Plus que 10 jours avant les élections européennes, et l’UMP n’a toujours pas émis la moindre proposition pour construire l’Europe de demain. Rien sur la crise économique, rien sur la crise agricole, rien sur la construction d’une Europe sociale, alors que ces sujets concernent des centaines de milliers de Français et des millions d’Européens.
En revanche, comme à son habitude, elle réagit aux faits divers en annonçant une énième loi sécuritaire, qui, loin de régler le problème de la violence, tente de faire illusion. Ainsi, Nicolas Sarkozy a repris aujourd’hui le discours faussement musclé et les formules se voulant chocs, afin que la forme cache le fond.
La politique de la droite depuis 2002 dans le domaine de l’insécurité est toujours dictée par la réaction et la surenchère après un fait divers. Ainsi, à chaque nouvel épisode de violence, le Président de la République annonce le renforcement de son arsenal répressif. Une nouvelle loi, un nouveau décret, de nouvelles directives, toujours plus restrictives… Et sans plus de succès que les précédents.
Le bilan de la droite dans la lutte contre l’insécurité est un échec. En 7 ans, Nicolas Sarkozy a fait voter 14 lois, procéder à 116 modifications du code pénal et en dépit de cet activisme législatif confinant à l’intempérance, l’inexorable montée en puissance des délits les plus graves, les « violences physiques non crapuleuses » ont crû de plus de 46 % depuis 2003 !
Avec Nicolas Sarkozy, on parle, on légifère au lieu d’agir.