J’ai participé tout à l’heure en mairie à la cérémonie de remise des chèques de Reims Initiative, accompagnée par son président, Monsieur Bernard Perfetti. Depuis 1998, cette association participe au développement économique et social du bassin d’emploi de Reims par l’octroi de prêts d’honneur aux créateurs et repreneurs d’entreprises. Elle leur propose également un accompagnement dans l’élaboration de leurs projets et un suivi post-création.
A ce jour, Reims Initiative a accordé 285 prêts (254 entreprises financées) permettant la création ou la sauvegarde de plus de 743 emplois sur le bassin de Reims, soit une moyenne de 60 par an.
La Ville de Reims soutient cette association non seulement par sa participation au fond d’intervention et au fonctionnement de celle-ci, mais aussi de manière indirecte via l’hébergement et la mise à disposition de la logistique de la pépinière Henri Farman.
Grâce à ce soutien, nous apportons une aide non négligeable aux entrepreneurs implantés dans le bassin d’emploi de Reims. De ce point de vue, cet appui à la création d’entreprises s’inscrit dans notre projet visant à favoriser l’emploi de notre territoire, première des préoccupations de nos concitoyens.
Mercredi, L’Union titrait à sa Une “Médiathèques de Reims : La ville met fin à la gratuité”.
La journaliste responsable de l’article, reprenant des documents qui lui avaient été allègrement fournis par l’opposition UMP de la Ville mais refusant de prendre en compte les précisions et rectifications apportées par Serge Pugeault, mon adjoint en charge de la culture, a ainsi pu écrire un certain nombre de contre-vérités inadmissibles qui ont légitimement inquiété un certain nombre d’habitants.
Je veux donc ici rétablir la réalité des faits :
1/ Contrairement à ce que cette journaliste affirme, la Ville de Reims n’a en aucun cas mis fin à la gratuité des médiathèques. L’accès à l’ensemble des médiathèques et bibliothèques de la Ville de Reims reste libre et gratuit pour tous. Chaque personne peut y entrer, consulter la presse et les différents documents proposés, utiliser l’ensemble des services qui sont en libre accès, et ce de façon totalement gratuite.
En revanche, pour emprunter des livres et des DVD, il faut avoir une carte d’adhésion.
Cette carte est dorénavant donnée gratuitement à tous les jeunes de moins de 18 ans (auparavant, n’ étaient concernés que les moins de 16 ans), ainsi qu’aux personnes suivantes : les demandeurs d’emploi et bénéficiaires du RSA rémois et non rémois (ainsi que leurs enfants rattachés au foyer), les titulaires de la carte familiale de solidarité, les personnes inscrites à la mission locale, les personnes handicapées.
Ce qui change en réalité :
- les tarifs adultes rémois passent de 10 € à 12 € et de 25 € à 28 € pour les non-rémois (ils n’avaient pas été modifiés depuis 2003)
- un demi-tarif est appliqué aux étudiants et aux jeunes de 18 à 25 ans.
Cette dernière disposition permet de traiter de manière équivalente les jeunes travailleurs, dont les revenus sont souvent modestes lors de l’entrée dans la vie professionnelle, et les étudiants, qui ont par ailleurs accès gratuitement à la Bibliothèque universitaire. Sur 31 000 adhésions aux bibliothèques de Reims, 80% sont gratuites. Les 18-25 ans représentent 5 900 inscrits.
A titre de comparaison :
- A Nantes, le plein tarif est de 12 € pour les résidents et de 6 € pour les étudiants
- Au Mans, le plein tarif est de 10 € pour les résidents et pour les étudiants
- A Bordeaux, le plein tarif est de 12 € pour les résidents et de 9 € pour les étudiants
2/ Derrière l’affirmation outrancière et ridicule « La Ville veut faire payer les enfants » de l’article, se cache une seconde contre-vérité.
Il ne s’agit en réalité que de la participation aux ateliers dont le tarif est établi à 2€ par jour et par enfant et de 3€ par jour pour les adultes. Ne sont concernés que les ateliers organisés pendant les périodes de vacances pour des individuels, qui se déroulent sur plusieurs jours et font appel à un intervenant. Ces ateliers restent gratuits pour les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires du RSA ou encore les personnes inscrites à la mission locale.
Restent également gratuits tous les ateliers à destination des groupes scolaires rémois (primaires, collèges et lycées), des groupes des Maisons de Quartier, des Centres de Loisirs rémois. Enfin, sont exclues de ce dispositif les animations classiques dans les bibliothèques : l’heure des bébés, les clubs de lecture, les BB lecteurs, les gouters philo, les actions diverses autour de la lecture et de l’écriture…
Si elle avait pris le temps de consulter ces informations et ne s’était pas contentée de reproduire les arguments de l’opposition municipale, la journaliste de L’Union aurait sans doute évité à son journal de publier un article mensonger et volontairement caricatural.
Toute mesure ou décision politique doit pouvoir faire l’objet de discussions. Elle doit pouvoir être contestée, débattue, soutenue, selon les opinions des uns et des autres. C’est l’essence même de la démocratie.
Encore faut-il que le débat puisse se faire autour d’éléments objectifs et vérifiés. N’est-ce pas là précisément le travail de tout journaliste, loin du sensationnel et de toute tentative de désinformation ?
En cette journée internationale de lutte contre la violence faite aux femmes, la Ville de Reims organise ce soir à l’Hôtel de Ville, en partenariat avec l’Association Contre les Violences Infligées aux Femmes (ACVIF Marne), une conférence sur le thème “Histoire et bilan de la loi du 9 juillet 2010 relative aux violences faites aux femmes“.
La loi du 9 juillet 2010 vise notamment à faciliter le dépôt de plaintes par les femmes qui sont souvent freinées par la peur de perdre la garde de leurs enfants, par le risque de se retrouver sans logement ou par la crainte de l’expulsion lorsqu’elles sont en situation irrégulière.
Le texte prévoit une “mesure phare” : “l’ordonnance de protection” qui peut être délivrée par le juge aux affaires familiales lorsque des “violences exercées au sein de la famille, par un ancien conjoint, un ancien partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou un ancien concubin mettent en danger la personne qui en est victime, un ou plusieurs enfants”. Le juge, qui doit statuer dans les 24 heures, peut être saisi par la victime ou par le ministère public avec l’accord de la victime.
N’oublions pas qu’aujourd’hui en France, 12 femmes décèdent tous les mois sous les coups de leur compagnon ou ex compagnon. Les violences commises au sein de la famille sont un phénomène en recrudescence et qui ne connaît ni frontière géographique, ni limite d’âge, ni milieu social ou ethnique.
En Europe, 12% à 15% des femmes sont quotidiennement victimes de violence conjugale. C’est l’une des violations les plus répandues des droits de la personne à travers le monde, un fléau contre lequel nous devons lutter sans relâche.
C’est ce que nous faisons, ici à Reims. La création d’une délégation à l’égalité entre les femmes et les hommes, animée par Christiane Kutten ainsi que d’une mission à l’égalité entre les femmes et les hommes, témoigne de l’importance que nous accordons à cette question. La politique menée depuis 2008 a d’ores et déjà permis la mise en œuvre par la Ville de Reims de différentes actions, et notamment la lutte contre les violences faites aux femmes, qu’il s’agisse de violences conjugales, de mariages forcés ou de traite des êtres humains.
Par ailleurs, je tiens à souligner que dans le cadre du nouveau conseil intercommunal de sécurité et prévention de la délinquance (CISPD), il existera désormais un groupe de travail dédié aux violences de couple et violences familiales, rassemblant les acteurs concernés (Procureur, police, gendarmerie, bâtonnier, associations, CHRS…) pour une meilleure coordination sur les objectifs et les besoins en la matière sur le territoire.
Je me suis rendue hier à la pépinière d’entreprises Henri Farman pour un double évènement d’importance en matière de développement économique et d’emploi. Il s’agissait en effet de la traditionnelle journée portes ouvertes de la pépinière, qui revêt cette année un caractère particulier puisque nous fêtons également ses 20 ans.
Ce fût l’occasion pour moi de rencontrer des entreprises hébergées de haute qualité mais aussi de les soutenir dans leurs initiatives, et féliciter l’équipe de la pépinière qui travaille quotidiennement auprès de ces porteurs de projets.
Le rôle des outils de la collectivité, et notamment celui de la pépinière d’entreprises, constitue un atout considérable pour notre territoire en matière de développement économique. C’est la raison pour laquelle, avec mon équipe, nous accordons une attention particulière envers de telles structures qui œuvrent en faveur de l’emploi et de l’attractivité de notre territoire.
La création de la pépinière d’art et de design, outil à la fois spécifique et complémentaire à la pépinière Farman, illustre encore un peu plus notre volonté politique de travailler en ce sens.
Comme chaque année, j’ai reçu samedi les nouveaux parents d’élèves élus aux Conseils d’école, afin de leur présenter la politique éducative de la Ville de Reims mais aussi et surtout de revenir sur leur rôle au sein de ces Conseils.
Les parents d’élèves élus constituent un maillon essentiel de la communauté éducative. A Reims, ils sont près de 800, un chiffre considérable. Le mandat qu’ils exercent joue un rôle primordial dans la construction, l’épanouissement et la réussite scolaire de nos enfants.
Cette rencontre avait un double objectif :
- Premièrement, elle nous permet de présenter aux parents d’élèves les différentes missions des services œuvrant dans le domaine scolaire et de leur rappeler le cadre de votre mission au sein des conseils d’école ;
- Elle nous permet ensuite d’échanger avec eux sur les différentes questions que cette présentation aura pu susciter ainsi que sur les préoccupations en tant que représentants des parents d’élèves.
J’ai également rappelé l’engagement de la majorité municipale en faveur de la politique éducative. Chaque année, nous dépensons près de 27 millions d’euros pour les écoles. Cet investissement est considérable et contraste avec le désengagement de l’Etat dans le domaine éducatif (rappelons que cette encore, ce sont 1500 classes de l’enseignement primaire qui ont été supprimées à l’échelle nationale).
J’ai ensuite évoqué les travaux que nous finançons dans les écoles, qui constituent un pilier important de cette politique. En 2011, nous avons ainsi dépensé plus de 6 millions d’euros de travaux. Cet investissement conséquent a notamment permis la réouverture de l’école maternelle Europe au sein du groupe scolaire Adriatique, et cela afin de permettre une ouverture supplémentaire de classe. Nous avons également pu rénover et réhabiliter l’école Jamin qui est désormais achevée pour un coût global de 7.400.000 €.
J’ai enfin présenté aux parents d’élèves notre projet périscolaire, que je crois politiquement ambitieux et socialement juste, et dont l’organisation permet de répondre à différents enjeux :
- Des enjeux éducatifs : en favorisant l’épanouissement de l’enfant, sa socialisation, son développement citoyen et son autonomie.
- Des enjeux sociaux : en satisfaisant les besoins de l’ensemble des familles par des horaires adaptés et en permettant la gratuité des temps d’animation et des tarifs des repas fixés au regard d’un quotient familial.
Cette rencontre a été un véritable succès. Elle n’est qu’une étape supplémentaire du travail que nous devons mener en partenariat avec l’ensemble des acteurs du système éducatif.
Pour la première fois cette année, nous avons organisé hier à l’Hôtel de Ville en partenariat avec l’ORRPA une manifestation visant à accueillir les jeunes retraités rémois. Celle-ci a d’ailleurs vocation à être pérennisée pour l’année 2012 et aura lieu par la suite une fois par trimestre.
Alors que l’agglomération rémoise compte près de 40 000 retraités, il nous semblait important de faire de cet accueil un temps fort et récurrent de la vie rémoise.
Les objectifs de cette manifestation sont nombreux. J’en vois au moins trois :
- Elle nous permet tout d’abord d’accueillir dans les meilleures conditions les nouveaux retraités de la ville, autour d’un événement convivial.
- Elle nous permet également d’impliquer les nouveaux retraités dans la vie citoyenne à Reims, notamment autour de l’engagement associatif, de l’aide ou du maintien à domicile.
- Elle constitue enfin une occasion de leur présenter à la fois la politique en faveur des personnes âgées, la politique intergénérationnelle de la Ville et de l’ORRPA et quelques uns des principaux dispositifs mis en place pour eux.
Tout cela permet aux nouveaux retraités rémois d’être informés des outils mis à leur disposition pour bien démarrer cette nouvelle étape de vie à Reims. Cette rencontre leur offre également la possibilité d’échanger entre eux sur les enjeux auxquels ils pourraient être collectivement confrontés.
Depuis ce matin et pour trois jours se tient au Centre des Congrès de Reims la 6ème édition du Forum Educasport, grande manifestation organisée par l’APELS (l’Agence pour l’Education par le Sport) et dont Yohann Diniz est cette année un des trois parrains.
Comme je l’ai dit lors de mon discours d’introduction, il y a un sens à ce que cette nouvelle édition se tienne à Reims, ville qui respire le sport. J’ai en effet rappelé aux différents congressistes présents que nous la chance de posséder de grands clubs sportifs qui ont marqué et continuent à marquer l’Histoire de notre Ville et que nous organisons régulièrement de nombreux événements sportifs à portée nationale. La force de Reims, c’est d’être également riche d’une vie associative sportive extrêmement diversifiée.
Je considère que le dynamisme d’un territoire se mesure en partie à son ambition sportive. C’est pourquoi notre politique sportive est volontairement ambitieuse sans être toutefois synonyme d’exclusion.
Et de ce point de vue, l”objectif de ce Forum Eduscasport est précisément de rappeler que le sport doit être à la portée de tous et que cette accessibilité est la condition de sa dimension éducative.
Le thème de ce Forum, « Changer la vie par le sport », est un bel exemple de cette ambition que nous devons porter tous ensemble, élus, fédérations, clubs, éducateurs et bénévoles.
En tant que Maire de Reims, je me retrouve dans cette ambition. J’aime d’ailleurs à dire de la politique sportive rémoise qu’elle est ambitieuse pour tous. Qu’il s’agisse de financement d’équipements structurants ou de l’octroi de subventions aux associations, quel que soit le dispositif mis en place, cette notion d’ambition pour tous est au cœur de notre démarche.
Nous voulons ainsi que la pratique sportive soit accessible au plus grand nombre, indépendamment de l’âge, du sexe, du milieu social ou de la condition physique. Pour nous, le sport est bien plus qu’une pratique ou une discipline, il est un outil de développement. Il doit être mis au service du renforcement du lien social, de l’émancipation et de l’autonomie de ceux qu’il ou elle accompagne.
Mais le sport est également un outil de lutte contre les inégalités. C’est d’ailleurs dans cet esprit que nous mettons en place des dispositifs en faveur de publics dont nous souhaitons faciliter la pratique sportive.
Je pense aux enfants et aux jeunes bien sûr, pour lesquels nous avons toute une panoplie de dispositifs leur permettant de se familiariser depuis le plus jeune âge avec la pratique d’un sport. Lors de la dernière rentrée scolaire, nous avons par exemple mis en place le « tremplin sport » qui correspond à une aide de 20 euros que la Ville verse aux familles bénéficiaires de l’allocation de rentrée scolaire pour l’inscription de leurs enfants dans un club.
Mais au-delà de ces mesures visant à rapprocher les jeunes du sport, nous voulons aussi nous appuyer sur sa dimension éducative pour toucher des populations en difficulté. Car si le sport constitue un outil d’éducation et d’insertion, il est aussi un solide vecteur de transmission de valeurs, telles que le respect, la fraternité et le dépassement de soi. Il est un apprentissage citoyen qui nous enseigne les règles de la vie en société.
C’est toutes ces valeurs que véhicule le sport et autour desquelles se retrouvent les participants au Forum Educasport.
“Mesdames, Messieurs,
Je veux avant toute chose remercier les services municipaux, les porte-drapeaux, l’Harmonie Municipale, les associations d’anciens combattants, sans qui cette cérémonie ne pourrait se tenir.
Je veux également saluer les élèves et les professeurs des lycées Croix-Cordier et Murigny, ainsi que de l’école élémentaire Gallieni. Leur participation à cette cérémonie témoigne de l’importance que nous devons accorder à la transmission de la mémoire entre les générations.
Car c’est peut-être avant tout à cette jeunesse que nous devons nous adresser aujourd’hui. C’est peut-être à ces enfants que cette cérémonie doit être plus particulièrement dédiée, à ces millions d’enfants qui ont la chance inouïe d’être né en temps de paix, loin du fracas et de la violence de la Guerre.
André Malraux, lors du célèbre discours qu’il prononça à l’occasion du transfert au Panthéon des cendres de Jean Moulin, s’interrogeait : « Sans cette cérémonie, combien d’enfants de France sauraient son nom ? »
Combien d’enfants en effet se souviendraient encore du nom de ces héros morts pour l’idée qu’ils se faisaient de la France, celle d’un pays libre, ouvert et tolérant ? Sans la cérémonie d’aujourd’hui, sans ce travail de la mémoire, qui est autant un effort qu’un devoir permanent, combien serions-nous encore à nous souvenir de ces 1 million 400 mille victimes de la première Guerre ?
Et pourtant, c’est toute une génération qui s’est sacrifiée non loin d’ici, à quelques dizaines de kilomètres à peine.
Pourtant, notre Ville porte dans sa chair et dans son histoire les stigmates de cette guerre, puisque neuf maisons rémoises sur dix ont été détruites entre 1914 et 1918.
Pourtant, c’est toute l’histoire de notre territoire qui s’est forgée dans la dureté de ce conflit, ce sont 35 000 Champenois qui sont tombés durant ces 4 années.
Tout cela s’est produit il y a bientôt un siècle.
Un siècle, c’est si peu au regard de l’Histoire, mais c’est un monde pour la mémoire humaine, si prompte à oublier son passé.
J’étais tout à l’heure à Wilson pour l’inauguration d’une manifestation importante de notre politique en faveur de l’emploi : le lancement de « Mod’Emploi », opération créée à l’initiative de la Ville de Reims il y a un an sur le quartier Orgeval.
Cette manifestation a connu un véritable succès qui a conduit la municipalité à l’étendre à d’autres quartiers ; c’est donc sur le quartier Wilson qu’elle aura lieu, du 7 novembre au 2 décembre 2011.
La question de l’emploi est centrale dans la politique que nous menons au quotidien auprès des rémois et des rémoises. Notre action consiste d’une part à soutenir la création de nouvelles activités et veiller d’autre part à ce que celles qui existent soient maintenues. Mais elle consiste également à développer des politiques visant à faciliter l’insertion et la réinsertion des personnes sans emploi, en allant au plus près de leur lieu de vie.Cette manifestation, financée dans le cadre du CUCS, nous permet de répondre à ce double objectif.
Grâce à l’implication et au travail des 33 partenaires mobilisés sur le projet, nous allons cette année encore pouvoir proposer un programme riche et de qualité :
- Près de 25 animations vont se tenir tout au long du mois de novembre, avec notamment une forte mobilisation des entreprises.
- Chaque partenaire proposera et animera également des ateliers dans son champ de compétence. Tous les demandeurs d’emplois pourront ainsi bénéficier de conseil en matière de recherche d’emploi.
Ce mois consacré à l’emploi constitue donc une véritable chance pour les habitants de Wilson mais aussi les habitants des autres quartiers. J’espère qu’ils seront nombreux à y participer.
Lundi a eu lieu à l’Hôtel de Ville l’inauguration de la dixième édition du Festival des Bisqueers Roses, rendez-vous incontournable de la culture LGBT rémoise.
L’occasion pour moi de rappeler que la question des droits lesbiens, gays, bi et trans est une question d’égalité entre les individus, quelles que soient leurs conditions et leurs préférences sexuelles, quels que soient leur sexe et leur genre.
Or, s’il est évident que la société a considérablement progressé sur ces sujets, force est de constater que beaucoup reste encore à faire. La lutte contre toutes les formes de discriminations et d’exclusions a toujours été une des priorités de mon mandat. Avec mon adjointe Virginie COEZ, en charge de la lutte contre les discriminations, nous travaillons au quotidien pour faire reculer toutes les formes de préjugés.
Car ici, à Reims, nous savons que le combat contre l’homophobie n’est jamais gagné. Comment pourrions-nous l’oublier, alors même que François CHENU est décédé non loin d’ici, le 13 septembre 2002, victime d’une agression homophobe ? Comment pourrions-nous l’oublier alors que notre région a connu il y a quelques semaines encore une nouvelle poussée de haine homophobe avec l’agression à Charleville de deux jeunes filles, au simple motif qu’elles s’étaient embrassées en public ?
Non, l’égalité des personnes homosexuelles n’est toujours pas une réalité concrète et tangible dans notre société.
Ce combat pour les droits est une conquête permanente, il est au cœur de mes engagements personnels. Le mariage pour tous est un combat que nous menons depuis de trop nombreuses années. Il faut reconnaître que nous n’étions pas nombreux au début, même à gauche, pour défendre ces droits.
Mais aujourd’hui, cette cause fait l’unanimité dans notre famille politique et je m’en réjouis, car nous sommes, je le crois, en phase avec la société. Je tiens d’ailleurs à rappeler que nous avions proposé en juin dernier une proposition de loi en faveur du mariage pour tous et que la majorité UMP s’y était opposée.
Certes les dernières évolutions sociétales sont extrêmement encourageantes mais elles n’auraient jamais été possibles sans l’existence et le travail des associations LGBT et de luttes contre les discriminations.
A Reims, nous avons la chance de pouvoir compter sur l’implication et le dévouement des membres de l’association ExAequo, qui portent avec courage et force les messages et les combats.
De ce point de vue, le Festival des Bisqueers Roses, par la qualité et la richesse de sa programmation et la diversité des publics visés, contribue à faire évoluer les mentalités. Ces manifestations festives et artistiques sont une manière différente mais tout aussi efficace de sensibiliser le public et de soutenir celles et ceux qui luttent au quotidien pour leurs droits.
Je pense en particulier à Sophie HASSLAUER et Corinne CESTINO, ces deux membres d’ExAequo qui se battent pour faire reconnaître leur droit au mariage.
Je pense également à ces milliers d’hommes et de femmes qui se sont battus au quotidien pour l’égalité des droits, pour rappeler inlassablement que l’homophobie n’est pas une opinion mais un délit. Je pense à ces dizaines d’associations qui ont multiplié les actions, qui ont travaillé sans repos pour sensibiliser la population et faire évoluer les mentalités.
C’est pourquoi, si la majorité bascule aux élections de 2012, ce combat trouvera enfin dans la Loi son aboutissement et il s’imposera à tous.
Peut-être alors que lorsque nous inaugurerons la onzième édition des Bisqueers Roses, nous pourrons enfin dire du mariage homosexuel et de l’adoption par les couples de même sexe qu’ils ne sont plus des combats pour l’égalité mais tout simplement des droits inscrits dans la Loi.