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Découpage électoral de la Marne

Mercredi 1 juillet 2009 | Par Adeline Hazan | Humeur | Commentaires [RSS] | Rétroliens

Le Parti socialiste a réagi à au projet de redécoupage des circonscriptions électorales publié au  Journal officiel du 27 juin dernier qui propose de porter à 5 le nombre de circonscriptions dans la Marne.

Ainsi, Reims, 1ère agglomération régionale, sera désormais morcelée en 4 circonscriptions. Ce morcellement est un déni de démocratie visant à bafouer le droit des citoyens rémois. Ce redécoupage ne répond à aucune cohérence démographique, et est un contresens en matière d’aménagement du territoire.

Les électeurs du 9ème canton, incluant les quartiers Val-de-Murigny et Wilson, devront demain participer à l’élection du député d’Epernay ; quand ceux de Cormontreuil et du quartier des Châtillons  (7ème canton) ils éliront le représentant de Châlons-en- Champagne. N’est-il pas surprenant de voir que ce sont les deux cantons les plus à gauche de la circonscription actuelle de Mme Vautrin qui sont détachés de  Reims !

La large victoire d’une liste d’union de la gauche aux dernières élections municipales à Reims, la conservation de 3 communes de l’agglomération (Cormontreuil, Saint Brice- Courcelle et Bétheny) à gauche, la progression de la gauche aux élections cantonales sur l’agglomération avec 8 conseillers généraux sur 10 (et la défaite du député Jean-Claude Thomas sur son canton) démontrent une évolution de la sociologie politique de notre agglomération. Il est évident que ce redécoupage ne vise qu’à ancrer à droite notre territoire et au seul profit de l’UMP les circonscriptions de notre département.

Pour sa part, le Parti socialiste avait fait remonter à la commission consultative nationale d’autres scenarios plus conformes à la réalité géographique et sociologique de notre département. Au charcutage effectué par M. Pasqua en 1986  au profit du RPR succède un tripatouillage dont on voit bien, dans la Marne, qu’il ne vise qu’à assurer à la droite et à l’UMP la conservation de leurs circonscriptions. Aucun démocrate ne peut accepter ce  déni de démocratie.

4 commentaires sur “Découpage électoral de la Marne”

  1. Lopez dit :

    Curieux découpage en effet. Pour une fois, je suis d’accord avec vous.

    Selon la présentation actuelle qui nous est faite, des quartiers rémois et pas des moindres, se voient rattachés à des villes limitrophes telles que Epernay ou Chalons en champagne.

    Il est évident que ce nouveau découpage a une certaine odeur politique “partisane”. Si la gauche avait été au “pouvoir”, n’aurait-elle pas agit dans le même sens ?

    Pas très démocrate tout ça …

  2. Fabienne Piniarski dit :

    À la lecture du Journal officiel de la République française daté du Samedi 27 Juin 2009 porté en lien de votre article, l’on peut se demander pour quelle raison l’annotation “(sans changement)” figure dans l’Annexe Tableau n°1 du nombre de circonscriptions, quand le nombre d’origine des circonscriptions n’y figure pas…

    Il s’agit là d’une anomalie.

    Lorsqu’une anomalie se trouve dans un texte - officiel de plus, cela laisse subodorer que la démarche n’est pas aboutie…

    Je me demande s’il n’y a pas un moyen de contester ce projet, dans la mesure où l’intention d’arrangement électoraliste pour ce qui concerne Reims, est flagrante !

    En effet, qu’ont à voir les quatre quartiers de Reims concernés par ce projet, avec les futures élections des députés d’Epernay et de Châlons-en-Champagne ???

    Les Commissions consultatives concernées par ce projet sont évidemment formées en relation avec la majorité présidentielle, puisqu’elles ont été composées proportionnellement au pourcentage des résultats dernières élections législatives des 10 et 17 Juin 2007.

    Je pense que ce sont aux électeurs et électrices concernés par ce projet à Reims de réagir : trouvent-ils(elles) normal d’être ainsi utilisés à des fins de manipulations électorales, et sont-ils(elles) d’accord pour abandonner leur pouvoir électoral sur Reims où ils(elles) vivent, au profit de deux autres villes où ils(elles) ne vivent pas ???

    Effectivement, comme vous l’écrivez à la fin de votre article, “Aucun démocrate ne peut accepter ce déni de démocratie.”

    Je pense que cette question est primordiale, et ignorée, ne peut conduire qu’à une cacophonie qui serait préjudiciable au bon ordre social-même dans l’avenir.

    Je suis donc tout à fait d’accord avec vous, Madame Hazan. Je trouve la démarche impropre au bon fonctionnement de la démocratie.

  3. David51 dit :

    Déni de démocratie, rien que ça… Les mêmes “appréciations” avaient été faites après le découpage de 1986… Cela n’a pourtant pas empêché la gauche de redevenir majoritaire à l’Assemblée dès 1988, puis de nouveau en 1997 ! D’autre part, la gauche avait tout le loisir de procéder à ce redécoupage entre 1997 et 2002, le Conseil constitutionnel demandait en effet au Parlement de prendre ses responsabilité (le découpage actuel est en effet effectué sur la base de la population de 1982 !).
    Concernant le découpage dans la Marne, ce département n’est pas vraiment de gauche. Qu’il n’y ait pas de député de gauche ici n’est donc pas une annomalie, mais résulte du choix libre des électeurs. Il faut s’y faire ! Quant à la victoire de la gauche à Reims, elle résulte de facteurs avant tout conjoncturels, et avant tout de la division de la droite locale (je connais même des électeurs de droite qui ont voté pour Mme Hazan juste par dégout de la division du camp adverse…). Ne vous référez pas sans cesse, comme Mitterrand en 1981, à la “sociologie politique” de la ville (”la majorité politique serait désormais conforme à la majorité sociale”, comme s’il y avait un déterminisme des électeurs…). La victoire de la gauche à Reims n’est qu’un accident.

  4. Fabienne Piniarski dit :

    …De façon impartiale, je ne vois pas pour quelle raison des quartiers de Reims auraient à voter pour des députés d’Epernay ou de Châlons-en-Champagne !!!

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