Je vous invite à lire le communiqué de Christophe BORGEL, secrétaire national en charge des élections sur le redécoupage de la carte électorale.
Le « redécoupage Marleix » rendra l’alternance plus difficile dans notre pays !”
Le 29 juillet 2009
Le Conseil des ministres a adopté ce mercredi matin l’ordonnance portant sur la nouvelle carte des circonscriptions législatives.
Je n’étais jamais intervenue sur la vie du Parti Socialiste dans ce blog, mais les déclarations très dures de ces dernières semaines de quelques responsables socialistes m’obligent à vous livrer mes impressions.
Une loi adoptée l’an dernier impose à l’Etat de garantir l’accueil et la surveillance des enfants dans les écoles, pendant toute la durée du temps scolaire, même lorsqu’un ou plusieurs des enseignants sont absents de l’établissement, et non remplacés. Nous avons été nombreux à exprimer, pendant la discussion de cette loi, notre désaccord avec ce qui n’est rien d’autre qu’une atteinte au droit de grève.
La même loi a transféré à la commune cette obligation dans les cas de grève dès lors que le nombre de grévistes déclarés est supérieur 25% du nombre d’enseignants de l’école. Avec beaucoup d’autres maires, j’ai dénoncé cette loi qui revient à demander aux collectivités territoriales d’assumer à la place de l’Etat les effets des conflits qui l’opposent à son personnel.
A cette incohérence s’ajoute le fait que toutes les collectivités rencontrent des difficultés pour transmettre à l’inspection académique une liste des agents chargés d’assurer l’encadrement des enfants (cette formalité est obligatoire) et pour assurer un service d’accueil totalement sécurisé.
L’examen par le parlement du projet de loi sur la mobilité dans la Fonction Publique a débuté, vendredi 3 juillet. Son vote solennel, à l’Assemblée Nationale, doit avoir lieu aujourd’hui le mardi 7 juillet.
Ce projet de loi fait peser une véritable menace sur le statut de la Fonction Publique et constitue une attaque importante contre les principes républicains, constitutionnellement reconnus, qui l’encadrent.
Comme de nombreux élus locaux, je suis particulièrement préoccupée par les projets de Nicolas SARKOZY et de son gouvernement pour les collectivités territoriales. Les réformes annoncées apparaissent dictées par un esprit revanchard déplacé, très loin des besoins de proximité de nos concitoyens, auxquels seules les collectivités territoriales peuvent répondre.
Tout d’abord, le rapport BALLADUR et sa proposition de créer des conseillers territoriaux, qui remplaceraient les conseillers généraux et les conseillers régionaux sont le témoin de la visée purement électorale de ce projet de réforme territoriale. Alors que les collectivités ont aujourd’hui besoin de voir leurs moyens institutionnels et financiers augmenter afin d’être la hauteur des enjeux de nos territoires, la droite ne pense qu’à en modifier le mode d’élection. Si on y ajoute le projet de redécoupage électoral, il semble que plutôt que de construire l’avenir de nos territoires, l’UMP essaie de garantir le sien.
Le Parti socialiste a réagi à au projet de redécoupage des circonscriptions électorales publié au Journal officiel du 27 juin dernier qui propose de porter à 5 le nombre de circonscriptions dans la Marne.
Ainsi, Reims, 1ère agglomération régionale, sera désormais morcelée en 4 circonscriptions. Ce morcellement est un déni de démocratie visant à bafouer le droit des citoyens rémois. Ce redécoupage ne répond à aucune cohérence démographique, et est un contresens en matière d’aménagement du territoire.
Les électeurs du 9ème canton, incluant les quartiers Val-de-Murigny et Wilson, devront demain participer à l’élection du député d’Epernay ; quand ceux de Cormontreuil et du quartier des Châtillons (7ème canton) ils éliront le représentant de Châlons-en- Champagne. N’est-il pas surprenant de voir que ce sont les deux cantons les plus à gauche de la circonscription actuelle de Mme Vautrin qui sont détachés de Reims !
Depuis les résultats contestés de l’élection présidentielle du 12 juin qui a reconduit Mahmoud Ahmadinejad à la tête de l’Iran, les tensions ne cessent de croître. Le Conseil des Gardiens de la révolution, le bras armé du régime, organise aujourd’hui une répression meurtrière contre les manifestants qui réclament une nouvelle élection. Les policiers anti-émeutes et les bassidji (miliciens islamistes), proches des Gardiens, quadrillent Téhéran.
Ainsi, donc, ces centaines de milliers de manifestants ne seraient que « poussière » selon le président sortant Ahmadinejad ? Ainsi, donc, son propre peuple n’existerait pas?
Par son coup de force électoral, le régime des mollahs décrète l’infaillibilité d’un pouvoir théocratique prétendument supérieur aux choix rationnels des citoyens ; en interdisant les manifestations, en censurant les médias, en procédant à des arrestations arbitraires, en coupant les moyens modernes de communication, il cherche le pourrissement avant l’affrontement.
Depuis mars 2008, mon équipe et moi-même travaillons à la rénovation de notre agglomération, à sa revitalisation et à son avenir. Ce travail implique naturellement tous les acteurs de notre territoire. L’enjeu n’est pas des moindres, dans une région qui peine à garder ses habitants et ses emplois.
Beaucoup d’élus et d’entrepreneurs sont très surpris de constater le nouveau positionnement de L’Union. Cela a conduit certains élus marnais à envisager une initiative commune. Dans cet esprit, nous avons travaillé à un projet de courrier à l’attention des responsables du groupe Hersant.
Le directeur de la rédaction de L’Union s’en est procuré une ébauche et l’a très largement diffusée. Je choisis donc de la publier ici. Lire la suite
Dimanche 7 juin, les français ont désigné leurs représentants au Parlement Européen. Comme chacun sait, je suis très attachée à l’institution européenne pour laquelle j’ai travaillé pendant près de 10 ans.
Je suis donc très déçue par les résultats de dimanche et cela pour deux grandes raisons :
- Tout d’abord, nul ne peut se réjouir de la très (trop) faible participation des citoyens à ce rendez-vous électoral. D’élection en élection, l’Europe attire de moins en moins d’électeurs dans les bureaux de vote, alors qu’elle est de plus en plus présente dans notre quotidien. Ce constat doit nous obliger à repenser notre manière de parler d’Europe, car la construction d’une Europe politique ne peut se faire sans le soutien et la participation active des peuples européens.
- Enfin, les socialistes français et européens ont vécu dimanche une défaite. En effet, avec 16,48% des suffrages au niveau national, le Parti Socialiste réalise un mauvais résultat, que nul ne conteste. Cette défaite est le témoin de la crise que traverse la social-démocratie européenne.
A deux mois des élections européennes, Nicolas SARKOZY a décidé encore une fois d’agiter le chiffon de l’insécurité pour éviter tout réel débat européen. Ainsi, avec son intervention de mardi à Nice, le Président aura prononcé deux discours sur la sécurité en moins de cinq semaines, ce qui illustre parfaitement la manœuvre électorale entreprise. Je ne doute pas que les Français ne seront pas dupes de ces grosses ficelles, car sept ans après le 21 avril 2002, ils n’ont toujours pas oublié les mensonges d’une campagne de la droite fondée sur l’intoxication et le détournement des faits et des chiffres.