Nous avons procédé aujourd’hui à la signature des textes qui organisent la collaboration de la ville et de la région pour le développement de notre territoire. J’ai l’habitude de me faire l’avocate de tout ce qui amène les collectivités à travailler ensemble. Au terme d’une réflexion de grande ampleur, que nous avons mené ensemble autour du projet urbain Reims 2020, je suis encore davantage convaincue de cette nécessité de travailler ensemble, dans tous les domaines, pour donner à notre territoire toutes ses chances.
Ce cadre de travail est l’occasion d’affirmer la place de notre agglomération comme métropole interrégionale au Nord Est du Bassin Parisien, de soutenir le développement économique et de placer les habitants au cœur de notre projet. Nous insistons sur la promotion du développement durable, en lien avec les communes, le pays rémois et les territoires rémois.
Toute cette démarche s’appuie sur notre complémentarité et sur l’expression de tous les acteurs locaux : conseil de développement, Pays rémois, communes de Reims Métropole. Nous contractualisons cette collaboration autour d’un accord-cadre conclu pour 4 ans (2007 à 2010) entre la Région et Reims Métropole. Cet accord-cadre formalise nos engagements réciproques. Il prévoit des conventions d’application. Ces conventions listent les opérations pour lesquelles le concours financier régional est envisagé.
La convention d’application « Aménagement » fixe les conditions de cofinancement du programme « aménagement ». Ce programme comprend quatre grands projets que nous connaissons bien - le Projet Urbain REIMS 2020, le projet Boulingrin, les projets d’aménagement autour de la Gare de Reims-Centre et de la Gare de Reims-Bezannes, et la Coulée verte. Il comprend également l’habitat et les services de proximité à la population.
La convention de développement économique fixe les conditions de mise en œuvre d’une stratégie commune de développement durable de l’agglomération rémoise et de son bassin de vie. Cette stratégie commune implique l’aménagement et le développement des parcs d’activités, la création d’une pépinière de jeunes entreprises universitaires et la reconversion d’une friche industrielle en un lieu de création artistique permanent.
La convention de financement des travaux d’intermodalité des transports dans l’agglomération rémoise porte notamment sur la création de stationnements complémentaires visant à permettre le report de la voiture particulière vers les transports collectifs, la restructuration de la voirie afin de favoriser les circulations douces en complément des transports collectifs. Elle fait également référence à l’aménagement des espaces urbains pour une meilleure perception des lieux d’intermodalité et pour l’amélioration de l’accès à ceux-ci, notamment pour les personnes en situation de handicap. La mise en service du tramway au printemps 2011 va provoquer une recomposition complète du plan des déplacements urbains. Cela suppose donc de nombreuses adaptations favorisant l’intermodalité et la coopération entre les différents réseaux de transports.
La convention de solidarité urbaine porte sur des opérations d’habitat, d’aménagement, d’équipement et d’ingénierie inscrites dans le programme de renouvellement urbain, selon l’avenant à la convention signé avec l’ANRU en novembre 2008. Cette convention concerne les quartiers rémois en rénovation urbaine : Wilson, Orgeval, Les Epinettes et Croix-Rouge.
Ce sont là des sommes importantes qui sont mises au service des projets qui nous rassemblent, au-delà de nos frontières administratives et de nos différences partisanes. Je veux saluer le travail mené par l’ensemble des services impliqués dans cette gymnastique des cofinancements, et qui nous permettent aujourd’hui d’agir ensemble pour notre territoire.