Les Paysages de Champagne sont candidats à l’inscription au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Nous avons présenté hier notre candidature devant le Comité des biens français.
Le champagne est une valeur universelle sur notre planète. Partout, pour des populations d’histoire et de culture différentes, le champagne a le même sens de rareté, d’instant exceptionnel, de joie, de récompense, de bonheur hors du temps. Ce vin n’est pas un produit de luxe comme les autres, parce que son histoire et ses racines champenoises sont elles aussi dans chaque bouteille. Leçon de ténacité et de sa récompense, pour un vin d’un terroir septentrional difficile, dont les hommes et les femmes ont su développer un savoir faire et une organisation sociale uniques.
La dialectique du vignoble et de la ville, des vignerons et des maisons de négoce, a créé une organisation sociale originale évitant les écueils d’une aveugle loi du marché comme d’une économie totalement administrée. Elle a façonné une région, où Reims est le pôle d’attraction d’un ensemble de villes et bourgs répartis en chapelet le long de ses axes de communication. Chacun restant, comme la métropole rémoise, au contact direct de la campagne environnante : il y a des champs et de la verdure à moins de 4000 m de notre Hôtel de Ville, et il y a même 50 hectares de vignes sur le territoire de la commune de Reims.
Reims doit préserver l’image du Champagne dans son tissu urbain comme souterrain, parce que c’est là une de ses racines fortes, un pivot de son attractivité touristique comme notre cathédrale, de son attractivité pour de nouveaux résidents. Reims a un passé reconnu par le label que l’UNESCO a donné à ses monuments prestigieux : la cathédrale, le palais du Tau, la basilique et l’abbaye Saint-Remi. Nous voulons conjuguer au présent et au futur notre nature champenoise, en participant à la candidature des paysages ruraux et urbains du Champagne.