Le président François Hollande a remis lundi les insignes de grand’croix de la Légion d’honneur à Simone Veil pour rendre hommage à son parcours exceptionnel.
En lui décernant cette plus la haute distinction de l’Ordre de la Légion d’honneur, le Président de la République a voulu témoigner de la grandeur d’une femme qui a consacré sa vie à la cause des femmes.
Aujourd’hui âgée de 90 ans, Simone Veil, ancienne ministre de la Santé et académicienne, rescapée d’Auschwitz, avait fait voter en 1975 la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse.
Les femmes françaises savent ce qu’elles doivent au combat de Simone Veil pour leurs droits, à disposer de leur corps et de leur vie.
Je m’associe pleinement à cette initiative du président de la République et salue la figure morale et humaniste que Simone Veil continuera longtemps à représenter pour la France et son image dans le monde.
Dans le cadre du Congrès national d’Amnesty International France qui s’est tenu ce weekend à Reims, nous avons souhaité rendre hommage à la mémoire d’Anna Politkovskaïa, cette journaliste russe assassinée le 7 octobre 2006 à Moscou.
Après avoir écouté le chœur d’enfants de la troupe « Les enfants d’la balle » dirigée par Tony Amirati, ancien secrétaire Générale de l’Opéra de Reims, nous avons baptisé à son nom le Kiosque du Parc de la Patte d’Oie.
Toute sa vie, Anna Politkovskaïa s’est battue pour la liberté d’expression dans son pays et pour défendre les Droits de l’Homme si souvent méprisés.
Nous connaissions tous son travail inlassable de dénonciations des crimes commis en Tchétchénie, tels que le viol et la torture, à travers les milliers d’articles et les centaines d’interviews qu’elle a réalisés tout au long de sa carrière.
Malheureusement, c’est parce qu’elle a dénoncé ces violations des droits de l’homme dans un pays en guerre, parce qu’elle a également combattu la corruption du pouvoir, qu’Anna Politkovskaïa a été abattue dans l’ascenseur de son immeuble, un samedi soir d’octobre.
Ce crime sauvage contre une journaliste exemplaire, dont le courage et le sens de la justice n’ont jamais failli, résonne comme un coup terrible porté à la liberté de la presse et de l’expression démocratique. Cet assassinat ignoble nous rappelle le difficile travail et les risques encourus par les journalistes dans le monde.
Par ce baptême commémoratif, nous rendons hommage à la mémoire d’Anna Politkovskaïa et à l’ensemble des journalistes qui se battent pour dénoncer la violence et la censure afin de faire triompher la vérité.
Le 5 juin 1977, Pierre Maître, responsable syndical CGT au sein des Verreries Mécaniques Champenoises tombait sous les balles d’un commando organisé par l’extrême droite infiltrée dans les entreprises via un pseudo-syndicat, la C.F.T. (Confédération Française du Travail). Deux de ses camarades qui tenait à ses côtés le piquet de grève étaient également grièvement blessés.
Dès le lendemain la population rémoise et la municipalité, Claude Lamblin à sa tête, manifestaient leur désapprobation, leur colère et leur solidarité, dans la dignité, envers les victimes et les salariés des V.M.C.
Par ma présence à cette cérémonie d’hommage hier, j’ai voulu témoigner du fait que, 35 ans après, la Ville de Reims n’a pas oublié ce crime odieux. Jamais nous ne pourrons accepter qu’un homme ou une femme perde la vie pour avoir défendu ses idées et ses droits.
Commémorer ce tragique événement est une manière de le conserver vivant dans nos mémoires. C’est aussi une manière de rester en position d’éveil et d’alerte pour éviter que notre société revive ce genre d’acte criminel.
En mémoire de Pierre Maître, de Serge Vermeulen et de Raymond Richard, je veux exprimer notre solidarité avec les militantes et de les militants qui à travers le monde se battent pour sauver leur emploi et préserver leurs droits.
J’ai appris ce matin avec beaucoup d’émotion et de tristesse le décès de Raymond Aubrac. Avec sa disparition, la France perd l’une des plus grandes figures de la Résistance.
Aux côtés de sa femme Lucie Aubrac, Raymond Aubrac avait fait de sa vie un combat : combat contre l’oppression nazie, combat contre la violence et l’injustice, combat pour les valeurs universelles de liberté, d’égalité et de fraternité.
Témoin de l’Histoire et de la barbarie des hommes, Raymond Aubrac était un exemple pour chacun de nous.
Je veux rendre hommage à ce Juste dont l’engagement restera longtemps dans la mémoire collective comme une leçon de courage et de résistance.