Adeline Hazan, maire de Reims Fil RSS

Archive pour la catégorie Humeur

En terminer avec le populisme pénal de Nicolas Sarkozy

Lundi 5 mars 2012 | Par Adeline Hazan | Humeur, Présidentielles 2012 | Soyez le premier à réagir

Samedi dernier, Nicolas Sarkozy a dévoilé à Bordeaux plusieurs mesures en matière de justice et de sécurité.

Au-delà de la démagogie et des habituels “coups” médiatiques qui ne trompent plus personne, les propositions du président-candidat sont dangereuses pour l’équilibre de notre pacte républicain.

Ainsi, l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans est tout à la fois contraire à la Convention internationale des droits de l’enfant qu’a ratifiée la France et contraire à l’esprit même de la justice pour les mineurs : une justice spécifique et adaptée aux adolescents.

Les peines planchers sont quant à elles en contradiction avec l’idée même d’individualisation des peines qui est pourtant un principe fondamental de la Justice moderne. L’augmentation de la population carcérale qui en résulte sera également un frein à la réadaptation des détenus.

Quant à la volonté de Nicolas Sarkozy d’étendre d’ores et déjà les jurés populaires, dont je rappelle qu’il s’agit d’une expérimentation mise en place depuis quelques mois à peine, elle est là encore plus motivée par des fins électoralistes que par le bon sens judiciaire. L’objectif de Nicolas Sarkozy est d’entretenir le fantasme du juge laxiste dont l’incompétence serait contrée par des citoyens plus sévères. Or ce laxisme ne repose sur aucun fait réel. Aucun chiffre, aucune étude ne vient corroborer cette opinion.

Enfin, la proposition du candidat de l’UMP concernant le droit d’appel des victimes est en réalité un détournement dangereux de la mission première de la Justice qui est de juger des faits et de punir le ou les coupables. Une fois encore, Nicolas Sarkozy fait preuve de populisme pénal en cherchant à monter les victimes contre les magistrats. Il ne faut pas opposer la nécessaire prise en compte de la détresse des victimes et leur besoin d’accompagnement avec la fonction judiciaire. “La législation de l’émotion”, si chère à Nicolas Sarkozy depuis 5 ans, n’est pas digne d’un Président de la République.

Alors même que la qualité du service public de la Justice ne cesse de se dégrader, il faut plus que jamais redonner à la Justice la considération qu’elle mérite. Il est temps d’en finir avec le populisme pénal qui sévit en France depuis 10 ans maintenant. La France a besoin d’une institution judiciaire retrouvée, et non plus humiliée. François Hollande est le seul candidat à avoir pris des engagements forts à ce sujet. S’il est élu, nous veillerons à ce que les effectifs du secteur judiciaire soient renforcés. Nous réinstallerons également la confiance nécessaire à l’égard des magistrats.

Là où le Président sortant a réduit l’action judiciaire à la mulitiplication d’annonces sans lendemain, François Hollande remettra de la cohérence et du respect sans lesquels il ne peut y avoir de Justice apaisée.

Gratuité des Médiathèques : les contre-vérités de L’Union

Vendredi 25 novembre 2011 | Par Adeline Hazan | Culture, Humeur | Soyez le premier à réagir

Mercredi, L’Union titrait à sa Une “Médiathèques de Reims : La ville met fin à la gratuité”.

La journaliste responsable de l’article, reprenant des documents qui lui avaient été allègrement fournis par l’opposition UMP de la Ville mais refusant de prendre en compte les précisions et rectifications apportées par Serge Pugeault, mon adjoint en charge de la culture, a ainsi pu écrire un certain nombre de contre-vérités inadmissibles qui ont légitimement inquiété un certain nombre d’habitants.

Je veux donc ici rétablir la réalité des faits :

1/ Contrairement à ce que cette journaliste affirme, la Ville de Reims n’a en aucun cas mis fin à la gratuité des médiathèques. L’accès à l’ensemble des médiathèques et bibliothèques de la Ville de Reims reste libre et gratuit pour tous. Chaque personne peut y entrer, consulter la presse et les différents documents proposés, utiliser l’ensemble des services qui sont en libre accès, et ce de façon totalement gratuite.

En revanche, pour emprunter des livres et des DVD, il faut avoir une carte d’adhésion.

Cette carte est dorénavant donnée gratuitement à tous les jeunes de moins de 18 ans (auparavant, n’ étaient concernés que les moins de 16 ans), ainsi qu’aux personnes suivantes : les demandeurs d’emploi et bénéficiaires du RSA rémois et non rémois (ainsi que leurs enfants rattachés au foyer), les titulaires de la carte familiale de solidarité, les personnes inscrites à la mission locale, les personnes handicapées.

Ce qui change en réalité :
-    les tarifs adultes rémois passent de 10 € à 12 € et de 25 € à 28 € pour les non-rémois (ils n’avaient pas été modifiés depuis 2003)
-    un demi-tarif est appliqué aux étudiants et aux jeunes de 18 à 25 ans.

Cette dernière disposition permet de traiter de manière équivalente les jeunes travailleurs, dont les revenus sont souvent modestes lors de l’entrée dans la vie professionnelle, et les étudiants, qui ont par ailleurs accès gratuitement à la Bibliothèque universitaire. Sur 31 000 adhésions aux bibliothèques de Reims, 80% sont gratuites. Les 18-25 ans représentent 5 900 inscrits.

A titre de comparaison :

- A Nantes, le plein tarif est de 12 € pour les résidents et de 6 € pour les étudiants
- Au Mans, le plein tarif est de 10 € pour les résidents et pour les étudiants
- A Bordeaux, le plein tarif est de 12 € pour les résidents et de 9 € pour les étudiants

2/ Derrière l’affirmation outrancière et ridicule « La Ville veut faire payer les enfants » de l’article, se cache une seconde contre-vérité.

Il ne s’agit en réalité que de la participation aux ateliers dont le tarif est établi à 2€ par jour et par enfant et de 3€ par jour pour les adultes. Ne sont concernés que les ateliers organisés pendant les périodes de vacances pour des individuels, qui se déroulent sur plusieurs jours et font appel à un intervenant. Ces ateliers restent gratuits pour les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires du RSA ou encore les personnes inscrites à la mission locale.

Restent également gratuits tous les ateliers à destination des groupes scolaires rémois (primaires, collèges et lycées), des groupes des Maisons de Quartier, des Centres de Loisirs rémois. Enfin, sont exclues de ce dispositif les animations classiques dans les bibliothèques : l’heure des bébés, les clubs de lecture, les BB lecteurs, les gouters philo, les actions diverses autour de la lecture et de l’écriture…

Si elle avait pris le temps de consulter ces informations et ne s’était pas contentée de reproduire les arguments de l’opposition municipale, la journaliste de L’Union aurait sans doute évité à son journal de publier un article mensonger et volontairement caricatural.

Toute mesure ou décision politique doit pouvoir faire l’objet de discussions. Elle doit pouvoir être contestée, débattue,  soutenue, selon les opinions des uns et des autres. C’est l’essence même de la démocratie.

Encore faut-il que le débat puisse se faire autour d’éléments objectifs et vérifiés. N’est-ce pas là précisément le travail de tout journaliste, loin du sensationnel et de toute tentative de désinformation ?

Un deuxième plan d’austérité en faveur des plus riches

Mercredi 9 novembre 2011 | Par Adeline Hazan | Humeur | Soyez le premier à réagir

Le Premier ministre a présenté lundi une série de nouvelles mesures pour ramener à 0% le déficit public en 2016.

Ce deuxième plan d’austérité favorise une nouvelle fois les plus riches. Après avoir divisé par deux les recettes de l’Impôt de solidarité sur la fortune en 2011, voici que la majorité décide de récupérer l’argent perdu en augmentant la TVA, un impôt sur la consommation qui va peser encore plus lourdement sur tous les français.

En plus d’être inefficace, cette augmentation de la TVA, activement défendue par Mme Vautrin, est injuste. Alors que ce sont les ménages qui possèdent un patrimoine supérieur à 18 millions d’euros qui ont le plus fortement bénéficié de la baisse de l’ISF, l’UMP fait payer à l’ensemble des français les conséquences de la crise et de sa mauvaise gestion des comptes publics.

En effet, contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, la crise économique est loin d’être l’unique explication de l’endettement. La Cour des Comptes a ainsi évalué à 1/3 le rôle de la crise dans l’augmentation des déficits publics, les deux autres tiers étant la conséquence des choix fiscaux et politiques malheureux de la majorité présidentielle.

Comme si cela n’était pas suffisant, François Fillon a demandé « un effort de transparence aux collectivités locales ».

Rappelons qu’à Reims, la situation financière est en voie d’assainissement. Sous le précédent mandat, la dette communale a explosé de près de 60 % malgré de fortes augmentations d’impôts, faisant de Reims l’une des villes les plus endettées de France. Depuis 3 ans, nous travaillons à ne pas augmenter l’endettement sans renoncer à une politique ambitieuse pour notre ville et ses habitants. Ces efforts commencent à être récompensés comme en témoigne la diminution de la dette communale de près de 3millions d’euros entre 2009 et 2010.

Si la droite donne facilement des leçons aux collectivités territoriales, force est de constater qu’elle semble incapable de résorber la dette. Depuis 2007, les choix politiques et économiques des gouvernements de Nicolas Sarkozy, soutenus par Catherine Vautrin et l’opposition municipale, sont économiquement inefficaces, et socialement injustes.

Ma réaction à la suppression de 250 emplois sur le bassin rémois (Communiqué de presse)

Vendredi 4 novembre 2011 | Par Adeline Hazan | Communiqué de presse, Emploi, Humeur | Soyez le premier à réagir

Des salariés d’HEBDOPRINT-COMAREG occupent le site de leur société depuis 8 jours, afin de dénoncer la suppression de 150 emplois. 100 autres suppressions ont également été annoncées sur le site BOSAL-LE RAPIDE. Ainsi s’écrit une nouvelle page dans la désindustrialisation du bassin rémois.

En dépit de l’opérationnalité des outils industriels, je constate que l’intérêt des actionnaires et des financeurs est une nouvelle fois passé devant celui des hommes et des femmes qui ont permis à ces entreprises de prospérer, et à leur actionnaires d’engranger des profits.

Je souhaite que tout soit mis en œuvre pour compenser le préjudice subit par les salariés et l’impact de ce nouveau plan social sur l’économie locale. C’est aussi le rôle de l’Etat de rappeler les dirigeants des entreprises à leurs responsabilités en matière d’emploi et de revitalisation du territoire.

Je demande à l’Etat de réunir rapidement l’ensemble des acteurs sociaux et économiques du territoire et m’engage à soutenir les actions pour reclasser les salariés et préserver nos outils industriels.

Le désarroi des salariés est pleinement compréhensible. Je tiens à exprimer mon soutien et ma solidarité envers eux et envers leurs familles.

Cantonales : Les choix irresponsables de la droite rémoise

Mardi 22 mars 2011 | Par Adeline Hazan | Culture, Humeur | Soyez le premier à réagir

Au lendemain du premier tour des élections cantonales, un constat s’impose : bien que la gauche en général et le PS en particulier soient arrivés en tête du scrutin, nous ne pouvons  nous réjouir de ces résultats. A bien des égards, cette élection marque en effet un double mouvement de recul démocratique et républicain.

Recul démocratique, parce que le fort taux d’abstention des électeurs, dont je note d’ailleurs avec regret qu’il est à Reims plus élevé que la moyenne nationale, nous interroge collectivement sur la vitalité de notre démocratie et la capacité des partis politiques à entendre et répondre à la désespérance d’une partie de la population.

Recul républicain ensuite, puisqu’à ce phénomène d’abstention s’ajoute la montée du Front National, présent au second tour sur deux cantons de notre agglomération et sur 11 cantons du département.

J’invite chacun à bien prendre conscience de la gravité de ces résultats, qui constituent un message fort adressé à l’UMP comme au PS. Si l’effondrement de la droite apparaît ainsi comme une sanction de la politique menée par Nicolas Sarkozy et son gouvernement, ce phénomène de forte abstention et de percée du FN exhorte également la gauche à se rassembler et à proposer une alternative à la fois crédible et responsable aux discours conservateurs - voire réactionnaires - d’une partie grandissante de l’UMP.

Je le dis clairement : partout où la gauche n’est pas en mesure de se maintenir au second tour, elle doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour barrer la route au FN.

Sur cette question, la stratégie de l’UMP est extrêmement préoccupante : « le ni PS ni FN » n’est pas digne d’un parti qui prétend incarner les valeurs républicaines.
Même s’il n’y a parfois pas beaucoup de différence entre les propos de Claude Guéant et ceux de Marine Le Pen, nous savons distinguer la droite républicaine de l’extrême-droite. Nous l’avons largement prouvé dans le passé et recommencerons chaque fois qu’il le sera nécessaire.

Alors même que le Premier Ministre François Fillon appelle publiquement les électeurs de droite à voter contre le FN, prenant ainsi le contre-pied de sa propre majorité et des déclarations du Président de la République, Madame Vautrin et Monsieur Robinet ont choisi pour leur part de renvoyer dos à dos les candidats de la gauche et ceux du FN. Ce choix est à la fois irresponsable et dangereux.

La situation dans la Marne est en effet particulièrement critique. Je remarque néanmoins que nous sommes présents à Reims sur les 5 cantons renouvelables, là où l’UMP est déjà éliminée sur 2 d’entre-eux. Le total des voix de la gauche y est de 44%, devant la droite et le centre à 36%, ainsi que le FN à 20%.

Pour autant, sur les cantons Reims 8 ( qui se trouve sur la circonscription de Madame Vautrin) et Reims 9, où Alain Lescouet et Virginie Coez seront opposés à deux candidats du FN, chaque voix comptera.

De notre côté, les choses sont claires. Aujourd’hui, c’est une nouvelle campagne qui s’ouvre. J’appelle donc à la mobilisation de tous les républicains de gauche et de droite pour faire battre le Front National.
Contrairement à l’UMP, contrairement à Madame Vautrin et Monsieur Robinet, je considère qu’il s’agit là de notre devoir de républicains.

Nicolas Sarkozy et la Justice : le triomphe du populisme pénal

Jeudi 3 février 2011 | Par Adeline Hazan | Humeur | Soyez le premier à réagir

A l’occasion du dossier que le site nonfiction.fr consacre à l’action de Nicolas Sarkozy dans les domaines de la justice et du droit, j’ai été invitée à rédiger une tribune intitulée “Nicolas Sarkozy et la Justice : le triomphe du populisme pénal“,  que je vous propose de retrouver ci-dessous en intégralité :

Le 10 décembre dernier, la République Française a vécu un bien étrange événement. Sept policiers jugés à Bobigny pour avoir porté de fausses accusations contre un homme venaient d’être reconnus coupables de “dénonciation calomnieuse” et “faux en écritures” et condamnés à des peines allant de six mois à un an de prison ferme. Environ deux cents policiers en civil et en uniforme se sont alors rassemblés devant le palais de justice et ont fait retentir les sirènes de leurs voitures en signe de protestation.

On pouvait légitimement penser que, face à ces manifestations de soutien pour le moins déplacées, le Ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux aurait pris la parole pour appeler ses troupes à respecter le jugement rendu.  Le Ministre a effectivement réagi : il a qualifié la décision de justice de “disproportionnée”, tenant à rappeler que “notre société ne (devait) pas se tromper de cible : ce sont les délinquants et les criminels qu’il faut mettre hors d’état de nuire”. Il y a quelques années encore, il aurait été inimaginable qu’un Ministre de la République conteste une décision de justice – tout au moins publiquement…

Aujourd’hui, force est de constater que ces déclarations, bien qu’elles enfreignent les principes constitutionnels de séparation des pouvoirs qui sont au fondement même de notre conception de la République, bien qu’elles émanent d’un Ministre de l’Intérieur, n’étonnent même plus. Pire, elles s’accompagnent le plus souvent d’une certaine forme de résignation de la part des magistrats. L’indignation cède la place au fatalisme. C’est que la critique de la justice est devenue à ce point permanente, l’immiscion de l’exécutif dans le fonctionnement de la justice si courante, que ce comportement est en dangereuse voie de banalisation.

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Congrès de l’AMF : un rendez-vous manqué de Nicolas Sarkozy avec les élus locaux

Mercredi 24 novembre 2010 | Par Adeline Hazan | Humeur | Soyez le premier à réagir

territoires-en-dangerLe Président Sarkozy a pris la parole ce mardi à l’ouverture du congrès de l’Association des Maires de France afin de tenter de justifier sa politique à l’encontre des collectivités territoriales. Loin de vouloir écouter, à défaut d’entendre, les craintes et les fortes inquiétudes qu’ont exprimées de très nombreux élus locaux de tous bords politiques, il s’est arc-bouté sur ses orientations, sans parvenir à convaincre.
 
Alors que les collectivités territoriales subissent de plein fouet, cette année déjà, les conséquences des choix iniques du gouvernement qui consistent à faire payer aux collectivités territoriales le déficit record de l’Etat, on pouvait espérer mieux.
- Mieux que des justifications caricaturales qui nient la réelle situation des finances des collectivités territoriales. En effet, il faut rappeler que les 36 000 communes, les 100 départements, et les 26 régions n’atteignent pas, tous ensembles, le seuil de 10 % de la dette nationale. L’Etat est plus de 10 fois plus endetté que l’ensemble des collectivités. Les collectivités territoriales ne sont donc responsables ni du déficit public ni de l’endettement excessif de l’Etat contrairement à ce que pourrait laisser penser le discours présidentiel.
- Mieux que de l’autopromotion sur la réforme territoriale, qui loin de simplifier le « mille-feuilles administratif » y ajoute encore plus de complexité et moins de lisibilité.
- Mieux que de l’autosatisfaction sur la loi de finance pour 2011 et le gel des dotations d’Etat aux collectivités territoriales qui menacent d’asphyxier financièrement les collectivités territoriales et de freiner la reprise économique. En effet, la diminution des moyens des collectivités risque de limiter leur capacité d’investissement. Or, 75% de l’investissement public en France est porté par les exécutifs locaux. Comme l’indique de nombreux économistes, un fléchissement de l’investissement public pourrait compromettre la sortie de crise au vue de la faiblesse actuelle de la croissance.

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Fillon 3, 2012 pour seule ambition ?

Dimanche 14 novembre 2010 | Par Adeline Hazan | Humeur | Soyez le premier à réagir

Le nouveau gouvernement annoncé ce soir, à défaut d’audace et d’ambition, se sera déjà fait un nom : celui du “tout ça pour ça”.
Ce gouvernement, recentré autour de personnalités issues de l’ancienne RPR, ne répond à aucune des urgences, économique, sociale et écologique, auxquels doit faire face notre pays pas plus qu’il n’entend le message envoyé par le peuple français lors des élections régionales de mars et du mouvement social de ces derniers mois sur les retraites.
La reconduction à son poste de François Fillon montre l’autisme du Président de la République, incapable de changer de cap. Entièrement tourné vers l’échéance présidentielle de 2012, deux signes forts montrent que les priorités du gouvernement Fillon 3 sont bien éloignées des réalités. Avec le départ de Jean-Louis Borloo, sans parler de la place laissée aux centristes, c’est la fin d’une promesse, celle de voir la question du développement durable placée au 1er plan des priorités gouvernementales, ce Ministère étant relégué au 3ème rang dans l’ordre protocolaire, sans rang de ministre d’Etat.
Chaque place à un sens, et en ce contexte de crise économique et sociale il est plus qu’inquiétant de ne trouver le ministère de l’économie qu’au 6ème rang de cette nouvelle équipe. A croire, avec le retour d’Alain Juppé en qualité de ministre d’Etat, ministre de la défense et numéro 2 du gouvernement (en raison de ses fonctions passées de Premier ministre) que la Patrie serait en danger…

Je ne commenterai pas la fin du mirage de l’ouverture, l’histoire jugera que les trajectoires personnelles de ces Ministres issues de la gauche n’auront en aucun cas pesé sur le projet politique de la majorité politique qu’ils ont servi.

Pour voir une note positive à ce remaniement, on ne peut que se sentir soulagé de la déchéance du Ministère de l’immigration et de l’identité nationale, et d’espérer que le dernier projet de loi sur l’immigration adopté en première lecture sera retiré de l’agenda législatif.

Comme l’a confirmé Martine Aubry, nous avons la confirmation que le vrai changement sera pour 2012.

Raid au large de Gaza

Lundi 31 mai 2010 | Par Adeline Hazan | Humeur | Soyez le premier à réagir

L’intervention de l’armée israélienne, qui a conduit à la mort de civils, a choqué de nombreuses associations et de nombreux citoyens rémois.

Je tiens à dénoncer cet usage inacceptable et disproportionné de la force contre des bateaux acheminant de l’aide humanitaire à la population souffrant du blocus de Gaza.

Je m’associe à la demande, formulée par le Parti socialiste, d’une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité de l’ONU. Toute la lumière doit être faite sur les circonstances exactes de cette attaque, pour que les responsabilités de ce drame soient établies.

Tous en mouvement pour la culture

Mercredi 12 mai 2010 | Par Adeline Hazan | Culture, Humeur | Soyez le premier à réagir

Je vous invite à prendre connaissance de l’appel lancé par de nombreuses structures culturelles rémoises face aux menaces qui pèsent sur l’avenir de la culture dans nos territoires. Comme tous ces professionnels rémois de la culture, je suis particulièrement inquiète par les projets du gouvernement en matière de développement culturel. C’est pour cela que je soutiens totalement leur démarche  et leurs revendications.

 TOUS EN MOUVEMENT POUR LA CULTURE

Au mois de décembre prochain aura lieu une nouvelle édition du Festival Reims Scènes d’Europe.
Cet événement foisonnant, à l’image de la diversité artistique de la ville, témoigne combien l’art est vivant, combien les artistes et les lieux de culture portent en eux la vitale nécessité que les œuvres se créent, s’exposent, se transmettent au public le plus large.

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