Le Parti socialiste se réjouit du vote par le Sénat d’une proposition de loi visant à abroger le délit de racolage public. La disparition du délit de racolage, qui a fragilisé et isolé les personnes prostituées, représentera un progrès indéniable.
Introduit à l’initiative de Nicolas Sarkozy il y a 10 ans, ce délit a montré son incapacité à faire reculer la prostitution en général et les réseaux proxénètes en particulier.
Les personnes prostituées ne sont pas des délinquantes. Quelle que soit sa forme, la prostitution est une violence. Les socialistes sont attachés au respect de la dignité humaine, à la non-marchandisation des corps et à l’égalité entre les femmes et les hommes.
Le Parti socialiste considère l’abrogation du délit de racolage public comme une première étape qui appelle la mise en œuvre d’un projet global de lutte contre la prostitution.
La proposition de loi votée au Sénat doit converger avec le travail des parlementaires socialistes préparant actuellement une proposition de loi plus large.
Le PS salue à cette occasion le travail conduit par Maud Olivier, dans la continuité de celui mené ces dernières années par Danielle Bousquet et aux côtés des associations abolitionnistes. Le PS se réjouit du soutien que lui a apporté le gouvernement lors du débat au Sénat.
Seul un projet d’ensemble sera à même de faire concrètement reculer la prostitution dans notre pays. Le PS souhaite que la future proposition de loi vise à l’abolition de la prostitution. Les clients doivent être pénalisés. La politique de lutte contre les réseaux de proxénétisme doit être renforcée. Les solutions alternatives pour les personnes prostituées souhaitant sortir de la prostitution (formation, emploi, logement, papiers, etc.) doivent être développées.
Enfin, doit être mise en place une politique prévention de la prostitution, notamment par l’éducation à la sexualité dès la scolarité.
Le PS dénonce avec force les propos tenus par Nathalie Kosciuzko-Morizet dans l’interview à paraître demain dans le Parisien Magazine. Résumer le parcours politique de Ségolène Royal à sa relation privée avec François Hollande relève d’une insupportable misogynie : réduire une femme à sa relation avec un homme, dans une interview publiée le jour-même de la journée internationale pour les droits des femmes, est une provocation que nous ne pouvons accepter.
Le PS doit-il rappeler à Madame Kosciuzko-Morizet que Ségolène Royal est une personnalité politique nationale de premier plan, ancienne ministre, ancienne députée, élue et réélue par les citoyens à la tête de la région Poitou-Charentes ?
Les difficultés qu’a Madame Kosciuzko-Morizet à se créer une crédibilité à Paris ne doivent pas l’amener à multiplier les déclarations grossières pour se faire entendre. Le PS appelle les responsables UMP à faire preuve de responsabilité pour que le débat politique reste serein et digne.
François Hollande, Jean-Pierre Bel et Claude Bartolone ont aujourd’hui nommé 3 femmes au Conseil constitutionnel. Le Parti socialiste s’en félicite, il avait appelé par la voix d’Harlem Désir à la nomination de 3 femmes, lors du rassemblement national des secrétaires de section du 26 janvier dernier.
Après la nomination d’un gouvernement strictement paritaire, les socialistes montrent une fois de plus leur volonté de faire de la parité une réalité. C’est un engagement de François Hollande qui est aujourd’hui tenu : renforcer la parité dans toutes les instances de la République.
Le combat pour la parité est au cœur du projet socialiste. Le Parti socialiste rappelle que ses instances nationales, issues du Congrès de Toulouse sont paritaires. A l’heure où l’UMP nomme 19 hommes et une seule femme parmi ses 20 vice-présidents, les socialistes construisent une société fondée sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Après 10 ans d’inaction, il reste beaucoup à faire pour que la parité soit effective dans toutes les sphères de pouvoir et de décision.
Le Conseil constitutionnel est désormais composé de 6 hommes et de 3 femmes. Le Parti socialiste souhaite que les prochaines nominations, qui auront lieu dans 3 ans, permettent de progresser encore vers la parité de cette instance et que les réflexions à venir sur sa composition intègrent la question de la parité.
Le débat, ce matin, au Sénat sur le projet de loi relatif à la réforme des élections locales a donné lieu à un véritable festival de misogynie de la part des sénateurs UMP.
Le Parti socialiste tient à condamner fermement ces propos outranciers et indignes d’un débat démocratique.
Qualifiant la parité d’ « obsession sexuelle collective », méprisant leurs collègues sénatrices, ces sénateurs se sont livrés à des dérapages inacceptables, a fortiori de la part d’élus de la République.
Ces sénateurs sont allés jusqu’à proposer de “laisser aux femmes le temps de faire leurs preuves”, comme si la capacité des femmes à être des responsables politiques était encore à démontrer.
Il est vrai que l’égalité entre les femmes et les hommes ne figure pas, et loin de là, dans les préoccupations de l’UMP comme en témoigne le nouvel organigramme de sa direction.
Les messieurs de l’UMP semblent plus attachés à préserver leurs avantages qu’à faire avancer l’égalité dans la société.
Car c’est bien une réforme d’ampleur qui était débattue aujourd’hui. Cette réforme du mode de scrutin pour les conseillers départementaux s’attache à mettre en place une parité nécessaire dans des conseils où ne siègent aujourd’hui que 13% de femmes.
Le procès en appel de trois membres du groupe Pussy Riot, qui devait s’ouvrir ce matin à Moscou, vient finalement d’être reporté au 10 octobre.
Le Parti Socialiste réaffirme son soutien à ces jeunes femmes injustement condamnées le 17 août dernier à deux ans de camp chacune pour “hooliganisme” et”incitation à la haine religieuse”. Deux autres membres des Pussy Riot sont quant à elles poursuivies par la police russe pour avoir participé à une « prière punk » dans l’Eglise du Christ Saint Sauveur.
Nous considérons ces condamnations illégitimes et indignes. La liberté d’expression, lorsqu’elle est exercée de manière pacifique, est un droit fondamental qui ne peut en aucun cas être remis en cause.
Le Parti Socialiste exige donc la relaxe et la libération immédiate de Nadejda Tolokonnikova, Maria Alekhina et Ekaterina Samoutsevitch , les trois jeunes femmes emprisonnées et demande l’abandon immédiat des poursuites contre les deux autres membres de Pussy Riot.
L’égalité entre les femmes et les hommes est l’un des grands enjeux du mandat de François Hollande. Des inégalités insupportables persistent et il est temps d’y mettre fin par des actions volontaristes telle que la mise en place d’un gouvernement paritaire.
Les parlementaires socialistes s’inscrivent dans ce mouvement. Avant même qu’une loi sur le non-cumul des mandats soit votée, ils doivent respecter leurs engagements et décliner cette exemplarité voulue par le Président de la République, le Premier Ministre, les Français-es, les militant-e-s socialistes, en renonçant, lorsqu’ils en sont titulaires, à un second mandat au sein d’un exécutif local. Ils favoriseront ainsi le renouvellement et la parité en politique.
Les parlementaires socialistes concernés ont annoncé qu’ils renonceraient au plus tard le 1er octobre 2012 à leur mandat au sein d’un exécutif local et nous devons respecter ensemble la parole donnée.
Au côtés de Martine Aubry, nous resterons vigileant-e-s à l’application des règles que les socialistes se sont fixés en matière de non-cumul des mandats. Il en va de la construction de la parité, de l’égalité entre les femmes et les hommes, et de la vitalité de notre démocratie.
Je veux saluer, au nom du Parti socialiste, le vote d’une nouvelle loi protégeant les personnes victimes de harcèlement sexuel.
Cette loi, l’une des premières de la mandature, vient rappeler que François Hollande et les députés socialistes se sont fermement engagés à faire progresser les droits des femmes, et notamment à lutter contre les violences auxquelles elles doivent faire face.
Le gouvernement et les parlementaires de gauche se sont largement mobilisés afin de garantir le vote d’une loi protectrice et efficace pour les personnes victimes, alors que l’inaction de la droite avait conduit, le 4 mai dernier, à l’abrogation du délit de harcèlement sexuel, et à la création d’un vide juridique. Cette situation, faisant tomber les protections des personnes victimes de harcèlement sexuel, était inacceptable.
Le vote d’une nouvelle loi permettra de protéger les personnes victimes, mais aussi de faire reculer le sexisme afin de construire une société fondée sur le respect et l’égalité entre les femmes et les hommes.
Ces objectifs ont été doublement affirmés hier, alors qu’une mission de préfiguration vient d’être confiée à Danielle Bousquet afin de faire progresser les missions de l’Observatoire de la parité et d’en faire un outil efficace d’accompagnement des lois et politiques publiques en matière d’égalité femmes-hommes.
Cette initiative de la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem montre une fois de plus sa détermination à mettre en place les engagements de François Hollande et à faire progresser les droits des femmes.