J’ai hier participé au Conseil National du Parti Socialiste consacré à la préparation de la future convention nationale du 29 mai portant sur le projet des socialistes pour un nouveau modèle de développement économique, social et écologique.
La crise, qui frappe durement notre pays et en particulier les plus fragiles de nos concitoyens, démontre quotidiennement l’échec des politiques gouvernementales qui renforcent les inégalités, font exploser la dette publique et menacent notre modèle social. Face à ces réalités, la gauche et les socialistes doivent proposer des solutions innovantes, ambitieuses et concrètes. C’est le sens du travail qu’a entrepris Martine Aubry et son équipe depuis plusieurs mois et il semble que les Français y soient sensibles.
A la lecture de l’article publié par l’Union hier, mercredi 17 mars, sur le bilan des deux premières années de mon mandat, j’ai demandé la publication de la réponse suivante. L’Union l’a publiée ce matin dans ses colonnes.
L’article publié hier dans votre journal ne traduit pas fidèlement l’action que je mène avec les Rémois depuis mars 2008.
J’ai depuis deux ans une double responsabilité. Ma feuille de route est claire. J’ai été élue après avoir présenté un projet, une ambition pour Reims, et je me suis engagée à mettre en œuvre chacune des propositions qui ont été choisies par les Rémois. J’ai aussi la responsabilité de gérer notre ville et notre communauté d’agglomération, en m’assurant de leur bonne gestion administrative et de leur bonne santé financière.
Guillaume Bachelay, Alain Vidalies et Adeline Hazan ont reçu aujourd’hui au siège du Parti socialiste les salariés de PTPM et Sodimatex, entreprises du groupe Trêves.
Alors que le groupe Trêves a reçu 55 millions d’euros du FMEA (Fonds de modernisation des équipementiers automobiles), les sites de PTPM dans la Marne et de Sodimatex dans l’Oise vont être fermés.
Cette rencontre a montré, une fois de plus, l’inefficacité et l’opacité des aides accordées aux constructeurs automobiles et aux équipementiers cotés de rang 1 sans contrepartie effective. Il est inacceptable que des entreprises, à l’occasion de la crise, puissent procéder à des restructurations et à des licenciements avec le soutien financier de l’Etat.
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Je participais hier soir à la réunion du bureau national du Parti socialiste, au cours de laquelle a été discutée et adoptée la décision d’investir Hélène Mandroux, maire de Montpellier, pour la gauche en Languedoc-Roussillon.
Cette décision fait suite aux dérapages répétés de Georges FRECHE qui sont inacceptables dans le débat public, d’autant plus chez un élu qui se veut de gauche. Notre parti ne transige pas avec ses valeurs.
Je suis par contre très surprise d’observer que l’UMP, qui polémique beaucoup sur les dérapages de M. FRECHE, ne tire aucune conséquence des propos tout aussi intolérables du Maire du Franconville à la tribune d’un meeting de Valérie Pécresse en présence de Xavier BERTRAND et de Rama YADE sur M. Ali SOUMARE, tête de liste socialiste au élections régionales dans le Val-d’Oise.
Ces propos au-delà d’être injurieux et insultants sont à connotation tout à fait raciste. J’attends donc que l’UMP et les ministres-candidats présents condamnent clairement ces propos.
Comme de très nombreux élus locaux, de gauche comme de droite, je demeure particulièrement inquiète de la réforme territoriale, dont l’examen débutait hier au Sénat. Alors que l’ensemble des associations d’élus ont exprimé leurs réserves et leurs oppositions, le gouvernement et le Président de la République s’obstinent.
Ainsi, au lieu d’ouvrir un grand débat sur l’organisation territoriale et de chercher des points d’accord, ils tentent de faire passer à la hâte leur projet dans le désordre : hier la suppression de la taxe professionnelle et le redécoupage électoral, aujourd’hui les conseillers territoriaux et demain la mise à mal de l’autonomie fiscale des collectivités territoriales.
Le tremblement de terre qui vient de frapper Haïti est une catastrophe naturelle d’ampleur exceptionnelle. Les conséquences humaines et les destructions sont effroyables, dans un pays qui est déjà le plus pauvre d’Amérique.
Je tiens à exprimer la solidarité de la municipalité rémoise à l’égard des victimes. Au Conseil municipal du 25 janvier, je proposerai le versement par la ville de Reims d’une aide de 7.500 € au Comité internationale de la Croix Rouge, pour contribuer à l’assistance nécessaire à ce peuple ami.
M. SARKOZY et son gouvernement proposent un bouleversement majeur de l’organisation territoriale et des finances locales, avec la réforme territoriale et la suppression et la Taxe Professionnelle. Ces projets suscitent beaucoup d’inquiétude. S’ils étaient adoptés, ils aboutiraient à recentraliser et à étouffer financièrement les collectivités ; ils aggraveraient l’injustice sociale et les inégalités territoriales ; et ils représenteraient une manipulation électorale.
Les maires de France, réunis en congrès les 17 et 18 novembre derniers, attendaient des explications du Chef de l’Etat. Mais craignant probablement leur colère et leurs protestations, M. SARKOZY a décidé de ne pas s’y rendre, privant ainsi les maires d’un véritable échange républicain.
Il a décidé au contraire d’en convoquer un petit nombre ainsi que les présidents des associations de maires à l’Elysée, aujourd’hui, le vendredi 20.
Devant cette dérobade, j’ai décidé, comme l’ensemble de des maires socialistes invités, de ne pas me rendre à l’Elysée. L’avenir des collectivités territoriales mérite, selon moi, un débat public sérieux avec l’ensemble des acteurs locaux, ce que le Président de la république ne paraît pas décider à organiser sérieusement.
Le gouvernement souhaite proposer prochainement au Parlement plusieurs projets de loi concernant nos collectivités territoriales. Il s’agit, en réalité, d’une opération de recentralisation massive.
Tout d’abord, ces projets de loi vont aggraver notre situation financière. La suppression de la taxe professionnelle va réduire le financement des collectivités locales et les communes en seront les premières affectées. Cette réduction limitera nos moyens d’action. A titre d’exemple, pour Reims Métropole, cela représente 80 millions d’euros, c’est-à-dire la première recette de la collectivité !
Cela, des parlementaires de droite s’en sont récemment émus, autour de l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Je crois que le gouvernement n’aura pas d’autre choix que de prendre la mesure de la riposte des élus locaux, et de proposer une autre réforme de la fiscalité locale.
A trois reprises, récemment, notre ville a figuré en tête des classements :
Reims est bien classée en matière de développement économique. Le magazine l’Entreprise a publié ce mois-ci un classement dans lequel la métropole rémoise apparait comme la 5ème agglomération la plus attractive de France. Ce classement prend en compte les infrastructures, le tissu entreprenarial et les activités de recherche et développement de la ville. Ce résultat récompense les actions menées par les collectivités et leurs partenaires pour revivifier le tissu économique rémois.
Reims est bien classée en matière de développement durable. Le Journal du Dimanche a révélé hier que Reims fait partie des villes qui gaspillent le moins l’eau. Elle est classée 3ème, derrière Paris et Rennes, sur les 57 plus grandes villes de France. La ville enregistre un taux de perte de « seulement » 10% : c’est-à-dire que sur 100 litres acheminés dans les canalisations, 90 arrivent bien jusqu’aux robinets des Rémois. Alors que dans les villes qui gaspillent le plus, Nîmes et Avignon, 41% et 35,5% de l’eau se perd en route avant d’atteindre les foyers des consommateurs. Des fuites dues notamment au mauvais état des canalisations. Ce résultat récompense les services de l’agglomération qui mettent tout en oeuvre pour offrir un service de très grande qualité aux habitants.
Reims est bien classée en matière de lutte contre les discriminations. La mission locale de Reims a obtenu la semaine dernière le label Diversité. Ce label est décerné par l’Etat en collaboration avec AFNOR Certification, pour récompenser les employeurs publics et privés exemplaires en matière de lutte contre les discriminations. Ce résultat récompense une équipe exemplaire dans ce domaine.