J’ai participé ce matin à l’inauguration de la gare Reims Centre rénovée, plus belle, plus facile d’accès et plus ouverte sur la ville. Une gare est une entrée de ville. La nôtre est monumentale. Cette nouvelle entrée est plus fière et plus accueillante. Elle est réellement ouverte de part et d’autre des voies.
C’est un signe heureux de l’évolution de notre ville, que l’on a trop souvent jugée trop grise et tournée sur elle-même. Cette façade neuve nous met en appétit.
Vous savez que c’est une inauguration qui intervient à un moment singulier pour Reims et pour son centre-ville : c’est le premier signe de la fin des travaux. C’est un coup d’envoi qui annonce une succession d’heureux événements pour notre ville.
D’ici la fin de l’année, nous aurons le plaisir de voir le parvis prendre forme et s’ouvrir vers les promenades et la place d’Erlon. En juin, à l’occasion de la fête de la musique, nous ouvrirons la trémie et nous y organiserons un concert, avant de l’ouvrir à la circulation des voitures. Cet été, nous verrons le chantier du tramway se retirer pour laisser aux Rémois un espace public neuf, plus agréable à vivre, plus vert et plus beau. Et au printemps 2011, cette gare sera ouverte sur la ville grâce à sa nouvelle ligne de tramway.
En 2009, autour du projet « Reims 2020 », nous avons travaillé, avec des urbanistes, des architectes, des sociologues, des paysagistes, pour donner à notre métropole une vision d’avenir et des projets de développement.
Le propositions qui nous ont été formulées sont maintenant sur la table. Elles sont exposées dans la ville. Les Rémois en débattent. Ces propositions accordent – et c’est bien normal – une place essentielle au rail, pour aménager notre territoire et pour organiser les temps de la ville. Cela vaut pour les déplacements au sein de notre métropole, à travers les stations de tramway ou de TER. Cela vaut aussi pour les déplacements entre les différentes villes qui composent le bassin d’emploi de Reims.
Nous ne pouvons pas penser l’avenir sans donner à nos concitoyens les moyens de préférer les transports en commun. Les choses vont d’autant plus vite que les crises écologiques et économique nous placent devant nos responsabilités. Nous devons penser à des déplacements qui émettent moins de gaz à effet de serre. Nous devons penser à des déplacements moins coûteux pour l’usager.
Toutes les chantiers sont des occasions à saisir pour contribuer à l’insertion et à l’emploi de nos concitoyens. Je veux remercier la SNCF de nous avoir proposé de travailler ensemble pour que le local à vélos qui ouvrira dans la gare soit géré par une entreprise d’insertion. Cela a donné de bons résultats à Strasbourg. Nous le ferons donc à Reims, sans doute au second semestre 2010. Il nous reste encore à préciser le dispositif juridique et financier de cette initiative.
Je connais l’impatience des riverains pour que les travaux s’arrêtent et pour que le tramway fonctionne. Nous en voyons la fin aujourd’hui. C’est une étape importante pour la modernisation des déplacements urbains à Reims. Elle sera suivie de beaucoup d’autres étapes.