Reims Métropole a adopté hier, le jeudi 10 décembre, son budget primitif pour 2010. Je vous invite à lire mon intervention de présentation ci-dessous.
Lors du récent débat d’orientation du budget 2010 qui s’est tenu au sein de notre assemblée, j’ai eu l’occasion de vous exposer le cadre rigoureux dans lequel a été préparé le budget 2010 de Reims Métropole. Aujourd’hui, au terme de la procédure d’élaboration engagée et des arbitrages opérés, j’ai le plaisir de vous présenter un budget primitif qui respecte les orientations et réussit donc à maîtriser les dépenses de fonctionnement de la collectivité.
Les dépenses d’investissement s’accroissent de 8,06 % sans les remboursements provisoires et anticipés de dette. Dans un contexte de dette maîtrisée, notre endettement est largement inférieur à celui des autres communautés d’agglomération.
Le budget 2010 a été préparé dans un contexte de profondes incertitudes à l’encontre des collectivités territoriales.
Moins coûteuses que la moyenne des autres collectivités européennes, moins endettées que l’Etat, gestionnaires des services publics locaux auxquels nos concitoyens sont attachés, les collectivités territoriales sont l’une des sources de la vitalité démocratique de la République, l’une des forces qui assure de multiples services publics de proximité, mais aussi l’un des leviers de la modernisation du pays.
Deux objectifs ont été menés en parallèle pour guider l’élaboration de ce budget : améliorer la vie quotidienne des habitants de notre agglomération en améliorant la qualité des services de proximité, et dans le même temps préparer l’avenir en faisant de notre agglomération une grande métropole régionale et européenne.
POUR AMELIORER LA QUALITE DU SERVICE PUBLIC :
- le maintien du gel des tarifs des transports publics ;
- l’achèvement du chantier de construction du tram ;
- de multiples initiatives visant à inscrire l’agglomération dans une dynamique de développement durable ;
- un effort pour l’éclairage public ;
- la poursuite de la priorité donnée à la politique de la ville, de l’habitat et du logement, notamment dans les quartiers Wilson, Croix-Rouge, Epinettes, Orgeval, Maison Blanche et Clairmarais ;
- l’élargissement et l’aménagement de la coulée verte ;
- l’aboutissement de la liaison Faucher-Tondeurs et de quelques autres opérations de voiries intercommunales ;
- la modernisation accrue des réseaux d’eau et d’assainissement, notamment à l’occasion des travaux du tram ;
- des améliorations en matière de pré-collecte et collecte des déchets, notamment par le doublement des crédits de mise en place de containers et de bacs enterrés.
Parallèlement à ces mesures proposées dans le présent budget 2010 qui concernent la vie quotidienne des habitants de l’agglomération, il est envisagé un effort budgétaire accru pour quelques projets qui bâtissent l’avenir de l’agglomération, dans l’esprit du débat de ces derniers mois sur Reims 2020 :
- les premiers versements de notre collectivité destinés à la réalisation de la 2ème phase de construction de la LGV vers l’Est de l’Europe ;
- la montée en charge des opérations d’aménagement de zones économiques de Bezannes, la Malle à Saint-Brice-Courcelles, Pierre de Coubertin à Cormontreuil ;
- l’inscription des crédits pour inciter le conseil général à lancer la réalisation de l’échangeur des Coïdes, aux portes de Saint-Brice-Courcelles, et la liaison RD8-RD9 à Cormontreuil ;
- le financement de l’échangeur de Cormontreuil.
Voila, pour 2010, quelques unes des principales initiatives que le budget permettra de concrétiser dans le double souci d’améliorer la qualité des services de proximité apportés aux citoyens mais aussi de préparer l’avenir de l’agglomération.
Cet effort est réalisé dans un contexte de crise des finances publiques qui résulte de ce que l’Etat a choisi de perdre 70 milliards d’euros par an en allégements et baisse d’impôts qui profitent essentiellement aux contribuables les plus favorisés.
Depuis plusieurs années, ce sont en effet sur les finances des collectivités territoriales que ces cadeaux fiscaux sont répercutés : les dotations d’Etat, en 2010, stagneront une année de plus. Dans ce contexte d’austérité, ayant refusé toute hausse fiscale, nous avons réussi – en 2010 à nouveau – à maîtriser les dépenses de fonctionnement : les dépenses d’administration générale baisseront d’un peu plus de 3%.
A périmètre égal, les dépenses de personnel évoluent d’environ 1%, hors le transfert d’agents entre la ville et la communauté d’agglomération.
Une précision à ce sujet pour éviter toute polémique stérile : les transferts de crédits de personnel, dans le cadre de la communautarisation des fonctions ressources mutualisées avec la ville de Reims sont équilibrées par des crédits de compensation versés par Reims à la communauté d’agglomération. Ceci représente une opération neutre.
L’ensemble de ces évolutions respecte la volonté de nos concitoyens : gérer de manière économe l’argent public, éviter tout endettement excessif, répondre aux besoins quotidiens, préparer l’avenir.
Par ce projet de budget 2010, nous dessinons l’avenir de notre métropole, en amorçant la concrétisation de la réflexion engagée dans le cadre de la démarche de Reims 2020.
C’est parce que des choix ont été opérés – ceux de la rigueur et de la maîtrise financière - que nous pouvons aujourd’hui, à travers ce projet de budget primitif, entrer encore un peu plus résolument dans le mouvement par lequel l’agglomération devient un modèle de bien vivre au quotidien – attentive aux habitants – et un territoire de renouveau tourné vers l’avenir.