
Hier soir au stade Hébert d’Orgeval, nous étions très nombreux, près de 3000, à soutenir nos champions à l’occasion du 22ème meeting d’athlétisme de la ville de Reims.
Le spectacle et la performance sportive ont été au rendez-vous. Les champions rémois Eunice BARBER et Yohann DINIZ étaient là. Les champions de saut à la perche en France : Renaud LAVINELLIE, nouveau recordman en France, qui a franchi la barre des 6 mètres, Romain MESNIL et Jérôme CLAVIER étaient également présents, ainsi que des athlètes étrangers comme le champion olympique Steeve HOOKER.
Ce meeting met en avant des valeurs sportives, celles de l’athlétisme, qui sont au cœur de notre projet de ville pour Reims : l’effort individuel combiné à la performance collective, l’esprit de compétition fondé sur l’estime et le respect du concurrent, l’engagement sans fanatisme et la défense des couleurs, sans sectarisme.
Pourquoi ne pas profiter de la qualité et de la médiatisation des champions rémois pour mettre le projecteur sur la DÉMOCRATIE DANS LE SPORT ?
Une Ville et une communauté d’agglomération, qui finance les équipements sportifs, a très certainement quelque chose à dire dans le fonctionnement des clubs sportifs.
Est-ce normal que les sélections à l’intérieur des clubs soient laissées aux clubs eux-mêmes, sans que la collectivité ait ne serait-ce qu’un minime droit de regard sur cette sélection ?
Les sélections dans les clubs de sports devraient être officielles tous les ans, avec la participation des collectivités, un peu comme il existe des sélections pour entrer dans les grandes écoles.
Tant que la sélection dans les clubs de sports ne sera pas officielle, il y aura un manque de démocratie dans le sport, et en tous les cas, dans certains sports, où l’esprit de renouvellement l’emporte sur la mixité sociale, un peu comme dans certaines professions, où il est difficile que soient acceptées des personnes différentes (homosexuels, non-nationaux, par exemple).
Le sport est la base de la société, car peuvent s’y exprimer des personnes qui n’ont pas forcément les codes sociaux. Élargir la démocratie dans le sport, ce serait de l’oxygène pour toute la société, et nul doute que les violences en seraient alors diminuées.
Démocratie dans le sport = justice par le sport.