J’ai participé cet après-midi à l’inauguration du « Jardin de simples » au Parc de Champagne. C’est suite au succès enregistré par l’exposition « des aires de jardins » qui s’est tenue en 2009, qu’il a été décidé cette année de mettre à l’honneur les plantes médicinales du 16 juin au 7 novembre 2012.
Inventés sous le règne de Charlemagne et autrefois appelés Herbularius, les « jardins de simples » étaient des jardins de plantes médicinales souvent installés à proximité de l’infirmerie des monastères.
Au sein de l’espace, ce sont pas moins de 66 plantes médicinales qui sont représentées parmi les 1.500 recensées en France. Nous connaissons tous certaines de ses plantes, telles que le persil, le thym, le basilic. D’autres, en revanche, plus sauvages, sont souvent méconnues.
Ce jardin permettra ainsi de les découvrir et donnera aux Rémoises et aux Rémois l’occasion de se familiariser avec.
Je veux également rappeler que nous avons souhaité associer à cet espace un jardin de contemplation qui sera quant à lui dédié à la relaxation et à la méditation.
Ce Jardin de Simples est un endroit magnifique, propice à la détente, à la découverte et à l’enrichissement. Bref, c’est un endroit incontournable de notre Parc de Champagne !
Lors du Conseil Municipal du 28 juin, j’ai présenté le Compte Administratif 2011 de la Ville de Reims. Avec un constat majeur : la poursuite du redressement financier de notre ville.
Le choix financier de la ville de Reims a toujours été le même : pratiquer une rupture avec le passé malgré une conjoncture économique défavorable. Il est aujourd’hui totalement assumé :
- ne pas augmenter les taux d’imposition
- diminuer l’endettement
- maîtriser le fonctionnement
- maintenir un haut programme d’investissement
Que montrent les résultats du compte administratif 2011 ?
- une stabilisation des taux d’imposition pour la 4ème année consécutive
- une baisse de la dette de 15M€ entre 2010 et 2011
- une amélioration des agrégats d’épargne en fonctionnement de 10 M€
- un niveau d’investissement élevé à 69 M€ (57 M€ en 2010)
Stabilité fiscale, endettement en recul et solvabilité nettement améliorée : notre stratégie est donc respectée.
Ce compte administratif est indéniablement une fierté. Peu de grandes villes peuvent présenter une telle amélioration dans la période que l’on traverse. Plus que jamais, dans cette période de crise qui dure et dure encore, il nous est imposé d être rigoureux et responsable.
Les résultats financiers de la Ville de Reims prouvent que nous le sommes depuis 4 ans. Nous continuerons sur cette voie.
Il y a quelques mois, je m’étais exprimée publiquement sur le risque que la fermeture de la BA 112 faisait porter à son Musée aéronautique, dont l’existence se trouvait menacée. Une telle disparition aurait été extrêmement préjudiciable pour le patrimoine historique et culturel de la région Champagne-Ardenne.
J’avais alors émis le souhait qu’une solution rapide puisse être trouvée afin de maintenir le musée. Il s’agissait là d’un enjeu essentiel pour le territoire rémois et qui méritait de mobiliser l’ensemble des élus et des acteurs, au-delà de toute appartenance politique.
C’est la raison pour laquelle j’ai tenu à ce que la Ville de Reims soutienne le projet du Maire de Bétheny de sauver le musée, en le déplaçant de la Base aérienne 112 sur le site d’une ancienne école de Bétheny. J’ai par ailleurs souhaité qu’un soutien financier puisse être accordé à ce projet. Nous travaillons actuellement à un apport d’un montant de 15 000 euros.
Ce maintien sur le territoire est la reconnaissance de l’importance que Reims-Bétheny dans l’histoire de l’aéronautique mondiale : c’est en effet sur ce territoire qu’a eu lieu le premier meeting aérien en 1909 ; c’est également dans le ciel rémois que s’est déroulé le premier combat aérien de la 1ère Guerre Mondiale.
Je me réjouis que notre territoire conserve ce musée qui représente un facteur d’attractivité et porte en lui une part importance de l’histoire du XXème siècle.
Nous avons inauguré aujourd’hui à Bezannes un nouvel immeuble acquis par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Reims et d’Epernay.
Cela fait maintenant plusieurs années que nous réfléchissions avec la CCIRE à un projet de ce type. Situé au pied de la gare TGV, cet immeuble de 4 500 m2 de bureaux permet d’offrir la possibilité à des entreprises de s’installer sur le site. Cette décision importante et majeure permet de faire une offre de bureaux à de nouvelles et jeunes entreprises.
Je me félicite de l’aboutissement de ce projet ambitieux et de qualité dans une conjoncture économique pourtant délicate. L’emplacement de cet immeuble et son accessibilité en font une porte d’entrée idéale pour Reims métropole.
Il s’inscrit dans notre souhait de pouvoir offrir une offre immobilière de qualité aux entreprises qui souhaitent s’installer ou se développer sur notre territoire.
Je viens d’apprendre avec regrets que le groupe de presse belge Rossel a décidé d’abandonner les négociations de rapprochement avec le groupe Hersant Media. Nous pouvions malheureusement craindre ce retrait, suite à l’impossibilité du groupe Rossel et du syndicat majoritaire CGT de trouver un accord.
Cette décision est particulièrement alarmante.
Je pense tout d’abord aux salariés du journal L’Union. Ce sont des centaines d’hommes et de femmes qui se retrouvent aujourd’hui dans une situation d’incertitude sur leur avenir professionnel. Il s’agit d’un véritable drame économique et social pour notre territoire et son bassin d’emploi.
Mais cette situation témoigne plus généralement des difficultés auxquelles est confrontée la presse régionale dans notre pays. Le risque de voir disparaître le seul journal local de notre territoire est un recul dangereux de la liberté d’expression et du droit d’informer.
Reims a besoin d’une presse locale indépendante et de qualité.
Avec ce retrait, l’incertitude est désormais totale quant à l’avenir des salariés de l’Union et la survie elle-même du titre de presse est engagée.
Je le regrette fortement et en appelle donc à la responsabilité de l’ensemble des partenaires afin que de nouvelles négociations puissent avoir lieu.
Hier soir, j’ai présenté durant le Conseil communautaire le résultat comptable 2011 de Reims Métropole.
Celui-ci présente une amélioration très sensible des grands équilibres par rapport à 2010. Après retraitement, on constate que ce résultat financier met en évidence une stabilisation de l’épargne brute. Dans le même temps, Reims Métropole a pu améliorer la solidarité financière et cela, sans détériorer ses comptes.
Par ailleurs, l’encours global de la dette de Reims Métropole est d’un montant de 109 M€ fin 2011. Cela représente une baisse de 16% par rapport à la fin 2010 (131 M€).
Cette dette est juridique mais pas économique : si on déduit la dette inutile (et donc placée), l’encours global de la dette est alors ramené à 50 M€ fin 2011, soit une baisse de 35% par rapport à la fin 2010 (78 M€).
Ce niveau de dette est le plus bas depuis 2001. Il induit une très grande marge de manœuvre d’investissement de la collectivité.
En d’autres termes, ce très bon résultat 2011 garantit les possibilités d’évolution de l’agglomération tant en matière de développement, d’extension que de solidarité financière.
Reims métropole a ainsi poursuivi sa politique de consolidation des fondamentaux financiers : une capacité d’investissement élevée (30 M€ par an) et la possibilité de faire face tant à l’arrivée du tramway qu’à l’extension de son territoire.
C’est une chance pour la bassin de vie rémois qui peut compter sur cette collectivité pour assumer ses deux vocations: 1) développer l’économie et l’emploi, enjeu vital pour notre territoire qui doit être encore plus attractif ; 2) améliorer la qualité de vie des citoyens.
Du vendredi 22 au dimanche 24 juin, le Congrès d’Amnesty International France s’est tenu au Centre des Congrès de Reims. Plus de 800 congressistes étaient attendus pour ces 3 jours de débats et de rencontres.
Je vous propose de retrouver ci-dessous mon intervention à l’occasion de l’ouverture de ce Congrès.
Madame la Présidente d’Amnesty International France, chère Geneviève GARRIGOS,
Mesdames et Messieurs les représentants des délégations étrangères,
Mesdames et Messieurs les congressistes,
Bienvenue à Reims !
C’est pour moi une immense honneur de vous accueillir aujourd’hui dans notre ville, à l’occasion de votre Congrès national. C’est la première fois en effet que Reims accueille Amnesty International, et je dois vous dire que c’est avec une grande fierté que nous vous recevons aujourd’hui.
D’une certaine manière, il était logique qu’Amnesty International croise la route de Reims, puisque notre municipalité partage les mêmes valeurs que votre organisation. Je veux vous le dire avec force : ici à Reims, vos combats sont aussi les nôtres. Nous partageons vos idéaux et nous les défendons sans relâche et au quotidien dans des actions concrètes. Nous sommes en effet engagés depuis plusieurs années dans une politique de lutte contre les injustices et les discriminations qui frappent certains de nos concitoyens.
Lors de mon élection en 2008, j’ai ainsi tenu à ce que soit créée une mission de lutte contre les discriminations, portée par mon adjointe ici présente, Virginie COEZ. Comme vous, nous œuvrons au quotidien pour que soient respectés les droits humains les plus élémentaires.
Et de ce point de vue, nous sommes très sensibles aux actions que vous menez à l’échelle nationale et internationale.
Dans le cadre du Congrès national d’Amnesty International France qui s’est tenu ce weekend à Reims, nous avons souhaité rendre hommage à la mémoire d’Anna Politkovskaïa, cette journaliste russe assassinée le 7 octobre 2006 à Moscou.
Après avoir écouté le chœur d’enfants de la troupe « Les enfants d’la balle » dirigée par Tony Amirati, ancien secrétaire Générale de l’Opéra de Reims, nous avons baptisé à son nom le Kiosque du Parc de la Patte d’Oie.
Toute sa vie, Anna Politkovskaïa s’est battue pour la liberté d’expression dans son pays et pour défendre les Droits de l’Homme si souvent méprisés.
Nous connaissions tous son travail inlassable de dénonciations des crimes commis en Tchétchénie, tels que le viol et la torture, à travers les milliers d’articles et les centaines d’interviews qu’elle a réalisés tout au long de sa carrière.
Malheureusement, c’est parce qu’elle a dénoncé ces violations des droits de l’homme dans un pays en guerre, parce qu’elle a également combattu la corruption du pouvoir, qu’Anna Politkovskaïa a été abattue dans l’ascenseur de son immeuble, un samedi soir d’octobre.
Ce crime sauvage contre une journaliste exemplaire, dont le courage et le sens de la justice n’ont jamais failli, résonne comme un coup terrible porté à la liberté de la presse et de l’expression démocratique. Cet assassinat ignoble nous rappelle le difficile travail et les risques encourus par les journalistes dans le monde.
Par ce baptême commémoratif, nous rendons hommage à la mémoire d’Anna Politkovskaïa et à l’ensemble des journalistes qui se battent pour dénoncer la violence et la censure afin de faire triompher la vérité.
Du 22 juin au 12 juillet, Reims fait de nouveau faire place à la musique avec la 23ème édition des Flâneries Musicales.
Pour cette nouvelle édition, le nouveau directeur artistique Jean-Philippe Collard a proposé une programmation de grande qualité qui saura séduire mélomanes et amateurs de musique : près de 45 concerts qui investiront différents lieux et qui feront résonner la ville entière.
A l’image de ce qui a fait la force et l’originalité des Flâneries Musicales par le passé, cette 23ème édition tire de la participation de toute la ville et de ses habitants la clé de son succès. De nombreux artistes et musiciens de renommée internationale viendront à la rencontre du public pour faire découvrir leurs œuvres et partager leur passion.
Cette édition sera par ailleurs l’occasion de rendre notamment hommage à l’œuvre musicale de Claude Debussy, génial compositeur avant-gardiste.
Je vous souhaite à toutes et à tous un très bon été musical à Reims !
C’est avec une grande fierté que la Ville de Reims a inauguré jeudi 21 juin un nouveau Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) sur le territoire rémois. Ce projet, engagé en 2005 avec le soutien de la Ville de Reims, mais aussi de l’Etat, de la Région, du Département et du CCAS, est aujourd’hui une réalité.
Ce centre, qui a en réalité ouvert ses portes en décembre dernier, sera géré par la Fondation de l’Armée du Salut, qui mène au sein de notre ville un véritable travail d’hébergement, d’accompagnement et d’insertion sociale et professionnelle auprès des personnes les plus fragiles.
Le combat contre la pauvreté est une bataille que nous menons tous les jours et qui demande des efforts considérables de la part des pouvoirs publics et des associations. Au regard des réalités de vie vécues par certains de nos concitoyens les plus démunis, les actions que nous menons ne peuvent être véritablement efficaces que si elles nous permettent d’intervenir dans la durée auprès des personnes en détresse, c’est-à-dire en les accompagnant au quotidien.
La question de l’hébergement d’urgence des personnes en souffrance est aujourd’hui une question centrale.
De ce point de vue, je me félicite que la nouvelle Ministre du Logement, Cécile Duflot, ait décidé de prolonger le dispositif hivernal de l’hébergement d’urgence. C’est une décision hautement symbolique qui va permettre aux populations les plus fragiles de trouver un lieu d’accueil tout au long de l’année.
Dans le même esprit, ce nouvel établissement contribuera sans nul doute à améliorer considérablement les conditions d’accueil et l’accompagnement des personnes. Grâce aux différents dispositifs que y sont mis en place, le passage au sein de cette structure des personnes les plus fragiles constitue en réalité un véritable tremplin vers l’autonomie.
Chaque fois que nous ouvrons des lieux de solidarité sur notre territoire, nous faisons reculer l’exclusion. Chaque fois que nous permettons aux populations les plus démunies de bénéficier d’un accueil d’urgence ou d’un accompagnement social, nous garantissons un peu plus les conditions de ce « vivre ensemble » auquel la Ville de Reims est tant attachée.