J’ai eu hier le plaisir de signer au nom de la Collectivité la Charte européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale.
Cette signature s’est effectuée en présence de Madame Jocelyne Bougeard, adjointe au maire de Rennes à l’égalité des femmes et des hommes et de Jean Paul Bachy, président de la Région Champagne Ardenne, qui a signé cette Charte en 2007.
Cette Charte rappelle 3 grands principes qui doivent inspirer l’action des autorités locales signataires :
- la participation équilibrée des femmes et des hommes dans toutes les sphères de décision ;
- l’élimination des stéréotypes sexués susceptibles d’influer sur les comportements et l’action publique ;
- l’intégration du « genre » dans l’ensemble des politiques et dispositifs publics, c’est-à-dire la nécessité de s’intéresser à la construction des rôles sociaux, masculin et féminin, dans les actions conduites et à l’égalité de traitement des femmes et des hommes.
L’esprit de cette Charte s’inscrit totalement dans la volonté politique impulsée depuis le début de ma mandature. La création d’une délégation à l’égalité entre les femmes et les hommes, animée par Christiane Kutten, et d’une mission à l’égalité entre les femmes et les hommes, témoigne de l’importance accordée par la ville de Reims à la dimension de l’égalité entre les femmes et les hommes, essentielle à toute démocratie.
De plus, la politique que nous menons depuis 2008 a d’ores et déjà permis de mettre en œuvre différentes actions qui correspondent à l’esprit de la Charte. Je pense par exemple à :
- la lutte contre les violences faites aux femmes, qu’il s’agisse de violences conjugales, de mariages forcés ou de traite des êtres humains ;
- la promotion de l’égalité et du respect entre les filles et les garçons par des actions d’éducation à l’égalité menées lors de la première Biennale de l’égalité en mars 2010 ;
- une démarche volontariste pour promouvoir l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en faveur des agents de la Ville et de la Communauté d’agglomération par la mise en place d’un plan d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
- La signature d’une convention pluriannuelle avec le CIDFF (Centre d’information pour les droits des femmes et des familles de la Marne), en vue d’intensifier sa présence et ses action sur le territoire rémois;
- Enfin, les actions mises en place par d’autres délégations : Education (modification des heures d’ouvertures et du périscolaire), Petite Enfance (ouverture de crèche et de halte garderie), ainsi que la mise en place d’outils en direction des usager-e-s, comme le guichet unique, et des agents (commission de résorption de la précarité) ;
Aujourd’hui, les collectivités territoriales sont dans une position particulière. Dans un contexte de réduction de leurs moyens d’actions, elles sont plus que jamais les interlocutrices de citoyennes et citoyens, d’usager-e-s et d’agent-e-s en quête de mieux vivre et de justice sociale. Et elles se doivent d’y répondre.
C’est dans ce devoir que s’inscrivent les initiatives en faveur de l’égalité et l’émancipation des femmes et des hommes qui sont portées par ces collectivités. Peu contraintes par la loi, elles ont donc toute liberté de s’emparer de cette question et à prendre sur ce thème des engagement forts .
A l’image de quelques ville comme Paris ou Rennes, et en même temps que d’autres comme Strasbourg, Rouen ou encore Lyon, Reims s’est donné ce rôle. Celui d’être, au travers de son action publique, porteuse de valeurs et d’actions concrètes tournées vers l’égalité et le bien-être, sans barrière de genre.
A ce titre, l’adoption de la Charte et la mise en œuvre d’un plan en faveur de l’égalité des rémoises et rémois, transversal à tous les champs d’intervention de la collectivité, constituent une étape nouvelle pour le travail mené en faveur de l’égalité entre femmes et hommes depuis trois ans.
Au lendemain du premier tour des élections cantonales, un constat s’impose : bien que la gauche en général et le PS en particulier soient arrivés en tête du scrutin, nous ne pouvons nous réjouir de ces résultats. A bien des égards, cette élection marque en effet un double mouvement de recul démocratique et républicain.
Recul démocratique, parce que le fort taux d’abstention des électeurs, dont je note d’ailleurs avec regret qu’il est à Reims plus élevé que la moyenne nationale, nous interroge collectivement sur la vitalité de notre démocratie et la capacité des partis politiques à entendre et répondre à la désespérance d’une partie de la population.
Recul républicain ensuite, puisqu’à ce phénomène d’abstention s’ajoute la montée du Front National, présent au second tour sur deux cantons de notre agglomération et sur 11 cantons du département.
J’invite chacun à bien prendre conscience de la gravité de ces résultats, qui constituent un message fort adressé à l’UMP comme au PS. Si l’effondrement de la droite apparaît ainsi comme une sanction de la politique menée par Nicolas Sarkozy et son gouvernement, ce phénomène de forte abstention et de percée du FN exhorte également la gauche à se rassembler et à proposer une alternative à la fois crédible et responsable aux discours conservateurs - voire réactionnaires - d’une partie grandissante de l’UMP.
Je le dis clairement : partout où la gauche n’est pas en mesure de se maintenir au second tour, elle doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour barrer la route au FN.
Sur cette question, la stratégie de l’UMP est extrêmement préoccupante : « le ni PS ni FN » n’est pas digne d’un parti qui prétend incarner les valeurs républicaines.
Même s’il n’y a parfois pas beaucoup de différence entre les propos de Claude Guéant et ceux de Marine Le Pen, nous savons distinguer la droite républicaine de l’extrême-droite. Nous l’avons largement prouvé dans le passé et recommencerons chaque fois qu’il le sera nécessaire.
Alors même que le Premier Ministre François Fillon appelle publiquement les électeurs de droite à voter contre le FN, prenant ainsi le contre-pied de sa propre majorité et des déclarations du Président de la République, Madame Vautrin et Monsieur Robinet ont choisi pour leur part de renvoyer dos à dos les candidats de la gauche et ceux du FN. Ce choix est à la fois irresponsable et dangereux.
La situation dans la Marne est en effet particulièrement critique. Je remarque néanmoins que nous sommes présents à Reims sur les 5 cantons renouvelables, là où l’UMP est déjà éliminée sur 2 d’entre-eux. Le total des voix de la gauche y est de 44%, devant la droite et le centre à 36%, ainsi que le FN à 20%.
Pour autant, sur les cantons Reims 8 ( qui se trouve sur la circonscription de Madame Vautrin) et Reims 9, où Alain Lescouet et Virginie Coez seront opposés à deux candidats du FN, chaque voix comptera.
De notre côté, les choses sont claires. Aujourd’hui, c’est une nouvelle campagne qui s’ouvre. J’appelle donc à la mobilisation de tous les républicains de gauche et de droite pour faire battre le Front National.
Contrairement à l’UMP, contrairement à Madame Vautrin et Monsieur Robinet, je considère qu’il s’agit là de notre devoir de républicains.
La Ville de Reims se félicite d’avoir trouvé, avec les commerçants du Boulingrin, une solution temporaire pour maintenir dans les meilleures conditions le marché du Boulingrin en centre-ville.
Après de nombreuses discussions entre les différentes parties, le choix s’est porté sur le transfert du marché du Boulingrin dans les rues de Mars, Porte Mars, Rues Henri IV et de la Grosse Ecritoire à partir du 9 avril 2011 et ce jusqu’à l’ouverture des Halles du Boulingrin.
Cette solution, adaptée et équilibrée, nous permettra d’offrir les meilleures garanties aux commerçants et aux habitants de Reims.
Pour permettre ce transfert, les services de la Ville et les commerçants se sont fortement mobilisés pour offrir aux différents publics les meilleures conditions d’accueil possibles, notamment en ce qui concerne l’électrification des rues et les questions de stationnement.
Cet accord, trouvé grâce à un dialogue entre la Ville de Reims et les commerçants, a été formalisé hier matin par la signature d’un protocole d’accord entre la Ville de Reims et le Syndicat des commerçants sur marché de Champagne-Ardenne.
Il témoigne de la volonté de la municipalité de concilier la faisabilité de projets avec le maintien de l’activité des commerçants non sédentaires.
Nous pouvons tous nous réjouir que l’intérêt général ait primé dans la signature de cet accord.
Grâce à la volonté de l’ensemble des parties concernées, nous sommes désormais en mesure d’instituer temporairement et sur un site propice à l’activité un marché de détail de qualité.
Nous étions nombreux samedi pour assister à l’extraordinaire performance de Yohann Diniz, qui a battu le record du monde du 50 kilomètres marche sur piste. En établissant le nouveau record à 3H 35’ 27’’, Yohann nous a une fois de plus montré quel grand champion il était.
Plus d’un millier de personnes étaient ainsi réunies au stade Hébert pour soutenir Yohann dans le défi qu’il s’était fixé. Chacun de nous a pu ressentir bonheur et fierté d’avoir assisté à cette incroyable performance.
Dans une discipline qui se caractérise par la force mentale, le dépassement de soi – qui va parfois jusqu’à se mettre physiquement en danger - et la persévérance qu’elle nécessite, l’immensité du challenge sportif relevé est considérable !
Mais au-delà du grand sportif, je veux insister sur les qualités humaines de Yohann, des qualités unanimement reconnues dans le monde sportif : humilité, loyauté, fidélité, gentillesse. Ces qualités, nous les connaissons depuis longtemps, ici à Reims. Que Yohann ait d’ailleurs souhaité établir un nouveau record mondial parmi les siens témoigne de cette fidélité.
C’est chez lui, dans sa Ville, dans le stade Hébert où il a été formé, dans son quartier d’Orgeval que Yohann Diniz est venu relever ce défi.
J’y vois une magnifique marque de reconnaissance pour notre Ville, une reconnaissance qui nous honore tous.
C’est pourquoi nous avons souhaité soutenir activement Yohann dans cette démarche, c’est aussi pourquoi, au-delà de l’établissement d’un nouveau record du monde, nous avons voulu faire de cet événement exceptionnel un moment de partage et de fête, un moment de retrouvailles pour l’ensemble des Rémois, organisé dans un esprit familial et populaire.
Cette fête, je le crois, fut une véritable réussite.
Pour cela aussi, nous pouvons féliciter Yohann.
En mettant les femmes à l’honneur, la journée internationale des femmes nous rappelle paradoxalement que la marche pour l’égalité des droits avance lentement, ou en tout cas pas aussi vite que nous le souhaiterions.
Nous aspirons tous à ce que la journée du 8 mars soit l’occasion de célébrer enfin l’égalité réelle entre les hommes et les femmes, qu’elle soit l’occasion de fêter la reconnaissance de tous les droits fondamentaux des femmes.
Malheureusement, la route est encore longue qui nous sépare de cette exigence démocratique.
Cette année encore, nous devons rappeler que les femmes sont payées en France environ 25% de moins que les hommes à travail équivalent.
Cette année encore, nous ne devons pas oublier que 75 000 femmes sont violées tous les ans en France, soit une femme toutes les 7 minutes.
Ces chiffres sont terribles ; ils ne sont hélas que le reflet d’une société qui trop souvent encore méprise la situation des femmes.
Je suis convaincue que le seul moyen efficace de promouvoir l’égalité passe par une volonté politique constante, une action de tous les instants.
C’est dans cet esprit que depuis 3 ans, mon équipe municipale et moi-même travaillons au quotidien pour améliorer la condition des femmes sur notre territoire, pour permettre l’émergence d’un vivre-ensemble respectueux, égalitaire et émancipateur.
C’est aussi pourquoi nous signerons à la fin du mois la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale qui formalise l’engagement en faveur des droits des femmes des collectivités territoriales qui s’en portent signataires.
Cette Charte propose des axes de travail dans l’ensemble des compétences locales et régionales pour la mise en œuvre concrète de l’égalité des femmes et des hommes dans les territoires. A ce jour, elle a été signée par plus de 1000 collectivités locales et régionales parmi lesquelles plus de 80 en France.
Mais aussi nécessaire qu’elle soit, l’action locale doit s’appuyer sur une véritable politique nationale en faveur de l’égalité femmes-hommes.
Si nous revenons aux responsabilités en 2012, nous devrons imposer le respect de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, en punissant sévèrement les entreprises qui ne garantiraient pas ce droit fondamental.
Nous devrons également nous attacher à étendre le principe de parité et mettre en place un service public de la petite enfance pour permettre à chacun et chacune de s’épanouir dans sa vie professionnelle et sa vie personnelle.
La journée internationale des femmes célèbre un siècle de combat, de courage et de colère, de révolte et de refus de l’injustice.
En ce jour hautement symbolique, mes pensées vont à toutes les femmes qui se battent au quotidien pour faire reconnaître leurs droits.
Au terme d’une partie magnifique, le Stade de Reims s’est incliné face à l’équipe de Nice en quarts de finale de la Coupe de France. Bravo aux joueurs niçois pour leur qualification.
Cela faisait dix ans que le Stade de Reims n’avait pas atteint le dernier carré de la plus populaire des compétitions nationales.
Malgré la déception, nous devons rendre hommage à cette équipe et à son entraîneur Hubert Fournier pour le parcours extraordinaire qu’ils ont accompli dans cette compétition.
Hier soir, les joueurs, pugnaces et déterminés, ont été à la hauteur de l’événement et je tiens à les en féliciter.
Mais je ne veux pas non plus oublier le public rémois, grâce auquel nous avons pu faire de cette rencontre une véritable fête.
Près de 20 000 personnes étaient présentes au Stade Delaune hier soir, un stade entièrement rouge et blanc, vibrant et s’enthousiasmant pour son équipe.
C’est à travers ce genre de match que l’on se rend mieux compte de la capacité du Stade de Reims à fédérer autour de lui le public rémois, un public souvent exigeant parce que connaisseur et passionné.
C’est maintenant un autre défi que le Stade va devoir relever : celui de se maintenir en Ligue 2, tant il est impensable qu’une équipe capable de produire le jeu proposé hier soir puisse être reléguée en National !
L’identité même de notre Ville s’est forgée autour du sport, et plus particulièrement du football. Notre club a contribué à écrire une page importante de l’Histoire du football français, comme le rappelait il y a quelques semaines encore Michel Platini lors de la remise du trophée du Président de l’UEFA à Raymond Kopa.
Reims est une ville qui respire le football, et c’est la raison pour laquelle nous avons besoin d’une équipe performante et compétitive, comptant parmi l’élite du football français.
C’est aussi pourquoi la Ville soutient plus que jamais le Stade de Reims dans son projet sportif, comme elle l’a d’ailleurs toujours fait.
A l’image des dizaines de milliers de supporters présents hier soir au Stade Delaune, nous attendons maintenant avec impatience le retour en Ligue 1, une ambition à laquelle Reims peut et doit légitiment aspirer.