La seconde conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance s’est ouverte hier à Genève, alors que la première conférence à Durban avait donné lieu à des dérapages et à une instrumentalisation à des fins politiques totalement inacceptables. Comme beaucoup de militants et d’acteurs de la lutte contre les discriminations le craignait, Mahmoud AHMADINEJAD, le Président iranien, a utilisé cette tribune pour faire une attaque haineuse contre l’Etat d’Israël.
La Ville de Reims a pris un arrêté visant à interdire à M. Dieudonné M’BALA M’BALA de tenir un spectacle sur le territoire de la commune. Cette décision n’est pas comme j’ai pu le lire ou l’entendre d’une mesure de censure ou d’atteinte à la liberté d’expression, mais il s’agit bien d’un impératif de responsabilité. En effet, l’arrêté que j’ai pris est destiné à éviter les troubles à l’ordre public et à prévenir de tout heurt sur la voie publique que pourrait engendrer une telle représentation.
Eric BESSON, le Ministre de l’Immigration et de l’Identité Nationale, a présenté aujourd’hui son projet de réforme de la procédure de naturalisation. Elle vise à transférer aux préfectures les décisions de naturalisation, qui jusqu’alors elles relevaient de la sous-direction des naturalisations. En effet, la demande de naturalisation devait être déposée auprès de la préfecture du lieu de résidence du demandeur, qui se chargeait de constituer un dossier recollant les informations nécessaires et formulait un avis. Ensuite, le dossier constitué était transféré à la sous-direction des naturalisations, qui, après instruction, décidait de naturaliser le demandeur ou pas.
Je suis allée, vendredi en fin d’aprés-midi à l’inauguration du local de l’Association de Promotion Pays de France, à Croix Rouge.
Cette association, composée exclusivement de bénévoles, est trés active sur ce secteur de Croix Rouge depuis 1997, au travers d’activités qui contribuent à la convivialité. Elle organise également un centre de loisirs pour les enfants du secteur.
Le Préfet de région, Préfet de la Marne, accueillait cet après-midi tous les français qui venaient d’obtenir leur titre de nationalité.

Venus de tout le département, ils se voyaient remettre leurs papiers par le Préfet et le maire de leur commune.
J’ai donc eu le plaisir de saluer plus d’une vingtaine de “nouveaux” français résidents de Reims, l’occasion d’un échange chaleureux dans un moment solennel de leur existence.
J’ai été informée par la presse de l’intention de Dieudonné d’organiser à Reims une réunion publique le 21 avril prochain. Je suis attachée aux droits et aux devoirs qui garantissent en France la liberté d’expression. Pour les avoir bafoués, Dieudonné a déjà été condamné. Maire d’une ville marquée par ses blessures historiques, je prendrai naturellement toutes les mesures nécessaires pour que les propos révisionnistes ne trouvent à Reims aucun écho.

La semaine nationale d’éducation contre le racisme a été l’occasion d’organiser une exposition à l’Hôtel de Ville de Reims. Nous la devons aux élèves de l’école Charles-Arnould. C’est une très belle leçon de curiosité, d’ouverture, et de tolérance adressée aux adultes. Ce n’est que par la pédagogie et par la prévention qu’une politique de lutte contre le racisme devient efficace. Merci aux nombreuses associations mobilisées, grâce à qui cette semaine fut un succès !
C’est d’abord aux combats de Flora TRISTAN, Clara ZETKIN, Simone de BEAUVOIR, Gisèle HALIMI, que je veux rendre hommage aujourd’hui. La journée internationale des femmes célèbre un siècle de combats, de courage et de colère. Elle a été revendiquée en 1910, par Clara ZETKIN, à l’occasion de la 2e Conférence internationale des femmes socialistes.
Il a fallu attendre 1977 pour que les Nations Unies l’inscrivent dans leur agenda, et il a fallu attendre 1982 pour que la République française la reconnaisse officiellement.
C’est aussi à la juge iranienne Shirine EBADI que je veux rendre hommage. En 2003, elle a été récompensée par le prix Nobel de la Paix. Ce sont ces nouvelles militantes qui font avancer la cause des femmes. Cette marche pour l’égalité des droits avance lentement, mais surement.
En France, cette marche est encore récente, et elle n’est pas finie. Les coups portés au planning familial et la suppression du service gouvernemental des droits des femmes et de l’égalité, par exemple, sont des mauvaises nouvelles. C’est le rôle de tous les responsables publics, chacun à son niveau, de dénoncer les inégalités.