A deux mois des élections européennes, Nicolas SARKOZY a décidé encore une fois d’agiter le chiffon de l’insécurité pour éviter tout réel débat européen. Ainsi, avec son intervention de mardi à Nice, le Président aura prononcé deux discours sur la sécurité en moins de cinq semaines, ce qui illustre parfaitement la manœuvre électorale entreprise. Je ne doute pas que les Français ne seront pas dupes de ces grosses ficelles, car sept ans après le 21 avril 2002, ils n’ont toujours pas oublié les mensonges d’une campagne de la droite fondée sur l’intoxication et le détournement des faits et des chiffres.
Depuis 2002, Nicolas SARKOZY est le grand responsable des questions de sécurité. Il convient donc de faire le bilan de ces sept années de responsabilité.
On peut observer que l’insécurité, depuis sept ans, n’a jamais été autant instrumentalisée, avec beaucoup d’agitation, surtout médiatique, et très peu de résultats, eux bien moins médiatisés pour le coup. Bref, cette question résume très bien le style et la méthode Sarkozy : on parle beaucoup, on agit moins et on cache les résultats calamiteux de sa politique par la polémique et la surenchère démagogique.
Nicolas SARKOZY se targue d’avoir fait baisser la délinquance générale de 13,5%. Mais il convient de regarder de beaucoup plus près les chiffres avancés par le Président de la République, car il cache une réalité bien différente. En effet, selon le Ministère de l’Intérieur, les atteintes aux biens ont reculé de 22%, en particulier les vols de voitures (- 43,3%). Selon les experts, ces baisses sont la conséquence des efforts des industriels qui ont créé des systèmes de protection, d’alarme, mais aussi d’immobilisation et de neutralisation, qui rendent ces vols beaucoup plus difficiles. Par contre, toujours selon les mêmes chiffres du ministère de l’Intérieur, les atteintes aux personnes ont augmenté de plus de 22% depuis 2002. Sur la seule année 2008, les vols à main armée ont progressé de 17% et les braquages des commerces de proximité de 29%.
Ces chiffres démontre que M. SARKOZY s’agite beaucoup sur le front de l’insécurité, avec des phrases chocs et des provocations, mais ses très nombreuses réformes sont inefficaces et son bilan peu reluisant.
Depuis 2002, il a multiplié les nouvelles lois (23 au total et apparemment d’autres seraient à venir) pour alourdir les sanctions. Mais la multiplication des lois n’a jamais fait diminuer la délinquance. Ce qui compte, c’est leur application effective. Or, M. SARKOZY a retiré la Police du terrain avec la suppression de la police de proximité et il a diminué les effectifs de Police (10 000 policiers manqueront d’ici à 2012). Il a conduit les forces de l’ordre à se concentrer sur le court terme avec une politique du chiffre et des opérations médiatiques au détriment des opérations à long terme et de la prévention, pourtant plus que jamais nécessaire face au développement de la violence.
Contrairement à politique mené par Nicolas SARKOZY depuis sept ans, je pense que pour améliorer réellement la sécurité des Français, il faut à la fois mieux punir et mieux prévenir. Il s’agit d’être aussi dur à l’égard de la délinquance, qu’à l’égard de ses causes. Il s’agit là d’un impératif de justice. En ignorant, le volet de la prévention, Nicolas SARKOZY et sa majorité ne répondent pas au problème de l’insécurité, il l’alimente.
Nous ne pouvons pas et nous ne devons pas laisser l’Europe à la Droite Libérale qui serait incapable de construire une Europe Sociale proche des préoccupations des générations futures et de préserver l’environnement. Faisons gagner le Parti Socialiste Européen et avec elle notre Parti Socialiste, qui a un discours de vérité et non de clientélisme. Que les Français se réveillent et se mobilisent pour la liste socialiste aux européennes du 7 juin prochain.
Amen, Monsieur Malmberg.
Ce n’est pas parce qu’il subsiste comme radical “social” dans la dénomination de votre parti politique, que vous puissiez vous octroyer le monopole et le droit inaliénable d’être des véristes politique, seuls à pouvoir “offrir” à nous pauvres Européens, une europe dite “sociale”.
Quant à la question environnementale,j’ose espérer que votre courte évocation ne découle pas d’une grande méconnaissance de votre part sur les mouvements européens compétents en la ma matière.
Cordialement.