Adeline Hazan, maire de Reims Fil RSS

Archive pour avril 2011

Evolution de l’intercommunalité autour de Reims : les conclusions du Préfet

Samedi 23 avril 2011 | Par Adeline Hazan | Intercommunalité | Soyez le premier à réagir

Dans la perspective du nouveau schéma de coopération intercommunale prévu par la loi du 16 décembre 2011 concernant l’évolution de l’intercommunalité autour de Reims, le Préfet de la Marne vient de faire ses propositions.

En ce qui concerne le projet d’agrandissement de l’agglomération rémoise, les communes concernées par ce schéma sont : Brimont, Courcy, Saint-Thierry, Merfy, Chenay, Champigny, Villers aux Noeuds, Champfleury, Trois-Puits, Taissy, Puisieulx, Prunay, Sillery et Cernay-les-Reims.

Reims Métropole se félicite de la présentation de ce premier schéma. Celui-ci constitue un schéma de travail cohérent qui va désormais nous offrir l’opportunité de travailler concrètement avec les communes concernées, sur la base d’une première proposition et dans un climat apaisé, au développement de l’agglomération rémoise.

La période qui s’ouvre aujourd’hui doit être celle de la concertation et du dialogue. Concertation avec l’ensemble des parties prenantes de ce projet pour en évaluer les impacts et en discuter les enjeux. Dialogue avec les habitants pour leur expliquer, dans un souci de pédagogie et de démocratie, les évolutions à venir de notre territoire.

A l’issue de cette phase de réflexion et de discussion qui durera trois mois, et sur la base de propositions qui seront faites collectivement, nous devrons alors être en mesure de proposer un schéma de développement intercommunal cohérent et satisfaisant pour tous.

Reims métropole, naturellement, est prête à travailler sur la base du schéma proposé par Monsieur le Préfet.
Cette proposition, sans correspondre à celles que nous avions imaginées, ouvre de nouvelles perspectives de coopération.

Il convient maintenant, avec les communes concernées, leurs communautés, d’autres communes le cas échéant, de trouver les voies et moyens afin que ce schéma puisse correspondre à un projet de développement qui apporte à l’ensemble des habitants plus de services, une qualité de vie mais également une dynamique de développement économique, indispensable à l’avenir du bassin de vie.

Il faut maintenant étudier très finement les impacts financiers et fiscaux que cela va entraîner.

Nous sommes prêts à le faire dans les plus brefs délais afin de profiter des trois mois qui viennent pour faire évoluer des positions de communes qui aujourd’hui pourraient être inquiètes, voire hostiles, à rejoindre notre agglomération.

Un travail intense de concertation commence, nous y sommes prêts.

Vous pouvez retrouver ici la carte du schéma d’agglomération présenté par Monsieur le Préfet

Discours d’inauguration du Tramway : “Pas seulement un moyen de transport”

Lundi 18 avril 2011 | Par Adeline Hazan | Discours, Egalité, Tramway | Soyez le premier à réagir

Mesdames, Messieurs,

C’est enfin le jour J et je suis vraiment très heureuse de vous voir tous ici réunis en ce jour, heureuse et émue d’inaugurer enfin le Tramway que nous avons tant attendu !

Aujourd’hui, nous en sommes tous conscients, nous vivons un moment historique pour notre agglomération.

Depuis 1880 en effet, Reims entretient avec son Tramway une relation passionnelle, une relation faite d’attachements et de renoncements successifs.

Je ne reviendrai pas sur la tentative qui a échoué en 1993, d’autres le feront peut-être.

Aujourd’hui, c’est une toute nouvelle page de cette histoire que nous écrivons ensemble.

Avec ce nouveau mode de transport qu’est le Tramway, un mode de transport ultra-moderne, accessible à tous, aux jeunes, aux personnes à mobilité réduite, aux parents avec poussette et aux personnes âgées, un mode de transport propre et respectueux de l’environnement, nous renouons fièrement avec le passé de Reims tout en nous projetant vers l’avenir avec confiance.

Depuis 3 ans, comme Maire et Présidente d’agglomération, avec Alain Lescouet, premier Vice-Président de l’Agglomération en charge des transports, qui a suivi le dossier dès son origine, nous avons mené la réalisation des travaux liés au Tramway en imaginant les nombreuses transformations qui allaient s’opérer dans chaque quartier traversé.

Depuis mon élection en mars 2008, j’ai eu à participer à des choix stratégiques sur certains aménagements et notamment en matière de mobilier urbain.

Mais aussi, comme tous les habitants, j’ai vu et assisté à l’évolution de l’immense chantier qui s’est ouvert dans notre ville.
Nous avons eu à en supporter les désagréments, même si nous savions que cette gêne serait provisoire et qu’une fois les travaux terminés, nous pourrions profiter pleinement de cette petite révolution que représente le Tramway.

Ce jour est enfin arrivé. Et quand je regarde aujourd’hui ce à quoi ont abouti ces années de chantiers, je peux vous dire que je suis à la fois heureuse, fière, et émue par ce résultat.

Grâce à une collaboration fructueuse entre les équipes de MARS et celles de Reims Métropole, nous avons pu respecter des délais très serrés afin de limiter dans le temps la gêne provoquée par les travaux.
Je tiens à remercier tous les agents et tous les ouvriers qui se sont mobilisés, qui sont les premiers grâce auxquels ce pari a pu être gagné. Cette réussite est avant tout la leur et je veux leur dire toute ma gratitude.
Beaucoup de choses ont été dites, beaucoup de choses on été écrites sur le Tramway. Aujourd’hui, il contribue non seulement une réalité, mais il est aussi une évidence.

Je voudrais dire que le Tramway, ce n’est pas seulement un moyen de transport. C’est bien plus que cela.

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L’inauguration du Tramway : une magnifique fête populaire

Lundi 18 avril 2011 | Par Adeline Hazan | Tramway | Soyez le premier à réagir

Reims se souviendra longtemps des deux jours qui viennent de s’écouler. Avec la mise en service de son Tramway, les samedi 16 et dimanche 17 avril marquent à l’évidence une date importante de l’histoire récente de notre Ville.
Bien sûr, l’arrivée du Tramway à Reims constitue un événement suffisamment important pour se suffire à lui-même, mais nous avons voulu le rendre inoubliable en offrant aux Rémoises et aux Rémois un weekend entier de festivités de grande qualité.

Aujourd’hui, le constat est unanime : ce pari est gagné. Ces deux jours de fête ont été un véritable succès populaire : plusieurs dizaines de milliers de Rémois se sont ainsi massivement rassemblés dans toute la ville pour assister aux nombreuses manifestations organisées d’Orgeval à Croix-Rouge en passant par le centre.

Cela faisait longtemps que Reims n’avait pas aussi fortement vibré à l’unisson : venant de tous les quartiers, les Rémoises et les Rémois se sont retrouvés pour célébrer ensemble leur Tramway, fêter l’araignée Kumo ou assister à l’extraordinaire spectacle du Groupe F.

Il n’y a de véritable fête que populaire. Aucune manifestation culturelle, aussi ambitieuse soit-elle, ne peut réussir si elle ne sait pas s’appuyer sur un élan collectif, si elle ne sait pas rassembler les différentes énergies pour les faire tendre vers un même objectif.

Ce succès est avant tout celui des bénévoles et des associations qui se sont mobilisés, il est avant tout celui des partenaires institutionnels, économiques et culturels. Il est avant tout celui des organisateurs, des équipes de la Ville et de l’agglomération, celui des équipes de Transdev et de MARS.

Au fond, ce succès est celui des Rémois. Grâce à leur enthousiasme, grâce aussi à leur présence, nous nous souviendrons longtemps et avec fierté de ce magnifique weekend de fête.

Alors simplement, à toutes et à tous : un grand merci !

L’épicerie sociale et solidaire est désormais ouverte

Jeudi 14 avril 2011 | Par Adeline Hazan | Egalité, Vie dans la Cité | Soyez le premier à réagir

J’ai eu l’honneur d’inaugurer ce matin l’épicerie sociale et solidaire ESPOIRS – le Marché des Salines, une inauguration que nous étions nombreux à attendre depuis de longs mois.

Les épiceries sociales et solidaires sont, depuis quelques années, devenues de véritables acteurs au sein des initiatives solidaires. En permettant aux personnes fragilisées ou rencontrant des difficultés de faire leurs courses comme tout un chacun et à un moindre coût, elles contribuent à restaurer la dignité au sein des familles les plus défavorisées.

La crise économique que nous subissons depuis plusieurs année concerne d’abord les personnes les plus fragiles. Cette situation s’aggrave de jour en jour et touche de plus en plus les travailleurs pauvres et des populations qui jusque là n’étaient pas connues des CCAS. Ainsi à Reims nous constatons malheureusement une hausse des demandes d’aide auprès du CCAS de l’ordre de 15% entre 2008 et 2010.

Au contact quotidien des plus démunis, les associations mesurent chaque jour sur le terrain l’urgence sociale dans laquelle se trouvent de nombreux concitoyens. Elles savent que la distribution alimentaire constitue l’aide la plus immédiate, la plus cruciale, la plus indispensable aussi, pour toutes ces populations dans le besoin.

Devant cet état de fait, devant la montée de la pauvreté et de l’exclusion sociale, nous avons pris  la décision, avec l’ensemble des organismes et associations concernés, de fédérer cette action en matière d’aide alimentaire à Reims, afin d’avoir une vision plus globale et coordonnée entres les différents acteurs.

De ce point de vue, je crois que nous pouvons être fiers d’avoir réussi à mettre en place une telle synergie entre les différents services, nous pouvons nous féliciter de l’étroite collaboration qui s’est faite autour de ce projet entre le CCAS, la Banque alimentaire et les associations.

Le fonctionnement de notre épicerie est unique en France. Il n’a pu se réaliser que grâce à l’implication des bénévoles et à la co-élaboration des partenaires qui ont su dépasser chacun leur intérêt particulier pour tendre vers l’intérêt général que constitue ce projet.

Car cette épicerie représente bien plus qu’un lieu de distribution alimentaire. Parce que l’aide alimentaire constitue avant tout un facteur d’insertion sociale, je vois également dans cette épicerie un lieu de solidarité, un lieu convivial qui préserve la dignité des personnes et ouvre la porte à leur réinsertion.

Par la mise en place d’un accompagnement personnalisé, par la rencontre et le partage d’activités communes, elle deviendra un véritable lieu de soutien et de « resocialisation » où le rapport humain sera privilégié.

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La politique de la ville est un enjeu majeur pour 2012

Lundi 4 avril 2011 | Par Adeline Hazan | Urbanisme | Soyez le premier à réagir

A l’occasion de la parution sur le site Nonfiction.fr d’un dossier consacré à la politique de la Ville, j’ai été interviewée sur la réflexion menée par le PS sur le “New Deal urbain” que nous appelons de nos vœux et que nous avons structuré autour de 41 propositions.

Je vous propose de retrouver cet entretien en intégralité :

Nonfiction.fr- Quel a été le moteur de la naissance de ces 41 propositions autour d’une politique globale de la ville ?

Le moteur de ces 41 propositions, c’était avant tout la volonté de tirer les enseignements, qu’ils soient positifs ou négatifs, de la politique de la ville telle qu’elle a été pensée et menée en France depuis 25 ans environ. Cette question vaut particulièrement pour les quartiers. Le PS a pour cela choisi de s’appuyer sur les différentes expériences locales que les élus de gauche ont mis en place sur leurs territoires.

Nonfiction.fr- En tant que maire de Reims, vous êtes-vous inspirée de votre expérience locale (et comment) pour définir ce projet de politique de la ville globale ? (Vous avez mis en application la loi SRU par exemple à Reims qui tient une place importante dans les 41 propositions)

Très clairement, oui. L’expérience locale, comme je l’ai dit, est à la base de notre réflexion en matière de politique de la ville. Et de ce point de vue, je crois que la spécificité de Reims a particulièrement joué. Nous avons en effet un parc social très important avec près 43% de logement social. Il n’y a pas en France d’autre exemple d’un taux aussi élevé dans une ville de telle importance.

Je voudrais également souligner que Reims inaugure dans quelques jours son Tramway. Loin d’être anecdotique, cet événement est un élément majeur de la cohésion sociale et de la politique de la ville. Le tramway favorise la mobilité entre les différents territoires de notre agglomération. A Reims, il va permettre de relier deux grands quartiers populaires, les rattachant ainsi à la Ville. Or aujourd’hui, quand on sait que certains habitants ont des références de quartiers avant même d’avoir des références de ville, l’arrivée du tramway, en retissant du lien entre les différents territoires, est le symbole d’un vrai projet politique de la ville globale, d’un véritable “projet de ville”.

Nonfiction.fr- Le projet Reims2020 comprend l’idée du “vivre-ensemble” que l’on retrouve dans les 41 propositions, quels sont les éléments clefs de ce vivre-ensemble et du “choix des proximités”?

Le vivre-ensemble, c’est avant tout la volonté de casser la logique de spécificité des quartiers. A Reims, nous avons lancé un grand projet urbain “Reims 2020″ auquel vous faites référence  et menons un programme de renouvellement urbain de grande envergure.  Ces deux opérations structurantes nous permettent de repenser la ville autrement tout en développant la notion de mixité et de règle des “3/3″, c’est-à-dire de développer à parts égales les trois typologies de logement pour réaliser concrètement cette mixité : locatif social, accession à la propriété et secteur privé.

A côté de la mixité sociale, nous travaillons également à développer la mixité “fonctionnelle» où chaque quartier peut regrouper différentes fonctions : logement, activité, loisirs, services, commerces…Mais nous attachons aussi de l’importance à la mixité “intergénérationnelle”, en concevant des immeubles qui puissent accueillir à la fois des personnes âgées, des étudiants et des crèches.

Dans cet esprit, nous révisons actuellement notre Plan Local d’Urbanisme et notre Programme Local de l’Habitat, afin d’intégrer concrètement cette règle des 3/3 au sein de nos documents administratifs. Sur chacune des opérations de construction de logements, cette règle doit pouvoir être appliquée.

Nonfiction.fr- On voit que pour Reims2020 il s’agit de définir un plan urbain dans la durée, pensez-vous que définir des objectifs sur le long terme soit un élément important pour réussir la politique de la ville ?

Je crois qu’il est absolument nécessaire de penser la ville dans la durée, de s’imaginer à quoi elle pourrait ressembler dans 20 ans. Il faut développer une vision à long terme la Ville, afin que toutes les décisions et actions prises entre temps s’inscrivent dans cette optique.

Mais je dis souvent qu’il nous faut tenir la chaîne par les deux bouts, c’est-à-dire penser à la fois la Ville sur le long terme, par exemple sur la manière dont on inclut les quartiers au cœur de la Ville elle-même, et être en même temps capable de répondre aux problématiques du quotidien, de faire de la gestion urbaine de proximité. C’est un défi auquel tous les élus de grandes métropoles sont confrontés.

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