Notre histoire culturelle se caractérise par la recherche d’une ouverture au monde et du respect de la création. La filiation de « Reims, Scènes d’Europe » est celle-là : elle remonte à ceux qui savaient que le monde divisé et abattu par la guerre se reconstruirait par la culture et grâce à la culture.
Reims est la ville de la reconstruction et de la réconciliation. Elle a connu ces périodes pendant lesquelles la nécessité d’être solidaires du reste du monde s’impose. La connaissance des cultures étrangères est une des conditions de cette solidarité.
Nous pouvons penser au festival mondial de théâtre universitaire de Nancy qui accueillait les créations de la jeunesse d’Europe. Bien sûr, nous pensons aussi au festival d’automne. « Reims Scènes d’Europe » partage cet héritage. Nous l’’inscrivons au cœur de ces confluences et de l’histoire d’ouverture de la culture française. Cette ligne directrice amène une transversalité des lieux, des disciplines, mais aussi des origines.
Reims se positionne aujourd’hui à la pointe de la création musicale. Des artistes de musique électronique comme Yuksek ou Brodinski ont acquis une renommée internationale et se produisent sur les scènes les plus prestigieuses du monde entier. Au point que la presse française, unanime, qualifie le phénomène de “Reims Academy”. L’édition 2009 du festival Elektricity est l’occasion de montrer aux Rémois et aux amateurs de la musique électronique la place qu’occupe la scène Rémoise.
Dans l’édition d’octobre de VRi, le magazine municipal, nous avons glissé un CD sur lequel figurent 21 titres de 21 artistes rémois. C’est une initiative inédite. 100.000 exemplaires de ce CD sont offerts au Rémois, grâce au travail de la Cartonnerie et à la participation de plusieurs mécènes. J’ai eu le plaisir de remettre un disque d’or symbolique aux artistes, hier au Grand Théâtre.
La soirée d’ouverture exceptionnelle d’hier, avec Yuksek et Laurent Garnier, sur le parvis de la cathédrale de Reims, a rencontré un succès formidable. Chacun a pu retrouver l’esprit du lieu, qui se prête très bien à la fête et au rassemblement. Chacun a pu observer que toute la ville rassemblée sait être au rendez-vous lorsque la qualité, l’originalité et l’audace sont au programme.
Je suis heureuse de retrouver cette équipe et ce festival. Nous nous connaissons depuis longtemps. La reprise de ce festival est une réussite.
Elle montre que Reims n’est pas une ville endormie, dès lors que l’on réveille des festivals, comme celui-ci, qui contribuent à sa vitalité.
C’est une réussite aussi parce que ce moment convivial et artistique ne donne aucun signe de fatigue, au contraire. J’y viens avec plaisir et j’y reviendrai avec plaisir.
Pendant une semaine, le festival donnera aux intrigues et aux secrets de notre ville une profondeur artistique. En mêlant tous les arts, il ouvre ses portes au plus grand nombre. Ce sont ces rendez-vous qui font la richesse et la vitalité d’une ville. Comme vous le savez, nous travaillons en ce moment avec l’ensemble des acteurs culturels de Reims pour donner un cadre commun à nos ambitions. C’est le sens des « Rencontres Culture » que nous organisons sur chacun des thèmes qui nous préoccupent particulièrement.
Chaque année, le rendez-vous du concert pique-nique au Parc de Champagne est un succès. Il donne aux Rémois une belle occasion de se rassembler, de profiter ensemble de leur parc et d’apprécier la musique dans une ambiance festive.
Samedi dernier, avec Monsieur Charles en première partie et le virtuose cubain Arturo Sandoval, nous avons à nouveau eu le plaisir de partager un très bon moment ensemble, avec les jeunes, les familles, les amis de Reims. La météo capricieuse ne nous a pas empêché d’apprécier l’instant.
Bravo et merci aux artistes et à toutes les équipes mobilisées - services municipaux, secouristes, équipes des Flâneries musicales, etc. - pour faire de cette fête une réussite !
Comme chaque année depuis 28 ans, le 21 juin est synonyme de la Fête de la Musique. Cette année encore, la fête a été belle à Reims, où de nombreux musiciens amateurs ou professionnels ont joué dans les rues. Il y en avait pour tous les styles : de la musique du monde, du rock, du hip-hop, de la chanson française, … .
Si ce rendez-vous m’a permis de réécouter des artistes rémois connus, il fut aussi l’occasion de découvrir de nouveaux talents.
Cette année, la Fête de la Musique s’est déroulé en même temps que les Sacres du Folklore. Ainsi, durant tout le week-end, le rémois ont pu assister à des représentations de danse folklorique de troupes venant de différents pays, comme la Slovaquie ou le Bénin.
Mon seul regret aura été le temps, que j’aurais préféré plus ensoleillé.

(Photo : Alain Hatat)
Hier soir, les 20èmes Flâneries Musicales s’ouvraient avec un concert de Jazz de Liz McComb dans la Cathédrale. Ce concert a été l’occasion pour de très nombreux rémois - le concert était complet - de réécouter ou découvrir cette très grande voix du Jazz et du Gospel.
J’ai trouvé sa prestation pleine d’énergie et d’émotion. Le public a d’ailleurs salué la qualité de son concert par de longues minutes d’applaudissement, amplement méritées.
Ce concert lance un mois dédié à toutes les formes de musique. En effet, dès ce soir, la programmation classique des Flâneries débute ; dimanche, la musique prend le contrôle de ville avec la Fête de la Musique et durant tous l’été de nombreux concerts sont programmés sur la scène du Cryptoportique.

J’ai inauguré mercredi dernier, avec les associations et les artistes qui ont participé à ce projet, la fresque du passage souterrain de la gare Maison Blanche.
Je suis heureuse de rendre hommage aux associations, aux habitants et bien sur aux artistes qui ont participé à cette fresque. J’ai l’habitude de dire que l’art et la culture remplissent leur office lorsqu’ils conduisent chacun à s’étonner, à s’intéresser à autrui, à mieux découvrir son environnement.
J’ai réuni ce matin à l’Hôtel de Ville les acteurs de la culture à Reims. Nous leur avons présenté, avec Sarah Ouaja-Ok et Thierry Wippler, nos priorités en matière de politique culturelle, et nous avons engagé la discussion.
Ces échanges ne font que commencer, puisque nous organiserons cette année un cycle de rencontres thématiques, pour que chaque décision prise dans le domaine culturel soit le fruit d’une concertation avec les associations et les professionnels.
Ce lancement des rencontres thématiques « culture » s’inscrit dans la démarche du projet urbain « Reims 2020 ».
Cette démarche consiste à penser collectivement la ville que nous souhaitons à l’horizon 2020 et à définir ensemble les moyens qui nous permettront d’y parvenir. Vous le savez, car beaucoup d’entre vous étaient présents en Mairie en janvier lors de leur présentation, trois équipes pluri-disciplinaires, emmenées par trois grands prix d’urbanisme, Messieurs Devillers, Panerai et Fortier, ont commencé à réfléchir sur des scénari possibles pour notre agglomération. Ils nous présenteront leurs propositions à l’automne. J’ai souhaité cependant que la réflexion ne soit pas seulement celle de spécialistes, aussi brillants soient-ils, mais que tous les Rémois aient la possibilité d’y participer. D’ici à la fin de l’année, un grand nombre de rencontres, forums, débats seront donc organisés sur tous les sujets qui font la vie d’une grande métropole : le logement, les déplacements, la place de l’enfant, le sport, l’urbanisme, et bien d’autres thèmes encore seront à ces différentes occasions débattus.
J’étais hier soir au Cirque de Reims pour assister à le seconde représentation du spectacle mis en scène par Mathilde Monnier. Ce fut un moment de grâce, car le pari de Mathilde Monnier était pleinement gagné.
Faire jouer ensemble, pendant plus d’une heure, sur une musique très originale, des enfants, des adolescents, des adultes et des personnes séniors, n’était pas gagné d’avance.
Et la magie a opéré, et les “acteurs”, tous amateurs, ont donné corps à un très beau moment scénique, avec des chorégraphies pleines d’inventions, avec l’émotion de voir ensemble des petits et des grands, dans un même ensemble, et avec une belle joie à l’être.
L’intergénérationnel, dont on vante les mérites souvent, était là démontré avec simplicité et beaucoup de bonheur, en témoigne la difficulté qu’ont eu les acteurs à se séparer au terme de ce spectacle. Merci à eux pour ce très beau moment.
Je suis allée en fin d’après-midi, hier, visiter l’exposition Caramafor organisée par J.Michelet, H.Toullec et plusieurs autres artistes rémois.
Elle se déroulait dans le cadre prestigieux de l’hôtel des Comtes de Champagne, un trés bel écrin pour faire connaitre les talents d’artistes au travers d’oeuvres véritablement variées, peintres, acteurs, musiciens, auteurs, photographes, poètes.
C’était également un moment tout à fait convivial, un clin d’oeil pour lutter contre le cafard… à mort.