Suite à un arrêt de la Cour de Justice de la Communauté Européenne remettant en cause le financement du Plan Européen d’Aide aux plus Démunis (PEAD), le volume d’aide alimentaire va être considérablement réduit, passant ainsi de 500 à 113 millions d’euros.
Historiquement fondée sur les excédents de produits agricoles et reversée aux associations pour subvenir aux besoins des Européens les plus en difficulté, cette mesure a progressivement été remplacée par l’achat de denrées alimentaires pour approvisionner ces associations.
A Reims, ce programme est réparti entre quatre associations : la Banque alimentaire, les Restaurants du cœur, la Croix Rouge française et le Secours populaire français. Il représente près de 35% des denrées alimentaires distribuées.
En cette période de crise, cette décision aura des conséquences non négligeables sur l’activité de ces associations qui mesurent chaque jour l’urgence sociale dans laquelle se trouvent nombreux de nos concitoyens, notamment sur le terrain de l’aide alimentaire.
J’ai donc décidé d’alerter le Président de la Commission Européenne, Monsieur Jose Manuel Barroso, sur ce sujet, et lui ai demandé de revenir sur l’annonce de cette réduction.
L’Union Européenne se doit d’être solidaire envers les personnes les plus démunies. C’est pourquoi il est urgent que des solutions soient trouvées afin que cette aide soit pérennisée.
Au plus près des bénéficiaires de ce programme, je continuerai avec les nombreux élus et associations mobilisés sur cette question, de manifester mon inquiétude quant à sa remise en cause.