Adeline Hazan, maire de Reims Fil RSS

Célébrations du 11 novembre 2009

Jeudi 12 novembre 2009 | Par Adeline Hazan | Non classé | Commentaires [RSS] | Rétroliens

11 novembre 2009Le lundi 11 novembre 1918, à 11 heures du matin, tous les clochers de France résonnaient. Au front, près de Reims, les clairons ont sonné le « Cessez-le-Feu ». Le 11 novembre, c’est la paix que nous célébrons. Cette paix qui a soulagé les peuples d’Europe après quatre années d’un conflit interminable, démesuré, faisant fi de toutes les valeurs de notre civilisation.

Notre ville porte dans son histoire, dans son architecture, dans ses aspirations, les marques de cette guerre. Neuf maisons rémoises sur dix ont été détruites entre 1914 et 1918. Notre attachement à la paix et au dialogue des nations s’explique à travers les quatre années qui ont vu mourir 35 000 jeunes champenois.

Nous sommes à Reims les héritiers de toutes les mémoires de la « Grande guerre ». Des civils sous le feu, des soldats de tous pays et de toutes origines. C’est le sens des hommages que nous avons rendu aux « tirailleurs sénégalais » qui ont donné à notre ville, à notre région, sur tous les fronts, la force de résister à l’ennemi.

En ce 11 novembre, nous sommes rassemblés pour la paix. Rappelons, sans nous lasser, que le nationalisme conduit à la guerre partout, chez tous les peuples, dans toutes les nations. Nous n’oublions pas que la paix n’est pas encore solidement installée dans notre Histoire. Nous n’oublions pas notre responsabilité dans la construction et la protection de la paix européenne, et dans le maintien de la paix au-delà de nos frontières.

Nous avons le droit et le devoir d’être optimistes. Nous célébrons en ce moment même le 20ème anniversaire d’un événement qui a rassemblé notre continent et qui a permis à la construction européenne de prendre un nouvel élan. La chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, a incarné, pour toute une génération et pour l’histoire, la réconciliation d’un continent, le destin commun d’une civilisation déterminée à vivre en paix. Bien sur, d’autres murs doivent encore être abattus. Devant les blessures que la guerre inflige encore aujourd’hui à une grande partie de l’humanité, nous devons tous prendre la mesure cette responsabilité. Nous le rappelions récemment lors de la cérémonie commémorant les horreurs de la Nuit de Cristal.

Je tiens à rendre hommage aux corps constitués, civils et militaires, les services municipaux et tous nos amis présents, en particulier les représentants des Anciens Combattants qui, comme chaque année, nous accompagnent, et que nous remercions pour le témoignage qu’ils nous apportent. La participation des jeunes Rémois à cette cérémonie est le signe du lien vivant qui rassemble les générations. Je veux remercier les élèves et les maîtres des écoles primaires Barthou, Jard et Clairmarais, qui ont participé à la remise les roses à la mémoire des combattants.

Je veux également remercier les lycéens, leurs professeurs et  les responsables des lycées Croix-Cordier et Gustave Eiffel, qui ont mené un important travail de mémoire. Enfin je veux saluer la participation, en costumes, de l’association « le Miroir ».

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