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Pour une autre politique du logement

Vendredi 18 février 2011 | Par Adeline Hazan | Urbanisme | Commentaires [RSS] | Rétroliens

Adeline HazanMercredi, j’étais en déplacement à Clamart, en compagnie de Martine Aubry, Bertrand Delanoë, Pierre Cohen et d’autres maires de grandes villes, à l’occasion de la présentation des propositions socialistes pour une autre politique du logement.

J’y ai signé  l’Appel pour une autre politique du logement que vous pouvez consulter en intégralité en cliquant sur ce lien.

Aujourd’hui, le logement est avec l’emploi un des sujets de préoccupation majeure des Français. La situation est critique : 3,5 millions de Français sont mal logés, 1,2 millions sont inscrits sur la liste d’attente pour avoir un HLM et 1 million vivent dans des logements insalubres.
L’urgence est là, et nous nous devons de porter une politique de logement social ambitieuse pour l’ensemble de nos concitoyens.

Durant la conférence de presse, la ville de Reims a été cité pour son exemplarité en la matière. Alors qu’aujourd’hui encore, un certain nombre de communes n’appliquent pas les dispositions de la loi SRU qui impose la construction de 20% de logements sociaux minimum, j’ai eu l’occasion de rappeler aux nombreuses personnes présentes que le logement social occupe à Reims une place particulière. Avec près de 43% de logements sociaux, nous pouvons en effet parler de « spécificité rémoise », une spécificité qui contribue à forger l’identité de notre territoire.

Je veux insister sur le fait que le logement social n’est pas un handicap mais un atout pour notre ville. Mentionnée dans l’Appel, l’application de la règle des 3/3 (locatif social, accession à la propriété, secteur privé) que nous mettons en place dans chacun de nos nouveaux projets permet en effet de favoriser la mixité sociale et d’éviter la spécialisation des quartiers en logement social.

Notre projet urbain « Reims 2020 » s’inscrit dans cette logique, puisque le programme de renouvellement urbain de grande envergure que nous menons nous permet de repenser la ville autrement, tout en développant cette notion de mixité et de règle des 3/3.

Surtout, à côté de la mixité sociale, nous travaillons également à développer la mixité « fonctionnelle », grâce à laquelle chaque quartier peut regrouper différentes fonctions  (logement, activité, loisirs, services, commerces…) et la mixité « intergénérationnelle », en concevant des immeubles qui peuvent accueillir à la fois des personnes âgées, des étudiants et des crèches.

Tout cela participe d’une même volonté : celle de répondre au mieux aux besoins des habitants de nos territoires et de permettre à chacun de vivre dignement dans des habitations aux loyers décents.


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