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	<title>Commentaires sur : Duban II : ne pas transiger sur les principes</title>
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	<description>Un blog utilisant WordPress</description>
	<pubDate>Thu, 09 Sep 2010 11:15:48 +0000</pubDate>
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		<title>Par : tohey</title>
		<link>http://www.adelinehazan.net/2009/04/duban-ii-ne-pas-transiger-sur-les-principes/comment-page-1/#comment-118</link>
		<dc:creator>tohey</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2009 18:36:23 +0000</pubDate>
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		<description>J'ai pour ma part été choqué par la réaction des représentants européens, comment peut-on être un acteur central en quittant l'endroit du dialogue ?
Comment appeler au rassemblement, à la compréhension de l'autre bref à la tolérance en faisant montre de manières aussi cavalières et inconséquentes.

Sur les 160 résolutions adoptées à Durban en 2001, 7 concernaient Israël. On peut donc difficilement réduire cette conférence à une simple tribune anti-israélienne voire antisémite. Certes, l'un des faits marquants de la conférence aura été le départ anticipé des USA et d'Israël gênés par les slogans de quelque 20.000 manifestants en marge de la conférence brocardant "Israël = apartheid". Lorsque l'on sait que Durban est une ville d'Afrique du Sud, on comprend facilement la portée symbolique d'une telle invective et le malaise ainsi suscité chez la délégation israélienne. Toutefois, mis à part la susceptibilité de cette dernière, on peut retenir deux choses de ces entrefaites. D'abord le souvenir encore vivace pour nombre de personnes de la résolution onusienne 3379 de 1975 qui assimilait le sionisme à une forme de racisme et de discrimination raciale. Et puis ce lien indéfectible qui unit les États-Unis à Israël et par la même leur goût peu prononcé pour le dialogue avec une partie du reste de la planète soit les 160 pays représentés et le forum des Organisations Non Gouvernementales représentant la société civile.

Quoique que l'on en dise, Durban I ne se résume pas à la mise à l'index d'Israël qui aura tant ému les prescripteurs officiels de l’opinion occidentale qui ont eu jusqu'à lors le loisir indécent d'occulter d'autres points cruciaux soulevés par une conférence unique en son genre et qui aura eu le mérite d'exister. En effet, Durban a montré, comme l'avaient déjà prouvé les mobilisations de Gênes, de Nice ou de Seattle contre la mondialisation, qu'il fallait désormais compter avec l'expression populaire. Une vox populi qui a su dénoncer dans les rues de Durban les méfaits du libéralisme économique et des privatisations en exigeant plus d'égalité sociale, proclamant l'espoir d'un monde meilleur, rassemblant les populations noires, les O.N.G. arabes et les mouvements musulmans. 

Durban I, c'est aussi une déclaration finale qui reconnaît le droit inaliénable du peuple palestinien à l'autodétermination et à la création d'un État indépendant, ainsi que le droit à la sécurité de tous les États de la région, y compris d'Israël.  Ou encore, la reconnaissance de l'esclavage et du commerce des esclaves, en particulier la traite transatlantique, comme constituant un crime contre l'humanité (bien que toute notion de réparation ait été soigneusement retirée des discussions ce qui explique également le départ anticipé des USA...).

Bref d'autres sujets de préoccupations qui ne semblent pas toucher outre mesure les Européens si prompts à dénigrer  la deuxième édition de Durban.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai pour ma part été choqué par la réaction des représentants européens, comment peut-on être un acteur central en quittant l&#8217;endroit du dialogue ?<br />
Comment appeler au rassemblement, à la compréhension de l&#8217;autre bref à la tolérance en faisant montre de manières aussi cavalières et inconséquentes.</p>
<p>Sur les 160 résolutions adoptées à Durban en 2001, 7 concernaient Israël. On peut donc difficilement réduire cette conférence à une simple tribune anti-israélienne voire antisémite. Certes, l&#8217;un des faits marquants de la conférence aura été le départ anticipé des USA et d&#8217;Israël gênés par les slogans de quelque 20.000 manifestants en marge de la conférence brocardant &#8220;Israël = apartheid&#8221;. Lorsque l&#8217;on sait que Durban est une ville d&#8217;Afrique du Sud, on comprend facilement la portée symbolique d&#8217;une telle invective et le malaise ainsi suscité chez la délégation israélienne. Toutefois, mis à part la susceptibilité de cette dernière, on peut retenir deux choses de ces entrefaites. D&#8217;abord le souvenir encore vivace pour nombre de personnes de la résolution onusienne 3379 de 1975 qui assimilait le sionisme à une forme de racisme et de discrimination raciale. Et puis ce lien indéfectible qui unit les États-Unis à Israël et par la même leur goût peu prononcé pour le dialogue avec une partie du reste de la planète soit les 160 pays représentés et le forum des Organisations Non Gouvernementales représentant la société civile.</p>
<p>Quoique que l&#8217;on en dise, Durban I ne se résume pas à la mise à l&#8217;index d&#8217;Israël qui aura tant ému les prescripteurs officiels de l’opinion occidentale qui ont eu jusqu&#8217;à lors le loisir indécent d&#8217;occulter d&#8217;autres points cruciaux soulevés par une conférence unique en son genre et qui aura eu le mérite d&#8217;exister. En effet, Durban a montré, comme l&#8217;avaient déjà prouvé les mobilisations de Gênes, de Nice ou de Seattle contre la mondialisation, qu&#8217;il fallait désormais compter avec l&#8217;expression populaire. Une vox populi qui a su dénoncer dans les rues de Durban les méfaits du libéralisme économique et des privatisations en exigeant plus d&#8217;égalité sociale, proclamant l&#8217;espoir d&#8217;un monde meilleur, rassemblant les populations noires, les O.N.G. arabes et les mouvements musulmans. </p>
<p>Durban I, c&#8217;est aussi une déclaration finale qui reconnaît le droit inaliénable du peuple palestinien à l&#8217;autodétermination et à la création d&#8217;un État indépendant, ainsi que le droit à la sécurité de tous les États de la région, y compris d&#8217;Israël.  Ou encore, la reconnaissance de l&#8217;esclavage et du commerce des esclaves, en particulier la traite transatlantique, comme constituant un crime contre l&#8217;humanité (bien que toute notion de réparation ait été soigneusement retirée des discussions ce qui explique également le départ anticipé des USA&#8230;).</p>
<p>Bref d&#8217;autres sujets de préoccupations qui ne semblent pas toucher outre mesure les Européens si prompts à dénigrer  la deuxième édition de Durban.</p>
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