En conférence de presse, ce matin, j’ai eu l’occasion de présenter le “berceau”, nouveau service offert aux familles pour simplifier les démarches de garde d’enfant.
Je l’ai dit en présentant mes vœux en janvier : en 2009, nous avons posé les bases de notre action ; nous avons rénové notre administration ; nous nous sommes dotés de nouveaux instruments de démocratie participative ; nous avons beaucoup travaillé sur les perspectives de notre territoire, en élaborant le projet urbain « Reims 2020 » et en faisant avancer le G10.
Une fois ces fondations posées et les perspectives d’avenir ouvertes, nous voulons en 2010 mettre en avant nos actions de proximité et de solidarité.
Ces priorités résultent bien sûr en partie du contexte économique et social que nous connaissons. Elles font également écho à ce qu’ont dit les Rémois qui ont répondu à l’enquête diffusée dans VRI en avril 2009. Elles répondent surtout à ce que les Rémois nous ont dit au fil des conseils de quartier et de toutes les rencontres que nous avons organisées depuis mars 2008.
La première difficulté qui se présente aux familles rémoises est celle de la garde de leurs enfants en bas âge.
Jusqu’en décembre 2009, les jeunes parents ou futurs parents entraient dans un véritable parcours du combattant, à la recherche de l’établissement prêt à garder son enfant. A chaque lieu de garde, sa démarche, sa liste d’attente, ses critères : ce système n’avantageait personne. Il pesait sur les familles. Il ne permettait pas non plus aux crèches d’atteindre le taux d’occupation optimal.
Nous avons donc voulu ouvrir un service permettant de simplifier les démarches, de clarifier les règles du jeu et d’optimiser l’occupation des lieux de garde.
Le « Berceau » - c’est ainsi que nous avons voulu nommer le service offert par la ville aux parents - est un guichet unique qui permet à présent de centraliser toutes les offres et toutes les demandes des familles, de les informer sur l’ensemble des modes de garde à Reims, et de faciliter leurs démarches d’inscription.
Il est opérationnel depuis le début du mois de janvier. Les parents se tournent désormais naturellement vers lui pour trouver les réponses à leurs questions.
Le « Berceau » est aussi l’occasion de clarifier les règles du jeu : une commission d’attribution des places offre une transparence totale de l’offre et des critères de priorité retenus. Par exemple, les parents d’enfants en situation de handicap, les familles monoparentales sont naturellement prioritaires.
Le « Berceau » est un service municipal qui s’appuie sur l’ensemble des partenaires de la politique de la petite enfance à Reims.
Je pense d’abord à la C.A.F., qui accueille le guichet unique, et qui mutualise ses moyens matériels et humains pour la réussite de ce service. La C.A.F. est aux cotés de la ville dans chacune des démarches que nous menons pour faire progresser le service public de la petite enfance à Reims.
Je pense au département de la Marne, qui contribue financièrement à la réussite de ce projet (à hauteur de 10.000 €).
Et je pense aux structures d’accueil qui ont pleinement adhéré à la création et à l’élaboration de ce service : la S.P.E., bien sur, qui gère 9 des 12 crèches de Reims, l’association « La Farandole » et l’A.M.Q.R., qui gère 12 haltes-garderies.
Je pense enfin au C.C.A.S., qui gère la nouvelle halte-garderie installée depuis deux mois les mercredis et samedis après-midi dans l’école Pouply.
Le C.C.A.S. gère également la nouvelle crèche Jean-Jacques Rousseau, que nous inaugurerons en mars prochain. Cette nouvelle crèche municipale de 28 places construite en centre-ville répond à un besoin exprimé par beaucoup de parents. Le centre-ville était jusqu’alors dépourvu de lieux de garde. En ouvrant une halte-garderie et une crèche dans ce quartier, nous équilibrons l’offre de garde sur le territoire rémois.
Reims compte aujourd’hui 768 places en crèche. Le guichet unique nous permet d’ouvrir ces places aux familles rémoises selon des critères plus transparents, et d’utiliser ces places de façon optimale.
Nous poursuivrons pendant ce mandat la construction de nouvelles crèches.
Je pense en particulier à celle que nous projetons d’ouvrir dans le quartier Maison Blanche en 2011. Cette crèche sera particulièrement adaptée aux besoins des personnels hospitaliers. Elle fonctionnera le samedi et sera ouverte en semaine avec des horaires élargis.
Notre objectif n’est pas uniquement quantitatif. Nous voulons que toutes les crèches de Reims soient des lieux de vie et de développement, d’éveil pour l’enfant, dont aucun enfant, aucune famille ne doit être exclu.
Nous avançons avec la volonté d’offrir le meilleur accueil aux tout-petits.
C’est le sens de la campagne que nous afficherons dans Reims en mars et dont vous voyez ici les visuels : Reims est une ville « amie des tout-petits » ! Un guide présentant les modes de garde sera à la disposition des parents.
Ici, avec un service concret, plus lisible, plus accessible, plus transparent, nous menons une politique au plus proche des besoins des familles rémoises. Au total, nous ouvrons 90 places supplémentaires en crèche d’ici 2011.