J’ai voulu saisir l’occasion de la rentrée scolaire et universitaire pour insister sur la place que nous donnons à l’école dans notre ville, sur les moyens que nous y consacrons et sur les résultats que nous en attendons. L’école est le premier droit que la République doit à ses habitants. Elle est le meilleur instrument de la lutte contre l’inégalité des chances. Elle est la meilleure réponse à toutes les insécurités. Elle est l’incarnation de l’avenir, de la préparation de l’avenir, de nos ambitions pour l’avenir.
Reims est ambitieuse. Pour donner à ses projets de développement toutes les chances de réussite collective, elle doit aussi donner à ceux qui les vivront toutes les chances de réussite personnelle.
Cela commence dès le plus jeune âge. Le 2 septembre, nous ouvrirons les écoles aux 13.800 élèves de maternelle et de primaire. Nous faisons le maximum pour que les salles de classe rémoises soient agréables et utiles. Agréables parce que l’école est un lieu de vie tout au long de l’année pour toute la communauté scolaire. Utiles parce que le cadre de l’enseignement est une condition de la réussite de l’enseignement.
C’est pourquoi nous faisons des classes plus spacieuses, plus lumineuses, mieux équipées. Cette année, nous avons investi près de 17 millions d’euros de travaux pour les écoles rémoises. Parmi ces 17 millions d’euros, plus de 4 millions ont été dépensés cet été pour des travaux de bâtiment, de génie climatique et de génie électrique. Les collectivités territoriales ne sont pas chargées du contenu pédagogique des enseignements, mais, en relation avec l’Education nationale, elles peuvent participer à leur modernisation. C’est le sens du programme d’équipements d’écoles élémentaires en « Tableaux Blancs Interactifs ». Nous signerons à la rentrée une convention avec l’Education nationale pour le développement de l’« école numérique » à Reims.
L’équipement de l’école ne concerne pas que la classe elle-même. Elle concerne aussi le cartable de chaque élève. Nous avons décidé de renouveler l’opération des « kits scolaires » que nous avons lancée l’an dernier. Nous distribuerons à la rentrée 8.600 kits à tous les élèves de primaire (du CP au CM2). Cela répond à un objectif de justice sociale : la rentrée est trop souvent une période difficile pour les budgets des ménages.
C’est aussi pour répondre au coût de la scolarité que nous avons voulu refondre le système de bourses municipales. La nouvelle offre de bourses municipales est plus lisible et plus juste. Elle met fin à l’empilement des 8 dispositifs différents qui étaient appliqués précédemment. Des bourses seront désormais versées à la fois pour les élèves de collège, de lycée, de CFA, de l’enseignement supérieur et ce, qu’ils soient scolarisés dans le secteur public ou dans le secteur privé. Ce sont les mêmes objectifs de solidarité qui ont amené la Caisse des Ecoles à modifier l’an dernier les tarifs de restauration scolaire.
C’est le souci d’aider les familles qui nous a amenés, dès notre arrivée, à enrichir l’offre d’accueil des enfants et à développer les activités périscolaires. La ville gère désormais l’ensemble des temps périscolaires. Elle le fait gratuitement. C’est un dispositif rare en France. La collectivité dépense ainsi chaque année 4 millions d’euros en charge de personnel pour que les enfants soient accueillis.
Le temps de l’éducation ne se limite pas, bien sûr, au temps de l’école maternelle et de l’école primaire. Pour penser l’avenir de Reims avec ambition, nous devons être ambitieux en matière de formation supérieure.
Comme le disaient les urbanistes qui ont travaillé sur le diagnostic « Reims 2020 » : nous devons tout faire pour donner aux jeunes l’envie de venir à Reims et les raisons de s’y installer. Depuis deux ans, nous sommes heureux de voir grandir le rayonnement universitaire de notre ville. Notre ville compte actuellement 26.500 étudiants. C’est une chance considérable pour Reims, pour son animation, sa vitalité, mais surtout pour son avenir.
Nous avons travaillé avec l’université, la chambre de commerce et l’ensemble des collectivités territoriales – Conseil général et Conseil régional - pour que s’implantent à Reims de nouveaux cursus supérieurs de qualité. Je pense bien sûr au nouveau campus universitaire de Sciences Po, dédié aux relations transatlantiques, qui ouvrira à la fin de la semaine à l’Ancien Collège des Jésuites. Ce nouveau campus est un atout maitre pour le rayonnement de Reims. Il est aussi une chance pour le magnifique bâtiment qui l’accueille et une opportunité pour la vitalité du quartier. Je pense aussi à Agro Paris Tech et à Centrale Paris, qui accueillent des étudiants à Reims. Et je pense surtout aux synergies que nous pouvons en attendre avec notre université et avec Reims Management School (RMS).
Les écoles rémoises se développent en créant de nouvelles formations. L’ESAD ouvre par exemple cette année une année post-diplôme en design culinaire. Cela lui permettra de délivrer des masters et de s’intégrer au modèle européen des formations supérieures.
Une telle richesse, cela se fête. Nous avons décidé cette année d’organiser, avec tous les acteurs de la vie universitaire, un accueil des nouveaux étudiants à travers une semaine d’intégration : une « Welcome Week » qui se tiendra en octobre.
Nous voulons tout faire pour faciliter la vie des étudiants à Reims. Pour la première année, avec l’ensemble des services concernés, nous ouvrons un espace d’accueil pour les toutes premières démarches administratives dans l’hyper centre de Reims (106 rue de Vesle), pendant 6 semaines, du 1er septembre au 15 octobre.
Pour que l’offre soit complète et pour encourager les étudiants rémois à s’installer à Reims, nous voulons tout faire pour que les projets d’entreprise des jeunes diplômés rémois trouvent les moyens de naître à Reims. Au début de l’année 2011, une pépinière « Art et Design » fera écho aux formations de l’ESAD. Nous développerons également l’offre pour les jeunes entreprises universitaires. Ces pépinières nous permettent de retenir les diplômés de haut niveau sur le territoire, d’accompagner les potentialités des chercheurs, de dynamiser le réseau économique, de développer les réseaux entre le monde économique et l’enseignement supérieur, et donc de développer l’emploi.
De l’école à l’emploi : c’est bien de cela qu’il s’agit. Nous voulons donner un avenir à tous les enfants rémois.