C’est d’abord aux combats de Flora TRISTAN, Clara ZETKIN, Simone de BEAUVOIR, Gisèle HALIMI, que je veux rendre hommage aujourd’hui. La journée internationale des femmes célèbre un siècle de combats, de courage et de colère. Elle a été revendiquée en 1910, par Clara ZETKIN, à l’occasion de la 2e Conférence internationale des femmes socialistes.
Il a fallu attendre 1977 pour que les Nations Unies l’inscrivent dans leur agenda, et il a fallu attendre 1982 pour que la République française la reconnaisse officiellement.
C’est aussi à la juge iranienne Shirine EBADI que je veux rendre hommage. En 2003, elle a été récompensée par le prix Nobel de la Paix. Ce sont ces nouvelles militantes qui font avancer la cause des femmes. Cette marche pour l’égalité des droits avance lentement, mais surement.
En France, cette marche est encore récente, et elle n’est pas finie. Les coups portés au planning familial et la suppression du service gouvernemental des droits des femmes et de l’égalité, par exemple, sont des mauvaises nouvelles. C’est le rôle de tous les responsables publics, chacun à son niveau, de dénoncer les inégalités.
Il y a un an jour pour jour, les rémois ont décidé que, pour la première fois, LE maire de Reims serait UNE maire. A notre échelle, ce signal peut nous rendre optimistes. J’ai tenu à ce que la journée internationale des droits des femmes soit cette année pour notre ville l’occasion de marquer notre engagement collectif, solidaire et citoyen, pour l’égalité entre les femmes et les hommes sur notre territoire.
Au-delà des incontournables avancées de la loi, l’égalité ne peut se construire que sur le terrain, avec les habitantes et les habitants, par une volonté politique qui l’inscrive dans tous les champs d’action municipaux. C’est pourquoi j’ai souhaité que cette année la mairie mette à l’honneur des femmes qui dans le quotidien rémois, agissent pour leur épanouissement et celui de la collectivité, chacune à leur manière.
« Une ouverture sur l’autre moitié du ciel, portraits de femmes Reims 2009 » se veut l’expression en images et en textes de l’implication de femmes habitant, agissant, réfléchissant, travaillant et créant à Reims, dans une citoyenneté ouverte, tonique et multiforme.
Sous l’inspiration de la photographe Feng HATAT, le projet est de mettre en lumière des femmes qui à travers leur investissement professionnel, personnel et associatif, contribuent à impulser une dynamique positive au territoire rémois. Ces femmes issues de tous horizons ont été photographiées chez elles, où dans un lieu qui fait sens pour elle et leur engagement.
Les portraits sont donc réalisés au plus près d’elles, avec l’objectif de mettre en valeur des femmes en mouvement, libres et actrices de leur vie et de leur ville. Ainsi à l’occasion de la journée internationale des femmes, Reims confie son rayonnement à ces femmes en lumière, que je suis ravie d’accueillir et de remercier aujourd’hui en votre présence.
Cette semaine, à la médiathèque Croix-Rouge et dans les maisons de quartier, notre ville débattra de la condition des femmes, en particulier dans leur rôle parental. C’est une façon de mobiliser chacune et chacun dans ce qui nous touche au quotidien.
Enfin, j’ai le plaisir de vous annoncer que cette exposition ouvre le bal d’une démarche de diffusion d’une culture d’égalité entre les femmes et les hommes. Cette démarche trouvera dès l’année prochaine une illustration avec l’organisation des biennales de l’égalité en mars 2010. Pendant plusieurs semaines, seront organisées dans toute notre ville, et en association avec les habitantes et les habitants, une série d’événements culturels et festifs qui marqueront notre engagement collectif pour une ville ouverte, moderne et porteuse de droits et d’égalité pour tous et toutes.
Les citoyens se verront proposer des expositions, des concerts, des conférences, et pourront aussi apporter leur contribution à cet événement. L’égalité est au cœur de notre engagement politique. Elle sera donc bien au cœur de notre action municipale durant tout notre mandat.
Reims, le 9 mars 2009.
Je suis allée consulter les offres d’emploi de la mairie de Reims sur son site. Quelle ne fut ma surprise de lire offres rédigées au masculin « chef » « animateur »… assorties seulement du très légal mais si minimaliste « h/f ».
Ma déception fut à la hauteur de mes espoirs nés suite à la nomination d’une adjointe à l’égalité et d’une autre à la lutte contre les discriminations.
La rédaction d’offres d’emploi au masculin nuit terriblement aux femmes, point n’est besoin d’en faire la démonstration. Si des services municipaux doivent en priorité être formés à la lutte contre les discriminations et pour l’égalité, les services des ressources humaines et de la communication sont, sans conteste, prioritaires.
L’écriture doit, à mon sens, être réfléchie pour lutter contre son sexisme historique (la langue française a été fixée au XVIème siècle par des hommes) et traditionnel (l’académie française est à 95% masculine).
Un point de mécontentement dans un lac d’espoirs. Tout de même…
Adeline, merci beacuoup pour l’extrait vid”o !