Retrouvez en intégralité ci-dessous le discours prononcé à l’occasion des cérémonies du 8 Mai.
Mesdames, Messieurs,
Permettez-moi, avant toute chose, de revenir sur les événements dramatiques qui ont frappé notre territoire ces dernières semaines. L’explosion d’un immeuble le 3 avril dernier à Witry-les-Reims, l’accident d’un bus transportant des jeunes Rémois à Prague le 8 avril, puis enfin l’explosion d’un immeuble dans le quartier Wilson dimanche 28 avril, ces trois drames ont malheureusement coûté la vie à plusieurs personnes.
Ces accidents ont profondément marqué les habitants de nos deux communes. Au nom de la Ville de Reims, je voulais, en votre présence à toutes et à tous, rendre hommage à la mémoire des victimes de ces drames.
Mesdames et messieurs,
Nous sommes donc réunis aujourd’hui pour célébrer le 68ème anniversaire de la victoire alliée du 8 mai 1945.
Cette année encore, c’est nombreux que nous nous retrouvons ici, sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Ce n’est pas un hasard si nous prenons aujourd’hui la parole devant ce bâtiment qui incarne, peut-être plus qu’aucun autre, l’esprit républicain de notre pays. Ce bâtiment, au fronton duquel est inscrit la devise de la République Française : Liberté, Egalité, Fraternité.
Car c’est bien cet esprit républicain qui nous réunit aujourd’hui, cet esprit de rassemblement et d’union nationale qui prévaut à cette cérémonie.
Et l’histoire a montré que Reims était par excellence la ville du rassemblement, de tous les rassemblements. Rassemblement dans la fraternité, puisque c’est ici qu’ont officiellement pris fin des années de souffrance et d’horreur avec la signature de la capitulation du régime nazi.
Ce retour à la paix, tant espéré, tant attendu, nous le devons à des milliers d’hommes et de femmes qui se sont unis pour combattre l’oppression et la tyrannie.
C’est d’abord à ces gens connus ou anonymes, ces amoureux de la liberté, que nous rendons hommage aujourd’hui.
J’ai présenté ce matin à l’Hôtel de Ville mes vœux pour l’année 2013 aux corps constitués et à la presse. Je vous propose de retrouver ci-dessous mon intervention en intégralité.
Mesdames et Messieurs, dans la diversité de vos mandats et de vos fonctions,
Je suis très heureuse de vous accueillir pour la 5ème année consécutive dans cet Hôtel de Ville, heureuse surtout de pouvoir vous présenter mes vœux pour cette nouvelle année.
Avant de vous présenter les temps forts de l’année 2013, je voudrais revenir sur les événements qui ont rythmé les douze derniers mois de notre ville.
S’il y a bien une chose sur laquelle nous pouvons être tous d’accord, c’est que notre ville n’a jamais autant fait parler d’elle qu’en cette année 2012. Particulièrement riche pour notre territoire, malgré la crise qui frappe nos territoires, l’année 2012 a été à de nombreux égards placée sous le signe de la « fierté d’être Rémois ».
Je pense en premier lieu bien-sûr au 50ème anniversaire de la réconciliation franco-allemande, célébré à Reims le 8 juillet en présence du Président de la République François HOLLANDE et de la Chancelière allemande Angela MERKEL.
Cet événement exceptionnel a pu démontrer que Reims est à la fois une ville d’Histoire, une ville d’avenir et une ville résolument tournée vers l’Europe. Il a démontré que passé, présent et avenir sont indissolublement liés dans la construction de notre destin commun.
Nous devons être fiers que Reims incarne encore et toujours l’amitié entre la France et l’Allemagne, et fiers que ce 50ème anniversaire ouvre un chapitre nouveau de notre histoire commune.
Cette fierté d’être rémois, nous l’avons également tous ressentie lors de l’inauguration des Halles du Boulingrin, autre événement majeur de 2012. Depuis plusieurs décennies, les Rémois attendaient, ils espéraient la rénovation de ce lieu emblématique pour la ville. Là encore, le succès fut au rendez-vous puisque les habitants sont venus en très grand nombre assister à l’inauguration. En restituant ce bâtiment aux habitants, nous avons là aussi je crois, permis à chacun d’éprouver de la fierté pour sa ville, pour son histoire et pour son patrimoine.
Dans un tout autre registre, on peut dire que le troisième temps fort de l’année 2012, la troisième occasion d’être fiers de notre territoire : a été la montée en Ligue 1 du Stade de Reims ! Cette montée en ligue 1 représente une formidable opportunité pour le club, pour les joueurs, pour les supporters, pour les Rémois dans leur ensemble. Aujourd’hui, plus que jamais, nous continuons à soutenir le Stade pour que cette belle aventure puisse se poursuivre en 2013 et au-delà.
Et enfin, quatrième exemple de la richesse de l’année 2012, c’est bien entendu l’avancée de la candidature des paysages de Champagne au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette candidature est l’occasion de rappeler que le patrimoine des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne est un bien commun que nous partageons tous, un marqueur identitaire de notre territoire.
Mais 2012 a aussi permis de nombreuses réalisations en matière de rénovation urbaine, je pense par exemple à l’inauguration du Parc Michel Sicre dans le quartier des Epinettes.
Je pense également au lancement d’un important programme comprenant des logements, un pôle médical et des commerces sur le quartier Croix-Rouge.
2012, c’est aussi l’inauguration de la friche artistique à Orgeval, c’est aussi l’installation du Conseil Municipal des Enfants et des Jeunes.
2012, ce sont aussi des Conseils de Quartiers renouvelés, et dont j’ai pu constater lors de ma tournée annuelle il y a quelques semaines, qu’ils fonctionnaient de mieux en mieux.
2012, c’est aussi la montée en puissance de l’épicerie sociale et solidaire et la mise en place d’une véritable politique intergénérationnelle, récemment saluée par la Ministre des Personnes Agées et de l’Autonomie Michèle DELAUNAY.
2012, c’est l’accélération du dossier du campus unique de l’Université, grâce à la très bonne collaboration que nous avons nouée avec l’URCA.
2012, c’est aussi la totale réussite du marché de Noël, comme on l’a d’ailleurs vu il y a quelques semaines dans une émission de télévision populaire.
Voilà, mesdames et messieurs quelques uns des événements marquants de l’année 2012, parmi bien d’autres qui ont permis à chacune et chacun d’être fiers de notre Ville, fiers de notre territoire, fiers de celles et de ceux qui les font vivre au quotidien et dont vous faites partie.
Retrouvez ci-dessous l’intégralité de mon intervention à l’occasion des cérémonies du 11 novembre.
Mesdames, Messieurs,
Comme chaque année, je veux commencer mon intervention en saluant et en remerciant l’ensemble des personnes présentes aujourd’hui, et en particulier ceux qui permettent à cette cérémonie d’avoir lieu : les associations d’anciens combattants bien sûr, mais aussi les services municipaux, les porte-drapeaux ou encore l’Harmonie Municipale.
Mes salutations vont également aux élèves du lycée polyvalent Georges Brière et à leurs professeurs qui nous font le plaisir de leur présence en ce dimanche.
Je veux également saluer la présence de jeunes élèves en formation pour devenir marins et de leur instructeur.
Il y a 94 ans, le lundi 11 novembre 1918, la première Guerre Mondiale, la Grande Guerre, prenait officiellement fin.
Ce jour-là à Reims, comme partout en France, à 11h du matin très exactement, les clochers se sont mis à résonner en chœur.
A quelques kilomètres d’ici, sur le front, on pouvait alors entendre sonner les clairons annonçant enfin le « cessez-le-feu » définitif et le retour de la paix.
Cette paix, tant attendue, tant espérée, par des milliers d’hommes et de femmes épuisés par 4 années de guerre, cette paix devenait enfin réalité.
Et, près d’un siècle plus tard, nous sommes ici réunis pour la célébrer.
Retrouvez ci-dessous mon discours prononcé hier après-midi, à l’occasion de la Journée Mondiale du Refus de la Misère
“Nous voici donc réunis, comme chaque année, autour de cette Dalle, réunis pour rendre hommage à toutes les victimes, les trop nombreuses victimes de la faim, de la violence, de l’abandon, de la misère. Nous voici tous réunis, comme chaque année, représentants de la Ville de Reims, associations de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, militants, bénévoles, réunis avec la même ambition, animés du même refus de la fatalité. Nous voici tous réunis, réunis à l’appel d’un cri, un cri puissant dont le message nous rappelle que « La misère est violence », une violence que nous devons refuser.
Qu’est-ce que ce cri, sinon celui de ces milliers de personnes en situation de pauvreté et précarité ?
Qu’est-ce que ce cri, sinon celui de la voix tous ces anonymes qui souffrent au quotidien, cette voix que nous n’entendons jamais ou si peu ?
Qu’est-ce que ce cri, sinon celui qui vient réveiller nos consciences trop souvent endormies et qui semblent redécouvrir la misère lorsque revient le froid ?
Pourtant, mesdames et messieurs, ce cri n’est pas celui de la fatalité. Non, au contraire, c’est un cri d’espoir, c’est un cri de la dignité contre les renoncements. Malgré la crise, qui frappe toujours en premier les personnes les plus fragiles, malgré l’urgence sociale, malgré l’augmentation de la précarité qui se traduit ici à Reims par une hausse de plus de 12% des aides attribuées par le CCAS, malgré tout cela, ce cri reste envers et contre tout un cri de combat contre l’adversité.
Un siècle déjà ! Un siècle que le Foyer Rémois joue un rôle central dans la vie et la cohésion sociale de notre territoire.
Je n’ai pas besoin de vous rappeler que la question du logement occupe une place particulière à Reims. C’est encore plus vrai du logement social, dont le taux particulièrement élevé est une spécificité rémoise. Le logement social fait partie intégrante de notre Ville, il en structure l’identité.
Et la qualité du logement est une des conditions primordiales de cette dignité, c’est un droit. Nombreuses sont les familles rémoises qui ont vu une amélioration de leur vie quotidienne parce qu’elles ont eu, à moment donné, la possibilité d’accéder à un logement de qualité.
Améliorer la qualité de vie des habitants, et particulièrement des plus fragiles : toute l’histoire du Foyer Rémois est là.
Et je veux rendre hommage à Georges CHARBONNEAUX, à son intelligence et à son cœur.
C’est lui personnellement qui a su, dans les 20 dernières années de sa vie, créer et développer le Foyer Rémois pour en faire cet acteur social majeur de notre Ville.
A l’origine de tous les grands projets, réside une belle idée : celle de Georges CHARBONNEAUX, c’était d’assurer aux familles nombreuses d’ouvriers et d’employés, très souvent entassés dans des logements insalubres et coûteux, des habitations tout à la fois économiques, saines et agréables à vivre.
Voilà pourquoi, à la fin de la première Guerre Mondiale, Georges CHARBONNEAUX a donné vie à un grand projet d’édification, dans les faubourgs industriels de Reims, de plusieurs citées formées de logements individuels, entourées de jardins et destinées aux familles nombreuses.
Et c’est ainsi qu’au début de l’année 1921, la première cité-jardin rémoise, Chemin Vert, voyait le jour, avec ses 600 logements et ses fameux « îlots » qui font aujourd’hui encore sa renommée.
100 ans plus tard, cette identité est toujours bien vivante. 100 ans plus tard, les missions du Foyer Rémois restent toujours d’actualité. C’est la raison pour laquelle, nous nous efforçons chaque jour de bâtir ensemble une ville plus solidaire, plus attractive, plus agréable.
Créer de nouveaux liens entre les quartiers, recoudre le tissu urbain, améliorer concrètement les conditions de vie de nos concitoyens : voilà quelles sont aujourd’hui nos missions communes et qui s’inscrivent, je crois, dans la philosophie de Georges CHARBONNEAUX.
Je souhaite donc au Foyer Rémois de poursuivre pour 100 ans encore cette belle mission de solidarité.
[Je vous propose de retrouver ci-dessous l'intégralité de mon intervention prononcée samedi 7 juillet au Palais du Tau, dans le cadre des célébrations du 50ème anniversaire de la réconciliation franco-allemande]
Mesdames et Messieurs,
Je suis heureuse et honorée de prendre la parole ce soir devant vous tous ici réunis.
Avant toute chose, je tiens à remercier les Flâneries Musicales, leur Président Jean-Louis HENRY ainsi que leur directeur artistique Jean-Philippe COLLARD, pour la programmation du magnifique concert auquel nous venons d’assister.
J’en profite pour saluer nos partenaires durant ce weekend de célébrations : la Fondation Charles de Gaulle et la Fondation Adenauer, le Palais du Tau qui nous accueille ce soir ainsi que le Centre des Monuments Nationaux, le Diocèse de Reims, le Comité de Jumelage Reims – Aachen, la Société des Amis de la Cathédrale de Reims et l’office Franco allemand pour la Jeunesse.
Mes remerciements vont également aux 5 mécènes qui nous soutiennent dans le cadre de ce 50ème anniversaire : les Maisons Taittinger, Vranken Pommery, Dom Pérignon, ainsi que Fossier et le domaine des Crayères.
Au nom de la Ville de Reims, je veux dire enfin à la Kammerphilharmonie Karlsruhe qui nous a fait l’honneur d’interpréter ce soir la 9ème symphonie de Beethoven, que je m’associe à la peine de l’ensemble des habitants de Karlsruhe, suite à l’immense tragédie qui a frappé leur ville mercredi dernier.
Il y a tout juste 50 ans, le 8 juillet 1962, le Général Charles de GAULLE et le Chancelier de la République Fédérale d’Allemagne Konrad ADENAUER scellaient ici, à Reims, la réconciliation franco-allemande.
Quelques mois plus tard, cette réconciliation se traduisait par le début de la coopération franco-allemande, concrétisée dans le Traité de l’Elysée, dont nous célébrerons d’ailleurs le 50ème anniversaire à Berlin, le 22 janvier 2013. Le Président de la République française Charles de GAULLE prononçait alors cette phrase restée dans la mémoire européenne :
« Il n’y a pas un homme dans le monde qui ne mesure l’importance de cet acte capital, non pas seulement parce qu’il tourne la page après une si longue et si sanglante histoire de luttes et de combats, mais aussi parce qu’il ouvre les portes d’un avenir nouveau pour l’Allemagne, pour la France, pour l’Europe ».
Un demi-siècle plus tard, et alors que la France vient de lancer l’année de l’amitié franco-allemande, cette déclaration n’a rien perdu de son actualité. Car si nous sommes aujourd’hui réunis pour célébrer le 50ème anniversaire de la réconciliation franco-allemande, c’est à l’idée européenne elle-même que nous rendons hommage.
Du vendredi 22 au dimanche 24 juin, le Congrès d’Amnesty International France s’est tenu au Centre des Congrès de Reims. Plus de 800 congressistes étaient attendus pour ces 3 jours de débats et de rencontres.
Je vous propose de retrouver ci-dessous mon intervention à l’occasion de l’ouverture de ce Congrès.
Madame la Présidente d’Amnesty International France, chère Geneviève GARRIGOS,
Mesdames et Messieurs les représentants des délégations étrangères,
Mesdames et Messieurs les congressistes,
Bienvenue à Reims !
C’est pour moi une immense honneur de vous accueillir aujourd’hui dans notre ville, à l’occasion de votre Congrès national. C’est la première fois en effet que Reims accueille Amnesty International, et je dois vous dire que c’est avec une grande fierté que nous vous recevons aujourd’hui.
D’une certaine manière, il était logique qu’Amnesty International croise la route de Reims, puisque notre municipalité partage les mêmes valeurs que votre organisation. Je veux vous le dire avec force : ici à Reims, vos combats sont aussi les nôtres. Nous partageons vos idéaux et nous les défendons sans relâche et au quotidien dans des actions concrètes. Nous sommes en effet engagés depuis plusieurs années dans une politique de lutte contre les injustices et les discriminations qui frappent certains de nos concitoyens.
Lors de mon élection en 2008, j’ai ainsi tenu à ce que soit créée une mission de lutte contre les discriminations, portée par mon adjointe ici présente, Virginie COEZ. Comme vous, nous œuvrons au quotidien pour que soient respectés les droits humains les plus élémentaires.
Et de ce point de vue, nous sommes très sensibles aux actions que vous menez à l’échelle nationale et internationale.
Mesdames, Messieurs,
Nous voici donc à nouveau réunis pour célébrer l’anniversaire de la capitulation du régime nazi, le 8 mai 1945.
Comme chaque année, c’est nombreux que nous nous retrouvons ici, à l’Hôtel de Ville, et que nous rendons hommage à un des événements les plus marquants de l’Histoire de notre pays.
La cérémonie de cette année est forcément particulière, puisque notre République ouvre aujourd’hui un chapitre nouveau de son Histoire. Depuis dimanche soir, le peuple français s’est en effet choisi un nouveau Président de la République, et je sais que celui-ci aura à cœur de rassembler tous les Français autour des valeurs humanistes et républicaines qui fondent la France.
Et c’est d’ailleurs cet esprit de rassemblement républicain et d’union nationale qui nous réunit tous ici aujourd’hui.
Je veux dès à présent remercier l’ensemble des personnes présentes à ces cérémonies : les associations d’anciens combattants, les services municipaux, mais aussi l’Harmonie Municipale et les porte-drapeaux, qui sont toujours là, année après année, et sans qui cette cérémonie ne pourrait se tenir.
Je veux remercier les attachés militaires étrangers, russes et britanniques, ainsi que l’échevin de la ville de Bastogne, qui nous font l’honneur de leur présence. Je veux bien sûr saluer le 132è Bataillon Cynophile de l’Armée de Terre et les jeunes marins de la Préparation Militaire Marine de Mourmelon et de Troyes. Et je n’oublie pas les élèves et aux professeurs de l’école élémentaire Gallieni et des lycées Murigny et Croix-Cordier de Tinqueux.
Après ces longs remerciements – qui sont toujours nécessaires – c’est justement à cette jeunesse que je souhaite aujourd’hui m’adresser en priorité.
Parce que cette génération a reçu un extraordinaire privilège : celui de naître en temps de Paix. Celui de ne pas éprouver dans ses chairs la violence et la douleur de la guerre.
Retrouvez ci-dessous l’intégralité de mon intervention lors de l”ouverture du Congrès national du SNES (Syndicat National des Enseignements de Second degré) hier après-midi.
Mesdames et Messieurs les congressistes,
Je suis très heureuse de vous accueillir aujourd’hui à Reims, heureuse et honorée que le Syndicat National des Enseignements de Second Degré (SNES) ait choisi notre ville pour l’organisation de son Congrès national.
Je sais que les 5 journées que vous allez passer ici seront riches en débats et en réflexions autour de l’avenir du syndicalisme enseignant, de l’avenir de l’enseignement secondaire, et plus largement encore de l’éducation elle-même.
Et je voudrais, en guise d’ouverture de ce Congrès, vous dire quelques mots sur l’éducation, justement.
Sur l’éducation, c’est-à-dire sur le projet de société que nous voulons pour nos enfants et pour nous-mêmes.
Sur l’éducation, c’est-à-dire sur les défis auxquels elle est confrontée, et auxquels, nous sommes, élus, personnels de l’éducation, simples citoyens, tous confrontés.
Sur l’éducation, c’est-à-dire, en fin de compte, sur les valeurs qui nous réunissent tous et qui fondent le pacte républicain.
Ces valeurs, ce sont tout simplement celles du service public de l’enseignement, ce sont des valeurs de justice et d’égalité.
Et ces valeurs, vous les connaissez mieux que quiconque, parce que vous les portez et les défendez au quotidien.
Parce que vous êtes le syndicat le plus représentatif du second degré, parce que parmi les 68 000 syndiqués que compte votre organisation se trouvent aussi bien des enseignants certifiés, que des agrégés, des conseillers principaux d’éducation, des psychologues scolaires, des surveillants et des personnels d’Education, vous représentez l’Education Nationale dans sa diversité, dans sa réalité, et donc dans sa richesse. Chacun de vous, dans la pluralité des métiers de l’enseignement et de l’encadrement éducatif, sait que l’éducation est la grande affaire de notre société.
Mes chers ami(e)s,
Merci, merci d’être venus si nombreuses et si nombreux ce soir pour accueillir notre candidat François Hollande.
Merci, cher François, d’avoir choisi Reims, pour célébrer cette Journée Internationale des Droits des Femmes. C’est un honneur pour notre ville de te recevoir, toi qui incarnes aujourd’hui tous les espoirs de changement dont notre pays a tant besoin. Nous sommes particulièrement fiers que tu sois parmi nous ce soir, au cœur d’une campagne que tu mènes avec brio, énergie et talent au service de la Gauche, au service de la France.
Merci, chère Martine, de nous faire l’amitié de ta présence.
Merci également aux nombreuses femmes qui nous font aujourd’hui l’honneur d’être présentes. Je pense en particulier à Elisabeth GUIGOU, à Marylise LEBRANCHU, à Catherine TASCA, à Yvette ROUDY, à Sylviane AGACINSKI ou encore Laure ADLER et Eva DARLAN.
Merci à tous les Marnais, les Haut-Marnais, les Ardennais, les Axonais et les Aubois qui se sont déplacés ce soir et à tous ceux qui viennent d’encore plus loin !
Mes chers ami(e)s, ce qui nous réunit ici ce soir, c’est l’espoir : l’espoir d’un redressement de notre pays, l’espoir d’un autre destin pour la France, l’espoir d’un véritable changement. Cet espoir du changement, nous l’avons, plus modestement mais fièrement vécu ici à Reims, il y a 4 ans, lorsqu’après 30 ans de règne de la droite, nous avons gagné la Ville et en avons fait, comme à Lille, comme à Montpellier et à Rouen, comme à Rennes et à Pau, comme à Paris bien sûr, un laboratoire de l’égalité au quotidien.
Et c’est ce même espoir, qui résonnait ici même, à Reims, dans ce complexe sportif, lorsque, le 31 mars 1981, il y a presque 31 ans jour pour jour, François Mitterrand en appelait au réveil de la France et déclarait être certain « que les électrices et les électeurs répondraient pour l’espoir et choisiraient les chances de l’avenir contre les échecs du passé. »
Mes chers ami(e)s, trente ans plus tard, on retrouve cette dynamique, on retrouve cette force. Car c’est à ce même choix que les Français seront confrontés dans quelques semaines : l’espoir contre la résignation, le changement contre la continuité, le progrès contre le conservatisme. Car la République, cette belle idée universelle portée depuis toujours par la gauche, notre République, elle sort de ces 5 ans très affaiblie.
Oui, la République est affaiblie, parce que ses piliers ont été profondément abîmés, parce que ses fondements ont été sapés. Où donc est-elle, cette République irréprochable que nous avait promis Nicolas Sarkozy ?
Pendant 5 ans, nous n’avons eu qu’une République forte avec les faibles et faible avec les forts.
Pendant 5 ans, nous n’avons eu droit qu’à un pouvoir arrogant, un pouvoir qui a humilié, divisé, monté les Français les uns contre les autres.
Pendant 5 ans, les valeurs républicaines elles-mêmes, ces valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité ont été attaquées, maltraitées.
Et, en cette journée internationale des droits des femmes, je veux dire d’abord et avant tout à quel point le combat pour les droits des femmes est indissociable du combat de la gauche pour l’égalité des droits.