Le Conseil Municipal d’hier soir était important pour l’ensemble des élus du Nouveau Reims, car il concluait une première année de mandat particulièrement riche en actions pour notre ville. Il présentait des délibérations sur des domaines auxquels nous sommes très attachés : éducation, petite enfance, fiscalité locale.
L’opposition a semblé n’avoir qu’un seul et unique mot à la bouche durant l’intégralité du Conseil Municipal : « la concertation », nous reprochant de ne pas assez associer les Rémois à nos décisions. Cette remarque est très surprenante, car, depuis un an, jamais les habitants de la ville, et particulièrement ceux des quartiers, n’ont été autant sollicités pour s’exprimer et pour participer aux différents projets pour notre agglomération et jamais ils n’avaient été autant écoutés.
Durant cette première année, nous avons fait beaucoup pour permettre aux Rémois d’être au cœur de l’action municipale en lançant les 12 nouveaux conseils de quartier, dans lesquels l’animation est partagée entre un élu et un habitant, ce qui n’était pas le cas précédemment. Cette ambition de laisser la parole aux citoyens et de profiter de leur expertise citoyenne nous a aussi conduits à l’organisation de réunions de concertation entre les Rémois, les professionnels et les élus sur des dossiers aussi importants pour notre ville que le projet de rénovation urbaine, le Projet Urbain « Reims 2020 » ou les états généraux du sport. Cette confiance en les Rémois est la base de notre action depuis un an et sera encore plus développée dans les mois à venir.
La première délibération votée hier au Conseil Municipal concernait la fiscalité locale et le vote des taux d’imposition pour 2009, qui demeurent inchangés par rapport à 2008. L’opposition a choisi sur les questions fiscales le parti-pris de la démagogie ou de la négation des réalités en proposant des baisses d’impôts. Il convient de rappeler la situation financière que nous ont laissée nos prédécesseurs. Si nous continuions la même gestion que celle décidée par l’équipe précédente, Reims connaîtrait une situation d’insolvabilité dès 2011/2012, sa capacité de désendettement exploserait à 58 années en 2011 (contre 8,4 ans, fin 2007) et sa capacité d’autofinancement de ses investissements serait épuisée dès 2013. La ville serait dès lors gérée non pas par les élus des Rémois mais par le Préfet et ses services. Il a donc été décidé de mettre en place une réelle politique fiscale, afin de maitriser les finances municipales, d’assurer leur assainissement d’ici la fin du mandat et de mettre en place le projet politique du Nouveau Reims voulu par les Rémois.
Sur les questions fiscales, il est impératif d’avoir un discours de vérité et responsable. Demander aujourd’hui des baisses d’impôts, après les avoir augmentés de plus de 35% de 2001 à 2008 tout en laissant les finances municipales gravement se détériorer, ne relève pas d’une opposition responsable et constructive.
Ce Conseil Municipal a aussi lancé des projets importants pour les enfants rémois et leurs parents. Ainsi, il a été décidé d’optimiser l’accueil des plus jeunes en crèche ou en halte-garderie. La hausse du taux d’occupation de ces établissements, demandée aux associations délégataires, devrait permettre d’augmenter la capacité d’accueil sur la ville de Reims de plus de 50 places, ce qui équivaut à une crèche supplémentaire dans la ville.
Depuis septembre, les élèves peuvent être accueillis dès 7h30 dans les écoles rémoises dans le cadre du Service Municipal d’Accueil. Devant la réussite de ce dispositif, il a été décidé de repenser l’organisation des temps périscolaires. Dès la rentrée prochaine, trente groupes scolaires bénéficieront d’animateurs-coordinateurs qui mettront en œuvre le projet périscolaire dans chaque établissement. Leur rôle est double, car ils devront animer des activités pour les enfants inscrits, mais aussi collaborer avec les familles, les équipes pédagogiques et les partenaires afin de définir les finalités du projet périscolaire.
Enfin, trois vœux ont été adoptés, dont deux à l’unanimité. Ils portaient sur la réglementation du don du sang, sur la réforme de la mise à disposition des conservateurs d’Etat dans les bibliothèques municipales classées et sur les suppressions de postes d’enseignants dans l’académie de Reims.