Le service civique est un dispositif auquel je suis particulièrement attaché. En développant l’engagement citoyen et le volontariat, il porte des valeurs de générosité et de solidarité dans lesquelles se retrouve la Ville de Reims.
Il est en effet important que les jeunes - notamment de 16 à 25 ans - aient la possibilité de participer à des missions qui les forment en tant que citoyens. Ce dispositif contribue par ailleurs à lutter contre les discriminations puisqu’il n’exclut pas les jeunes n’ayant pas de diplômes ou de qualifications et permet également aux jeunes en situation de handicap d’y accéder.
De nombreux volontaires ont donc effectué cette année un certain nombre de missions au sein des services de la Ville de Reims ou dans un certain nombre de structures partenaires.
Je tiens une nouvelle fois à saluer ces jeunes volontaires et les féliciter pour leur engagement et leur participation à des projets d’intérêt local.
Comme chaque année, le 17 mai, nous célébrons la journée mondiale de lutte contre l’homophobie.
C’est l’occasion de rappeler que, 30 ans après la dépénalisation de l’homosexualité en France par François Mitterrand, des dizaines de milliers de femmes et d’hommes sont toujours victimes de discriminations en raison de leur orientation sexuelle.
Les couples de même sexe et leurs enfants, en effet, n’ont toujours pas accès aux même droits ni à la même protection que les autres familles. Les parents homosexuels se heurtent toujours aux mêmes difficultés : pour partager l’autorité parentale, établir un lien de filiation entre l’enfant et le deuxième parent ou adopter en tant que couple un enfant.
A quoi s’ajoute l’expérience douloureuse de l’homophobie ordinaire. Ainsi, un homosexuel sur quatre affirme avoir été agressé physiquement et un sur deux agressé verbalement, en raison de sa sexualité, au cours des dix dernières années.
Cette situation est intolérable et contraire aux valeurs qui fondent notre pacte républicain. C’est seulement en affirmant l’égalité de toutes et de tous devant la loi que l’on pourra faire reculer les violences et les discriminations subies.
C’est pourquoi François Hollande s’est engagé pour garantir l’égalité des droits. Avant le printemps 2013, il proposera une loi pour ouvrir le mariage et l’adoption aux homosexuels. Les couples de même sexe pourront enfin s’unir et fonder des familles en toute légalité et leurs enfants être protégés.
Ainsi triompheront les valeurs de notre République laïque : la liberté de choisir sa vie, l’égalité entre tous.
Adeline Hazan soutient l'appel des féministes par assemblee_des_femmes
Aujourd’hui a eu lieu à l’Hôte de Ville une cérémonie de remise des cartes électorales aux jeunes Rémoises et Rémois.
Cette cérémonie est un moment important de leur vie de citoyen, et c’est la raison pour laquelle nous avons voulu lui donner tout son sens en les invitant à l’Hôtel de Ville, un lieu symbolique.
Pour la première fois, ils vont avoir la possibilité de participer à une élection, à commencer par la plus importante d’entre toutes dans quelques semaines : l’élection présidentielle. Pour la première fois, ils vont pouvoir faire un choix républicain : celui de choisir leurs représentants. Ceci est leur droit de citoyen le plus essentiel : celui de donner leur avis et de faire entendre leur voix par le bulletin de vote.
C’est aussi une belle responsabilité. Celle de participer aux décisions qui sont prises, d’être un acteur républicain et engagé de la société dans laquelle nous vivons.
Le suffrage universel est l’expression la plus fidèle de la volonté de tout un peuple. Ne pas s’en saisir, c’est ne pas saisir son droit. C’est faire reculer la liberté.
Mais le vote, ce n’est pas seulement une liberté essentielle. C’est aussi la garantie de l’égalité entre citoyens. C’est l’idée fondamentale selon laquelle chaque voix compte, que chaque voix en vaut une autre, indépendamment de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.
Le vote, c’est l’égalité de tous face à la République. Et pourtant, c’est un droit extrêmement fragile, parce que récent, qui n’est jamais acquis. C’est un droit qu’il faut défendre constamment.
Tel était le message que je voulais faire passer à ces jeunes électeurs. Leur dire qu’ils sont l’avenir de notre société, et qu’il leur revient donc de lui apporter les changements qu’ils souhaitent, les valeurs dans lesquelles ils se reconnaissent.
C’est aussi la raison pour laquelle nous avons voulu que ce beau moment symbolique soit aussi inclus dans une démarche plus globale de présentation et d’information de leur droits.
Avec nos partenaires présents, nous avons organisé cette journée pour les aider à se faire une idée de l’ensemble des dispositifs en direction des jeunes qui existent au sein de notre Ville. Ces dispositifs sont nombreux, et il est important qu’ils en aient connaissance pour savoir à quoi ils peuvent prétendre. Ils sont également un moyen de leur présenter les différentes manières de s’engager de manière citoyenne, en tant que bénévole ou volontaire au sein des nombreuses associations de notre territoire.
Je tiens d’ailleurs à remercier une nouvelle fois Ismael Taggae et le collectif Footzbeul qui se sont mobilisés pour réaliser un magnifique flashmob sur le parvis de l’Hôtel de Ville.
Le succès de cette journée est un signe encourageant de la vitalité et du dynamisme de la démocratie rémoise. Je souhaite à tous nos jeunes nouveaux électeurs de faire honneur à leur carte d’électeur !
J’ai débuté hier soir ma désormais traditionnelle tournée des Conseils de Quartier lors du CQ de Charles Arnould- Clairmarais.
Cette tournée nous permet de venir discuter avec les Rémoises et les Rémois des réalisations que nous avons mises en place au cours de l’année écoulée bien sûr, mais également de répondre aux différentes questions qu’ils peuvent avoir sur les dossiers qui concernent plus précisément leur quartier. Hier soir, le public était nombreux.
Cet exercice de la démocratie de proximité est long et difficile, et il peut susciter de la frustration. Je sais que les attentes des habitants sont importantes, que les demandes qu’ils peuvent nous formuler mettent du temps à se mettre en place.
Si nous devons faire preuve d’humilité face aux défis que représente la démocratie locale, et bien que de nombreux efforts restent à faire, nous travaillons constamment à améliorer le fonctionnement de ces Conseils de Quartier. Il faut d’ailleurs saluer le dévouement des élus et des conseillers de quartier qui contribuent à faire vivre l’esprit démocratique dans chaque quartier rémois.
C’est donc dans cet esprit de démocratie qu’après avoir rappelé les principales réalisations de l’année écoulée, j’ai répondu avec les nombreux élus présents aux questions des habitants sur les problématiques du quartier.
Il est vrai que le quartier Clairmarais a récemment connu de nombreuses transformations. Il est à bien des égards l’exemple le plus emblématique de ce « renouveau » rémois auquel nous assistons depuis quelques années. Quartier au passé industriel, il est désormais un véritable quartier d’affaires et d’habitations, un quartier qui se transforme et se développe au rythme de l’attractivité et du dynamisme de notre ville.
Ce Conseil de Quartier nous a permis de revenir sur la rénovation et l’inauguration du parvis de la Gare centrale et ses conséquences en terme d’accès, de place de stationnement et de circulation. Nous avons également évoqué l’urbanisation rapide de ce quartier et les problèmes de stationnements et de dessertes en termes de commerces qu’elle induit. L’avenir du secteur Jardelle a également été discuté.
Quant aux traditionnelles questions liées à la voirie, ce fut l’occasion de rappeler qu’en 2011, ce sont plus de 3.5 millions d’euros que nous avons investis sur la voirie du secteur, avec notamment la création d’un parking Rue des Romains, l’embellissement du boulevard Charles Arnould ou encore la réfection de voiries et l’entretien du réseau d’éclairage public.
Au final, cette réunion publique, en plus de répondre à certaines attentes et impatiences des habitants, leur a donné une vue assez complète de ce qui a été réalisé au cours de l’année passée et ce qui le sera dans les prochains mois. Elle a également permis aux élus et aux techniciens présents d’avoir une meilleure compréhension des priorités des habitants du secteur.
Ce weekend se tenait la 17ème édition du Forum des Associations de Reims. Avec plus de 350 associations présentes, cette édition a été particulièrement réussie.
Ce grand moment de la vie associative rémoise est dédiée à toutes ces femmes et tous ces hommes, membres d’associations, bénévoles qui donnent de leur temps tout au long de l’année pour nous faire partager leur enthousiasme et leur passion.
Les deux jours que dure ce Forum leur est dédié. Deux journées durant lesquelles les nombreux visiteurs ont pu assister aux différentes animations proposées par ces Rémoises et ces Rémois dévoués.
En cette année européenne du bénévolat et du volontariat, cette manifestation résonne d’autant plus comme une occasion de rendre hommage à l’engagement associatif et les valeurs collectives qu’elle véhicule : partage, transmission du savoir et apprentissage de la citoyenneté, solidarité et don de soi.
Le thème que nous avons choisi pour cette 17ème édition : « L’Education populaire et l’engagement associatif, une richesse de territoire » s’inscrit bien dans cette démarche de valorisation de ces valeurs humanistes qui font l’honneur de l’engagement associatif.
Nous avons la chance, ici à Reims, de posséder un tissu associatif d’une extrême richesse. C’est très encourageant quand on sait combien l’activité d’un territoire et sa vitalité s’éprouvent dans la diversité et la richesse des projets associatifs qui s’y déploient.
Qu’il s’agisse de l’emploi ou de l’insertion, des services à la personne, de la préservation du lien social ou de la défense du développement durable, les synergies de notre territoire sont multiples et les engagements nombreux.
En tant que Maire de Reims, je mesure combien le travail des associations est un relais efficace et indispensable de toute politique économique et sociale.
Aux bénévoles et volontaires, je veux redire que leur implication sur notre territoire, dans la préservation de sa cohésion sociale ou son développement économique, sont des atouts précieux sans lesquels aucune politique ne peut être faire valoir ses ambitions.
Il n’est de ville véritablement démocratique que celle qui donne toute sa place à ses habitants, une ville qui fait le pari de l’intelligence collective, à l’image des Conseils de Quartiers.
Devant le nombre d’associations présentes pour ce Forum, les centaines de volontaires mobilisés et les dizaines de manifestations organisées, j’ai la certitude que ce pari est aujourd’hui gagné.
Dans le cadre des visites d’école que j’ai réalisées hier, j’ai présenté à la presse notre nouveau dispositif visant à favoriser le développement de la démocratie locale sur notre territoire. Il s’agit bien sûr du Conseil Municipal des Enfants et des Jeunes (CMEJ).
Ce projet a pour vocation de favoriser l’esprit d’initiative, le dialogue et la créativité des enfants et des jeunes rémois. Il doit leur permettre de se familiariser avec les instances politiques locales et leurs représentants élus.
Il me paraît en effet essentiel que les jeunes rémois puissent s’exercer au travail démocratique et élaborer des projets qui leur tiennent à cœur.
C’est aussi une manière de leur faire confiance et de leur permettre d’agir pour leur ville.
J’y vois un signe fort de reconnaissance en direction de la jeunesse, une manière de lui dire que Reims compte sur elle pour l’accompagner dans le changement.
C’est pourquoi, à l’initiative de la Ville de Reims et en partenariat avec l’Education nationale, le Conseil municipal enfants et des jeunes se mettra en place de manière expérimentale dans les prochains jours dans 5 écoles élémentaires et 5 collèges de Reims.
Si son installation en séance plénière se déroulera le 15 décembre à l’Hôtel de Ville de Reims, des clubs citoyens et de nombreuses réunions seront organisés d’ici là pour informer les enfants et les familles concernées. Le processus d’élection quant à lui aura lieu courant novembre.
Comme j’ai l’habitude de le dire, la démocratie locale ne se décrète pas, elle s’apprend. Grâce au CMEJ, je suis convaincue que les jeunes rémois auront à cœur d’agir pour leur Ville et de faire entendre leur voix.