J’ai rencontré ce matin à l’Hôtel de Ville les représentants des parents d’élèves des écoles de Reims. Une occasion d’échanger avec les Rémois sur notre politique scolaire.
La politique scolaire d’une ville est forcément l’affaire de tous. L’école est le lieu où la citoyenneté et la République se construisent. Elle repose sur les enseignants de l’Education nationale, sur les services de la ville et surtout sur les parents d’élèves. Nous savons tous que pour donner le meilleur d’elle-même, la communauté scolaire doit se donner les moyens d’échanger le plus souvent possible.
C’est le sens de ce rendez-vous. Nous avons décidé de l’organiser à l’avenir à l’automne, quelques semaines après l’élection des représentants des parents d’élève. Ainsi, chaque année scolaire commencera par une discussion sur le rôle que chacun entend mener au sein des conseils d’école. Ce rôle ne se limite pas aux réunions formelles. Si nous vous avons invité ce matin, c’est bien pour engager un dialogue, au-delà du formalisme de ces conseils.
Notre ville compte 14000 élèves scolarisés en école publique, maternelle ou primaire. Si on y ajoute les 3000 élèves scolarisés dans le privé, on arrive à cette réalité : un Rémois sur dix est un écolier. C’est le signe d’une ville jeune, et d’une ville dans laquelle les familles projettent leur avenir. Notre responsabilité est d’une part de faire en sorte que cette jeunesse là s’épanouisse, grandissent en s’enrichissant, et d’autre part de simplifier la vie des familles.
Dans la grande consultation que nous avons menée par l’intermédiaire d’un questionnaire dans VRI l’an dernier, nous avons posé la question : Nos établissements scolaires et universitaires de Reims sont-ils un point fort ou un point faible ? 71% des 8700 Rémois qui ont répondu à l’enquête ont choisi « point fort ». 17% ont choisi « point faible ». C’est un jugement encourageant. Les Rémois sont heureux de la façon dont leurs enfants mènent leur scolarité dans notre ville.
Depuis 2008, nous avons agi pour améliorer le service rendu par la ville aux familles dans ce domaine. Nous avons étendu le service municipal d’accueil de telle sorte qu’il est désormais possible d’emmener son enfant à l’école dès 7h30, avant le début de la classe.
Les accueils périscolaires ne sont pas des simples garderies. Ils s’inscrivent dans une réflexion sur les temps de l’enfant à l’école. Avant la classe, pendant le repas de midi et après la classe, les temps périscolaires sont organisés en fonction des besoins de l’enfant. Avec les animateurs-coordinateurs, l’élève trouve aussi un référent unique sur l’ensemble de la journée. Cet accueil s’inscrit dans notre démarche d’un projet éducatif global.
Nous souhaitons que l’école soit pour l’enfant non seulement un lieu de formation, mais aussi un lieu d’épanouissement, de découverte, et d’ouverture. C’est le sens des multiples pôles (sciences, multimédia, arts visuels, arts du goût) que la direction de l’éducation a mis à la disposition de ces activités d’éveil.
Comme vous le savez, nous agissons dans le cadre de nos compétences. Et nous devons faire avec des décisions gouvernementales que nous n’aurions pas prises. Je pense aux suppressions de classes, bien sur. Elles ont fait l’objet d’un vœu voté solennellement en conseil municipal. A Reims, cette année, l’Etat a annoncé la fermeture de classes. Ce sont des décisions incohérentes à nos yeux : les effectifs sont globalement stables depuis quelques années, et ils devraient même repartir à la hausse, si l’on prend en compte les programmes de nouveaux logements que la ville mène dans plusieurs quartiers.
Je pense aussi aux décisions portant sur le rythme scolaire, avec la semaine de 4 jours. C’est un choix que de très nombreux professionnels dénoncent. Beaucoup de villes l’ont contesté. Je pense enfin à l’avenir de l’école maternelle. Les enfants de moins de 3 ans ne sont toujours pas comptabilisés dans leurs effectifs. Or les classes sont chargées, les enfants de moins de 3 ans sont souvent refusés et on assiste par conséquent à un fort recul du taux de scolarisation des tout-petits.
Malgré ces décisions gouvernementales, nos écoles se portent bien. Nous avons mené des réformes de fond, pour revaloriser les missions des ATSEM. Nous avons recruté de nouveaux animateurs-coordonateurs pour donner plus de sens et plus de moyens à l’accueil des enfants dans les temps périscolaires. Nous entretenons les bâtiments de nos écoles, en commençant par ceux qui en ont le plus besoin. C’est avec vous tous, avec toute la communauté scolaire, que nous maintiendrons notre école à ce niveau.
Buy:Benicar.Advair.Ventolin.Buspar.Amoxicillin.Acomplia.Nymphomax.Cozaar.Wellbutrin SR.Zetia.Lasix.Seroquel.Lipitor.Prozac.SleepWell.Zocor.Lipothin.Female Cialis.Female Pink Viagra.Aricept….