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Je refuse de signer l’acte de décès des VMC

Jeudi 1 octobre 2009 | Par Adeline Hazan | Emploi, Humeur | Commentaires [RSS] | Rétroliens

J’étais ce matin aux côtés des salariés des VMC en cette triste journée de l’histoire industrielle rémoise. C’est un moment grave pour de nombreuses familles. En effet, 146 salariés voient leurs emplois détruits par un groupe industriel sans scrupules, guidé uniquement par des intérêts financiers.

La qualité du travail fait à Reims n’est pas en cause, la modernité des unités de production non plus. Il s’agit bien là de la casse d’un savoir-faire industriel pour des uniques motivations financières, peu soucieuses du devenir des salariés. Comme pour les « Conti » ou les « Molex », la crise semble avoir bon dos pour ces groupes internationaux. 

Je suis donc particulièrement en colère contre la violence du groupe OIW, qui en plus de fermer le site des VMC Reims, semble refuser toute reprise d’activité. Un projet de reprise a d’ailleurs été monté, il s’intitule « Projet Pierre MAITRE » et la Ville de Reims le soutient fortement. Mais OIW y oppose une fin de non-recevoir. Ce n’est ni responsable ni acceptable.

Je suis aussi très en colère contre l’Etat et son gouvernement, qui ne soucient pas des conséquences pour le territoire d’une telle fermeture et ne s’intéresse qu’au plan social et non à la reprise d’activité pour laquelle il faut se battre. J’ai donc demandé au Préfet de taxer le groupe OIW du montant maximum de la redevance due au fonds de revitalisation, c’est-à-dire 4 fois le SMIC par emploi supprimé et en intégrant les emplois des sous traitants.

Je peux affirmer que le groupe OIW et l’Etat ont décidé de « brader » le site VMC au profit d’intérêts financiers.

Les salariés malmenés trouveront l’ensemble de mon équipe toujours à leurs cotés pour défendre leur emploi et leur savoir-faire.

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