Nous étions plus de 10.000 ce matin, à Reims, à manifester pour l’emploi et contre la précarité.
Nous avons répondu à l’appel lancé par l’ensemble des organisations syndicales, après la journée d’action du 29 janvier et le “sommet social” de l’Elysée du 18 février. L’essentiel des revendications n’a pas été satisfait, notamment en termes de pouvoir d’achat et de protection de l’emploi privé et public.
Cette journée de mobilisation est l’occasion, pour tous les salariés, les demandeurs d’emploi et les retraités, de faire valoir à nouveau leurs revendications face à la crise : défense de l’emploi privé et public, lutte contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales, négociation de politiques de rémunération qui permettent de défendre le pouvoir d’achat et de réduire les inégalités.
Je tiens à exprimer ici mon soutien aux 900 salariés de l’usine Continental de Clairoix, dont l’équipementier allemand a annoncé la prochaine fermeture, qui ont manifesté ce matin à Reims devant l’hôtel où devait se dérouler un CCE de l’entreprise.
Dans un entretien publié lundi dans le journal allemand Handelsblatt, le directeur du personnel de Continental affirme que l’équipementier “ne reviendra pas” sur la fermeture prévue de deux usines en Europe, celle de Clairoix et celle de Hanovre, en Allemagne (780 salariés).
C’est une catastrophe humaine, économique et sociale, qui touche 1 120 emplois directs, mais plus encore à travers les emplois de sous-traitance et l’impact des consommateurs que représentent tous les salariés dans le bassin d’emploi de Compiègne.
L’équipe de Saint-Jacques Sport nous a offert une très belle victoire dimanche face à Mondeville : 70 à 53. Bravo aux Rémoises qui passent devant leurs adversaires du jour au classement de la ligue féminine de basket !
Le nouveau blog d’Adeline Hazan est en cours de mise en ligne.
Les différentes fonctionnalités seront progressivement accessibles.
C’est d’abord aux combats de Flora TRISTAN, Clara ZETKIN, Simone de BEAUVOIR, Gisèle HALIMI, que je veux rendre hommage aujourd’hui. La journée internationale des femmes célèbre un siècle de combats, de courage et de colère. Elle a été revendiquée en 1910, par Clara ZETKIN, à l’occasion de la 2e Conférence internationale des femmes socialistes.
Il a fallu attendre 1977 pour que les Nations Unies l’inscrivent dans leur agenda, et il a fallu attendre 1982 pour que la République française la reconnaisse officiellement.
C’est aussi à la juge iranienne Shirine EBADI que je veux rendre hommage. En 2003, elle a été récompensée par le prix Nobel de la Paix. Ce sont ces nouvelles militantes qui font avancer la cause des femmes. Cette marche pour l’égalité des droits avance lentement, mais surement.
En France, cette marche est encore récente, et elle n’est pas finie. Les coups portés au planning familial et la suppression du service gouvernemental des droits des femmes et de l’égalité, par exemple, sont des mauvaises nouvelles. C’est le rôle de tous les responsables publics, chacun à son niveau, de dénoncer les inégalités.