de tout un ensemble de mesures et de dispositifs sociaux ;
- Maîtriser, grâce à une gestion responsable et équilibrée, nos dépenses et diminuer l’endettement de la Ville.
J’étais présente hier en fin d’après-midi au lancement du Téléthon, évènement relayé depuis plusieurs années à Reims et qui rassemble nombreux de nos concitoyens.
Pour cette 25ème édition, l’Association Française contre les Myopathies (AFM) a souhaité donner un nouvel élan à cette manifestation de solidarité. Comme chaque année, de nombreux acteurs locaux se sont de nouveau associés à l’évènement.
L’ambassadeur du Téléthon pour cette 25ème édition est Raphaël, un petit garçon âgé de 7 ans et atteint d’une myopathie de Duchenne. Depuis quelques mois, il participe à un essai thérapeutique avec l’espoir de faire reculer la maladie.
N’oublions pas que chaque année, de nombreux programmes de recherche sont financés grâce au Téléthon. Le défi est bien sûr de poursuivre le combat contre la maladie mais aussi que ces programmes deviennent de vrais succès thérapeutiques.
Hier, c’est à l’ensemble des représentants des associations et des bénévoles présents à qui j’ai avant tout souhaité adresser mes remerciements, pour leur dynamisme et leur engagement. C’est en effet avant tout grâce à leur investissement que s’améliorent chaque jour l’espérance et la qualité de vie des malades.
Nous souhaitons tous que cette mobilisation collective, par la récolte de dons, fasse naître de nouvelles victoires contre la maladie.
En cette journée internationale de lutte contre la violence faite aux femmes, la Ville de Reims organise ce soir à l’Hôtel de Ville, en partenariat avec l’Association Contre les Violences Infligées aux Femmes (ACVIF Marne), une conférence sur le thème “Histoire et bilan de la loi du 9 juillet 2010 relative aux violences faites aux femmes“.
La loi du 9 juillet 2010 vise notamment à faciliter le dépôt de plaintes par les femmes qui sont souvent freinées par la peur de perdre la garde de leurs enfants, par le risque de se retrouver sans logement ou par la crainte de l’expulsion lorsqu’elles sont en situation irrégulière.
Le texte prévoit une “mesure phare” : “l’ordonnance de protection” qui peut être délivrée par le juge aux affaires familiales lorsque des “violences exercées au sein de la famille, par un ancien conjoint, un ancien partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou un ancien concubin mettent en danger la personne qui en est victime, un ou plusieurs enfants”. Le juge, qui doit statuer dans les 24 heures, peut être saisi par la victime ou par le ministère public avec l’accord de la victime.
N’oublions pas qu’aujourd’hui en France, 12 femmes décèdent tous les mois sous les coups de leur compagnon ou ex compagnon. Les violences commises au sein de la famille sont un phénomène en recrudescence et qui ne connaît ni frontière géographique, ni limite d’âge, ni milieu social ou ethnique.
En Europe, 12% à 15% des femmes sont quotidiennement victimes de violence conjugale. C’est l’une des violations les plus répandues des droits de la personne à travers le monde, un fléau contre lequel nous devons lutter sans relâche.
C’est ce que nous faisons, ici à Reims. La création d’une délégation à l’égalité entre les femmes et les hommes, animée par Christiane Kutten ainsi que d’une mission à l’égalité entre les femmes et les hommes, témoigne de l’importance que nous accordons à cette question. La politique menée depuis 2008 a d’ores et déjà permis la mise en œuvre par la Ville de Reims de différentes actions, et notamment la lutte contre les violences faites aux femmes, qu’il s’agisse de violences conjugales, de mariages forcés ou de traite des êtres humains.
Par ailleurs, je tiens à souligner que dans le cadre du nouveau conseil intercommunal de sécurité et prévention de la délinquance (CISPD), il existera désormais un groupe de travail dédié aux violences de couple et violences familiales, rassemblant les acteurs concernés (Procureur, police, gendarmerie, bâtonnier, associations, CHRS…) pour une meilleure coordination sur les objectifs et les besoins en la matière sur le territoire.
Pour la première fois cette année, nous avons organisé hier à l’Hôtel de Ville en partenariat avec l’ORRPA une manifestation visant à accueillir les jeunes retraités rémois. Celle-ci a d’ailleurs vocation à être pérennisée pour l’année 2012 et aura lieu par la suite une fois par trimestre.
Alors que l’agglomération rémoise compte près de 40 000 retraités, il nous semblait important de faire de cet accueil un temps fort et récurrent de la vie rémoise.
Les objectifs de cette manifestation sont nombreux. J’en vois au moins trois :
- Elle nous permet tout d’abord d’accueillir dans les meilleures conditions les nouveaux retraités de la ville, autour d’un événement convivial.
- Elle nous permet également d’impliquer les nouveaux retraités dans la vie citoyenne à Reims, notamment autour de l’engagement associatif, de l’aide ou du maintien à domicile.
- Elle constitue enfin une occasion de leur présenter à la fois la politique en faveur des personnes âgées, la politique intergénérationnelle de la Ville et de l’ORRPA et quelques uns des principaux dispositifs mis en place pour eux.
Tout cela permet aux nouveaux retraités rémois d’être informés des outils mis à leur disposition pour bien démarrer cette nouvelle étape de vie à Reims. Cette rencontre leur offre également la possibilité d’échanger entre eux sur les enjeux auxquels ils pourraient être collectivement confrontés.
J’ai débuté hier soir ma désormais traditionnelle tournée des Conseils de Quartier lors du CQ de Charles Arnould- Clairmarais.
Cette tournée nous permet de venir discuter avec les Rémoises et les Rémois des réalisations que nous avons mises en place au cours de l’année écoulée bien sûr, mais également de répondre aux différentes questions qu’ils peuvent avoir sur les dossiers qui concernent plus précisément leur quartier. Hier soir, le public était nombreux.
Cet exercice de la démocratie de proximité est long et difficile, et il peut susciter de la frustration. Je sais que les attentes des habitants sont importantes, que les demandes qu’ils peuvent nous formuler mettent du temps à se mettre en place.
Si nous devons faire preuve d’humilité face aux défis que représente la démocratie locale, et bien que de nombreux efforts restent à faire, nous travaillons constamment à améliorer le fonctionnement de ces Conseils de Quartier. Il faut d’ailleurs saluer le dévouement des élus et des conseillers de quartier qui contribuent à faire vivre l’esprit démocratique dans chaque quartier rémois.
C’est donc dans cet esprit de démocratie qu’après avoir rappelé les principales réalisations de l’année écoulée, j’ai répondu avec les nombreux élus présents aux questions des habitants sur les problématiques du quartier.
Il est vrai que le quartier Clairmarais a récemment connu de nombreuses transformations. Il est à bien des égards l’exemple le plus emblématique de ce « renouveau » rémois auquel nous assistons depuis quelques années. Quartier au passé industriel, il est désormais un véritable quartier d’affaires et d’habitations, un quartier qui se transforme et se développe au rythme de l’attractivité et du dynamisme de notre ville.
Ce Conseil de Quartier nous a permis de revenir sur la rénovation et l’inauguration du parvis de la Gare centrale et ses conséquences en terme d’accès, de place de stationnement et de circulation. Nous avons également évoqué l’urbanisation rapide de ce quartier et les problèmes de stationnements et de dessertes en termes de commerces qu’elle induit. L’avenir du secteur Jardelle a également été discuté.
Quant aux traditionnelles questions liées à la voirie, ce fut l’occasion de rappeler qu’en 2011, ce sont plus de 3.5 millions d’euros que nous avons investis sur la voirie du secteur, avec notamment la création d’un parking Rue des Romains, l’embellissement du boulevard Charles Arnould ou encore la réfection de voiries et l’entretien du réseau d’éclairage public.
Au final, cette réunion publique, en plus de répondre à certaines attentes et impatiences des habitants, leur a donné une vue assez complète de ce qui a été réalisé au cours de l’année passée et ce qui le sera dans les prochains mois. Elle a également permis aux élus et aux techniciens présents d’avoir une meilleure compréhension des priorités des habitants du secteur.
J’ai eu le plaisir d’inaugurer jeudi dernier la 8ème édition des Noëls de Champagne, à laquelle pas moins de 38 villes ont accepté de participer. Il s’agit d’une manifestation, qui par son ampleur et la qualité de son organisation, nous permet d’éprouver à la fois nos capacités à organiser un seul et même évènement ensemble et nos capacités à organiser un évènement qui se déroule sur l’ensemble de notre territoire.
J’y vois deux objectifs majeurs :
Le premier, c’est bien évidemment d’amener de nouveaux publics dans notre région à l’occasion des fêtes de Noël. Pour cela, chaque commune participant aux Noëls de Champagne s’engage à organiser, en partenariat avec les autres, de nombreuses manifestations festives, culturelles ou même sportives.
A Reims, nous avons ainsi prévu de mettre en place durant plus d’un mois un certain nombre d’événements pour fêter Noël comme il se doit. Et c’est justement la volonté de permettre à tous les habitants de l’agglomération rémoise de se retrouver autour d’activités nombreuses et variées, adaptées aux attentes de chacun, qui nous a animé dans le choix de la programmation. L’objectif est de favoriser l’attractivité de notre Ville bien sûr, mais pas seulement, puisque nous faisons en sorte que ces événements concernent l’ensemble de l’agglomération.
Quant au second objectif de la manifestation, c’est celui de créer du lien entre et dans les communes. Là encore, c’est dans cet esprit que nous avons pensé les festivités de Noël, ici à Reims. Nous avons voulu que chacun puisse profiter pleinement de Noël dans sa ville. Durant un mois, c’est tout Reims qui brillera aux couleurs de Noël : de nombreuses animations vont ainsi être organisées dans tous les quartiers de la ville.
Attractivité et solidarité du territoire : tels sont les deux axes autour desquels s’organisent les Noëls de Champagne. Je me félicite que chacune des 38 communes qui participe à cette manifestation partage ce double objectif.
Après 6 mois de festivités, d’événements culturels et touristiques, le 800ème anniversaire de notre Cathédrale a donc pris fin dimanche soir.
Cet événement historique, nous ne le dirons jamais assez, a été un véritable succès.
Succès tout d’abord au regard de l’incroyable attractivité et dynamisme qu’il a engendré sur l’ensemble de notre territoire et de notre région. Car le 800ème anniversaire de la Cathédrale, c’est avant tout des dizaines d’événements culturels, musicaux, historiques et touristiques qui se sont inscrits dans une programmation riche et diversifiée, que nous avons voulu accessible au plus grand nombre.
Les retombées économiques du 800ème sont tout à fait encourageantes : l’hôtellerie restauration a annoncé une hausse de 10% de son chiffre d’affaire et une fréquentation totale en hausse de 19% par rapport à 2010 sur la période de mai à septembre. D’un point de vue médiatique, le succès a également été au rendez vous comme en attestent les plus de 950 articles consacrés aux 800ème dans les médias du monde entier. Quant à la fréquentation touristique, sur la période allant de mai à septembre, nous avons eu 42% de touristes français et 8% de touristes étrangers supplémentaires par rapport à 2010. Ces chiffres sont considérables.
Mais au-delà de l’impact extraordinaire que ce 800ème anniversaire a eu sur l’attractivité et le dynamisme de notre territoire, je mesure également le succès de cet événement à sa capacité de rassemblement. Ces festivités ont été, je l’ai dit, le symbole d’un dynamisme retrouvé et d’une Ville qui rayonne. Mais j’y vois aussi et avant tout le symbole d’une Ville unie, ouverte aux autres, rassemblée et solidaire, une Ville dont les Rémois peuvent être fiers.
J’ai par exemple été très touchée de l’implication des bénévoles et du tissu associatif dans l’organisation du 800ème, preuve que chacun s’est senti concerné par cette grande fête populaire.
Comment ne pas évoquer également l’incroyable succès du spectacle « Rêves de couleurs », réalisé par Skertzo, la référence française en matière de mise en lumière de bâtiments historiques. Nous avions conçu ce spectacle avec l’idée d’en faire l’événement majeur des célébrations du 800ème anniversaire de la cathédrale. Avec plus de 300 000 spectateurs en 6 mois, ce pari a largement été remporté.
La mise en lumière de la Cathédrale a fait parler de Reims au-delà de nos frontières, créant ainsi un pôle d’attractivité supplémentaire pour les touristes. Et cet impact se prolongera encore longtemps puisque le spectacle sera repris à Noël et l’année prochaine.
J’ai toujours considéré que les grands projets culturels étaient une chance pour un territoire, s’ils étaient mis au service d’une ambition. Avec les festivités liées au 800ème, nous avons prouvé qu’il était possible, avec de la volonté politique et de la créativité artistique, de combiner ambition et accessibilité, fête populaire et dynamisme d’un territoire, festivité et attractivité. Nous avons prouvé que les grands événement culturels ont un impact concret sur le développement d’un territoire et qu’ils sont susceptibles de créer une dynamique qui profite à tous.
Un grand merci à toutes et à tous d’avoir permis de faire de ce 800ème de notre Cathédrale un événement qui restera longtemps dans la mémoire des Rémois.
Il y a 50 ans, jour pour jour, sous l’autorité du Préfet Maurice Papon, fut commis l’un des crimes d’Etat les plus importants de la France moderne. Le 17 octobre 1961, à Paris, des milliers de travailleurs immigrés et leurs familles s’étaient donné rendez-vous pour manifester pacifiquement contre le couvre-feu qui leur était imposé, et pour l’indépendance de l’Algérie.
La répression policière fut immédiate et terrible. Des centaines d’Algériens furent jetés à la Seine, beaucoup y moururent noyés. Des milliers d’autres manifestants furent blessés.
A ce jour, la République n’a toujours pas reconnu ce crime, et l’enseignement dans nos écoles de cette page sombre de notre Histoire fait toujours défaut.
Pour ces raisons, je m’associe à l’appel de nombreuses associations pour demander:
- La reconnaissance officielle de ce crime.
- L’ouverture des Archives de la Préfecture de Police afin que toute la vérité soit connue sur ses faits.
- La dissolution de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, mise en place par la loi du 23 février qui promouvait « le rôle positif de la colonisation ».
La justice et l’apaisement sont à ce prix.
Ce weekend se tenait la 17ème édition du Forum des Associations de Reims. Avec plus de 350 associations présentes, cette édition a été particulièrement réussie.
Ce grand moment de la vie associative rémoise est dédiée à toutes ces femmes et tous ces hommes, membres d’associations, bénévoles qui donnent de leur temps tout au long de l’année pour nous faire partager leur enthousiasme et leur passion.
Les deux jours que dure ce Forum leur est dédié. Deux journées durant lesquelles les nombreux visiteurs ont pu assister aux différentes animations proposées par ces Rémoises et ces Rémois dévoués.
En cette année européenne du bénévolat et du volontariat, cette manifestation résonne d’autant plus comme une occasion de rendre hommage à l’engagement associatif et les valeurs collectives qu’elle véhicule : partage, transmission du savoir et apprentissage de la citoyenneté, solidarité et don de soi.
Le thème que nous avons choisi pour cette 17ème édition : « L’Education populaire et l’engagement associatif, une richesse de territoire » s’inscrit bien dans cette démarche de valorisation de ces valeurs humanistes qui font l’honneur de l’engagement associatif.
Nous avons la chance, ici à Reims, de posséder un tissu associatif d’une extrême richesse. C’est très encourageant quand on sait combien l’activité d’un territoire et sa vitalité s’éprouvent dans la diversité et la richesse des projets associatifs qui s’y déploient.
Qu’il s’agisse de l’emploi ou de l’insertion, des services à la personne, de la préservation du lien social ou de la défense du développement durable, les synergies de notre territoire sont multiples et les engagements nombreux.
En tant que Maire de Reims, je mesure combien le travail des associations est un relais efficace et indispensable de toute politique économique et sociale.
Aux bénévoles et volontaires, je veux redire que leur implication sur notre territoire, dans la préservation de sa cohésion sociale ou son développement économique, sont des atouts précieux sans lesquels aucune politique ne peut être faire valoir ses ambitions.
Il n’est de ville véritablement démocratique que celle qui donne toute sa place à ses habitants, une ville qui fait le pari de l’intelligence collective, à l’image des Conseils de Quartiers.
Devant le nombre d’associations présentes pour ce Forum, les centaines de volontaires mobilisés et les dizaines de manifestations organisées, j’ai la certitude que ce pari est aujourd’hui gagné.
J’ai été interpelée lundi soir durant le Conseil Municipal quant à la venue de Bertrand Cantat à Reims le 15 octobre prochain, dans le cadre de la saison 2011-2012 de la Comédie.
Je tiens tout d’abord à rappeler qu’il ne m’appartient pas d’intervenir sur la programmation artistique de la Comédie. Il n’y a pas ici de risque de trouble à l’ordre public, et je reste attachée au respect de prérogatives qui sont les miennes.
Par ailleurs, quoi que l’on pense de l’homme, Bertrand Cantat a purgé sa peine. Si je peux comprendre le malaise que sa présence peut provoquer chez certains, il n’est pas de notre responsabilité de lui infliger une double peine et de lui interdire de mener une carrière artistique.
Pour autant, devant l’émotion suscitée chez certaines associations par sa venue, j’ai souhaité m’entretenir personnellement de cette question avec Ludovic Largarde, directeur de la Comédie.
Celui-ci m’a rappelé que la pièce, « Le cycle des femmes : 3 histoires de Sophocle », avait été programmée avant même d’avoir connaissance de la participation de Bertrand Cantat. Plusieurs représentations devant avoir lieu, dont certaines sans Bertrand Cantat, il sera possible aux spectateurs de la Comédie de ne pas assister aux représentations en sa présence. Cela me semble important au regard des convictions de chacun.
Au-delà du cas de Bertrand Cantat, je veux rappeler que le combat contre les violences faites aux femmes a toujours fait partie de mes priorités.
Depuis mon élection, j’ai notamment créé une délégation à l’égalité entre les femmes et les hommes et mis en place un ensemble d’actions - aussi bien vers les citoyens rémois qu’en interne vers les agents de la collectivité - en faveur de l’égalité homme-femme.
La mise en place d’une Biennale pour l’égalité entre les femmes et les hommes correspond également à notre volonté de mobiliser la ville tout entière autour de ce combat, afin que chacun prenne la mesure des combats que les femmes peuvent mener pour leurs droits dans beaucoup de pays au monde.
C’est aussi dans ce sens que j’étais mercredi dernier aux côtés de Martine Aubry pour signer un pacte sur l’égalité homme-femme. Celui-ci sera au cœur du projet que tous les socialistes porteront lors de la prochaine présidentielle.