La lecture de L’Union de ce mercredi 25 mars est accablante pour celles et ceux qui travaillent, depuis un an, pour améliorer la vie quotidienne à Reims, pour accroitre l’attractivité de notre agglomération et pour favoriser l’activité économique.
L’attractivité de notre territoire se mesure d’abord à des éléments objectifs. Mais cela repose aussi sur l’image de notre ville, sur la façon dont nous nous affichons. « Nous », ce sont toutes les Rémoises et tous les Rémois, c’est-à-dire les habitants, leurs élus, les entrepreneurs, et bien sur les journalistes. Car la vitrine d’une ville comme Reims, c’est aussi sa presse quotidienne régionale. Dans cet effort collectif, L’Union se singularise. Le traitement de l’actualité locale réduit la portée de toutes les initiatives.
Nous tenons à ce que les Rémoises et les Rémois participent aux décisions qui les concernent. Nous les mobilisons sans cesse. Les douze conseils de quartiers ont commencé à travailler. Nous savons que cela répond à une attente. Plus de 8000 Rémois ont répondu à notre questionnaire diffusé dans le magazine municipal. C’est le signe de leur volonté de prendre la parole. Lancer la suspicion le 25 mars en première page de L’Union sur l’apport d’un questionnaire dont les réponses ont été recueillies jusqu’au 20 mars relève de la malhonnêteté. Le traitement des résultats est évidemment en cours et sera évidemment restitué aux Rémois, comme je m’y suis déjà engagée.
Les réquisitoires successifs se contredisent. Ils déclarent un jour que les décisions tardent à venir et que les concertations ne servent qu’à masquer les hésitations, et le lendemain que les décisions sont déjà prises et que les concertations ne sont qu’un jeu de dupe.
La démocratie locale, c’est un travail d’écoute et de débat en amont des décisions, mais c’est aussi un effort d’information et de transparence sur les enjeux, les décisions et leurs effets. Il faut que l’information passe pour que cette mobilisation soit utile. Notre agglomération a besoin d’une presse quotidienne qui se donne les moyens d’éclairer ses lecteurs sur les questions qui leur sont posées.
Madame le Maire,
Permettez-moi avant de répondre brièvement à votre définition de « démocratie locale », et de faire le point sur votre questionnaire, qui certes sans pour autant être du « bluff », peut penser à une belle mascarade. Mascarade dont les Rémois non pas été dupes puisque pour rappel, seuls 8 000 d’entre eux sur 215 000 ont répondu à celle-ci. Pourquoi ?
Les Rémois n’ont pas été dupes car ils constatent quotidiennement le manque de concertation et de consultation permanent de votre équipe municipale auprès de la population en tous domaines. Ainsi donc, ils ont été informés et non concertés ou consultés, sur le dernier avenant de la rénovation urbaine, sur la suppression de manifestations culturelles ou sportives, sur divers travaux urbains, etc. etc. etc. 8 000 sur 215 000, voilà un chiffre qui devrait vous faire réfléchir sur l’idée que se font les Rémois sur votre consultation.
Pour exemple, peut-être pourriez-vous expliquer ici pourquoi lorsque 80% d’habitants interrogés dans le cadre de la rénovation urbaine souhaitent un aménagement sportif, votre premier adjoint refuse cet aménagement et impose une simple voirie. « La somme des intérêts particuliers ne fait pas l’intérêt général ! », a-t’il précisé. Si 80% de voix exprimées n’est pas l’intérêt général, que représente 56% à vos yeux, Madame le Maire ?
Vous avez dit dernièrement sur France 3 « la démocratie, ça ne se décrète pas ». Faudrait-il pour autant que vous laissiez celle-ci pleinement s’exercer et avoir un réel pouvoir. Une concertation ne se résume pas à être reçu par vous-même ou l’un de votre adjoint. Ecoute, débat, transparence ? Sur l’avenant ANRU, on ne peut pas dire que ces bonnes intentions ont été respectées.
Je ne m’étalerais pas sur les Conseils de quartier, car même si ceux-ci avaient réellement besoin d’être remodelés, on a vite hélas constaté que par des informations sélectives, et une constitution peu démocratique dans les faits, les résultats s’avèrent décevants : Charte d’éthique non respectée, collège des habitants non représentatifs, collège des élus surabondant. L’opinion des habitants ne s’est fait guère attendre, le manque de participation de la population aux premières réunions publiques est un fait. Seule celle où vous viendrez « plaidoyer » votre mandature, feront déplacer quelques-uns uns par simple curiosité ou par sympathie politique.
Cordialement votre,
Bonjour Madame
Bravo d’abord pour la mise en ligne de votre blog qui nous permettra, à nous rémois, de compléter notre information sur l’action de la municipalité et les raisons de ses choix.
Comme sans doute beaucoup de rémois, je suis excédé par la lecture quotidienne de notre seul journal d’information. La situation de monopole de celui-ci lui donne une responsabilité particulière. Or son approche systématiquement négative des dossiers, la critique permanente, le dénigrement ne peuvent que décourager les initiatives. L’Union a bien changé; désormais un jour sur deux il choisit de titrer sur des affaires de violence ou de sexe. C’est sans doute le choix de vendre du papier !Notre ville mérite mieux.
Tenez bon. Perseverez. Cordialement
Madame la Maire,
Je tenais à vous féliciter pour cette première année de mandat. Rémois depuis des années, j’ai vu notre ville revivre cette année. J’ai particulièrement apprécié les concerts de l’été dernier sur la place du Forum et l’élargissement du marché de Noël, qui ont redynamisé notre centre-ville et redonner envie aux habitants des quartiers, dont je suis, de se le réapproprier.
Concernant votre communication et les concertations que vous avez mises en place, elles me satisfont. Il est beau de critiquer, mais il convient de rappeler que l’écoute des citoyens ne se faisait pas auparavant.
Alors, je n’ai qu’un conseil à vous donner pour les années qui viennent: faites comme moi ne lisez plus l’Union, il ne le mérite pas.
Bonne continuation,
Jules
Je trouve votre blog très bien fait et je voulais vous dire que c’est une Maire comme vous qu’il nous faudrait à Charleville-Mézières.
On n’est pas du même bord politique mais vous avez de bonnes idées et je tenais à vous le dire. Je ne suis pas quelqu’un de fermer aux personnes de gauche, chacun à ses idées, les votres sont bonnes. Vous nous l’avez démontrer lors du passage de témoin avec l’ancien maire que vous appréciez.
Bonne Continuation
Cordialement
Laurent
Bonjour,
L’exercice de la démocratie est difficile, il demande un minimum de déontologie sous peine de devenir de la démagogie à la Lopez : toutes données chiffrées doit s’analyser et être mis en relief : Le résultat de 8000 réponses à l’échelle du nombre de rémois est hors du commun : aucune étude commercial, aucun groupe sur facebook ne peut se prévaloir d’un tel taux de réponse. il est facile de faire dire se que l’on souhaite à un sondage (ou pétition): L’objectivité du questionnement (question ouverte-fermée, réponse induite, etc) est la base de la déontologie du statisticien. Souhaitez vous un espace vert en bas de chez vous ? Dans quel quartier n’aurait on p
Dans quel quartier n’aurait on pas 80% de réponses positives ? L’enquête d’opinion est pertinente lorsqu’elle présente l’ensemble des alternatives et leurs aboutissants. La démocratie locale se décrète au niveau politique, elle se met en œuvre, elle se vit au niveau des citoyens. Il est facile de critiqué les initiatives de nos politiques rémois en la matière. Mais qu’elle est le résultat des critiques de ces soit disant démocrate qui se veulent plus démocrate que les démocrates ? Ils renforcent le désintérêt de la chose politique et n’amène que le statu quo. Ils font le jeu des extrémistes. La critique peut être constructive, mais elle ne se suffit pas à elle même ! L’intérêt général ne se défini pas uniquement par l’écoute d’une opinion.
Hortensia
Chère Hydrangea macrophylla,
Votre commentaire à mon égard vous honore cher « pseudonyme ». Il est vrai que vous n’avez pas jugé souhaitable vu la teneur de celui-ci, d’apparaître sous votre nom véritable, à croire qu’il n’est plus évident de nos jours d’assumer ses paroles, même si celles-ci sont à la limite de l’impolitesse, comme aujourd’hui à ma personne.
Veuillez cependant agréer, chère Madame Hydrangea macrophylla, mes sincères salutations distinguées.
Toujours excellent ce blog ! Merci !