La décision rendue hier matin par le Conseil Constitutionnel selon laquelle l’interdiction du mariage homosexuel est conforme à la Constitution a pour effet de mettre le Parlement face à ses responsabilités.
Majoritaire à l’Assemblée, la droite - si elle le souhaitait vraiment - pourrait tout à fait se saisir de cette occasion pour faire progresser les droits des homosexuels dans notre pays.
Mais une fois encore, l’UMP est en décalage total avec les évolutions de la société. Comme le rappelle le Parti Socialiste dans un communiqué, toutes les propositions de loi des parlementaires socialistes, destinées à ouvrir le mariage aux couples de même sexe et à protéger les droits des familles homoparentales ont été rejetées par la majorité parlementaire.
Je ne peux m’empêcher de remarquer que la réponse du Conseil Constitutionnel intervient le jour même où les quatre agresseurs de Bruno Wiel, torturé et laissé pour mort en raison de son homosexualité, ont été condamnés à des peines de 16 à 20 ans de prison.
Cette tragédie nous rappelle que trop de personnes sont encore victimes d’injures, de coups et d’agressions violentes au seul prétexte qu’elles sont homosexuelles.
Tout ceci montre combien il est urgent de faire évoluer notre législation. Sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres, le véritable changement aura lieu en 2012. Il ne s’agit pas, comme j’ai pu le lire ici ou là, d’une question de courage politique mais tout simplement de respect et d’égalité des droits.
Nous nous sommes très clairement engagés, si nous revenons aux responsabilités, à reconnaître et à protéger l’ensemble des familles et à permettre à tous les citoyens d’accéder aux mêmes droits et aux mêmes responsabilités.
Ce combat pour l’égalité et contre les discriminations fait écho à mes engagements passés et présents, et j’y prendrai toute ma part.
J’étais cet après-midi en visite au CHU de Reims pour adresser mes vœux à l’ensemble du personnel hospitalier.
En tant que Présidente du Conseil de surveillance, j’ai profité de cette occasion pour tirer un bilan de l’année écoulée et présenter quelques unes des nombreuses réalisations à venir.
2010 fut une année charnière pour le CHU, dont il n’est jamais inutile de rappeler qu’il est le premier employeur de la ville.
Une année de réformes tout d’abord, avec notamment la mise en application de la loi « Hôpital, patients, santé, territoires ». L’installation de la nouvelle Agence Régionale de Santé et l’arrivée de son nouveau Directeur, Monsieur Jean-Christophe Paille, mais aussi l’installation du Conseil de surveillance et de la Conférence Régionale de Santé et de l’Autonomie sont autant d’exemples de ces nombreux changements.
2010 a également été une année marquée par les contraintes budgétaires. Nous ne saluerons jamais assez les efforts réalisés par l’ensemble du CHU, et notamment son Directeur général, Monsieur Jean-Paul Michelangeli, en vue du redressement de la situation financière de l’établissement.
Une année de grandes réalisations enfin, avec l’installation d’un parking de 600 places sur le site de l’ancienne blanchisserie ou encore l’inauguration en septembre dernier de l’Institut Régional de Formation et le Cercle du personnel dans un bâtiment unique.
Mais nous ne nous arrêterons pas là. L’année qui s’ouvre verra le CHU poursuivre sa modernisation et sa politique de restructuration.
Je pense par exemple à la livraison au cours du premier semestre 2011 de la première tranche de la Résidence « Roux ». Je pense également au nouveau bâtiment dédié aux activités pédiatriques qui sera quant à lui inauguré en mai 2011.
Je n’oublie pas non plus le projet d’ouverture d’une crèche dans le quartier Maison Blanche en 2012. Dotée de 40 places, elle pourra accueillir plus d’une centaine de familles et sera prioritairement destinée au personnel de l’hôpital dont elle prendra en compte les horaires atypiques.
Toutes ces mesures participent d’une même conception du service public de la santé. Une conception qui fait de la qualité et de l’accès aux soins une priorité.
Au CHU de Reims, ce sont 7000 personnes qui, chaque jour, se mobilisent pour faire de cette conception une réalité. Ces vœux se voulaient avant tout l’occasion de les en remercier.
Les événements qui ont eu lieu ces dernières semaines en Tunisie nous interpellent tous.
23 jours de révolte ont permis à tout un peuple de renverser le régime corrompu de Ben Ali et de s’en libérer.
Mais ce sont aussi 23 ans d’oppression, 23 ans d’absence de liberté politique et de liberté de la presse, 23 ans de brutalité et de répression qui ont conduit les Tunisiens à se mobilier et à manifester – parfois avec le désespoir de ceux qui n’ont plus rien à perdre – pour leur liberté.
Je ne peux que saluer le courage héroïque de ces milliers de manifestants, dont le désir de démocratie a été plus fort que les tirs à balles réelles d’une dictature.
Il faut maintenant que l’aspiration démocratique des Tunisiens débouche sur des mesures concrètes. Cela passe évidemment par la libération de l’ensemble des prisonniers politiques et l’établissement des libertés démocratiques.
A l’heure où le silence assourdissant du Gouvernement français interroge sur la position de la France, le Parti socialiste doit rappeler qu’il est de notre devoir politique et moral de nous tenir aux côtés des peuples qui aspirent à la démocratie et à la liberté, et ceci quelles que soient les relations entre la France et la Tunisie.
Lorsque j’étais secrétaire nationale du PS aux Droits de l’Homme et aux Libertés, j’ai toujours affirmé que la préservation de toutes les libertés était au cœur de l’identité socialiste. Pendant des années, j’ai mené cette bataille au Parlement européen pour rappeler que nous ne devons jamais cesser de soutenir ceux qui se battent pour la démocratie et la liberté d’expression.
C’est le sens même de notre combat, celui de tous les progressistes.
J’ai eu le plaisir de réunir mercredi après-midi à la Cartonnerie les agents de la ville, de Reims Métropole, du Centre communal d’action sociale, de la Caisse des écoles et de la Régie des équipements municipaux sportifs, pour la traditionnelle cérémonie des vœux.
Cet événement a été l’occasion de rendre hommage, au nom de tous les élus de la ville et de Reims Métropole, à l’ensemble de nos agents pour le travail accompli au cours de l’année 2010.
J’ai tenu à leur redire avec force combien leur mobilisation et leur dévouement quotidiens font honneur au service public.
Je tiens également à remercier Starlion qui nous a fait le plaisir d’interpréter avec brio quelques unes de ses chansons et a ainsi contribué à faire de ces vœux un événement festif et musical.
Je vous propose de retrouver l’intégralité de mon discours en vidéo :
Mesdames, Messieurs,
Je suis heureuse de vous accueillir pour mes troisièmes vœux aux Corps constitués, à la presse et aux forces vives ici présentes en cette salle des Fêtes de l’Hôtel de Ville.
Ces vœux revêtent pour mon équipe et moi-même une importance particulière, car ils marquent une étape dans notre action municipale. Nous serons en effet à mi-mandat dans 2 mois. Vous l’aurez constaté, la ville change, elle change avec ses habitants, et c’est pour moi l’occasion de dire quelques mots sur l’action déjà accomplie.
Reims bouge, Reims rayonne, prend enfin la place qui est la sienne : celle d’une grande métropole du Grand Est. Aujourd’hui, Reims est une ville qui se projette et dont on parle, une ville dont les chantiers et les expériences, comme la rénovation urbaine et le projet urbain Reims 2020 servent de modèle.