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Reims, ville solidaire

Mercredi 24 février 2010 | Par Adeline Hazan | Vie dans la Cité | Commentaires [RSS] | Rétroliens

En conférence de presse, ce matin, j’ai eu l’occasion de présenter les grandes lignes de la politique sociale de la ville de Reims.

Mener une politique au plus proche des besoins des Rémois, c’est prendre la mesure de l’urgence sociale dans laquelle se trouvent de nombreux concitoyens. Contrairement à ce qui est souvent véhiculé, Reims n’est pas une ville riche, loin de là. En outre, la crise a eu des répercussions économiques et sociales importantes dans notre ville. Nous mesurons chaque jour combien la conjoncture est difficile pour beaucoup de nos concitoyens et nous connaissons l’urgence des attentes de beaucoup d’entre eux.

Depuis deux ans, notre équipe a mené une politique concrète pour améliorer la situation des familles les plus fragiles à Reims. Pour répondre à ces difficultés, nous avons mis en place depuis notre arrivée de nombreuses actions portées par la Ville de Reims, Reims métropole, la Caisse des écoles et le CCAS.

Nous avons mis en place la loi SRU, qui n’était pas appliquée, instaurant un abattement de 50% sur les abonnements mensuels pour l’ensemble des habitants de notre agglomération bénéficiant de la CMU complémentaire.

Nous voulons que notre politique soit plus adaptée aux réalités de vie des usagers.

Le nombre de familles aidées par le CCAS de Reims est passé en moins d’un an de 3.500 à plus de 5.000, et ce lié aux effets de la crise, nous ne pouvons que le regretter, mais aussi à la mise en place du reste à vivre.

Ce nouveau mode de calcul est ouvert à tous, notamment aux personnes Sans Domicile Fixe, accueillies en CHRS ou vivant en caravane.

Depuis la rentrée scolaire, et avec la Caisse des Ecoles, nous avons décidé dans un soucis d’équité d’appliquer de nouveaux tarifs de restauration pour les enfants des familles les plus en difficultés. Ce sont plus de 3000 familles qui bénéficieront ainsi d’un tarif en diminution.

C’est dans cette même logique qui est d’être au plus prêt des réalités vécues par nos concitoyens, que nous avons aussi souhaité porter une attention particulière aux personnes âgées ayant de faibles ressources.
 
C’est la raison pour laquelle nous avons décidé la création d’un fonds d’aide aux personnes âgées.

Ce fond, ouvert à partir du 1er mars va permettre au C.C.A.S. de venir en aide aux personnes âgées qui ont besoin de quelques heures de service à domicile et qui n’ont pas les moyens de les acheter. C’est là une réponse très concrète et immédiate aux difficultés que connaissent les plus âgés dans leur vie quotidienne.

Pour améliorer la vie des retraités rémois, l’O.R.R.P.A., qui est un acteur essentiel, agit au quotidien, et innove au service de ses membres.

Pour améliorer la vie des personnes âgées vivant à Reims, nous avons lancé ensemble en janvier 2010 un bouquet de service réunis dans la « Carte Poivre et Sel Avantages ». Avec cette carte, les séniors peuvent désormais avoir accès à une multitude de services à tarif réduit, dans tous les domaines : loisirs, sport, culture, tourisme, restaurants, services, etc.

Nous poursuivrons ces efforts pour que la Ville de Reims sache adoucir la vie de ceux qui sont aujourd’hui les premières victimes de la crise.

D’ici la fin de l’année, nous offrirons aux Rémois les plus en difficulté deux nouveaux services. Reims ne dispose pas encore d’épicerie sociale, ce qui nous singularise dans la région. Il était temps de corriger cette lacune.

C’est pourquoi, en septembre prochain, une épicerie sociale ouvrira à Reims. Il s’agira de permettre aux publics les plus précaires d’accéder à un choix de produits alimentaires à un moindre coût. Deux lieux seront ainsi ouverts, portés par le bénévolat de ceux qui agissent au quotidien pour répondre aux besoins d’aide alimentaire.

Et en octobre, nous offrirons un nouveau service aux Rémois qui n’ont pas accès aux prêts personnels parce que les établissements bancaires les leur refusent. En partenariat avec plusieurs banques, nous avons décidé d’ouvrir la possibilité de bénéficier d’un microcrédit personnel. C’est avec un tel service, par exemple, que les jeunes Rémois qui viennent de trouver un emploi auront une possibilité d’acquérir le véhicule qui leur permettra de se rendre sur leur lieu de travail.

Là encore, c’est un service concret et proche des besoins des Rémois.

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