Hier soir au Conseil Municipal, j’ai présenté au nom de la majorité municipale un vœu contre la libéralisation des droits de plantation de vignes qui a été voté à l’unanimité. Je me félicite de ce consensus, tant le sujet est important pour l’économie et l’avenir de notre territoire.
Ce vœu fait suite à la suppression programmée par l’Union Européenne au 31 décembre 2015 de l’encadrement des plantations de vignes. Celle-ci aura des conséquences dramatiques pour l’économie de la viticulture européenne et, par répercussion, pour celle des territoires sur lesquels elle est implantée.
Pour la Champagne, cette nouvelle donne remettrait notamment en cause les principes de gestion collective de l’Appellation d’Origine Contrôlée Champagne, tels qu’ils sont mis en œuvre avec succès depuis plus de 60 ans. Il en va de l’intérêt vital des opérateurs de la filière, mais aussi de tout le territoire rural et urbain concerné par l’Appellation d’Origine Contrôlée.
Courant 2012 au plus tard, il est impératif que les Etats membres producteurs de vins rassemblent rapidement une majorité qualifiée au Conseil des ministres pour inciter la Commission à réécrire son texte sur les plantations. Il manque aujourd’hui le soutien de quelques Etats pour obtenir cette majorité qualifiée. Seul un engagement très fort du gouvernement au niveau européen est susceptible de faire évoluer la situation. La maîtrise des plantations de vignes doit, dans les semaines et les mois à venir, devenir une priorité pour les pouvoirs publics français.
Les collectivités territoriales, en particulier celles de notre région, sont particulièrement concernées par la menace que la réglementation européenne fait peser sur le tissu économique et social lié à l’activité du champagne.
En se prononçant à l’unanimité sur cette question qui dépasse largement les clivages partisans, les élus rémois démontrent que notre collectivité est unie pour proposer, en accord avec le Syndicat général des vignerons de la Champagne, de soutenir la viticulture française en faveur du maintien après 2016 d’une maîtrise des plantations de vignes en Europe. Nous demandons par ailleurs au Gouvernement et au Chef de l’Etat de maintenir leur mobilisation et de considérer cet enjeu comme une priorité pour l’économie du territoire français.