Les suppressions aveugles de postes se poursuivent dans l’Education Nationale. En tout, ce sont 14 000 postes qui devraient disparaître sur toute la France à la rentrée prochaine, parmi lesquels des milliers d’enseignants « Rased », en charge d’accompagner les élèves en difficulté et donc les plus vulnérables.
Le département de la Marne est également touché cette année avec l’annonce de la suppression à la rentrée 2012 de 57 postes : 42 dans les écoles primaires et maternelles, et 15 dans les collèges. 40 fermetures de classes sont prévues contre seulement 25 ouvertures. A Reims, 5 classes devraient fermer dans les maternelles Charpentier, Dauphinot, Pouply, Gallieni et Auvergnats. Les écoles élémentaires Gallieni, Prieur de la Marne, Ecole des gens du voyage, et Provençaux devraient également perdre 4 classes.
Grâce à la mobilisation des parents d’élèves, des enseignants et de la Municipalité, 3 classes menacées de fermeture devraient être maintenues dans les écoles primaires Sully, Billard et Barthou. Si nous pouvons nous réjouir de cette première victoire, la situation dans nos écoles demeure très préoccupante. Les enseignants sont de plus en plus précarisés, la scolarisation des enfants de moins de 2 ans est en baisse, les classes sont surchargées, et selon l’OCDE, la France possède le taux d’encadrement le plus faible d’Europe.
Je dénonce avec la plus grande fermeté cette suppression massive de postes dans l’Education Nationale et m’inquiète des répercussions inévitables sur les conditions de travail des enseignants et le climat d’étude des élèves. C’est la raison pour laquelle je demande un moratoire immédiat sur les suppressions de postes.
Je me suis rendue une nouvelle fois ce matin sur le site de Bosal Le Rapide, pour rencontrer les salariés de cette entreprise qui se battent depuis longtemps déjà contre un projet injuste de délocalisation d’une grande partie de l’activité et qui va entrainer la suppression de 93 postes sur les 144 existants.
Ces salariés, qui ont interrompu leur travail depuis 10 jours en signe de protestation, étaient justement appelés aujourd’hui à se prononcer sur un plan de sauvegarde de l’emploi et à décider de la reprise ou non du travail, ce qu’ils ont approuvé à une écrasante majorité.
Je suis venue les assurer de mon soutien. Je soutiendrai également leur projet d’organiser une table ronde avec les collectivités et l’Etat.
Comme je l’ai dit ce matin, Bosal est un symbole. Cette entreprise a en effet bénéficié il y a une dizaine d’années de 2 millions d’euros de subventions.
C’est pourquoi, en cas de victoire en mai 2012 et aux législatives qui suivront, il faudra légiférer pour que ces entreprises qui ont touché des subventions publiques et qui délocalisent remboursent les aides perçues.
Il n’est pas acceptable que les décisions de délocalisation et les suppressions d’emplois qui s’ensuivent répondent à des préoccupations de profit au détriment de dizaines de salariés et de leurs familles.
J’ai eu le plaisir de présenter hier, en présence de Christiane Kutten, adjointe à l’égalité femmes-hommes, le programme de la deuxième édition de la Biennale de l’égalité des femmes et des hommes de Reims, qui aura lieu du 3 mars au 7 avril.
Entièrement construite autour de cette valeur fondamentale qu’est l’égalité des femmes et des hommes, la Biennale 2012 sera l’occasion pour les Rémoises et les Rémois de participer à de nombreuses manifestations, projections, spectacles, conférences et expositions.
Particulièrement riche, le programme des manifestations sera élaboré autour de deux principes :
1/ Mettre en valeur les associations, bénévoles, professionnels, mais aussi les artistes et les clubs qui agissent au quotidien pour faire progresser l’égalité dans notre Ville. Ce programme est construit de manière à permettre à chacun de s’exprimer, de permettre à l’action de chacun d’être au cœur même de cette manifestation.
Mais pour que cette manifestation ait l’ampleur qu’elle mérite, il faut qu’elle touche le maximum de personnes.
2/ C’est là le second principe du programme de la Biennale : jeunes et moins jeunes, élus, citoyens, ce programme s’adresse à toutes et tous les Rémois. Chacun pourra trouver, en fonction de son âge, de sa disponibilité et de ses centres d’intérêt, une manifestation qui lui conviendra . C’est également la raison pour laquelle nous avons fait le choix de la gratuité pour l’immense majorité des manifestations de cette Biennale.
En ce sens, cette Biennale doit être l’occasion pour chacune et chacun d’aller à la rencontre de l’autre et d’échanger, débattre, discuter avec les artistes et les associations, afin de faire progresser l’égalité dans la société.
Hier soir, j’ai proposé lors du Conseil Communautaire une baisse de 5 % de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères - qui devrait ainsi passer de 9,95 % à 9,45 - , proposition qui a été votée malgré l’abstention de l’opposition.
Lorsque la TEOM a été mise en place par Reims Métropole en 2009, notre agglomération était alors la dernière de sa catégorie à à ne pas l’avoir déjà fait.
Pour rappel, cet impôt additionnel à la taxe foncière sur les propriétés bâties, permet notamment de faire face à l’augmentation constante du coût de gestion des déchets. Aujourd’hui, c’est précisément plusieurs évolutions du contexte qui nous ont autorisés à proposer cette baisse et de réaliser des économies.
Quelles sont ces évolutions ?
- Il s’agit tout d’abord des premiers résultats de la prolongation de la convention de concession avec la société Rémival (groupe Véolia Propreté) qui exploite l’usine d’incinération. Négociée il y a 2 ans pour une durée de 4 années, cette prolongation a permis d’absorber presque intégralement le coût des travaux de mise aux normes de l’installation, notamment en terme de rejets atmosphériques. Aujourd’hui, les économies envisagées il y a deux ans semblent pérennes.
- Il s’agit ensuite du futur marché de collecte, qui sera renouvelé au 1er janvier 2013 : ce marché, qui sera lancé prochainement, devrait en effet être optimisé en termes techniques autant que financiers. Le marché actuellement en cours ayant été lancé en 2006, il s’agira là du premier marché de collecte des déchets lancé depuis l’instauration de la TEOM.
Plus que jamais, nous voulons et allons continuer à faire de Reims une agglomération plus propre. A travers les efforts quotidiens réalisés par les Rémois - qui doivent être prolongés - c’est tout Reims Métropole qui s’embellit.
Grâce à l’optimisation de la gestion des déchets par la communauté d’agglomération, nous allons pouvoir diminuer dès cette année l’effort financier consentis par les habitants. Une décision sur laquelle, donc, l’opposition a choisi de s’abstenir.
Après plusieurs mois de faux suspens, après avoir multiplié les déplacements politiques aux frais de l’Etat, le Président de la République s’est enfin déclaré candidat à l’élection présidentielle, sur le plateau du Journal Télévisé de TF1 mercredi soir.
Si elle était attendue, cette déclaration constitue à l’évidence un temps fort de la campagne : il est en effet bienvenu que le Président, dont personne n’ignorait qu’il fût candidat à sa réélection, entre enfin dans l’arène politique.
Le temps de la confrontation est ainsi venu. Confrontation des projets, confrontation des valeurs, confrontation des visions pour la France.
Suite à son intervention sur TF1, on aura donc compris que Nicolas Sarkozy souhaite rejouer la partition du candidat de la rupture. Il est toutefois difficile de rompre avec soi-même et d’effacer le souvenir de 5 années de présidence.
Sur la forme, ce quinquennat aura été marqué par l’agitation, la stigmatisation, les renoncements, la mise en tension de la société.
Sur le fond, il aura été celui de la mauvaise gestion : bouclier fiscal, baisse de l’ISF, plans de rigueur. Comme un terrible symbole, c’est le jour même où Nicolas Sarkozy déclarait sa candidature que la majorité UMP votait la TVA sociale à l’Assemblée Nationale.
Les classes populaires et les classes moyennes, dont le candidat Sarkozy se faisait jadis le défenseur, auront finalement été dupées au profit des plus fortunés.
Le quinquennat de Nicolas Sarkozy aura donc été à tous points de vue le quinquennat de l’échec. Echec économique, échec social, échec moral.
En cherchant une fois encore à se placer sur le terrain des valeurs, en créant de nouvelles tensions à l’intérieur de la société française (Français vs étrangers, travailleurs vs chômeurs) le Président sortant tente de masquer ce bilan désastreux. C’est là sa seule et unique stratégie.
Nicolas Sarkozy voudrait que les Français oublient ces 5 dernières années. Il voudrait se muer en « candidat du peuple » quand il a été uniquement le Président des puissants.
Qui peut encore croire que Nicolas Sarkozy fera en 2012 ce qu’il n’a pas su faire en 5 ans ? Qui peut encore croire en la parole d’un homme qui n’a cessé de renier ses engagements ?
Nous ne devons pas laisser Nicolas Sarkozy échapper à ses responsabilités. Celui-ci doit rendre des comptes aux Français sur son bilan.
Face à celui qui a dégradé la France, abaissé la République et divisé les Français, une autre voie est aujourd’hui possible : celle de la justice et de l’égalité, de l’unité et du rassemblement. François Hollande incarne cet espoir.
Nicolas Sarkozy est le candidat de la crise : crise sociale, économique et morale.
A nous tous, qui souhaitons le changement, de permettre à François Hollande d’être quant à lui le Président de la sortie de crise.
Retrouvez mon intervention lors de l’inauguration officielle de la crèche Bienfait de la SPE.
Inauguration de la crèche BIENFAIT - Rue Ponsardin par adelinehazan
Alors que l’agence de notation Moody’s vient de placer la France sous perspective négative et menace de dégrader son triple A, je vous propose de retrouver ma tribune, parue la semaine dernière dans Les Petites Affiches Matot Braine, et consacrée à l’impact de la perte du AAA sur les collectivités locales.
Vendredi 13 janvier, l’agence de notation Standard & Poor’s annonçait la dégradation de la note de la France. Certes attendue depuis plusieurs semaines, la perte du triple A français a sonné comme un très sérieux avertissement sur la manière dont étaient gérées les finances de l’Etat. Si ce dernier cherche aujourd’hui à minimiser l’impact de cette dégradation – après en avoir dramatisé l’éventualité – la question se pose désormais de savoir quelles seront les conséquences directes et indirectes de cette sanction, notamment sur les collectivités locales.
Le fonctionnement institutionnel des collectivités et les mécanismes qui président à leur relation étroite avec les finances nationales peuvent en effet laisser penser que ces conséquences seront réelles.
Pour autant, l’impact direct sur une collectivité telle que Reims Métropole sera quasi-nul, pour deux raisons au moins.
Premièrement, même si les collectivités actuellement notées seront dans le prolongement de l’Etat logiquement dégradées par Standard & Poor’s, seule une trentaine de collectivités sont en réalité actuellement notées par les agences de notation. Reims Métropole n’en fait pas partie.
Il n’y aura donc pas de dégradation de notre collectivité. Symboliquement, on aurait pu craindre qu’une telle annonce ait des conséquences concrètes sur nos capacités d’emprunt, comme on a pu par ailleurs le voir pour d’autres institutions publiques.
Or, et c’est le second argument, il n’est d’ailleurs même pas sûr qu’une telle « réaction en chaine » se produise. Il est en effet peu probable que les collectivités elles-mêmes concernées par une baisse de leur note – l’Île-de-France, notamment - voient leurs conditions d’emprunt impactées. Les raisons sont doubles : d’une part, les banques ont à leur disposition leurs propres indicateurs et d’autre part, on a pu constater que la dégradation de la note de la France, annoncée depuis plusieurs mois, a été en grande partie anticipée par les marchés. Cela vaut également pour les collectivités locales.
En réalité, Reims Métropole sera moins impactée par la dégradation de la note de la France en tant que telle que par les choix politiques qui en ont découlé, au premier rang desquels le relèvement de la TVA de 5,5 à 7%.
Cette mesure, qui touche identiquement tous les consommateurs, quels que soient leurs revenus, a en effet des impacts très significatifs pour Reims Métropole que nous avons déjà pu chiffrer.
Ainsi, le relèvement de la TVA, qui concernera directement les opérations de collecte, de tri et de traitement des déchets ainsi que les transports de voyageurs, impactera le budget de la CAR à hauteur de 700 000 euros.
A cela s’ajoutent une nouvelle ponction par l’Etat de 200 millions d’euros sur les budgets des collectivités, la baisse des dotations ou encore la réforme de la taxe professionnelle qui diminue sensiblement l’évolution des recettes de Reims Métropole.
En conclusion, si les effets de la perte du triple A de la France ne touchent pas directement Reims Métropole, ce sont bien plutôt le plan de rigueur décidé par le Gouvernement français et les choix politiques qui en ont découlé, qui pèsent lourdement sur le budget de notre collectivité.
Hier avait lieu la traditionnelle remise de l’ouvrage des Ateliers de la Culture pour l’année 2011. Cet ouvrage est issu des ateliers de la culture qui se déroulent tout au long de l’année, et attendu avec impatience par tous ceux qui y ont contribué.
Les Ateliers de la Culture participent de cette conception de « la culture pour tous » que nous défendons. Ils présentent la particularité de s’appuyer sur le relais de structures de terrain, telles que les maisons de quartier bien sûr, mais également les associations caritatives et les établissements scolaires.
Mais ils sont aussi l’occasion pour les Rémoises et les Rémois de se confronter à un véritable travail de création, de manifester leur talent et leur fibre artistiques. C’est l’autre objectif des Ateliers de la Culture : permettre à chacun de laisser jaillir en soi une créativité que la vie, avec ses contraintes et ses difficultés, ne permet pas toujours.
Pour toutes ces raisons, il était très important que le travail réalisé durant ces ateliers s’inscrive dans la durée, qu’il laisse une trace dans la vie culturelle, déjà si riche et si diverse, de notre Ville.
Voilà pourquoi, comme les années précédentes, les 5 ateliers qui se sont tenus cette année se trouvent désormais réunis dans ce bel ouvrage que nous vous présentons aujourd’hui.
Cette année, cet ouvrage porte en lui une dimension particulière puisque la plupart des ateliers se sont inscrits dans le cadre du 800ème anniversaire de la Cathédrale.
Je tiens à féliciter bien sûr l’ensemble des artistes, photographes, plasticiens, écrivains qui ont participé à ce projet, mais aussi l’ensemble des partenaires, qu’il s’agisse des Maisons de quartier ou des différentes structures associées.
Demain, mercredi 8 Février, la première secrétaire du Parti Socialiste, Martine Aubry, se rendra à Reims dans le cadre de la campagne présidentielle.
Elle organisera notamment à 13H une rencontre publique de soutien à François Hollande à la salle municipale Rossini (4 rue Giochino Rossini, quartier Wilson) en présence de Jean-Paul Bachy et moi-même.
Elle se rendra ensuite dans les locaux de Cello Plastic, pour y rencontrer et échanger avec les salariés. L’entreprise vient de sauvegarder ses 90 emplois grâce à la mobilisation de l’ensemble de ses salariés, de la Ville et de la Région.
Martine Aubry rencontrera également une délégation syndicale de l’entreprise Bosal Le Rapide, dont l’activité à Beine-Nauroy est aujourd’hui malheureusement menacée par un plan de délocalisation injuste.
Je vous invite donc à vous rendre très nombreux en salle Rossini demain à 13H !
En tant que Présidente de l’agglomération de Reims, collectivité partenaire, j’ai participé hier au lancement de la Chaire Reims Management School (RMS) “Economie Agro-Bio-Industrielle” dont un des objectif est de conforter le positionnement du territoire dans le domaine des valorisations non-alimentaires des agro-ressources et biotechnologies blanches.
Outre le fait que cette chaire contribue au rayonnement et à la visibilité du pôle IAR (Industrie Agro Ressources), le lancement de cette nouvelle chaire traduit la dynamique vertueuse enclenchée depuis 2008 par Reims et Reims Métropole dans le domaine de l’enseignement supérieur, de la recherche, de l’innovation et du développement économique.
Le soutien que nos collectivités apportent à la fois l’école Centrale Paris (centre d’excellence en biotechnologies blanches en 2010), AgroParisTech (implantation d’une Chaire en Agro Biotechnologies Industrielles en 2011), notre Université de Reims (thèses), et particulièrement aujourd’hui la nouvelle chaire de RMS, est un signe fort de l’importance que notre région accorde à cette question.
Par ailleurs, ce soutien s’inscrit dans une démarche d’accompagnement en matière d’innovation et de recherche, et plus généralement en matière d’enseignement supérieur.
L’arrivée ou le soutien de grandes écoles telles que Sciences Po, Centrale, AgroParisTech, Ecole Supérieure d’Art et de Design (ESAD) génère de nouveaux partenariats en formation et en recherche, et renforce le rayonnement international des établissements d’enseignement supérieur rémois et du territoire.
Cette double motivation permet d’offrir non seulement des formations d’avenir aux jeunes de la métropole rémoise, mais aussi, pour les entreprises locales, des offres de recrutement de qualité permettant leur maintien dans le tissu économique local, et l’extension de celui-ci par l’arrivée d’entreprises nouvelles.
En contribuant à ces implantations, et à l’instauration de ces nouvelles chaires, Reims et son agglomération œuvrent depuis 2008 à créer de nombreuses synergies qui renforcent et rendent toujours plus attractif notre territoire.
Je ne peux que m’en féliciter.