Mercredi 9 Janvier avait lieu l’installation du nouveau conseil d’agglomération de Reims Métropole en raison du passage de notre agglomération de 6 à 16 communes.
A cette occasion, j’ai eu l’honneur d’être réélue Présidente de Reims Métropole, avec 70 voix sur 70 exprimés. Je tiens une nouvelle fois à remercier chacune et chacun des élus pour la confiance qu’ils m’ont témoigné.
Cela fait maintenant 5 ans que j’ai fait de la question de l’intercommunalité une priorité de mon action. Dès mon élection en 2008, j’ai eu à cœur d’engager des contacts avec les différents maires du bassin rémois. Depuis ce jour, j’ai attaché la plus grande importance à développer ces relations, de manière à rapprocher nos communes respectives, à les faire travailler ensemble pour l’intérêt du territoire.
Au final, ce sont plus de 2 ans de rencontres, échanges, travaux préparatoires qui ont été menés avec les communes concernées pour préparer cet élargissement de notre agglomération. Concertation avec l’ensemble des parties prenantes et avec les habitants, pour expliquer, dans un souci de pédagogie et de démocratie, les évolutions à venir de notre territoire ; pour également leur montrer l’intérêt d’élargir l’agglomération, notamment en matière de transports publics et de développement économique.
Aujourd’hui, après de longs mois de travail, notre nouvelle agglomération voit le jour. Plus en phase avec la réalité de notre territoire, elle est donc aussi plus en mesure d’en relever les défis. Et ceux-ci sont nombreux : je pense en particulier au développement économique et à l’emploi, des sujets au cœur des préoccupations de nos concitoyens.
Or, ces problématiques dépassent largement le cadre des communes ; ils ne peuvent plus être pensés autrement que par les intercommunalités. Ces sujets, comme également la fiscalité économique ou l’attractivité du territoire sont à appréhender à l’échelle de l’intercommunalité.
Cette réalité correspond à une de mes convictions les plus profondes : nous faisons partie de la même communauté de destin. Et cette communauté de destin exige de nous que nous ayons une vision dynamique pour notre territoire.
Une vision dynamique qui soit mise avant tout au service des habitants. Depuis 2008, Reims Métropole travaille en ce sens.
La tâche reste immense. Nous avons à construire le territoire de demain. Ce projet est ambitieux, passionnant, mais surtout il était nécessaire.
De vendredi à dimanche, c’est sous un grand soleil que les amateurs de vélo et de tourisme ont pu participer à la première édition du raid cyclo-touristique du G10. Cette manifestation, que nous avons décidé d’organiser avec l’ensemble des communes du G10, a pour vocation de permettre à leurs habitants, quels que soient les niveaux de pratique, de parcourir notre territoire sur trois circuits géographiques différents.
Nous avons voulu associer sport et culture, offrir aux habitants de notre territoire l’occasion de redécouvrir ses richesses, admirer la beauté de ses paysages. Et quoi de mieux que le vélo, qu’il soit en famille ou entre amis, pour se livrer à cette activité ?
Pendant trois jours, aux balades à vélo du matin ont succédé les visites culturelles, touristiques et patrimoniales de l’après-midi, facultatives et gratuites, proposées par les différents offices de tourisme qui ont fourni un travail remarquable. Hier, c’est Reims, qui en raison de sa situation géographique centrale, a été choisie comme ville d’arrivée de ce raid.
Il n’est pas anodin que ce premier grand événement organisé en commun avec les communes du G10 soit un projet sportif et touristique. Le sport est en effet un formidable vecteur de dynamisme régional en général et en Champagne-Ardenne en particulier. Il est également un vecteur de solidarité et d’entraide qui est adapté à un tel projet. Le tourisme est enfin un excellent moyen pour valoriser un territoire dans sa globalité et dans ses particularités.
C’est pourquoi je suis très heureuse que cette manifestation connaisse déjà un tel succès, qui appelle sans aucun doute la reconduction de cet événement lors des années à venir.
Je veux enfin féliciter chaleureusement tous les participants et leur dire que nous les attendons maintenant pour l’autre grand événement sportif de notre territoire : le RATJ qui aura lieu le 16 octobre prochain !
Hier avait lieu l’inauguration d’une passerelle aménagée reliant les communes de Saint Brice Courcelles et de Champigny.
Cette réalisation marque une nouvelle étape dans l’avancement de la Coulée verte qui constitue l’axe structurant de l’agglomération. Aménagé au cœur de l’agglomération rémoise et bordant la Vesle et le Canal, cet espace constitue un véritable potentiel paysager et environnemental.
Sa réalisation va tout d’abord améliorer considérablement le quotidien de nos concitoyens. Elle va en effet apporter une réponse concrète aux habitants de la commune de Champigny qui accèderont avec plus de facilité aux transports en commun de l’agglomération.
Mais cette première réalisation - qui en appelle d’autres - revêt un symbole particulier. La passerelle a en effet été réalisée avec une commune hors de l’agglomération, Champigny, ce qui témoigne de notre volonté de voir l’agglomération s’ouvrir vers le Pays rémois.
Cette manifestation est l’aboutissement d’un projet qui tenait à cœur à chacune de nos collectivités. Elle traduit également la qualité avec laquelle celles-ci ont su travailler.
La coopération entre Champigny et Reims Métropole n’est qu’une première étape en vue de nouvelles coopérations à venir. Je m’en félicite, car c’est dans cette direction que nous devons travailler tous ensemble.
Je me félicite de la décision prise par le Ministère de la Défense de renoncer finalement à l’implantation d’un nouveau radar sur la Base Aérienne 112.
Depuis plusieurs semaines, je me suis personnellement impliquée dans ce dossier pour obtenir le retrait de cette décision, prise sans la moindre concertation de la part de l’Etat.
J’ai d’ailleurs été la première à écrire au Préfet de Région ainsi qu’au Ministre de la Défense pour les alerter sur l’obstacle majeur que représenterait l’installation de ce Radar à la reconversion d’une grande partie du foncier et de l’immobilier de la BA 112.
Il semble désormais que le Ministère de la Défense ait entendu ce message et soit revenu sur sa décision.
Si je considère ce retrait comme une victoire pour notre territoire, je regrette néanmoins de ne pas avoir été informée de la réunion qui s’est tenue hier au Ministère de la Défense entre le Ministre et les 4 élus de la majorité, une démarche peu compatible avec l’esprit de concertation et de collaboration qui a toujours prévalu sur ce dossier.
Les conséquences économiques de la fermeture de la Base aérienne 112 ont pu être mesurées pour notre territoire. Elles ne sont pas négligeables puisque avec 1514 emplois directs, la BA 112 est aujourd’hui le 4ème plus gros employeur de la Marne, et qu’avec leurs familles ces 1514 salariés représentent 3554 personnes. Leur départ privera l’économie locale d’environ 70 millions de revenus annuels.
Le retrait de près de 800 enfants scolarisés, l’essentiel en maternelle et en primaire non seulement sur Reims mais aussi sur Witry-les-Reims, Bétheny, Boult sur Suippe et Courcy entrainera inéluctablement, selon la logique comptable à l’œuvre dans l’éducation nationale, la fermeture de classes sur ces communes. Aux emplois directs concernés par la fermeture de la Base s’ajoutent 506 emplois induits, concernant, avec leurs familles, 1 265 personnes.
L’impact de la fermeture de la BA 112 est donc important sur les communes du pays rémois, et d’autant plus important d’ailleurs que la taille de la commune est réduite et sa proximité à la base plus grande. Cette fermeture constitue en réalité l’équivalent de la plus importante liquidation d’entreprise jamais intervenue sur notre territoire. Lorsqu’une grande entreprise ferme l’un de ses établissements, elle est obligée par le code du travail à mettre en place un plan de sauvegarde de l’emploi qui l’oblige notamment à prévoir un plan de reclassement du personnel, un dispositif d’accompagnement à la recherche d’emploi, un soutien à la création d’entreprises, et autres mesures toutes coûteuses pour l’employeur privé. Mais lorsque l’employeur est l’Etat lui-même, rien de tout cela…
Cette fois, ça y est. Après plus de 80 ans d’activité, la Base Aérienne 112 a définitivement cessé de fonctionner.
Ce matin avait lieu la cérémonie officielle de dissolution de la BA 112, en présence de plusieurs centaines de personnalités, dont le chef d’état-major de l’armée de l’air.
C’est un jour particulier pour le département de la Marne. La BA 112 était une vitrine emblématique du territoire rémois qui a accueilli tout au long du 20ème siècle de nombreuses escadrilles qui ont fait la renommée de l’armée de l’air française.
Aujourd’hui, c’est une grande page de l’histoire rémoise qui se tourne.
Je veux rendre hommage aux femmes et aux hommes qui, au fil des générations, ont servi sur cette base aérienne avec honneur et dévouement. Reims se souviendra longtemps de sa Base et de ses aviateurs.
J’étais hier matin l’invitée de France Bleu Champagne pour commenter l’annonce de l’implantation d’un radar sur la BA 112.
Je vous propose de retrouver ci-dessous l’intégralité de mon intervention :
Dans la perspective du nouveau schéma de coopération intercommunale prévu par la loi du 16 décembre 2011 concernant l’évolution de l’intercommunalité autour de Reims, le Préfet de la Marne vient de faire ses propositions.
En ce qui concerne le projet d’agrandissement de l’agglomération rémoise, les communes concernées par ce schéma sont : Brimont, Courcy, Saint-Thierry, Merfy, Chenay, Champigny, Villers aux Noeuds, Champfleury, Trois-Puits, Taissy, Puisieulx, Prunay, Sillery et Cernay-les-Reims.
Reims Métropole se félicite de la présentation de ce premier schéma. Celui-ci constitue un schéma de travail cohérent qui va désormais nous offrir l’opportunité de travailler concrètement avec les communes concernées, sur la base d’une première proposition et dans un climat apaisé, au développement de l’agglomération rémoise.
La période qui s’ouvre aujourd’hui doit être celle de la concertation et du dialogue. Concertation avec l’ensemble des parties prenantes de ce projet pour en évaluer les impacts et en discuter les enjeux. Dialogue avec les habitants pour leur expliquer, dans un souci de pédagogie et de démocratie, les évolutions à venir de notre territoire.
A l’issue de cette phase de réflexion et de discussion qui durera trois mois, et sur la base de propositions qui seront faites collectivement, nous devrons alors être en mesure de proposer un schéma de développement intercommunal cohérent et satisfaisant pour tous.
Reims métropole, naturellement, est prête à travailler sur la base du schéma proposé par Monsieur le Préfet.
Cette proposition, sans correspondre à celles que nous avions imaginées, ouvre de nouvelles perspectives de coopération.
Il convient maintenant, avec les communes concernées, leurs communautés, d’autres communes le cas échéant, de trouver les voies et moyens afin que ce schéma puisse correspondre à un projet de développement qui apporte à l’ensemble des habitants plus de services, une qualité de vie mais également une dynamique de développement économique, indispensable à l’avenir du bassin de vie.
Il faut maintenant étudier très finement les impacts financiers et fiscaux que cela va entraîner.
Nous sommes prêts à le faire dans les plus brefs délais afin de profiter des trois mois qui viennent pour faire évoluer des positions de communes qui aujourd’hui pourraient être inquiètes, voire hostiles, à rejoindre notre agglomération.
Un travail intense de concertation commence, nous y sommes prêts.
Vous pouvez retrouver ici la carte du schéma d’agglomération présenté par Monsieur le Préfet