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Rentrée scolaire : la ville aide les familles rémoises

Vendredi 4 septembre 2009 | Par Adeline Hazan | Vie dans la Cité | Commentaires [RSS] | Rétroliens

Rentrée scolaire 2009Après avoir participé hier matin aux rentrées des classes dans les groupes scolaires « Adriatique », « Docteur Roux » et « Joliot Curie », j’ai voulu rappeler les initiatives prises par la ville de Reims pour accompagner ce moment important dans la vie des enfants et de leurs familles, et plus généralement pour enrichir le parcours scolaire des écoliers rémois.

Chacun connait le contexte dans lequel cette rentrée prend place. Je pense à l’augmentation du nombre de chômeurs et à la baisse du pouvoir d’achat des familles. La rentrée scolaire pèse sur les budgets des familles.

Pour alléger le coût des fournitures scolaires, nous avons pris la décision d’offrir à chacun des 8600 élèves des écoles élémentaires un petit sac de sport et le contenu de base d’une trousse d’écolier : stylos, crayons, gomme, ciseaux et règle.

Pour alléger le coût du repas pour les familles les moins aisées, nous avons également décidé de modifier la grille tarifaire de la Caisse des Ecoles. C’est une question d’équité. Avec le passage au nouveau barème, 3188 enfants pourraient bénéficier d’un tarif en diminution,
- 2060 enfants pourraient bénéficier d’un tarif stable, 1400 enfants auraient un tarif qui n’augmenterait que  de 0,8 à 2 %, et seuls 1000 enfants subiraient une augmentation plus conséquente (soit 13 % des enfants). Bien sûr, les 600 titulaires de la « carte de solidarité » bénéficient toujours de la gratuité.

Ces deux initiatives – la fourniture de matériel scolaire et la modification de la grille tarifaire des repas – ont un seul objectif : alléger le coût de la rentrée scolaire pour les familles rémoises.

Ce sont bien les enfants, leur enrichissement, leur épanouissement et leur sécurité qui sont au cœur de notre politique scolaire. Pour offrir aux enfants un cadre de qualité pour leur vie périscolaire, nous avons repensé le dispositif existant. Nous avons investi dans ce projet périscolaire. D’ici trois ans, chaque école sera dotée d’un animateur-coordinateur, qui travaillera en cohérence avec les enseignants, les ATSEM et les Maisons de Quartier. Cet animateur-coordinateur aura pour mission de développer un projet périscolaire qui réponde aux besoins des enfants et aux besoins des familles. Par exemple, nous allons plus loin dans l’assouplissement des horaires d’arrivée le matin et de départ le soir. Cette année, ce nouveau dispositif concerne 29 écoles. Il se généralisera progressivement.

Cette réforme répond également à un objectif de cohérence : la ville a repris en gestion directe les activités d’encadrement et d’animation assurées par la Caisse des Ecoles. Nous assurons désormais l’ensemble des temps périscolaires dans un souci de complémentarité, de qualité et de gratuité.

Mettre l’enfant au cœur de la politique scolaire, c’est aussi veiller à ce que le cadre de la vie scolaire soit constamment amélioré. Chaque été est l’occasion de remettre à neuf certains de nos bâtiments. Cette année, ce sont 2,4 millions d’euros qui ont été investis en espaces verts, menuiseries, peintures, chauffage pour que les écoles accueillent les enfants dans les meilleures conditions.

Nous avons également investi dans des outils innovants, avec l’acquisition de tableaux blancs informatiques. En plus des quatre tableaux installés cet été, une dizaine seront installés d’ici la fin de l’année, puis une vingtaine en 2010. Toutes les écoles élémentaires seront équipées pour la rentrée 2011. Nous signerons en septembre le nouveau schéma directeur des écoles avec l’Education nationale. Nous poursuivons dans ce cadre une politique volontariste en matière d’informatisation des établissements scolaires.

Nous avons voulu donner aux enfants les moyens de s’ouvrir, au-delà de la classe, à de nouveaux savoirs, de nouvelles formes de culture, de nouvelles formes d’apprentissage. C’est le sens des « pôles ressource » développés dans nos écoles. Un pôle consacré aux « Sciences » a été installé en 2005 à l’école « Général Carré » et un pôle « Arts visuels » est installé depuis la rentrée 2008 dans l’école « Vasco de Gama ».

La ville travaille aujourd’hui sur deux nouveaux pôles. Le premier sur les « Arts du Goût ». Il serait installé à l’école « Docteur Roux » qui dispose d’une cuisine aménagée à la taille des enfants et où se déroulent déjà actuellement des ateliers cuisine. Dans un premier temps et à titre expérimental, des séances d’animation seront organisées avec l’aide des animateurs-coordinateurs et de professionnels des métiers de bouche. En parallèle, et toujours en lien avec l’Education nationale,  nous souhaitons travailler sur la création d’un nouveau « pôle multimedia ». Les technologies de l’information font partie de notre vie. Il est indispensable de permettre à tous les enfants de maîtriser ces outils.

En somme, nous voulons nous donner les moyens de nos ambitions, en construisant les outils qui permettront aux animateurs-coordinateurs d’offrir aux enfants des temps périscolaires enrichissants et diversifiés.

Une réforme comme celle que nous avons engagée à Reims ne peut se faire qu’avec la mobilisation des agents, et dans de bonnes conditions de travail. Les personnels municipaux qui travaillent au contact des enfants sont principalement des femmes. Leur situation professionnelle est particulièrement sensible à la précarité. Comme vous le savez, je me suis engagée à lutter contre la précarité dans les services municipaux.

La feuille de route est claire. La Caisse des Ecoles vient de titulariser 20 agents. Elle poursuivra son effort pour résorber la précarité au 31 décembre 2011. Par ailleurs, le recrutement des animateurs-coordinateurs implique la titularisation de 25 agents en deux ans. La réorganisation du travail des ATSEM a permis d’augmenter le temps de travail de 29 de nos agents. Et 28 agents qui étaient contractuels vont voir leur emploi pérennisé. Ainsi en moins de deux ans, ce sont donc 122 agents qui sortent de la précarité. Nous nous en réjouissons.

Nous sommes en effet particulièrement vigilants à l’égard de la précarisation des métiers de l’enfance. Je sais que beaucoup de professionnels sont aujourd’hui inquiets du sort réservé à leur métier. Je pense en particulier au débat lancé autour de l’instauration de jardins d’éveil. Ce débat ne doit pas rester théorique. Les fermetures des postes d’enseignants dans les écoles maternelles ont pour effet de limiter les inscriptions des moins de trois ans dans les écoles maternelles. Les enfants de moins de trois ans sont sortis des statistiques ministérielles.

Nous voulons trouver des solutions qui respectent le choix des parents et le développement spécifique de chaque enfant. Nous avons donc décidé de lancer une étude sur l’accueil à Reims des enfants de moins de trois ans. Les conclusions de cette étude sont attendues pour le printemps. Elle nous permettra d’agir à temps pour la rentrée 2010.

Nous avançons donc en préparant déjà les prochaines rentrées rémoises. Bonne rentrée à toutes et à tous !

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