Jeudi soir avait lieu la 3ème édition de “Welcome to Reims”, manifestation organisée par Invest in Reims et qui met à l’honneur les personnalités qui ont rejoint la métropole rémoise durant l’année.
Cette année, ce sont 8 décideurs et chefs d’entreprise qui ont été sélectionnés. Cette soirée est l’occasion de les accueillir dans les meilleures conditions et de leur présenter officiellement à l’ensemble des décideurs et élus rémois réunis.
Reims est une ville qui sait accueillir sur son territoire ses nouveaux arrivants. La qualité de cet accueil doit avant tout à la volonté et l’investissement des forces vives de notre territoire, et notamment des milieux économiques.
Présidente d’Invest in Reims depuis quelques jours, c’est avec Jean-Paul Pageau, président de la CCI et vice-président d’Invest in Reims, et avec Jean-Yves Heyer, directeur d’Invest in Reims, que j’ai accueilli ces nouveaux ambassadeurs de notre territoire.
Avec un seul mot d’ordre : c’est à travers notre volonté et notre capacité à travailler tous ensemble que nous pourrons faire progresser notre territoire.
A toutes et à tous, je souhaite donc une nouvelle fois : « Welcome to Reims » !
Aider les entrepreneurs de notre territoire à se lancer et à développer leur entreprise est une de mes priorités. La cérémonie organisée par l’association “Reims Initiative”, qui a eu lieu lundi soir à l’Hôtel de Ville, est une réponse efficace et concrète à cet objectif.
Le projet de Reims Initiative permet d’accorder des prêts aux entreprises en cours de création ou créées depuis moins de 3 ans, ainsi qu’à celles en cours de reprise ou reprises depuis moins de 3 ans.Les prêts sont attribués après un examen minutieux effectué par un jury composé de professionnels.
Par son activité et son dynamisme, Reims Initiative a accordé depuis sa création :
- 327 prêts (291 entreprises financées)
- soit près de 3.2 millions d’Euros
- permettant la création ou la sauvegarde de plus de 940 emplois sur le bassin de Reims.
La Ville de Reims participe activement au fonds d’intervention et au fonctionnement de l’association, dont elle est le principal financeur. Il est très important à mes yeux que nous puissions apporter notre soutien, chaque fois que possible, à la création d’emplois par la création d’entreprises.
L’édition 2012 nous a permis d’accorder des prêts à 9 entrepreneurs de l’agglomération rémoise.
Souhaitons leur bonne chance dans leur projet !
Nous avons lancé vendredi soir le projet de la Villa Colbert, sur le site de la caserne Colbert.
Ce projet est particulièrement important pour notre territoire. Pourquoi ?
1/ Parce qu’il s’inscrit dans une volonté de réhabilitation du patrimoine rémois, une volonté de relier le passé au futur de notre territoire. Il faut en effet se rappeler que la Caserne Colbert est intimement liée à l’histoire de notre ville. Parmi les nombreuses casernes qui furent construites à Reims au milieu du XIXème siècle, elle est la première.
S’il fut un temps question de la détruire complètement, c’est la mobilisation des habitants du quartier qui a empêché cette disparition, une mobilisation qui témoigne de l’attachement des Rémois à leur caserne.
Pour autant, nous ne souhaitions pas limiter ce retour à la vie de la Caserne à une simple réhabilitation. Il s’agissait bien plutôt de lui donner un usage nouveau, adapté aux nécessités et aux attentes de nos concitoyens.
Loin de vouloir transformer Reims en musée, nous souhaitons mettre notre histoire et notre patrimoine au service d’une conception de la ville moderne. Le projet Colbert, c’est un pas de plus vers une ville ouverte sur le monde, une ville plus solidaire et plus dynamique, vers une ville où la proximité et les 3 mixités (sociale, intergénérationnelle et fonctionnelle) sont une réalité.
2/ C’est la deuxième raison pour laquelle ce projet est important : parce qu’il s’inscrit dans le projet Reims 2020, parce qu’il s’inscrit dans une certaine vision de notre territoire. A l’image des Halles du Boulingrin rénovées, toute notre politique en matière d’urbanisme doit se comprendre comme la volonté de restituer aux Rémois les bâtiments qui font partie de leur patrimoine tout en redynamisant leurs quartiers et lieux de vie.
L’implantation de commerces, de lieux de restauration, mais aussi la construction de logements et de jardins témoigne d’une véritable restructuration du secteur Colbert. Ce n’est pas seulement une partie du patrimoine rémois qui renaît, c’est tout un secteur de Reims qui se transforme, qui revient à la vie et à la ville.
3/ La troisième raison pour laquelle ce projet est important, c’est son impact économique. Deux données résument cela :
- L’investissement : plus de 50 millions d’euros
- La création d’emplois : à terme, 310 emplois seront créés grâce à ce projet.
En ces temps de crise économique, il n’est jamais inutile de rappeler l’importance des retombées économiques que suscitent ces grands projets sur notre territoire.
Au fond, ce projet de transformation du quartier Colbert en véritable quartier de ville, est, je crois, le symbole fort d’une ville qui sort de l’immobilisme et se réapproprie son patrimoine. A l’image des Halles du Boulingrin, c’est en mettant de l’énergie et de la volonté politique que nous avons débloqué un projet qui n’avançait pas. Et c’est aussi à l’image des Halles du Boulingrin et de son quartier, que le secteur Colbert va désormais renaitre à la ville et se remplir de vie.
Hier avait lieu en Salles des Fêtes de l’Hôtel de Ville une grande conférence de presse autour des 16 mécènes ayant souhaité participer à la rénovation et à l’inauguration des Halles du Boulingrin.
La restauration des Halles est un projet que nous attendions tous depuis très longtemps. En raison du coût élevé des travaux, il est évident que la collectivité ne pouvait pas supporter à elle seule cette restauration.
Nous avons pu compter sur le soutien de nos partenaires institutionnels habituels : l’Etat (à travers le DRAC et un FISAC) et la Région Champagne-Ardenne.
Nous avons pu également compter sur l’implication de partenaires privés en nous appuyant sur une logique de mécénat. C’est la raison pour laquelle nous avons mis en place en septembre 2010 une « Mission Mécénat » pour la Ville de Reims, avec pour objectif de multiplier les projets soutenus.
Depuis deux ans, cette Mission Mécénat s’est véritablement étoffée au niveau des thématiques, au-delà de la culture, et nous a permis de soutenir de nombreux projets : “Chroniques Nomades”, l’opération “Un été dans la Ville” ou le 50e anniversaire de la réconciliation franco-allemande.
En 2 ans d’existence, ce sont en tout 15 projets qui ont été soutenus pour environ 650 000€ récoltés. Au total, 60 entreprises soutiennent la Ville de Reims.
De nouveaux projets sont appelés à être soutenus par nos mécènes : je pense par exemple au Planétarium ou au Nouveau Musée des Beaux-Arts, pour n’en citer que deux.
La rénovation et l’inauguration des Halles du Boulingrin ont permis de réunir 16 mécènes : Plurial - Effort Rémois, Caisse d’Epargne Lorraine Champagne Ardenne, Crédit Agricole du Nord Est, Fédération Française du Bâtiment – Champagne Ardenne, Antoine Echafaudages, Cari, Marzinpro, MGB, Blanchard Electricité, Ferronnerie Mazingue, Champagne Canard Duchene, Champagne De Castelnau, Champagne De Cazanove, Veuve Clicquot, Charbonneaux-Brabant et Fossier.
Grâce à leur implication, nous avons actuellement récolté environ 110 000 euros.
Je tiens vraiment à remercier chacune de ces 16 entreprises mécènes : sans elles, nous n’aurions pas pu à finaliser ce projet de restauration ni mettre en place une inauguration aussi ambitieuse.
Nous avons inauguré aujourd’hui à Bezannes un nouvel immeuble acquis par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Reims et d’Epernay.
Cela fait maintenant plusieurs années que nous réfléchissions avec la CCIRE à un projet de ce type. Situé au pied de la gare TGV, cet immeuble de 4 500 m2 de bureaux permet d’offrir la possibilité à des entreprises de s’installer sur le site. Cette décision importante et majeure permet de faire une offre de bureaux à de nouvelles et jeunes entreprises.
Je me félicite de l’aboutissement de ce projet ambitieux et de qualité dans une conjoncture économique pourtant délicate. L’emplacement de cet immeuble et son accessibilité en font une porte d’entrée idéale pour Reims métropole.
Il s’inscrit dans notre souhait de pouvoir offrir une offre immobilière de qualité aux entreprises qui souhaitent s’installer ou se développer sur notre territoire.
Alors que l’agence de notation Moody’s vient de placer la France sous perspective négative et menace de dégrader son triple A, je vous propose de retrouver ma tribune, parue la semaine dernière dans Les Petites Affiches Matot Braine, et consacrée à l’impact de la perte du AAA sur les collectivités locales.
Vendredi 13 janvier, l’agence de notation Standard & Poor’s annonçait la dégradation de la note de la France. Certes attendue depuis plusieurs semaines, la perte du triple A français a sonné comme un très sérieux avertissement sur la manière dont étaient gérées les finances de l’Etat. Si ce dernier cherche aujourd’hui à minimiser l’impact de cette dégradation – après en avoir dramatisé l’éventualité – la question se pose désormais de savoir quelles seront les conséquences directes et indirectes de cette sanction, notamment sur les collectivités locales.
Le fonctionnement institutionnel des collectivités et les mécanismes qui président à leur relation étroite avec les finances nationales peuvent en effet laisser penser que ces conséquences seront réelles.
Pour autant, l’impact direct sur une collectivité telle que Reims Métropole sera quasi-nul, pour deux raisons au moins.
Premièrement, même si les collectivités actuellement notées seront dans le prolongement de l’Etat logiquement dégradées par Standard & Poor’s, seule une trentaine de collectivités sont en réalité actuellement notées par les agences de notation. Reims Métropole n’en fait pas partie.
Il n’y aura donc pas de dégradation de notre collectivité. Symboliquement, on aurait pu craindre qu’une telle annonce ait des conséquences concrètes sur nos capacités d’emprunt, comme on a pu par ailleurs le voir pour d’autres institutions publiques.
Or, et c’est le second argument, il n’est d’ailleurs même pas sûr qu’une telle « réaction en chaine » se produise. Il est en effet peu probable que les collectivités elles-mêmes concernées par une baisse de leur note – l’Île-de-France, notamment - voient leurs conditions d’emprunt impactées. Les raisons sont doubles : d’une part, les banques ont à leur disposition leurs propres indicateurs et d’autre part, on a pu constater que la dégradation de la note de la France, annoncée depuis plusieurs mois, a été en grande partie anticipée par les marchés. Cela vaut également pour les collectivités locales.
En réalité, Reims Métropole sera moins impactée par la dégradation de la note de la France en tant que telle que par les choix politiques qui en ont découlé, au premier rang desquels le relèvement de la TVA de 5,5 à 7%.
Cette mesure, qui touche identiquement tous les consommateurs, quels que soient leurs revenus, a en effet des impacts très significatifs pour Reims Métropole que nous avons déjà pu chiffrer.
Ainsi, le relèvement de la TVA, qui concernera directement les opérations de collecte, de tri et de traitement des déchets ainsi que les transports de voyageurs, impactera le budget de la CAR à hauteur de 700 000 euros.
A cela s’ajoutent une nouvelle ponction par l’Etat de 200 millions d’euros sur les budgets des collectivités, la baisse des dotations ou encore la réforme de la taxe professionnelle qui diminue sensiblement l’évolution des recettes de Reims Métropole.
En conclusion, si les effets de la perte du triple A de la France ne touchent pas directement Reims Métropole, ce sont bien plutôt le plan de rigueur décidé par le Gouvernement français et les choix politiques qui en ont découlé, qui pèsent lourdement sur le budget de notre collectivité.
C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai présenté hier mes vœux au personnel de Reims Evenements pour cette nouvelle année 2012.
L’année 2011 a été, d’un point de vue économique, une année particulièrement riche pour Reims Evénements. Le bilan est en effet exceptionnellement bon. Mais au-delà de ce constat positif , j’ai également profité de cette prise de parole pour revenir sur un sujet qui, je le sais, préoccupe et inquiète nombre des salariés.
La question de l’avenir de Reims Evénements pour l’année qui vient suscite en effet de nombreuses inquiétudes et notamment en ce qui concerne la reprise par GL Events, pour laquelle aucune décision n’a encore été arrêtée. Aucune décision ne sera d’ailleurs prise de ma part tant que je n’en saurai pas plus sur les intentions véritables de GL Events.
C’est la raison pour laquelle je dois rencontrer dans les tous prochains jours les responsables de GL Events. Lors de ma première rencontre avec ce groupe, je leur avais indiqué que je serais vigilante à la fois sur les questions d’emploi et sur les questions des développements locaux avec les prestataires.
Par ailleurs, je leur dirai que je souhaite qu’une décision soit prise rapidement de manière à ce que l’ensemble des salariés de Reims Evénements puissent sortir au plus vite de cette période d’incertitude et d’inquiétude insupportable.
Hier soir au Conseil Municipal, j’ai présenté au nom de la majorité municipale un vœu contre la libéralisation des droits de plantation de vignes qui a été voté à l’unanimité. Je me félicite de ce consensus, tant le sujet est important pour l’économie et l’avenir de notre territoire.
Ce vœu fait suite à la suppression programmée par l’Union Européenne au 31 décembre 2015 de l’encadrement des plantations de vignes. Celle-ci aura des conséquences dramatiques pour l’économie de la viticulture européenne et, par répercussion, pour celle des territoires sur lesquels elle est implantée.
Pour la Champagne, cette nouvelle donne remettrait notamment en cause les principes de gestion collective de l’Appellation d’Origine Contrôlée Champagne, tels qu’ils sont mis en œuvre avec succès depuis plus de 60 ans. Il en va de l’intérêt vital des opérateurs de la filière, mais aussi de tout le territoire rural et urbain concerné par l’Appellation d’Origine Contrôlée.
Courant 2012 au plus tard, il est impératif que les Etats membres producteurs de vins rassemblent rapidement une majorité qualifiée au Conseil des ministres pour inciter la Commission à réécrire son texte sur les plantations. Il manque aujourd’hui le soutien de quelques Etats pour obtenir cette majorité qualifiée. Seul un engagement très fort du gouvernement au niveau européen est susceptible de faire évoluer la situation. La maîtrise des plantations de vignes doit, dans les semaines et les mois à venir, devenir une priorité pour les pouvoirs publics français.
Les collectivités territoriales, en particulier celles de notre région, sont particulièrement concernées par la menace que la réglementation européenne fait peser sur le tissu économique et social lié à l’activité du champagne.
En se prononçant à l’unanimité sur cette question qui dépasse largement les clivages partisans, les élus rémois démontrent que notre collectivité est unie pour proposer, en accord avec le Syndicat général des vignerons de la Champagne, de soutenir la viticulture française en faveur du maintien après 2016 d’une maîtrise des plantations de vignes en Europe. Nous demandons par ailleurs au Gouvernement et au Chef de l’Etat de maintenir leur mobilisation et de considérer cet enjeu comme une priorité pour l’économie du territoire français.
Je me suis rendue hier à la pépinière d’entreprises Henri Farman pour un double évènement d’importance en matière de développement économique et d’emploi. Il s’agissait en effet de la traditionnelle journée portes ouvertes de la pépinière, qui revêt cette année un caractère particulier puisque nous fêtons également ses 20 ans.
Ce fût l’occasion pour moi de rencontrer des entreprises hébergées de haute qualité mais aussi de les soutenir dans leurs initiatives, et féliciter l’équipe de la pépinière qui travaille quotidiennement auprès de ces porteurs de projets.
Le rôle des outils de la collectivité, et notamment celui de la pépinière d’entreprises, constitue un atout considérable pour notre territoire en matière de développement économique. C’est la raison pour laquelle, avec mon équipe, nous accordons une attention particulière envers de telles structures qui œuvrent en faveur de l’emploi et de l’attractivité de notre territoire.
La création de la pépinière d’art et de design, outil à la fois spécifique et complémentaire à la pépinière Farman, illustre encore un peu plus notre volonté politique de travailler en ce sens.