Le lundi 11 novembre 1918, à 11 heures du matin, tous les clochers de France résonnaient. Au front, près de Reims, les clairons ont sonné le « Cessez-le-Feu ». Le 11 novembre, c’est la paix que nous célébrons. Cette paix qui a soulagé les peuples d’Europe après quatre années d’un conflit interminable, démesuré, faisant fi de toutes les valeurs de notre civilisation.
Notre ville porte dans son histoire, dans son architecture, dans ses aspirations, les marques de cette guerre. Neuf maisons rémoises sur dix ont été détruites entre 1914 et 1918. Notre attachement à la paix et au dialogue des nations s’explique à travers les quatre années qui ont vu mourir 35 000 jeunes champenois.
Nous sommes à Reims les héritiers de toutes les mémoires de la « Grande guerre ». Des civils sous le feu, des soldats de tous pays et de toutes origines. C’est le sens des hommages que nous avons rendu aux « tirailleurs sénégalais » qui ont donné à notre ville, à notre région, sur tous les fronts, la force de résister à l’ennemi.
J’ai décidé de signer l’appel européen lancé par France terre d’asile et une trentaine d’organisations contre les retours forcés en Afghanistan et pour la recherche de solutions de protection à l’échelle européenne.
A la suite du démantèlement du camp principal de Calais le 22 septembre dernier où résidaient de nombreux migrants afghans, le président de la République française a annoncé l’organisation de retours forcés vers l’Afghanistan en coopération avec le Royaume-Uni, conformément à l’arrangement franco-britannique du 6 juillet 2009.
Nous considérons que le retour forcé vers l’Afghanistan ne constitue pas, dans l’instant, une solution acceptable. La situation sécuritaire dans ce pays s’est fortement dégradée ces dernières années. Nul n’est en mesure d’y assurer la sécurité des personnes, pas même la coalition internationale présente en Afghanistan. Renvoyer les Afghans dans leur pays remettrait en cause les valeurs défendues par l’Union européenne, garanties notamment par la Convention européenne des droits de l’homme et la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
Comme chaque année depuis 28 ans, le 21 juin est synonyme de la Fête de la Musique. Cette année encore, la fête a été belle à Reims, où de nombreux musiciens amateurs ou professionnels ont joué dans les rues. Il y en avait pour tous les styles : de la musique du monde, du rock, du hip-hop, de la chanson française, … .
Si ce rendez-vous m’a permis de réécouter des artistes rémois connus, il fut aussi l’occasion de découvrir de nouveaux talents.
Cette année, la Fête de la Musique s’est déroulé en même temps que les Sacres du Folklore. Ainsi, durant tout le week-end, le rémois ont pu assister à des représentations de danse folklorique de troupes venant de différents pays, comme la Slovaquie ou le Bénin.
Mon seul regret aura été le temps, que j’aurais préféré plus ensoleillé.

Hier, le jeudi 11 juin, j’étais invitée par à visiter l’unité de production de l’entreprise FOSSIER, par M. DEFOUGEROUX, son PDG.
Cette société familiale, créée en 1756 à la place du Forum, appartient au patrimoine de la ville et a toujours été très attachée à son identité rémoise, tant pour ses produits, qui font la promotion de nombreuses de spécialités de notre territoire, que pour la localisation de sa production, restée fidèle à Reims intra-muros.
D’ailleurs, ses fameux Biscuits Roses de Reims sont l’une des vitrines, comme le Champagne, de la tradition gastronomique de notre ville.
Cette visite a été l’occasion de rencontrer les dirigeants et les personnels de cette entreprise qui tient une place à part pour de nombreux rémois.
Hier après-midi, le mercredi 10 juin, je participais à l’Assemblée générale d’Invest in Reims. Le thème de la table ronde était : « De la nécessité de diversifier l’offre de formation pour un territoire, après Supinfo et l’Ecole Centrale de Paris, les conséquences de l’arrivée de Sciences Po sur l’attractivité de Reims ».
Cette assemblée a donc été l’occasion d’exprimer ma satisfaction de voir Sciences Po s’installer à Reims à la rentrée 2010. Cette arrivée permettra de revitaliser la vie universitaire rémoise et de compléter l’offre de formation supérieure. Avec l’Université, RMS, l’ESAD, SupInfo et bientôt Sciences Po, Reims réaffirme sa dimension de grande métropole universitaire.
J’ai aussi pu rappeler l’importance pour une ville comme Reims d’accueillir de nouveaux établissements d’enseignement supérieur, car il est impératif de proposer aux jeunes une offre de formation près de chez eux de grande qualité. L’arrivée d’une nouvelle école, si elle est toujours une bonne nouvelle en terme de développement économique, car cela génère de l’activité supplémentaire, permet aussi de rendre encore plus attractive notre ville, en véhiculant une image de dynamisme et de vitalité. Le prestige de Sciences Po et la vocation internationale des formations qui ouvriront à Reims, raffermissent les relations historiques qu’entretient notre ville avec les Etats-Unis et leurs ouvrent de nouvelles perspectives.
M. Ali AISSAOUI a fait l’objet de mises en cause graves qui l’atteignent personnellement. Pour lui permettre de se défendre librement, en employant tous les moyens qu’il jugera utile de mobiliser, il a souhaité me remettre sa délégation. J’ai accepté sa proposition. Je souhaite que les questions ouvertes par ces mises en cause trouvent rapidement leurs réponses.
La Ville de Reims a pris un arrêté visant à interdire à M. Dieudonné M’BALA M’BALA de tenir un spectacle sur le territoire de la commune. Cette décision n’est pas comme j’ai pu le lire ou l’entendre d’une mesure de censure ou d’atteinte à la liberté d’expression, mais il s’agit bien d’un impératif de responsabilité. En effet, l’arrêté que j’ai pris est destiné à éviter les troubles à l’ordre public et à prévenir de tout heurt sur la voie publique que pourrait engendrer une telle représentation.
Les derniers conseils municipaux et communautaires du jeudi 16 avril ont été un moment important pour nos deux collectivités. En effet, plusieurs délibérations votées permettent la mise en place effective de la réorganisation des services de la ville et de l’agglomération en permettant le transfert des personnels d’une collectivité vers l’autre.
Dès lors les déménagements des nouveaux services constitués vers leurs nouveaux locaux vont débuter et se poursuivront durant l’été.
La réorganisation vise à rationaliser et organiser les relations entre la ville et Reims Métropole, afin d’éviter les doublons. Cette nouvelle administration sera ainsi encore plus efficace et la qualité du service public encore améliorée.
Face à ces changements profonds, l’opposition fait encore une fois le choix de la polémique et de l’immobilisme. Je ne peux qu’en être déçue et navrée. Mais cela conforte mon sentiment que si Mme VAUTRIN avait été élue Maire, rien n’aurait changé à Reims.
Depuis quelques semaines, nous avons entendu beaucoup de choses fausses concernant les Fêtes Johanniques. Cela m’a profondément heurtée, car nous n’avions pas encore communiqué sur le contenu des fêtes, ni sur la manière dont nous avions travaillé. La conférence de ce matin était l’occasion de taire ces rumeurs et de présenter l’esprit et le contenu des Fêtes Johanniques 2009, qui, je vous rassure tout de suite, ne sont pas diminuées, bien au contraire.
Je suis très attachée aux Fêtes Johanniques, car elles constituent un double symbole pour notre ville : symbole de son histoire oh combien riche depuis les siècles, animée par le sacre des rois de France, et symbole de la fête, du vouloir vivre-ensemble, puisqu’elles sont aussi, ne l’oublions pas, les Fêtes de notre ville, et donc éminemment populaires.
Je viens d’apprendre que la loi HADOPI, sur le téléchargement illégal, a été rejetée par l’Assemblée Nationale. Je me réjouis de cette belle bataille gagnée par les députés de gauche contre un projet de loi, qui apportait une mauvaise réponse, en supprimant l’accès internet aux personnes ayant téléchargées des ouvres, à un vrai problème, qu’est la protection de la création. Cette victoire parlementaire témoigne de l’utilité de l’opposition de gauche au parlement, qui peut empêcher certaines mauvaises lois d’être adoptées. L’absentéisme des députés UMP a fortement facilité le rejet du projet de loi. J’espère au moins que les députés rémois, toujours prompts à critiquer l’action municipale et jouer aux redresseurs de tords, étaient présents dans l’hémicycle pour faire leur travail de parlementaire : légiférer.