Un siècle déjà ! Un siècle que le Foyer Rémois joue un rôle central dans la vie et la cohésion sociale de notre territoire.
Je n’ai pas besoin de vous rappeler que la question du logement occupe une place particulière à Reims. C’est encore plus vrai du logement social, dont le taux particulièrement élevé est une spécificité rémoise. Le logement social fait partie intégrante de notre Ville, il en structure l’identité.
Et la qualité du logement est une des conditions primordiales de cette dignité, c’est un droit. Nombreuses sont les familles rémoises qui ont vu une amélioration de leur vie quotidienne parce qu’elles ont eu, à moment donné, la possibilité d’accéder à un logement de qualité.
Améliorer la qualité de vie des habitants, et particulièrement des plus fragiles : toute l’histoire du Foyer Rémois est là.
Et je veux rendre hommage à Georges CHARBONNEAUX, à son intelligence et à son cœur.
C’est lui personnellement qui a su, dans les 20 dernières années de sa vie, créer et développer le Foyer Rémois pour en faire cet acteur social majeur de notre Ville.
A l’origine de tous les grands projets, réside une belle idée : celle de Georges CHARBONNEAUX, c’était d’assurer aux familles nombreuses d’ouvriers et d’employés, très souvent entassés dans des logements insalubres et coûteux, des habitations tout à la fois économiques, saines et agréables à vivre.
Voilà pourquoi, à la fin de la première Guerre Mondiale, Georges CHARBONNEAUX a donné vie à un grand projet d’édification, dans les faubourgs industriels de Reims, de plusieurs citées formées de logements individuels, entourées de jardins et destinées aux familles nombreuses.
Et c’est ainsi qu’au début de l’année 1921, la première cité-jardin rémoise, Chemin Vert, voyait le jour, avec ses 600 logements et ses fameux « îlots » qui font aujourd’hui encore sa renommée.
100 ans plus tard, cette identité est toujours bien vivante. 100 ans plus tard, les missions du Foyer Rémois restent toujours d’actualité. C’est la raison pour laquelle, nous nous efforçons chaque jour de bâtir ensemble une ville plus solidaire, plus attractive, plus agréable.
Créer de nouveaux liens entre les quartiers, recoudre le tissu urbain, améliorer concrètement les conditions de vie de nos concitoyens : voilà quelles sont aujourd’hui nos missions communes et qui s’inscrivent, je crois, dans la philosophie de Georges CHARBONNEAUX.
Je souhaite donc au Foyer Rémois de poursuivre pour 100 ans encore cette belle mission de solidarité.
J’ai signé hier la pétition « Mobilisation générale pour le logement » proposée par Emmaüs France et la Fondation Abbé Pierre.
La question du logement et de l’habitat est un droit fondamental qui constitue une problématique majeure sur nos territoires. Les élus et les acteurs locaux mesurent chaque jour l’urgence sociale dans laquelle se trouvent nombreux de nos concitoyens.
A Reims, le logement social occupe une place particulière. Sa part s’élève à près de 43%, ce qui participe de l’identité de notre ville. Cela nous impose donc d’accorder une attention toute particulière à l’égard des populations les plus fragiles et de mettre en œuvre les moyens nécessaires permettant à chacun de vivre dans la dignité.
Dès mars 2008, date de mon élection, j’ai placé le logement au cœur de ma politique en accordant une priorité à l’amélioration du cadre de vie de nos concitoyens par le développement d’une offre plus qualitative et plus diversifiée.
D’abord à travers notre Programme Local de l’Habitat qui prévoit notamment la production de 1200 logements neufs par an sur la période 2012-2017. Cet objectif ambitieux imposera pour toute nouvelle opération le respect de la règle des trois tiers (locatif social, accession à la propriété et secteur privé) favorisant ainsi la mixité sociale qui me tient particulièrement à cœur.
Ensuite, notre ville est engagée depuis 2004 dans un vaste Programme de Renouvellement Urbain porté à près de 490 millions d’euros témoin de l’ambition que nous portons à vouloir l’excellence dans nos quartiers en matière d’habitat d’abord, mais aussi d’équipements publics et de services.
Enfin, notre collectivité reste particulièrement vigilante en travaillant au quotidien sur la prévention de l’habitat dégradé. D’abord en veillant au respect des textes en vigueur auprès des propriétaires. Ensuite, nous avons récemment lancé une Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat (OPAH) à l’échelle de notre agglomération sur les secteurs présentant un bâti dégradé, voire indigne et confronté à des phénomènes de vacance de logements. Ce dispositif va ainsi permettre de poursuivre notre politique d’amélioration du cadre de vie de nos habitants notamment par l’accompagnement et l’encouragement des propriétaires privés dans la rénovation de leurs logements, l’identification des copropriétés en difficulté et la lutte contre la précarité énergétique.
Pour toutes ces raisons, et parce que je partage l’intérêt porté par Emmaüs France et la Fondation Abbé Pierre à la question du droit au logement et à la dignité, j’ai donc décidé de signer leur pétition.
Nouveau temps fort hier du processus de renouvellement urbain engagé sur la ville de Reims avec l’inauguration de logements sur le quartier des Epinettes.
Grâce à la signature en novembre 2008 d’un avenant à la convention ANRU, nous avons pu étendre le programme de rénovation, portant à l’origine sur les quartiers Wilson et Croix-Rouge, aux quartiers Orgeval et Epinettes.
Nous devons nous réjouir, bailleurs et collectivité, d’avoir ainsi pu faire bénéficier l’ensemble des 4 grands quartiers rémois de ce programme de rénovation urbaine.
Aux habitants des Epinettes, j’ai redit ma volonté d’ouvrir leur quartier sur la Ville, de continuer à en changer profondément la physionomie.
Avec 35 millions d’euros investis, les enjeux de la rénovation urbaine sur le quartier sont nombreux :
- Nous voulons réhabiliter et réorganiser l’habitat. C’est ce que nous avons fait hier en inaugurant 46 pavillons réhabilités sur Sainte Thérèse et 191 logements réhabilités et résidentialisés sur les « Hauts de Jean Jaurès ».
- Nous voulons recomposer et requalifier les espaces publics en accompagnement des programmes de logements des bailleurs. C’est à cela que correspond l’aménagement du boulevard Gay Lussac et la création de la rue Germaine Tillion.
- Enfin, nous poursuivons l’aménagement de l’éco-quartier des Courtes Martin sur lequel nous démarrons des constructions neuves. Grâce aux travaux réalisés, celui-ci est désormais traversé par une promenade dédiée à la détente au travers de ces nombreux espaces verts et réservée à l’usage des piétons et cyclistes.
L’aménagement de l’espace a également été conçu pour limiter l’usage automobile, leur circulation étant limitée aux allées principales.
Je le dis souvent, nous voulons l’excellence pour les quartiers en matière de développement durable. Avec l’aménagement et le développement de cet éco-quartier sur les Epinettes, nous faisons également la preuve de notre volonté politique de ne pas réserver l’ambition en matière de développement durable aux projets de centre-ville.
La question de la santé mentale, qu’il s’agisse du bien-être physique et psychique, est un enjeu de société. La souffrance psychique est en réalité à l’origine de nombreuses inégalités sociales, et appelle une réponse globale et une implication totale de la part des puissances publiques.
En réalité, donner une juste place à chacun, accorder à chaque citoyen une véritable reconnaissance sociale, quel que soit son handicap, quelles que soient les souffrances dont ils sont les victimes, relève d’une obligation morale et éthique pour les responsables publics que nous sommes.
Lorsque nous faisons de la politique, c’est aux plus démunis et aux plus fragiles que nous devons penser en premier, faire en sorte de les aider concrètement à améliorer leur bien-être quotidien.
C’est aussi vrai en ce qui concerne les questions de santé mentale. Les réponses ne doivent pas seulement appartenir au psychiatres, mais à d’autres acteurs comme les élus locaux, les associations de familles et d’usagers, et dans des domaines divers comme le social, le logement ou l’emploi, qui dépassent le domaine strict de la psychiatrie.
Il nous faut donc agir en réseau. C’est la raison pour laquelle la municipalité a souhaité créer un Conseil Local autour de la Souffrance Psychique, installé en juin 2009. Cette instance constitue un véritable espace d’intervention des élus et des acteurs locaux en matière de politique locale de santé mentale.
La question du logement est précisément au cœur de ces problématiques. C’est pourquoi nous avons signé aujourd’hui une convention entre la Ville de Reims, les bailleurs et les professionnels de la santé afin de favoriser l’accès des personnes en souffrance psychique au logement. L’ensemble des acteurs constate en effet au quotidien la difficulté avec laquelle les personnes handicapées psychiques obtiennent un logement dans le parc locatif social.
Cette convention témoigne de l’engagement des bailleurs, du CHU de Reims, de l’EPSMM et de la Ville de Reims pour lutter contre toutes les formes de stigmatisations auxquelles peuvent être confrontées au quotidien les personnes en souffrance psychique.
Dès aujourd’hui, plusieurs personnes handicapées psychiques suivies par les secteurs psychiatriques rémois pourront bénéficier de logements en accord avec les bailleurs.
En contribuant à les doter d’un logement décent, nous luttons non seulement contre une inégalité sociale inacceptable, mais nous permettons aussi à ces personnes de retrouver un peu de ce bien-être indispensable à l’exercice de leur vie d’individu et de citoyen.