En cette journée internationale de lutte contre la violence faite aux femmes, la Ville de Reims organise ce soir à l’Hôtel de Ville, en partenariat avec l’Association Contre les Violences Infligées aux Femmes (ACVIF Marne), une conférence sur le thème “Histoire et bilan de la loi du 9 juillet 2010 relative aux violences faites aux femmes“.
La loi du 9 juillet 2010 vise notamment à faciliter le dépôt de plaintes par les femmes qui sont souvent freinées par la peur de perdre la garde de leurs enfants, par le risque de se retrouver sans logement ou par la crainte de l’expulsion lorsqu’elles sont en situation irrégulière.
Le texte prévoit une “mesure phare” : “l’ordonnance de protection” qui peut être délivrée par le juge aux affaires familiales lorsque des “violences exercées au sein de la famille, par un ancien conjoint, un ancien partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou un ancien concubin mettent en danger la personne qui en est victime, un ou plusieurs enfants”. Le juge, qui doit statuer dans les 24 heures, peut être saisi par la victime ou par le ministère public avec l’accord de la victime.
N’oublions pas qu’aujourd’hui en France, 12 femmes décèdent tous les mois sous les coups de leur compagnon ou ex compagnon. Les violences commises au sein de la famille sont un phénomène en recrudescence et qui ne connaît ni frontière géographique, ni limite d’âge, ni milieu social ou ethnique.
En Europe, 12% à 15% des femmes sont quotidiennement victimes de violence conjugale. C’est l’une des violations les plus répandues des droits de la personne à travers le monde, un fléau contre lequel nous devons lutter sans relâche.
C’est ce que nous faisons, ici à Reims. La création d’une délégation à l’égalité entre les femmes et les hommes, animée par Christiane Kutten ainsi que d’une mission à l’égalité entre les femmes et les hommes, témoigne de l’importance que nous accordons à cette question. La politique menée depuis 2008 a d’ores et déjà permis la mise en œuvre par la Ville de Reims de différentes actions, et notamment la lutte contre les violences faites aux femmes, qu’il s’agisse de violences conjugales, de mariages forcés ou de traite des êtres humains.
Par ailleurs, je tiens à souligner que dans le cadre du nouveau conseil intercommunal de sécurité et prévention de la délinquance (CISPD), il existera désormais un groupe de travail dédié aux violences de couple et violences familiales, rassemblant les acteurs concernés (Procureur, police, gendarmerie, bâtonnier, associations, CHRS…) pour une meilleure coordination sur les objectifs et les besoins en la matière sur le territoire.
Lundi a eu lieu à l’Hôtel de Ville l’inauguration de la dixième édition du Festival des Bisqueers Roses, rendez-vous incontournable de la culture LGBT rémoise.
L’occasion pour moi de rappeler que la question des droits lesbiens, gays, bi et trans est une question d’égalité entre les individus, quelles que soient leurs conditions et leurs préférences sexuelles, quels que soient leur sexe et leur genre.
Or, s’il est évident que la société a considérablement progressé sur ces sujets, force est de constater que beaucoup reste encore à faire. La lutte contre toutes les formes de discriminations et d’exclusions a toujours été une des priorités de mon mandat. Avec mon adjointe Virginie COEZ, en charge de la lutte contre les discriminations, nous travaillons au quotidien pour faire reculer toutes les formes de préjugés.
Car ici, à Reims, nous savons que le combat contre l’homophobie n’est jamais gagné. Comment pourrions-nous l’oublier, alors même que François CHENU est décédé non loin d’ici, le 13 septembre 2002, victime d’une agression homophobe ? Comment pourrions-nous l’oublier alors que notre région a connu il y a quelques semaines encore une nouvelle poussée de haine homophobe avec l’agression à Charleville de deux jeunes filles, au simple motif qu’elles s’étaient embrassées en public ?
Non, l’égalité des personnes homosexuelles n’est toujours pas une réalité concrète et tangible dans notre société.
Ce combat pour les droits est une conquête permanente, il est au cœur de mes engagements personnels. Le mariage pour tous est un combat que nous menons depuis de trop nombreuses années. Il faut reconnaître que nous n’étions pas nombreux au début, même à gauche, pour défendre ces droits.
Mais aujourd’hui, cette cause fait l’unanimité dans notre famille politique et je m’en réjouis, car nous sommes, je le crois, en phase avec la société. Je tiens d’ailleurs à rappeler que nous avions proposé en juin dernier une proposition de loi en faveur du mariage pour tous et que la majorité UMP s’y était opposée.
Certes les dernières évolutions sociétales sont extrêmement encourageantes mais elles n’auraient jamais été possibles sans l’existence et le travail des associations LGBT et de luttes contre les discriminations.
A Reims, nous avons la chance de pouvoir compter sur l’implication et le dévouement des membres de l’association ExAequo, qui portent avec courage et force les messages et les combats.
De ce point de vue, le Festival des Bisqueers Roses, par la qualité et la richesse de sa programmation et la diversité des publics visés, contribue à faire évoluer les mentalités. Ces manifestations festives et artistiques sont une manière différente mais tout aussi efficace de sensibiliser le public et de soutenir celles et ceux qui luttent au quotidien pour leurs droits.
Je pense en particulier à Sophie HASSLAUER et Corinne CESTINO, ces deux membres d’ExAequo qui se battent pour faire reconnaître leur droit au mariage.
Je pense également à ces milliers d’hommes et de femmes qui se sont battus au quotidien pour l’égalité des droits, pour rappeler inlassablement que l’homophobie n’est pas une opinion mais un délit. Je pense à ces dizaines d’associations qui ont multiplié les actions, qui ont travaillé sans repos pour sensibiliser la population et faire évoluer les mentalités.
C’est pourquoi, si la majorité bascule aux élections de 2012, ce combat trouvera enfin dans la Loi son aboutissement et il s’imposera à tous.
Peut-être alors que lorsque nous inaugurerons la onzième édition des Bisqueers Roses, nous pourrons enfin dire du mariage homosexuel et de l’adoption par les couples de même sexe qu’ils ne sont plus des combats pour l’égalité mais tout simplement des droits inscrits dans la Loi.
J’ai signé il y a quelques jours, en compagnie de personnalités du monde politique et culturel et de citoyens engagés, l’appel “Avec Martine Aubry, pour l’égalité femmes-hommes“.
Par cette signature, nous affirmons notre détermination à en finir avec cette inégalité sociale qui veut que l’on discrimine les individus selon leur sexe. Nous pensons que Martine Aubry, parce qu’elle a placé l’égalité réelle au cœur de son projet, est la mieux à même de porter ce combat.
L’appel dans son intégralité :
“Notre société accuse un retard immense en matière d’égalité femmes – hommes. Où que l’on regarde, l’égalité des droits inscrite dans les lois n’est pas devenue réalité. Les récentes mobilisations contre la réforme des retraites ou les fermetures de centres IVG ont montré à la fois la persistance de ces inégalités mais également la volonté de millions de femmes et d’hommes d’atteindre enfin l’égalité réelle. Nous voulons tourner la page et en écrire une nouvelle : celle de l’émancipation de toutes et tous.
Après des années de reculs de nos droits, il est urgent de garantir l’égalité professionnelle et salariale, le partage du pouvoir et des responsabilités, le droit de disposer de son corps, de sortir de la précarité les millions de femmes qui y sont cantonnées, de lutter contre les violences faites aux femmes et de permettre la déconstruction des préjugés et discriminations sexistes.
L’égalité femmes – hommes est au cœur de l’égalité sociale : elle est une des conditions indispensables au progrès de l’ensemble de la société. Seule la gauche, qui porte un projet d’émancipation, de protection et d’égalité pourra porter un projet de transformation qui fera avancer les droits des femmes et donc les droits de tous.
Martine Aubry est pour nous la candidate la mieux à même de relever ce défi de l’égalité. En plaçant la question sociale au cœur du projet des socialistes, elle s’engage pour des avancées collectives qui feront progresser nos droits. En proposant que l’égalité entre les sexes soit au cœur de son projet, elle affiche sa volonté de passer des textes à la réalité. Enfin, par son parcours et le travail qu’elle a effectué, dans toutes ses responsabilités, et en particulier depuis trois ans au sein du Parti Socialiste, elle est la mieux à même de rassembler la gauche, condition de la victoire en 2012.”
Je vous encourage à signer cet appel : http://avecmartineaubrypourlegalite.wordpress.com/
J’ai signé, mercredi 1er Juin, en présence de René-Paul Savary, Président du Conseil Général de la Marne, un Contrat de Développement Social et Territorial entre le CCAS et le CG de la Marne.
Le Conseil Général s’investit énormément à nos côtés en matière d’aide sociale et d’accompagnement des personnes seules mais aussi auprès des 16/25 ans grâce au Service Départemental de Prévention.
La signature de ce Contrat constitue un pas supplémentaire en direction des Rémoises et Rémois qui vivent dans la précarité et connaissent de graves difficultés.
Ce nouveau partenariat va notamment nous permettre de définir les modalités d’intervention du CCAS et du Conseil général, ainsi que les objectifs communs et les moyens à mettre en œuvre.
En matière d’action sociale et de prévention, il nous permettra par exemple d’optimiser l’accompagnement social de la petite enfance à l’adolescence, mais également l’accès, l’insertion et le suivi des bénéficiaires du RSA, ou encore l’aide aux personnes âgées et handicapées.
Ce Contrat de Développement Social et Territorial constitue une belle preuve de coopération - qui existe d’ailleurs depuis de nombreuses années - entre le Conseil Général de la Marne et le CCAS.
Je me félicite à ce titre de l’excellence collaboration qui s’est établie entre les équipes du CCAS et du Département au travers de plusieurs projets portés par la collectivité.
C’est grâce à ce type de partenariats que nous pourrons continuer, élus, associations et bénévoles, à lutter contre la pauvreté et à faire de nos territoires de véritables lieux de solidarité.
Mesdames, Messieurs,
C’est enfin le jour J et je suis vraiment très heureuse de vous voir tous ici réunis en ce jour, heureuse et émue d’inaugurer enfin le Tramway que nous avons tant attendu !
Aujourd’hui, nous en sommes tous conscients, nous vivons un moment historique pour notre agglomération.
Depuis 1880 en effet, Reims entretient avec son Tramway une relation passionnelle, une relation faite d’attachements et de renoncements successifs.
Je ne reviendrai pas sur la tentative qui a échoué en 1993, d’autres le feront peut-être.
Aujourd’hui, c’est une toute nouvelle page de cette histoire que nous écrivons ensemble.
Avec ce nouveau mode de transport qu’est le Tramway, un mode de transport ultra-moderne, accessible à tous, aux jeunes, aux personnes à mobilité réduite, aux parents avec poussette et aux personnes âgées, un mode de transport propre et respectueux de l’environnement, nous renouons fièrement avec le passé de Reims tout en nous projetant vers l’avenir avec confiance.
Depuis 3 ans, comme Maire et Présidente d’agglomération, avec Alain Lescouet, premier Vice-Président de l’Agglomération en charge des transports, qui a suivi le dossier dès son origine, nous avons mené la réalisation des travaux liés au Tramway en imaginant les nombreuses transformations qui allaient s’opérer dans chaque quartier traversé.
Depuis mon élection en mars 2008, j’ai eu à participer à des choix stratégiques sur certains aménagements et notamment en matière de mobilier urbain.
Mais aussi, comme tous les habitants, j’ai vu et assisté à l’évolution de l’immense chantier qui s’est ouvert dans notre ville.
Nous avons eu à en supporter les désagréments, même si nous savions que cette gêne serait provisoire et qu’une fois les travaux terminés, nous pourrions profiter pleinement de cette petite révolution que représente le Tramway.
Ce jour est enfin arrivé. Et quand je regarde aujourd’hui ce à quoi ont abouti ces années de chantiers, je peux vous dire que je suis à la fois heureuse, fière, et émue par ce résultat.
Grâce à une collaboration fructueuse entre les équipes de MARS et celles de Reims Métropole, nous avons pu respecter des délais très serrés afin de limiter dans le temps la gêne provoquée par les travaux.
Je tiens à remercier tous les agents et tous les ouvriers qui se sont mobilisés, qui sont les premiers grâce auxquels ce pari a pu être gagné. Cette réussite est avant tout la leur et je veux leur dire toute ma gratitude.
Beaucoup de choses ont été dites, beaucoup de choses on été écrites sur le Tramway. Aujourd’hui, il contribue non seulement une réalité, mais il est aussi une évidence.
Je voudrais dire que le Tramway, ce n’est pas seulement un moyen de transport. C’est bien plus que cela.
J’ai eu l’honneur d’inaugurer ce matin l’épicerie sociale et solidaire ESPOIRS – le Marché des Salines, une inauguration que nous étions nombreux à attendre depuis de longs mois.
Les épiceries sociales et solidaires sont, depuis quelques années, devenues de véritables acteurs au sein des initiatives solidaires. En permettant aux personnes fragilisées ou rencontrant des difficultés de faire leurs courses comme tout un chacun et à un moindre coût, elles contribuent à restaurer la dignité au sein des familles les plus défavorisées.
La crise économique que nous subissons depuis plusieurs année concerne d’abord les personnes les plus fragiles. Cette situation s’aggrave de jour en jour et touche de plus en plus les travailleurs pauvres et des populations qui jusque là n’étaient pas connues des CCAS. Ainsi à Reims nous constatons malheureusement une hausse des demandes d’aide auprès du CCAS de l’ordre de 15% entre 2008 et 2010.
Au contact quotidien des plus démunis, les associations mesurent chaque jour sur le terrain l’urgence sociale dans laquelle se trouvent de nombreux concitoyens. Elles savent que la distribution alimentaire constitue l’aide la plus immédiate, la plus cruciale, la plus indispensable aussi, pour toutes ces populations dans le besoin.
Devant cet état de fait, devant la montée de la pauvreté et de l’exclusion sociale, nous avons pris la décision, avec l’ensemble des organismes et associations concernés, de fédérer cette action en matière d’aide alimentaire à Reims, afin d’avoir une vision plus globale et coordonnée entres les différents acteurs.
De ce point de vue, je crois que nous pouvons être fiers d’avoir réussi à mettre en place une telle synergie entre les différents services, nous pouvons nous féliciter de l’étroite collaboration qui s’est faite autour de ce projet entre le CCAS, la Banque alimentaire et les associations.
Le fonctionnement de notre épicerie est unique en France. Il n’a pu se réaliser que grâce à l’implication des bénévoles et à la co-élaboration des partenaires qui ont su dépasser chacun leur intérêt particulier pour tendre vers l’intérêt général que constitue ce projet.
Car cette épicerie représente bien plus qu’un lieu de distribution alimentaire. Parce que l’aide alimentaire constitue avant tout un facteur d’insertion sociale, je vois également dans cette épicerie un lieu de solidarité, un lieu convivial qui préserve la dignité des personnes et ouvre la porte à leur réinsertion.
Par la mise en place d’un accompagnement personnalisé, par la rencontre et le partage d’activités communes, elle deviendra un véritable lieu de soutien et de « resocialisation » où le rapport humain sera privilégié.
J’ai eu hier le plaisir de signer au nom de la Collectivité la Charte européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale.
Cette signature s’est effectuée en présence de Madame Jocelyne Bougeard, adjointe au maire de Rennes à l’égalité des femmes et des hommes et de Jean Paul Bachy, président de la Région Champagne Ardenne, qui a signé cette Charte en 2007.
Cette Charte rappelle 3 grands principes qui doivent inspirer l’action des autorités locales signataires :
- la participation équilibrée des femmes et des hommes dans toutes les sphères de décision ;
- l’élimination des stéréotypes sexués susceptibles d’influer sur les comportements et l’action publique ;
- l’intégration du « genre » dans l’ensemble des politiques et dispositifs publics, c’est-à-dire la nécessité de s’intéresser à la construction des rôles sociaux, masculin et féminin, dans les actions conduites et à l’égalité de traitement des femmes et des hommes.
L’esprit de cette Charte s’inscrit totalement dans la volonté politique impulsée depuis le début de ma mandature. La création d’une délégation à l’égalité entre les femmes et les hommes, animée par Christiane Kutten, et d’une mission à l’égalité entre les femmes et les hommes, témoigne de l’importance accordée par la ville de Reims à la dimension de l’égalité entre les femmes et les hommes, essentielle à toute démocratie.
De plus, la politique que nous menons depuis 2008 a d’ores et déjà permis de mettre en œuvre différentes actions qui correspondent à l’esprit de la Charte. Je pense par exemple à :
- la lutte contre les violences faites aux femmes, qu’il s’agisse de violences conjugales, de mariages forcés ou de traite des êtres humains ;
- la promotion de l’égalité et du respect entre les filles et les garçons par des actions d’éducation à l’égalité menées lors de la première Biennale de l’égalité en mars 2010 ;
- une démarche volontariste pour promouvoir l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en faveur des agents de la Ville et de la Communauté d’agglomération par la mise en place d’un plan d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
- La signature d’une convention pluriannuelle avec le CIDFF (Centre d’information pour les droits des femmes et des familles de la Marne), en vue d’intensifier sa présence et ses action sur le territoire rémois;
- Enfin, les actions mises en place par d’autres délégations : Education (modification des heures d’ouvertures et du périscolaire), Petite Enfance (ouverture de crèche et de halte garderie), ainsi que la mise en place d’outils en direction des usager-e-s, comme le guichet unique, et des agents (commission de résorption de la précarité) ;
Aujourd’hui, les collectivités territoriales sont dans une position particulière. Dans un contexte de réduction de leurs moyens d’actions, elles sont plus que jamais les interlocutrices de citoyennes et citoyens, d’usager-e-s et d’agent-e-s en quête de mieux vivre et de justice sociale. Et elles se doivent d’y répondre.
C’est dans ce devoir que s’inscrivent les initiatives en faveur de l’égalité et l’émancipation des femmes et des hommes qui sont portées par ces collectivités. Peu contraintes par la loi, elles ont donc toute liberté de s’emparer de cette question et à prendre sur ce thème des engagement forts .
A l’image de quelques ville comme Paris ou Rennes, et en même temps que d’autres comme Strasbourg, Rouen ou encore Lyon, Reims s’est donné ce rôle. Celui d’être, au travers de son action publique, porteuse de valeurs et d’actions concrètes tournées vers l’égalité et le bien-être, sans barrière de genre.
A ce titre, l’adoption de la Charte et la mise en œuvre d’un plan en faveur de l’égalité des rémoises et rémois, transversal à tous les champs d’intervention de la collectivité, constituent une étape nouvelle pour le travail mené en faveur de l’égalité entre femmes et hommes depuis trois ans.
En mettant les femmes à l’honneur, la journée internationale des femmes nous rappelle paradoxalement que la marche pour l’égalité des droits avance lentement, ou en tout cas pas aussi vite que nous le souhaiterions.
Nous aspirons tous à ce que la journée du 8 mars soit l’occasion de célébrer enfin l’égalité réelle entre les hommes et les femmes, qu’elle soit l’occasion de fêter la reconnaissance de tous les droits fondamentaux des femmes.
Malheureusement, la route est encore longue qui nous sépare de cette exigence démocratique.
Cette année encore, nous devons rappeler que les femmes sont payées en France environ 25% de moins que les hommes à travail équivalent.
Cette année encore, nous ne devons pas oublier que 75 000 femmes sont violées tous les ans en France, soit une femme toutes les 7 minutes.
Ces chiffres sont terribles ; ils ne sont hélas que le reflet d’une société qui trop souvent encore méprise la situation des femmes.
Je suis convaincue que le seul moyen efficace de promouvoir l’égalité passe par une volonté politique constante, une action de tous les instants.
C’est dans cet esprit que depuis 3 ans, mon équipe municipale et moi-même travaillons au quotidien pour améliorer la condition des femmes sur notre territoire, pour permettre l’émergence d’un vivre-ensemble respectueux, égalitaire et émancipateur.
C’est aussi pourquoi nous signerons à la fin du mois la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale qui formalise l’engagement en faveur des droits des femmes des collectivités territoriales qui s’en portent signataires.
Cette Charte propose des axes de travail dans l’ensemble des compétences locales et régionales pour la mise en œuvre concrète de l’égalité des femmes et des hommes dans les territoires. A ce jour, elle a été signée par plus de 1000 collectivités locales et régionales parmi lesquelles plus de 80 en France.
Mais aussi nécessaire qu’elle soit, l’action locale doit s’appuyer sur une véritable politique nationale en faveur de l’égalité femmes-hommes.
Si nous revenons aux responsabilités en 2012, nous devrons imposer le respect de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, en punissant sévèrement les entreprises qui ne garantiraient pas ce droit fondamental.
Nous devrons également nous attacher à étendre le principe de parité et mettre en place un service public de la petite enfance pour permettre à chacun et chacune de s’épanouir dans sa vie professionnelle et sa vie personnelle.
La journée internationale des femmes célèbre un siècle de combat, de courage et de colère, de révolte et de refus de l’injustice.
En ce jour hautement symbolique, mes pensées vont à toutes les femmes qui se battent au quotidien pour faire reconnaître leurs droits.
La décision rendue hier matin par le Conseil Constitutionnel selon laquelle l’interdiction du mariage homosexuel est conforme à la Constitution a pour effet de mettre le Parlement face à ses responsabilités.
Majoritaire à l’Assemblée, la droite - si elle le souhaitait vraiment - pourrait tout à fait se saisir de cette occasion pour faire progresser les droits des homosexuels dans notre pays.
Mais une fois encore, l’UMP est en décalage total avec les évolutions de la société. Comme le rappelle le Parti Socialiste dans un communiqué, toutes les propositions de loi des parlementaires socialistes, destinées à ouvrir le mariage aux couples de même sexe et à protéger les droits des familles homoparentales ont été rejetées par la majorité parlementaire.
Je ne peux m’empêcher de remarquer que la réponse du Conseil Constitutionnel intervient le jour même où les quatre agresseurs de Bruno Wiel, torturé et laissé pour mort en raison de son homosexualité, ont été condamnés à des peines de 16 à 20 ans de prison.
Cette tragédie nous rappelle que trop de personnes sont encore victimes d’injures, de coups et d’agressions violentes au seul prétexte qu’elles sont homosexuelles.
Tout ceci montre combien il est urgent de faire évoluer notre législation. Sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres, le véritable changement aura lieu en 2012. Il ne s’agit pas, comme j’ai pu le lire ici ou là, d’une question de courage politique mais tout simplement de respect et d’égalité des droits.
Nous nous sommes très clairement engagés, si nous revenons aux responsabilités, à reconnaître et à protéger l’ensemble des familles et à permettre à tous les citoyens d’accéder aux mêmes droits et aux mêmes responsabilités.
Ce combat pour l’égalité et contre les discriminations fait écho à mes engagements passés et présents, et j’y prendrai toute ma part.
J’ai été très heureuse de participer hier à la présentation du projet d’épicerie sociale et solidaire qui ouvrira à Reims au primtemps prochain. Il s’agit d’un projet qui me tient particulièrement à cœur.
Que ce soit en tant qu’associatif ou en tant qu’institutionnels, nous prenons chaque jour la mesure de l’urgence sociale dans laquelle se trouvent nombreux de nos concitoyens. Et je sais l’engagement quotidien des associations rémoises sur le terrain de l’aide alimentaire.
Il s’agira de permettre aux publics les plus précaires d’accéder à un choix de produits alimentaires à un moindre coût. Reims ne disposait pas encore d’épicerie sociale, ce qui nous singularisait dans la région. Le local qui accueillera la future épicerie sociale et solidaire est une ancienne supérette située rue des Salines, et dans laquelle des travaux sont prévus avant son ouverture au printemps 2011.
Nous avons collectivement souhaité lui donner le nom : E.S.P.O.I.R.S (Epicerie Solidaire Pour l’Orientation, l’Insertion et la Réinsertion Sociale), “Le Marché des Salines”.
J’ai tenu à cette occasion à saluer l’étroite collaboration qui s’est faite entre le CCAS, la Banque alimentaire et les associations autour de ce projet. C’est d’ailleurs ce qui fait toute sa force.
Le CCAS de Reims et les associations ont souhaité coordonner leurs actions en allant au-delà du simple don. En effet, en tant qu’acteurs en matière de solidarité et d’insertion, nous devons à la fois répondre à l’urgence et nous engager dans des démarches plus durables afin d’éviter que la précarité ne s’installe.
L’épicerie sociale et solidaire sera un bel exemple et à ce titre nous ne pouvons que nous en féliciter. Car si elle est un lieu de distribution de produits alimentaires, elle sera avant tout un lieu qui préserve la dignité des personnes et ouvre la porte vers l’insertion sociale.