J’ai participé ce matin à l’inauguration de la 16ème édition du Forum Avenir Etudiant. L’objectif de ce Forum est de permettre aux lycéens de Terminale de préparer au mieux leur orientation post-bac.
Durant trois jours, ce sont près de 10 000 lycéens, originaires de tout le territoire, qui vont pouvoir s’informer sur l’ensemble des cursus, filières et formations d’enseignement supérieur qui leur sont proposés. Plus généralement, ce Forum leur permet également de se renseigner sur tout ce qui entoure la vie étudiante en général : je pense notamment au logement, au système des bourses, mais également au transport ou à la vie culturelle. Au total, ce sont environ 200 établissements publics ou privés qui sont attendus durant ces trois jours.
Il est important que nous soyons capables de former mais aussi de retenir sur le bassin rémois ces futurs diplômés qui constituent un véritable facteur d’attractivité pour notre territoire. Cette jeunesse représente un atout considérable pour le dynamisme de notre Université, et plus largement encore, pour le dynamisme du bassin rémois.
L’orientation et la formation de nos jeunes, notre capacité à les accompagner et à leur donner envie de se former et à s’implanter sur le territoire doit être un objectif prioritaire et partagé. Dans le contexte de crise économique et sociale que nous traversons, et alors que la situation de l’emploi ne cesse de se dégrader en France, offrir à nos jeunes des formations mieux adaptées à leurs attentes et leurs préoccupations devient impératif. C’est une garantie supplémentaire d’accès à l’emploi.
J’ai participé tout à l’heure en mairie à la cérémonie de remise des chèques de Reims Initiative, accompagnée par son président, Monsieur Bernard Perfetti. Depuis 1998, cette association participe au développement économique et social du bassin d’emploi de Reims par l’octroi de prêts d’honneur aux créateurs et repreneurs d’entreprises. Elle leur propose également un accompagnement dans l’élaboration de leurs projets et un suivi post-création.
A ce jour, Reims Initiative a accordé 285 prêts (254 entreprises financées) permettant la création ou la sauvegarde de plus de 743 emplois sur le bassin de Reims, soit une moyenne de 60 par an.
La Ville de Reims soutient cette association non seulement par sa participation au fond d’intervention et au fonctionnement de celle-ci, mais aussi de manière indirecte via l’hébergement et la mise à disposition de la logistique de la pépinière Henri Farman.
Grâce à ce soutien, nous apportons une aide non négligeable aux entrepreneurs implantés dans le bassin d’emploi de Reims. De ce point de vue, cet appui à la création d’entreprises s’inscrit dans notre projet visant à favoriser l’emploi de notre territoire, première des préoccupations de nos concitoyens.
Je me suis rendue hier à la pépinière d’entreprises Henri Farman pour un double évènement d’importance en matière de développement économique et d’emploi. Il s’agissait en effet de la traditionnelle journée portes ouvertes de la pépinière, qui revêt cette année un caractère particulier puisque nous fêtons également ses 20 ans.
Ce fût l’occasion pour moi de rencontrer des entreprises hébergées de haute qualité mais aussi de les soutenir dans leurs initiatives, et féliciter l’équipe de la pépinière qui travaille quotidiennement auprès de ces porteurs de projets.
Le rôle des outils de la collectivité, et notamment celui de la pépinière d’entreprises, constitue un atout considérable pour notre territoire en matière de développement économique. C’est la raison pour laquelle, avec mon équipe, nous accordons une attention particulière envers de telles structures qui œuvrent en faveur de l’emploi et de l’attractivité de notre territoire.
La création de la pépinière d’art et de design, outil à la fois spécifique et complémentaire à la pépinière Farman, illustre encore un peu plus notre volonté politique de travailler en ce sens.
J’étais tout à l’heure à Wilson pour l’inauguration d’une manifestation importante de notre politique en faveur de l’emploi : le lancement de « Mod’Emploi », opération créée à l’initiative de la Ville de Reims il y a un an sur le quartier Orgeval.
Cette manifestation a connu un véritable succès qui a conduit la municipalité à l’étendre à d’autres quartiers ; c’est donc sur le quartier Wilson qu’elle aura lieu, du 7 novembre au 2 décembre 2011.
La question de l’emploi est centrale dans la politique que nous menons au quotidien auprès des rémois et des rémoises. Notre action consiste d’une part à soutenir la création de nouvelles activités et veiller d’autre part à ce que celles qui existent soient maintenues. Mais elle consiste également à développer des politiques visant à faciliter l’insertion et la réinsertion des personnes sans emploi, en allant au plus près de leur lieu de vie.Cette manifestation, financée dans le cadre du CUCS, nous permet de répondre à ce double objectif.
Grâce à l’implication et au travail des 33 partenaires mobilisés sur le projet, nous allons cette année encore pouvoir proposer un programme riche et de qualité :
- Près de 25 animations vont se tenir tout au long du mois de novembre, avec notamment une forte mobilisation des entreprises.
- Chaque partenaire proposera et animera également des ateliers dans son champ de compétence. Tous les demandeurs d’emplois pourront ainsi bénéficier de conseil en matière de recherche d’emploi.
Ce mois consacré à l’emploi constitue donc une véritable chance pour les habitants de Wilson mais aussi les habitants des autres quartiers. J’espère qu’ils seront nombreux à y participer.
Après avoir rencontré les salariés de Bosal Le Rapide, je me suis rendue hier à Tinqueux, pour soutenir les salariés d’Hebdoprint qui occupent les locaux de leur établissement à la suite de la liquidation de leur entreprise.
En tout, ce sont 1650 emplois qui disparaissent à cause d’une gestion calamiteuse de Philippe Hersant qui n’a pas su - ou pas voulu - anticiper les évolutions générées par l’émergence des sites dédiés aux petites annonces sur Internet, ni diversifier l’activité de l’imprimerie.
Après avoir visité les ateliers et constaté que la rotative était en parfait état de marche, je me suis longuement entretenue avec les salariés présents et avec les représentants syndicaux de la CFTC.
Les salariés ont profité de ma présence pour lancer l’impression du dernier numéro de Paru Vendu entièrement consacré à la liquidation de l’entreprise et qui sera distribué à la population rémoise.
Devant les salariés, j’ai vigoureusement dénoncé l’attitude du groupe Hersant, qui liquide une entreprise dont les capacités de production sont intactes.
J’estime qu’il s’agit d’une nouvelle illustration des ravages que cause le capitalisme financier lorsqu’est privilégié l’intérêt des actionnaires au détriment des salariés et des territoires.
J’ai également exprimé la vive inquiétude des élus devant le dépeçage de l’industrie du pays. Il est plus que jamais nécessaire de modifier la législation pour imposer une obligation d’information préventive des collectivités locales.
Dans la même logique, je souhaite disposer rapidement d’informations sur le devenir du journal l’Union et des titres qui y sont associés.
Je demande à présent que l’Etat intervienne auprès du groupe Hersant afin que les salariés qui ont perdu leur emploi perçoivent une indemnité juste. J’estime en effet qu’un départ avec la seule indemnité légale de licenciement (de 3000 à 4000 €) serait une honte.
Je demande que l’ensemble des élus et des pouvoirs publics se réunissent sous l’égide du sous-Préfet afin d’étudier une possibilité de sauvegarde de l’outil industriel de Tinqueux, et vais mandater très rapidement Invest’In Reims pour rechercher activement un repreneur.
Je renouvelle enfin mon engagement de soutenir les salariés et leurs organisations syndicales dans leurs démarches pour défendre leur outil et pour un meilleur accompagnement dans leur recherche d’emploi.
Ce lundi 7 novembre 2011, j’ai rencontré en présence de Serge Pugeault, adjoint en charge du développement économique une délégation syndicale (CGT, CFDT, CGC et FO) représentant les salariés de Bosal Le Rapide, en grève contre la délocalisation de 93 emplois en Allemagne et en Hongrie.
J’avais déjà eu l’occasion d’exprimer ma solidarité et mon soutien aux salariés de Bosal Le Rapide et d’Hebdoprint il y a quelques jours.
A l’issue de cet entretien, j’ai pris une série d’engagements pour soutenir les grévistes.
Je vais tout d’abord demander à l’Etat de réunir rapidement les acteurs sociaux et économiques du territoire pour trouver des solutions à même de compenser le préjudice subit par les salariés et l’impact de ce nouveau plan social sur l’économie locale.
Je m’engage ensuite à soutenir les actions des grévistes en faveur du reclassement de chaque salarié et pour la préservation de nos outils industriels, et à intervenir auprès de PSA et de Renault afin qu’ils rencontrent les salariés et les élus locaux, et discutent ensemble des possibilités de maintien sur le territoire.
Enfin, j’ai également exprimé mon regret de ne pas avoir été invitée à la table-ronde organisée par l’Etat et le Conseil Général pour trouver une solution industrielle, et ce alors que la majorité des salariés habite Reims. C’est pourquoi j’ai donc demandé à être présente à la prochaine rencontre, qui se tiendra le 18 novembre, pour porter la voix des grévistes et défendre les intérêts des salariés rémois dans ce combat légitime.
J’ai l’habitude de dire du RATJ qu’il est bien plus qu’un seul évènement sportif : un événement convivial et solidaire.
Depuis 2009, en lien étroit avec la direction des sports de la ville de Reims, la Maison de l’emploi et des Métiers a réfléchi à une façon de s’appuyer sur une pratique sportive pour améliorer les capacités d’insertion de publics exclus de l’emploi. Il a donc été décidé de permettre, dans des conditions privilégiées, à des demandeurs d’emploi en parcours d’insertion sociale et professionnelle, de participer à la course des 10 km dans le cadre du challenge entreprises du RATJ.
L’équipe ainsi constituée comprend des salariés en parcours d’insertion, des encadrants, des salariés de la Maison de l’Emploi qui suivent cette action ainsi que des salariés de Pôle Emploi qui travaillent au sein de l’équipe insertion.
Cette année, 20 personnes ont couru dont 10 personnes en parcours d’insertion.
Le principe de ce dispositif est simple : par une pratique sportive encadrée, les personnes en parcours d’insertion consolident leur capacité à trouver du travail.
La pratique du sport a beaucoup à voir avec l’exercice d’un métier. Les valeurs et les qualités véhiculées recouvrent en effet pour partie celles qui sont attendues dans un emploi : la confiance en soi, tout d’abord, sans laquelle rien n’est possible. Le goût de l’effort et de la performance ensuite, pour se dépasser soi-même. Enfin, l’esprit d’équipe et la solidarité sont autant de valeurs indispensables à l’exercice d’une activité sportive et professionnelle.
Par ailleurs, en participant au challenge entreprises, les salariés des Structures d’Insertion par l’Activité Economique côtoient non seulement des salariés en emploi dans les entreprises, mais ils côtoient également des recruteurs potentiels.
La diffusion des CV le jour de la course sur le stand tenu par la Maison de l’Emploi a d’ailleurs permis quelques contacts avec des entreprises.
Ce dispositif est donc un bel exemple de jonction et de complémentarité entre deux politiques : le sport et l’emploi. Son succès doit nous encourager à reconduire l’opération l’année prochaine.
Des salariés d’HEBDOPRINT-COMAREG occupent le site de leur société depuis 8 jours, afin de dénoncer la suppression de 150 emplois. 100 autres suppressions ont également été annoncées sur le site BOSAL-LE RAPIDE. Ainsi s’écrit une nouvelle page dans la désindustrialisation du bassin rémois.
En dépit de l’opérationnalité des outils industriels, je constate que l’intérêt des actionnaires et des financeurs est une nouvelle fois passé devant celui des hommes et des femmes qui ont permis à ces entreprises de prospérer, et à leur actionnaires d’engranger des profits.
Je souhaite que tout soit mis en œuvre pour compenser le préjudice subit par les salariés et l’impact de ce nouveau plan social sur l’économie locale. C’est aussi le rôle de l’Etat de rappeler les dirigeants des entreprises à leurs responsabilités en matière d’emploi et de revitalisation du territoire.
Je demande à l’Etat de réunir rapidement l’ensemble des acteurs sociaux et économiques du territoire et m’engage à soutenir les actions pour reclasser les salariés et préserver nos outils industriels.
Le désarroi des salariés est pleinement compréhensible. Je tiens à exprimer mon soutien et ma solidarité envers eux et envers leurs familles.
Hier avait lieu la pose de la première pierre de la future chaufferie bois de Croix Rouge.
Deux secteurs sont concernés par ce projet d’utilisation du bois comme nouvelle source d’approvisionnement : Croix-Rouge et la zone Murigny 1.
Les bénéfices de ce projet sont nombreux.
Ils sont tout d’abord environnementaux : cette chaufferie nous permettra en effet de faire passer la production de chauffage via des énergies renouvelables de 36 à 50%.
Ils sont également économiques. Les locataires via les bailleurs sociaux, les établissements scolaires et universitaires, ainsi que le CHU bénéficieront d’une TVA de 5,5% contre 19,6% aujourd’hui. Cela engendrera une baisse significative de la facture estimée à près de 10%.
Ce projet de construction d’une chaufferie bois s’inscrit dans une politique globale de réduction des charges locatives, dont je rappelle qu’elle constituait un engagement fort de mon programme électoral et que j’ai eu à cœur de lancer dès mon élection.
Il faut rappeler que ce plan ambitieux de réduction des charges locatives se décline en trois volets complémentaires : la gestion des ordures ménagères, la rétrocession de l’entretien des espaces extérieurs des bailleurs et la question du chauffage urbain.
Enfin, n’oublions pas que cette chaufferie représente un véritable bénéfice en terme de création d’emploi pour la ville de Reims, puisqu’elle permettra la création de 15 à 20 emplois non délocalisables.
Les conséquences économiques de la fermeture de la Base aérienne 112 ont pu être mesurées pour notre territoire. Elles ne sont pas négligeables puisque avec 1514 emplois directs, la BA 112 est aujourd’hui le 4ème plus gros employeur de la Marne, et qu’avec leurs familles ces 1514 salariés représentent 3554 personnes. Leur départ privera l’économie locale d’environ 70 millions de revenus annuels.
Le retrait de près de 800 enfants scolarisés, l’essentiel en maternelle et en primaire non seulement sur Reims mais aussi sur Witry-les-Reims, Bétheny, Boult sur Suippe et Courcy entrainera inéluctablement, selon la logique comptable à l’œuvre dans l’éducation nationale, la fermeture de classes sur ces communes. Aux emplois directs concernés par la fermeture de la Base s’ajoutent 506 emplois induits, concernant, avec leurs familles, 1 265 personnes.
L’impact de la fermeture de la BA 112 est donc important sur les communes du pays rémois, et d’autant plus important d’ailleurs que la taille de la commune est réduite et sa proximité à la base plus grande. Cette fermeture constitue en réalité l’équivalent de la plus importante liquidation d’entreprise jamais intervenue sur notre territoire. Lorsqu’une grande entreprise ferme l’un de ses établissements, elle est obligée par le code du travail à mettre en place un plan de sauvegarde de l’emploi qui l’oblige notamment à prévoir un plan de reclassement du personnel, un dispositif d’accompagnement à la recherche d’emploi, un soutien à la création d’entreprises, et autres mesures toutes coûteuses pour l’employeur privé. Mais lorsque l’employeur est l’Etat lui-même, rien de tout cela…