Après avoir ouvert une première grande phase de concertation en janvier dernier (réunion d’information et d’échanges réunissant 350 personnes, questionnaires envoyés aux conseils d’école, associations et à tous les parents d’élèves rémois, rencontres avec les organisations syndicales enseignantes, directeurs d’école, fédérations de parents d’élèves, partenaires éducatifs, personnels de la Ville de Reims/Caisse des Ecoles), j’ai organisé ce matin une nouvelle réunion publique au Conservatoire afin de présenter les résultats de cette consultation et d’informer les acteurs de l’éducation du choix fait par la Ville de Reims concernant l’application de cette réforme.
J’ai entendu l’ensemble des remarques, réticences, inquiétudes, souhaits et je retire de ces rendez-vous deux constats :
Tout d’abord, qu’il y a un souhait partagé par tous de s’impliquer dans la mise en œuvre de la réforme et en particulier du Projet Educatif Territorial ;
- Ensuite, qu’une grande majorité des acteurs est favorable à une mise en œuvre de la réforme en 2014 et à ce que la demi-journée supplémentaire se tienne le mercredi matin. Des tendances fortes se sont ainsi dégagées des différents questionnaires et des entretiens que j’ai menés.
C’est pourquoi j’ai pris deux décisions :
- Premièrement, j’ai décidé de mettre en œuvre la réforme en 2014 plutôt qu’en 2013. Cette décision laissera le temps à chacun des acteurs de travailler de manière concertée à la construction d’un projet éducatif territorial de qualité, et de réfléchir ensemble à l’organisation à mettre en place.
- Deuxièmement, j’ai choisi le mercredi matin plutôt que le samedi pour la demi-journée supplémentaire.
Ces décisions étaient attendues et souhaité par la grande majorité des acteurs qui ont été consulté. Mais elles ne doivent pas interrompre tout le travail déjà mené. Il reste en effet encore beaucoup de questions qui ne font pas consensus à ce jour.
Il est donc nécessaire que la concertation de l’ensemble des acteurs ici présents se poursuive de manière plus approfondie. C’est donc une deuxième phase de la concertation qui s’ouvre aujourd’hui.
Nous devons en effet définir quel projet éducatif nous voulons pour nos enfants, et à partir de là, de quelle organisation matérielle nous décidons. Les questions de la pause méridienne et des plages horaires consacrées au périscolaire font partie de ces débats.
Par contre, les horaires d’accueil des enfants ne changeront pas : ils seront toujours accueillis de 7h30 à 17h45 comme c’est le cas aujourd’hui.
Le 30 janvier dernier, lors du premier grand débat organisé à Reims avec l’ensemble des professionnels de l’éducation et du périscolaire ainsi que les représentants des parents d’élèves, ayant pour sujet l’application du projet de loi sur la refondation de l’école, je m’étais engagée à consulter l’ensemble des acteurs concernés par cette réforme.
C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité lancer cette consultation auprès de l’ensemble des parents d’élèves. Favorable à cette réforme, je tiens à ce qu’elle soit appliquée après une concertation la plus large possible. C’est la condition de son succès.
Les 14 000 élèves des écoles rémoises vont donc recevoir à partir d’aujourd’hui un questionnaire destiné aux familles rémoises. Elles y sont interrogées sur l’organisation actuelle de la journée scolaire et des activités sportives, culturelles ainsi que des accueils de loisirs de leurs enfants. Elles sont également amenées à formuler leurs souhaits en matière d’organisation future des rythmes scolaires.
C’est seulement à l’issue de cette grande consultation, également après avoir reçu l’ensemble des représentants du monde éducatif, que je prendrai la décision qui s’impose, avec toujours la même attention : celui du bien-être de l’enfant.
Mercredi matin, plus de 300 personnes se sont retrouvées à l’Hôtel de Ville pour s’informer et débattre de la prochaine réforme des rythmes scolaires . J’avais en effet décidé d’organiser une réunion de concertation en présence de l’Inspection d’Académie, des représentants de l’Education Nationale, de l’adjoint en charge de l’enseignement Jacques Meyer et des Services de la Ville de Reims, afin de débattre en toute transparence, de cette réforme importante qui va avoir un impact sur la vie de chacun.
Institutrices et instituteurs, directrices et directeurs d’école, ATSEM, parents d’élèves, acteurs associatifs et sportifs : ils sont venus nombreux participer à cette première réunion de concertation.
Il me semblait important de connaître la position de chacun pour que nous puissions travailler en harmonie et en synergie. Un des objectifs de cette réunion était de donner toutes les informations sur la réforme pour que tout le monde puisse être au même niveau d’information.
Pour rappel : j’ai signé il y a quelques temps, en tant que Maire de Reims, l’Appel de Bobigny, également signé d’autres Maires, mais aussi la CGT, la FSU, l’UNSA, SGEN-CFDT, le Syndicat des Enseignants, et le SNUipp. Par cette signature, nous disions notre volonté d’alléger la journée et adapter le travail scolaire aux temps favorables aux apprentissages, en garantissant la pause méridienne et en refusant notamment la semaine de 4 jours.
Dans ce contexte, il était donc normal que la Ville de Reims s’engage en faveur de cette réforme. Pour autant, les réticences, les hésitations, les questions sont tout à fait compréhensibles pour une réforme de cette importance et il me revient la responsabilité de les entendre et de les prendre en compte.
Si les débats ont parfois été vifs entre les différents acteurs, je me félicite que nous soyons tous animés du même souci : assurer le meilleur avenir possible de nos enfants.
Cette réunion en appelle d’autres. D’ores et déjà, nous allons distribuer des questionnaires à tous les parents d’enfants scolarisés afin de recueillir leur avis sur l’opportunité de réaliser cette réforme à la rentrée 2013 ou de la reporter à la rentrée 2014.
Toutes les grandes réformes nécessitent de la concertation et du temps. Nous tiendrons compte des remarques et propositions formulées par chacun pour faire en sorte que l’application de la réforme des rythmes scolaires se déroule au mieux.
La rentrée scolaire est un toujours un moment important dans la vie des familles, qu’il s’agisse des enfants ou de leurs parents, et il est important que la collectivité puisse accompagner ces familles et permettre aux enfants de réussir cette étape importante de l’année dans les meilleures conditions.
Comme chaque année, la Ville de Reims a fait de l’éducation la priorité absolue de son action. Après une visite des travaux la semaine dernière dans les écoles Gilberte Droit et Mazarin, je suis donc allée à la rencontre des familles rémoises, en me rendant cette fois dans le groupe scolaire Trois Fontaines, pour la distribution des kits scolaires.
Cette année encore, ce sont 4 Millions d’euros annuels qui sont alloués par la Ville à l’entretien et la réfection des écoles rémoises. Nous continuons bien entendu à assurer la distribution de kits scolaires pour les enfants d’élémentaire, qui connaît un succès toujours aussi grand auprès des familles. Ce succès nous a conduit à élargir pour la première fois cette distribution aux enfants de maternelle. Ils ont donc reçu des kits contenant notamment des crayons de couleur et un tablier.
Par ailleurs, nous avons lancé une expérimentation en dotant de tablettes numériques les élèves d’élémentaire de deux classes des écoles Trois Fontaines et Alfred Gérard.
Au-delà de la Ville de Reims, le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault a fait lui aussi de l’éducation sa priorité : pour cette rentrée 2012, il a mis en place l’augmentation de 25 % de l’allocation de rentrée scolaire, a permis la création de 1 000 postes pour cette rentrée et s’est engagé à poursuivre ces créations de postes dans les années à venir.
Malgré un contexte économique difficile, il est vital que nous continuions à assurer la qualité de l’éducation de nos enfants. La Ville de Reims poursuivra ainsi ses efforts financiers et matériels en faveur des écoliers rémois.
La Ville de Reims a signé hier, en présence des représentants syndicaux de la collectivité et des agents concernés, un protocole d’accord qui concerne les ATSEM (Agent Territorial Spécialisé des Écoles Maternelles).
En raison des contraintes inhérentes à leurs métiers, ces agents ne pouvaient pas profiter d’une véritable pause déjeuner. C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité répondre favorablement à leur demande concernant la gratuité des repas.
Désormais, ce sont plus de 350 agents municipaux qui vont bénéficier de la gratuité des repas au déjeuner, soient :
- 257 agents municipaux travaillent dans les écoles maternelles (ATSEM – agents polyvalents – agents d’entretien)
- 98 agents d’entretien des écoles élémentaires
- 50 animateurs coordonnateurs
Nous allons également, grâce à ce protocole, réorganiser le temps de travail des ATSEM, pour les impliquer d’avantage sur le temps du soir.
Tout cela répond à une double exigence : garantir de bonnes conditions de travail et de rémunération à nos agents et offrir le meilleur service périscolaire possible aux familles.
Retrouvez ci-dessous l’intégralité de mon intervention lors de l”ouverture du Congrès national du SNES (Syndicat National des Enseignements de Second degré) hier après-midi.
Mesdames et Messieurs les congressistes,
Je suis très heureuse de vous accueillir aujourd’hui à Reims, heureuse et honorée que le Syndicat National des Enseignements de Second Degré (SNES) ait choisi notre ville pour l’organisation de son Congrès national.
Je sais que les 5 journées que vous allez passer ici seront riches en débats et en réflexions autour de l’avenir du syndicalisme enseignant, de l’avenir de l’enseignement secondaire, et plus largement encore de l’éducation elle-même.
Et je voudrais, en guise d’ouverture de ce Congrès, vous dire quelques mots sur l’éducation, justement.
Sur l’éducation, c’est-à-dire sur le projet de société que nous voulons pour nos enfants et pour nous-mêmes.
Sur l’éducation, c’est-à-dire sur les défis auxquels elle est confrontée, et auxquels, nous sommes, élus, personnels de l’éducation, simples citoyens, tous confrontés.
Sur l’éducation, c’est-à-dire, en fin de compte, sur les valeurs qui nous réunissent tous et qui fondent le pacte républicain.
Ces valeurs, ce sont tout simplement celles du service public de l’enseignement, ce sont des valeurs de justice et d’égalité.
Et ces valeurs, vous les connaissez mieux que quiconque, parce que vous les portez et les défendez au quotidien.
Parce que vous êtes le syndicat le plus représentatif du second degré, parce que parmi les 68 000 syndiqués que compte votre organisation se trouvent aussi bien des enseignants certifiés, que des agrégés, des conseillers principaux d’éducation, des psychologues scolaires, des surveillants et des personnels d’Education, vous représentez l’Education Nationale dans sa diversité, dans sa réalité, et donc dans sa richesse. Chacun de vous, dans la pluralité des métiers de l’enseignement et de l’encadrement éducatif, sait que l’éducation est la grande affaire de notre société.
Les suppressions aveugles de postes se poursuivent dans l’Education Nationale. En tout, ce sont 14 000 postes qui devraient disparaître sur toute la France à la rentrée prochaine, parmi lesquels des milliers d’enseignants « Rased », en charge d’accompagner les élèves en difficulté et donc les plus vulnérables.
Le département de la Marne est également touché cette année avec l’annonce de la suppression à la rentrée 2012 de 57 postes : 42 dans les écoles primaires et maternelles, et 15 dans les collèges. 40 fermetures de classes sont prévues contre seulement 25 ouvertures. A Reims, 5 classes devraient fermer dans les maternelles Charpentier, Dauphinot, Pouply, Gallieni et Auvergnats. Les écoles élémentaires Gallieni, Prieur de la Marne, Ecole des gens du voyage, et Provençaux devraient également perdre 4 classes.
Grâce à la mobilisation des parents d’élèves, des enseignants et de la Municipalité, 3 classes menacées de fermeture devraient être maintenues dans les écoles primaires Sully, Billard et Barthou. Si nous pouvons nous réjouir de cette première victoire, la situation dans nos écoles demeure très préoccupante. Les enseignants sont de plus en plus précarisés, la scolarisation des enfants de moins de 2 ans est en baisse, les classes sont surchargées, et selon l’OCDE, la France possède le taux d’encadrement le plus faible d’Europe.
Je dénonce avec la plus grande fermeté cette suppression massive de postes dans l’Education Nationale et m’inquiète des répercussions inévitables sur les conditions de travail des enseignants et le climat d’étude des élèves. C’est la raison pour laquelle je demande un moratoire immédiat sur les suppressions de postes.
Je me suis rendue tout à l’heure dans le restaurant scolaire de l’école maternelle SNCF et de l’école élémentaire Alfred Gérard pour partager le repas de Noël avec les enfants et le personnel des écoles.
Organisées chaque mois, ces visites sont pour moi l’occasion d’aller à la rencontre des directrices et directeurs des écoles rémoises et d’échanger avec eux sur les problématiques auxquelles ils sont confrontés au quotidien.
Je veux saluer le dévouement et l’implication extraordinaires des professeurs, des agents et des personnels encadrants qui œuvrent au quotidien - dans des conditions souvent difficiles - pour l’éducation de nos enfants.
Comme elle le fait depuis 3 ans, la Ville de Reims, au travers des nombreux dispositifs qu’elle a mis en place, continuera à jouer tout son rôle aux côtés du corps enseignant et des parents d’élèves rémois.
J’ai participé ce matin à l’inauguration de la 16ème édition du Forum Avenir Etudiant. L’objectif de ce Forum est de permettre aux lycéens de Terminale de préparer au mieux leur orientation post-bac.
Durant trois jours, ce sont près de 10 000 lycéens, originaires de tout le territoire, qui vont pouvoir s’informer sur l’ensemble des cursus, filières et formations d’enseignement supérieur qui leur sont proposés. Plus généralement, ce Forum leur permet également de se renseigner sur tout ce qui entoure la vie étudiante en général : je pense notamment au logement, au système des bourses, mais également au transport ou à la vie culturelle. Au total, ce sont environ 200 établissements publics ou privés qui sont attendus durant ces trois jours.
Il est important que nous soyons capables de former mais aussi de retenir sur le bassin rémois ces futurs diplômés qui constituent un véritable facteur d’attractivité pour notre territoire. Cette jeunesse représente un atout considérable pour le dynamisme de notre Université, et plus largement encore, pour le dynamisme du bassin rémois.
L’orientation et la formation de nos jeunes, notre capacité à les accompagner et à leur donner envie de se former et à s’implanter sur le territoire doit être un objectif prioritaire et partagé. Dans le contexte de crise économique et sociale que nous traversons, et alors que la situation de l’emploi ne cesse de se dégrader en France, offrir à nos jeunes des formations mieux adaptées à leurs attentes et leurs préoccupations devient impératif. C’est une garantie supplémentaire d’accès à l’emploi.
Comme chaque année, j’ai reçu samedi les nouveaux parents d’élèves élus aux Conseils d’école, afin de leur présenter la politique éducative de la Ville de Reims mais aussi et surtout de revenir sur leur rôle au sein de ces Conseils.
Les parents d’élèves élus constituent un maillon essentiel de la communauté éducative. A Reims, ils sont près de 800, un chiffre considérable. Le mandat qu’ils exercent joue un rôle primordial dans la construction, l’épanouissement et la réussite scolaire de nos enfants.
Cette rencontre avait un double objectif :
- Premièrement, elle nous permet de présenter aux parents d’élèves les différentes missions des services œuvrant dans le domaine scolaire et de leur rappeler le cadre de votre mission au sein des conseils d’école ;
- Elle nous permet ensuite d’échanger avec eux sur les différentes questions que cette présentation aura pu susciter ainsi que sur les préoccupations en tant que représentants des parents d’élèves.
J’ai également rappelé l’engagement de la majorité municipale en faveur de la politique éducative. Chaque année, nous dépensons près de 27 millions d’euros pour les écoles. Cet investissement est considérable et contraste avec le désengagement de l’Etat dans le domaine éducatif (rappelons que cette encore, ce sont 1500 classes de l’enseignement primaire qui ont été supprimées à l’échelle nationale).
J’ai ensuite évoqué les travaux que nous finançons dans les écoles, qui constituent un pilier important de cette politique. En 2011, nous avons ainsi dépensé plus de 6 millions d’euros de travaux. Cet investissement conséquent a notamment permis la réouverture de l’école maternelle Europe au sein du groupe scolaire Adriatique, et cela afin de permettre une ouverture supplémentaire de classe. Nous avons également pu rénover et réhabiliter l’école Jamin qui est désormais achevée pour un coût global de 7.400.000 €.
J’ai enfin présenté aux parents d’élèves notre projet périscolaire, que je crois politiquement ambitieux et socialement juste, et dont l’organisation permet de répondre à différents enjeux :
- Des enjeux éducatifs : en favorisant l’épanouissement de l’enfant, sa socialisation, son développement citoyen et son autonomie.
- Des enjeux sociaux : en satisfaisant les besoins de l’ensemble des familles par des horaires adaptés et en permettant la gratuité des temps d’animation et des tarifs des repas fixés au regard d’un quotient familial.
Cette rencontre a été un véritable succès. Elle n’est qu’une étape supplémentaire du travail que nous devons mener en partenariat avec l’ensemble des acteurs du système éducatif.