Stigmatisés par les lois sécuritaires, oubliés des politiques de l’emploi ou encore discriminés par le CPE, les jeunes sont les principales victimes de la politique menée par la Droite et Nicolas SARKOZY depuis 2002. Lors de son élection en mai 2007, Nicolas SARKOZY a beaucoup promis, comme le plan Marshall des quartiers qui semble être aujourd’hui l’arlésienne de l’action gouvernementale.
La crise économique et sociale actuelle a rendu leurs situations encore plus préoccupantes.
En effet, le chômage et les phénomènes de déclassement, c’est-à-dire l’incapacité pour de nombreux jeunes diplomés à trouver des emplois au niveau de leurs qualifications, frappent très durement les nouvelles générations. Face à cette urgence, on pouvait s’attendre à des mesures fortes pour les jeunes afin de leur faciliter l’entrée dans le marché de l’emploi. A cet effet, les emplois-jeunes, mis en place par la gauche il y a 10 ans, auraient pu être réactivés afin de créer 150 000 emplois dans l’économie verte et les services à la personne, dont notre société manque cruellement.
Après avoir attendu si longtemps, on ne peut qu’être très déçu par la frilosité des propositions et leur absence d’ambition. En effet, le « RSA jeunes », présenté comme la principale mesure du dispositif, apparaît comme un écran de fumée. La décision de Nicolas SARKOZY d’étendre le « RSA chapeau » (complément de revenu) aux jeunes ayant travaillé deux ans à temps plein au cours des trois dernières années est marginale et hors sujet : marginale puisque très peu de jeunes seront concernés et hors sujet, car la principale préoccupation pour les jeunes est l’accès à l’emploi. Et dans ce domaine, rien n’est fait !