Les résultats de la grande consultation des Rémoises et des Rémois ont été présentés hier soir au centre des congrès par Brice TEINTURIER, directeur général adjoint de l’institut TNS-Sofres. Cette analyse repose sur 8700 questionnaires complétés. Nous souhaitons tirer de cette consultation tous les enseignements utiles pour Reims et pour la réussite du projet municipal et communautaire.
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Depuis l’élection de mon équipe à la mairie de Reims, j’ai voulu multiplier les moments de dialogue et les lieux de concertation. Nous avons ouvert les conseils de quartiers au public. Nous avons souhaité qu’ils se réunissent plus souvent.
Nous avons systématiquement voulu associer les acteurs de Reims aux décisions prises par la municipalité.
J’ai lancé, avec Pascale MARTIN, le débat sur une charte de la vie associative. Cette charte sera coécrite avec le monde associatif rémois. J’ai travaillé, avec Christine MICHEL, sur les états généraux du sport. Nous entamons un nouveau cycle de dialogue avec le monde sportif rémois. J’ai lancé, avec Sarah OUAJA-OK, les rencontres Culture, pour débattre avec les acteurs culturels de notre ville.
J’ai voulu cet échange y compris lorsque nous travaillons sur des projets de très grande ampleur. C’est le cas de notre nouveau programme de rénovation urbaine. Avec Eric QUENARD, nous avons donc organisé des réunions où les élus, les bailleurs sociaux et les habitants ont pu débattre de l’avenir des quartiers concernés. Même si ce sont des projets qui ne se concrétiserons que dans plusieurs années, nous voulons avoir l’avis des habitants concernés.
C’est le sens des rendez-vous « Reims 2020 », organisés avec Serge PUGEAULT. Ces rendez-vous sont ouverts à tous, et permettent à chacun de débattre sur l’avenir de notre agglomération. Ces lieux d’échange sont très utiles pour la municipalité.
Pour aller plus loin dans le dialogue, pour tenter de donner la parole à tous les citoyens de notre ville, nous avons choisi de lancer une grande consultation. Cette enquête a été diffusée dans le magazine municipal, VRI, en 100.000 exemplaires. Nous avons demandé à l’institut TNS-Sofres de réaliser cette enquête. Il a reçu plus de 8.000 réponses. C’est considérable, bien au-delà de ce que nous attendions.
Les Rémois ont voulu prendre la parole. Je tiens à ce que leur message soit entendu. Vous l’avez compris, nous n’avons pas décidé de mener cette enquête pour donner dans l’autosatisfaction. Ce qui m’importe, c’est d’avancer en étant lucide, sur nos forces, sur nos faiblesses, sur les priorités des Rémois, sur leurs impatiences, sur leurs fiertés et sur leurs projets.
Quelque chose ne m’a pas surpris, dans ces résultats : c’est ce que vous disiez, Brice TEINTURIER, sur le rapport qu’entretiennent les Rémois avec leur ville. Nous y avons été souvent confrontés lors de nos précédentes campagnes électorales.
Il est difficile, pour les Rémois, de définir leur ville. Est-ce une ville de l’Est ? Est-ce la banlieue de Paris ? Est-ce une ville-musée qui va s’endormir entre son champagne et sa cathédrale ? On renvoie trop souvent au passé lorsqu’on parle de notre ville, en faisant référence à l’Antiquité, aux sacres des Rois de France, à la Grande Guerre, ou même à l’équipe d’Albert BATTEUX et de Raymond KOPA.
En gardant ces gloires lointaines à l’esprit, on peut nourrir une certaine fierté pour notre ville, bien sur. Mais nous devons aussi pouvoir parler de notre ville telle qu’elle est aujourd’hui, avec ses richesses et avec ses projets.
Je le dis souvent : entre le tramway, la rénovation de nos quartiers, le contournement de l’autoroute, le nouvel hôpital, et les nombreux projets d’aménagement que nous préparons, du Boulingrin au Pont-de-Vesle et en périphérie de Reims, nous avons de quoi être optimistes.
Nous devons regarder loin devant nous si nous voulons faire rebondir l’histoire de notre ville. Aujourd’hui, il y a trop d’habitants de Reims qui semblent y habiter malgré eux. Nous en avions l’intuition, l’enquête menée par TNS-Sofres le confirme. Je vous le dis très simplement : je veux que cela change. Je crois même que ce sera un bon indicateur de réussite de notre mandat.
Nous avons tout pour réussir. Reims n’est pas une ville vieille ou une ville morose. Reims, c’est une ville de jeunes : c’est 57.000 jeunes scolarisés, si l’on compte de la maternelle à la fac. C’est un atout considérable.
Nous avons les infrastructures qu’il faut pour animer la ville : nous avons des établissements culturels de très grande qualité. Nous avons des ressources pour le sport à Reims. Et nous avons des idées. Les acteurs associatifs sont prêts, je l’ai bien vu à l’occasion de nos nombreuses rencontres. C’est à nous, maintenant, de donner l’impulsion nécessaire.
Nous héritons d’une ville pleine de ressources mal utilisées. Les habitants le savent. C’est ce paradoxe qui pose la question de l’identité de notre ville. A nous de travailler pour que les Rémois soient plus fiers de leur ville, plus heureux d’y habiter, et plus volontaires pour en défendre les couleurs.
Vous nous avez montré, Brice TEINTURIER, quelles sont les attentes prioritaires des Rémois. Et vous nous avez beaucoup parlé d’emploi. Cette thématique arrive en tête des préoccupations des Rémois. Cela, je le comprends très bien. Je ne suis pas sûre que ça soit spécifique à la ville de Reims. Mais c’est très vrai ici. Nous faisons face à beaucoup de mauvaises nouvelles. Les jeunes et les moins jeunes s’inquiètent pour leur emploi.
Je pense à l’annonce de la fermeture des VMC, par exemple, pour lesquels nous cherchons un repreneur en mobilisant les ressources que nous avons. Cela était déjà vrai avant l’importante crise financière de l’automne dernier. Nous avons établi notre programme municipal autour de la question du développement économique. Le développement économique pour l’emploi, l’emploi par le développement économique, est le premier de nos chantiers.
Nous avons quelques succès visibles. Je pense à IKEA, par exemple. Mais en ce domaine, les choses prennent le temps des négociations et de la construction.
Nous profitons des nombreux chantiers ouverts dans la ville pour agir en faveur de l’insertion. A l’occasion de la construction du tramway, et des chantiers de rénovation urbaine, nous avons imposé aux entreprises de réserver 5% des heures travaillées à des jeunes demandeurs d’emploi de Reims.
J’ai aussi entendu que les Rémois sont très attentifs au désendettement de la ville, et plus généralement à la maîtrise de nos finances locales. Cela n’est pas la chose la plus facile à faire. Nous sortons d’une longue période pendant laquelle la ville dépensait trop, en multipliant les nouveaux équipements. Or, un nouvel équipement, c’est beaucoup d’argent pour le construire, mais c’est aussi beaucoup d’argent pour l’entretenir. C’est comme cela que les finances de la ville ont pris une très mauvaise pente.
Nous avons du voter un budget rigoureux pour redresser la barre. Nous avons pu le faire en tenant bon sur le taux de la taxe d’habitation et de la taxe foncière, qui n’ont pas été augmentés. Et malgré ces contraintes, nous avons décidé de geler le prix des transports en commun jusqu’à la fin des travaux du tramway. Nous avons décidé, en janvier dernier, de baisser de 10% le prix de l’eau.
Nous travaillons sur la question des charges locatives, qui pèsent lourd sur le budget de nos concitoyens.
Je sais combien le pouvoir d’achat, des Français en général et des Rémois en particulier, est mis à mal aujourd’hui. J’en vois les conséquences dans les résultats de l’enquête. Cela nous invite à redoubler d’efforts.
Certains thèmes ont été particulièrement mis en avant par les Rémois. Je pense par exemple à la propreté de notre ville. Je dois dire que je ne m’attendais pas au score que vous avez indiqué. Je sais que les rues de Reims ne sont pas toutes exemplaires. Je sais aussi que le gel, cette année, a fait plus de dégâts que d’habitude. Je sais aussi que nous avons beaucoup de travaux dans la ville. C’est peut être un début d’explication.
Je sais aussi, et cela nous préoccupe, que nous avons besoin de plus de moyens d’intervention pour effacer les tags qui sont repérés dans la ville. En tout cas, le chiffre est suffisamment clair pour que j’en tienne compte sérieusement. Nous nous pencherons donc sans attendre sur cette question de la propreté de nos espaces publics, avec les élus concernés, avec les services municipaux et avec les associations.
Reims doit être propre pour être agréable, et je veux que Reims soit une ville agréable à vivre. Ce ne sont là que quelques réactions à chaud, et il nous revient, à tous, d’analyser les réponses des Rémois dans le détail.
Bonjour,
Une enquête qui montre globalement que les conseils de quartiers sont des organes qui sont là sans qu’une grande majorité de la population ne sache pourquoi (57% contre ou ne comprenant pas leur but)…
Que les citoyens rémois y voient là une bonne chose sans connaitre la finalité d’un tel dispositif….
Que hors le centre ville, les quartiers sont laissés à l’abandon tant sur la propreté que sur l’accès à la culture…
Que rien n’est fait pour laisser s’instaurer une circulation de qualité, avec des parkings soit trop cher (Gare…) soit inaccessible (Erlon…)
Une inquiétude très importante pour les petits commerces. Le centre ville se meurt sans que la ville ne vienne à son secours. En particulier tout l’alimentaire!
L’emploi est LA priorité absolue des rémois mais la ville n’encourage pas l’installation de nouvelles entreprises en proposant des dispositifs d’aides…
Que de travail encore; sans parler de la sécurité qui même en centre ville laisse à désirer, de la circulation qui est élaborée pour pénaliser les habitants du centre ville, d’un tramway couteux et inutile, d’une aide de l’État qui servira à rembourser la dette sans aucun lien avec les priorités qui devraient être celle de la ville…
Vélo et piéton sont laissés à l’abandon: à quand un accès autorisé des vélos sur les voies de bus comme votre amie la maire de Lille l’a autorisé??
C’est ma question et j’espère avoir une réponse par commentaire sur ce même billet!
Au travail, il y a urgence!
Pas de réponse évidemment…
Décidement, votre blog ne rencontre pas un grand succès (cf l’Union), mais la communication avec les rémois n’est pas non plus une priorité comme en témoigne le sens unique de l’information de ce blog et le renoncement au débat!
Bidibhoum,
Le débat est plus riche quand on s’accorde sur le constat.
Les conseils de quartiers sont connus par une majorité des Rémois, d’une part, et parmi ceux qui les connaissent, la moitié voit bien de quoi il s’agit. Deux tiers des Rémois y voient une bonne chose. Le tableau n’est pas si noir que vous le laissez entendre. La démocratie locale ne se décrète pas. C’est par le travail de fond que nous parviendrons à faire de ces conseils un réel succès.
Le fait que le centre ville ait été longtemps privilégié au détriment des autres quartiers de Reims est une réalité, que nous avons dénoncée. Nous répartissons maintenant plus équitablement nos dépenses de rénovation des voiries, et nous mettons l’accent sur les actions culturelles menées dans les quartiers.
Je suis comme vous impatiente de voir les travaux avancer, pour rendre la circulation plus aisée et les parkings plus accessibles. Les travaux du tramway n’ont pris aucun retard, et nous faisons le maximum en matière d’information des riverains. A l’automne 2010, les travaux du tramway seront terminés.
Je vois mal ce qui vous amène à penser que les vélos sont laissés à l’abandon, alors que c’est mon équipe qui a fait installer des places de stationnement pour vélo et qui continue à développer les pistes cyclables dans Reims.
L’inquiétude très importante pour les petits commerces est réelle, mais il est faux de dire que « le centre ville se meurt sans que la ville ne vienne à son secours ». D’abord parce que le centre ville ne se meurt pas, en particulier grâce aux animations que nous avons choisi de développer, place du Forum par exemple. Ensuite parce que l’agglomération de Reims a décidé d’installer un dispositif d’indemnisation rapide des commerçants victimes des travaux du tramway.
Enfin, la ville encourage l’installation de nouvelles entreprises, contrairement à ce que vous affirmez, c’est même le cœur de notre projet municipal. Bien sur, ce travail ne donne pas des résultats immédiats. Parmi les réussites déjà concrètes, IKEA, Hans Anders, Sciences-Po s’installent à Reims.
Nous pouvons donc être optimistes.
Adeline Hazan
Mme la maire
Merci pour votre réponse
Mais ce que je vois, c’est que mon boucher a fermé et que personne n’est venu le remplacer… ce n’est pas tant le départ à la retraite anticipée qui m’embête, bien au contraire (malgrè qu’il soit anticipé pour cause de travaux), c’est surtout que personne n’est venu remplacer ce commerçant…
Mon charcutier traiteur semble lui aussi en mal de client et il impute cela aux travaux du tramways qui pénalisent la circulation des rémois dans l’hyper centre, non de manière piétonne mais pour l’accès depuis l’extérieur du centre, la fameuse rotation…
Mon coiffeur a vu lui aussi sa clientèle baissé très sérieusement alors qu’il est idéalement placé et ce n’est pas sa réputation qui est à remettre en cause…soyez en certaine!
Les rémois ont des parkings pas loin me direz-vous…
Mais êtes vous déjà allé dans le parking des basses promenades côté Erlon dans la journée?
Il y a des voitures partout: trottoirs, pelouse, bateaux des trottoirs…C’est impossible de circuler au risque de faire des tôles froissés. Et les piétons et vélos sont particulièrement courageux de passer par ici…
Concernant les vélos, votre “amie” Mme Aubry a rendu l’accès des voies bus possible pour les vélos… à quand une telle décision à Reims bien, que je l’attende pas pour circuler moi-même dans de telle voie…
De plus, cette même équipe Aubry (ou son prédécesseur d’ailleurs) ont fait placer en tête de chaque feu de signalisation une zone de 3m de long et de la largeur de la chaussé comme abri pour les vélos…De ce fait, ils sont en sécurité au passage au vert, phase critique parmi tant d’autres, et je sais que vous le savez déjà, pour tout cycliste en ville…
Ce ne sont pas quelques parkings qui vont encourager les gens à se déplacer à vélos, il y avait des poteaux avant, il y a des arceaux maintenant, le changement est mineur.
Faire du vélo à Lille n’est pas évident mais est possible. Faire du vélo à Reims est TRÈS dangereux, les rues sont étroites (vous n’y pouvez rien me direz vous), il n’y a pas de pistes cyclables sur les grands axes (Venise, et Lt Herduin, Vesle et Épernay), et vous avez eu l’idée de faire cohabiter sur le trottoirs vélos et piétons ce qui est surement la chose la plus dangereuse qui puisse exister…
Je pratique le vélo à Reims depuis 10ans quotidiennement par tous les temps et ce n’est pas de trop pour se sentir en sécurité (toute relative je le sais). Mais je décourage toute personne dans mon entourage proche et lointain de tenter de circuler aux heures de pointes dans le centre ville, car si on ne connait pas les ficelles, le comportement à chaque carrefours, feux des véhicules, c’est du suicide…
Sans parler du tourisme à Reims qui fonctionne à cloche pied parce qu’une belle ville doit être mise en valeur: éclairage de la cathédrale, son et lumière sur la façade depuis ce très beau parvis, mise en valeur de la basilique Saint Remi…
Merci Mme le Maire d’accepter ce dialogue par écran interposé, j’espère maintenant que vous allez, par mes quelques commentaires comprendre qu’internet est un moyen moderne de parler aux plus jeunes mais pour cela, vous devez participer aussi de votre côté en acceptant le dialogue, ce que je suis heureux de constater ici!
Madame le Maire,
J’avais espéré un peu plus d’attention de votre équipe municipale, en particulier celle Monsieur Serge Pugeault, sur les travaux effectués par les Conseils de quartier, le Conseil inter-quartier, ainsi que le CD2R.
En effet, Monsieur Serge Pugeault devait faire hier soir au Cirque de Reims, l’introduction de la remise des contributions des instances de concertation du bassin rémois (18h00 – 18h20).
Hors, celui-ci a brillé par son absence, sans excuse préalable. Que dire également de l’absence des principaux élus de la municipalité liés au projet, pourtant si prompt à apparaître lors de la présence de nos médias locaux.
Les conseillers de quartiers, les membres du CD2R, les équipes d’urbanisme ont donné et donnent de leur temps pour votre projet « Reims 2020 ». Projet d’importance pour notre agglomération, pour notre région. A l’avenir, il serait de bon ton que votre équipe municipale montre un peu plus son attachement aux diverses instances de concertations locales.
Mais vous avez entièrement raison sur votre phrase répétitive, Madame le Maire : « La démocratie locale, ça ne se décrète pas. »