Nous lançons aujourd’hui un cycle ambitieux de travail, de réflexion, de débats, pour notre territoire.
Reims, comme toutes les métropoles régionales, connait des mutations importantes, liées à sa démographie, à ses nouveaux équipements, aux aléas de son activité économique. Aujourd’hui, elle traverse une période d’incertitude en matière de développement économique et de cohésion sociale. La responsabilité des élus est double.
Dans l’immédiat, bien sur, il nous revient d’améliorer le quotidien de nos villes. Il nous revient de faire face, avec beaucoup d’autres acteurs, aux crises économiques et à leurs conséquences sociales. Il nous revient d’offrir le meilleur service public aux administrés. Il nous revient de préserver l’espace public des dégradations, des incivilités. Il nous revient de rapprocher les décisions que nous prenons de ceux qu’elles concernent en premier lieu, à travers de nouveaux instruments de démocratie locale. Mais notre responsabilité ne s’arrête pas là.
Il nous revient de préparer l’avenir de notre territoire. Nous devons prendre la mesure des menaces qui pèsent sur notre avenir et des chances que nous pouvons saisir. Cela suppose de se donner du champ, de voir loin, pour mieux anticiper, pour améliorer les conditions du « vivre ensemble ». Rien ne serait pire aujourd’hui que de laisser les évolutions se faire au fil de l’eau. C’est pourquoi nous avons décidé d’engager notre agglomération dans un nouveau cycle de développement.
Il s’agit d’accéder au rang des métropoles européennes de premier plan. Il s’agit de rendez Reims plus attractive, plus rayonnante, pour lui permettre d’attirer plus d’emplois, d’accueillir plus d’habitants. Cela nous demande de penser l’avenir en termes de développement économique, de déplacements, d’équipements publics, de logement, de vie étudiante…
De grandes perspectives sont d’ores et déjà ouvertes. Le TGV, c’est bien sur une agglomération plus accessible, mais c’est aussi deux espaces nouveaux ouverts autour des deux gares. Le tramway, qui sera mis en service en 2011, c’est une opportunité formidable de rajeunir le visage de notre agglomération, de la faire respirer davantage, de l’irriguer davantage.
Mais je pense aussi à la rénovation des quartiers, dont je présenterai demain soir les grands axes. Ce programme va rafraîchir considérablement notre paysage urbain. Le déclassement de l’autoroute et le contournement sud de Reims seront naturellement des rendez-vous incontournables pour remettre en cause nos frontières urbaines. La reconversion de la base aérienne, le travail sur les friches industrielles, l’aménagement de parcs d’activités économiques offrent également de nouveaux espaces de développement…
Les opportunités ne manquent pas.
Nous avons choisi de prendre le temps de réussir.
Ce grand projet urbain « Reims 2020 » reposera à la fois sur une expertise très approfondie et sur une large réflexion collective.
43 candidatures de très bon niveau ont été étudiées, à la suite de l’appel lancé par Reims Métropole. Nous travaillerons avec les trois meilleures. Cet engouement est un signe fort de l’intérêt qu’a pu susciter l’originalité de notre démarche.
Car cette démarche est singulière. Elle consiste à travailler sur l’ensemble de notre territoire, sans se limiter aux premières frontières administratives, pour partager un diagnostic, formuler des propositions, et finalement tracer les traits du Reims de 2020. Cette approche nous place en tête des projets d’urbanisme aujourd’hui en France.
Nous nous sommes donnés les moyens de l’excellence, en faisant appel à trois grandes équipes de professionnels, tous les trois distingués par les Grand Prix de l’Urbanisme. Il s’agit des équipes de Messieurs DEVILLERS, FORTIER et PANERAI. Leurs équipes sont pluridisciplinaires. Elles comprennent des architectes, des ingénieurs, des sociologues, des économistes.
Un tel projet ne peut être le fruit que d’une démarche partagée. Cette démarche engage les citoyens et les élus de Reims, de la Métropole et du Pays rémois.
Elle contribuera à notre compétitivité territoriale, qui sera d’autant plus forte que les collectivités seront rassemblées autour d’une ambition commune.
C’est pourquoi toutes les instances de concertation seront mobilisées : le comité de pilotage que nous avons installé aujourd’hui, le conseil de développement, les conseils municipaux de chaque ville concernée, les douze conseils de quartiers de Reims…
Et le débat va s’ouvrir au-delà de ces instances formelles, à travers une multitude d’initiatives publiques, de rencontres, d’expositions, de débats, jusqu’à l’organisation d’un grand colloque, où seront présentées et débattues en novembre prochain les perspectives proposées par les trois équipes.
Les questions sont ouvertes : Comment définir le périmètre de notre agglomération ? Quelles solidarités peut-on construire entre les territoires ? Comment prendre en compte des enjeux climatiques ? Quels axes de développement privilégier ? Comment raviver notre territoire ? De quels équipements publics a-t-on besoin ?
Nous commencerons par travailler sur l’analyse de nos territoires, de nos potentialités et de nos freins. Ce sera le fondement commun des projets qu’élaboreront les trois équipes. Ensuite, à partir de novembre prochain, chacun pourra étudier ces propositions, les croiser et en débattre avec les responsables de nos collectivités. Enfin, en mars 2010, des décisions seront prises et nous lancerons les actions concrètes pour donner à notre métropole son visage pour le 21e siècle.
Vous l’avez compris, le comité de pilotage que nous avons installé aujourd’hui a du travail devant lui. Ce premier rendez-vous en appellera beaucoup d’autres. Nous comptons tous sur la participation de chacun, habitants, élus, acteurs économiques, sociaux, associatifs, culturels… pour que, ensemble, nous inventions l’avenir de notre territoire. Pour que, ensemble, nous lui donnions une direction, pour les dix prochaines années.
il s’agit de bien négocier le “virage du développement durable”.
Je vais donc laisser travailler les professionnels.
Cela étant, quelques problématiques simples:
_ en longeant le canal on peut aller par exemple jusqu’à Sillery.
La coulée verte peut, elle aussi, être un lien.
Comment la rendre plus accessible? il est en effet assez complexe de s’y rendre en vélo,ou mêm à pied en partant par exemple de l’hôtel de ville…
_ bravo pour l’initiative photovoltaïque. Un batiment public exemplaire sur le thème “hqe” ne pourrait il pas aussi servir de vitrine??
Et donner plus d’enthousiasme au Reimois pour se tourner vers le développement durable??
_le déclassement de l’autoroute peut changer le paysage, ou , ne rien changer du tout!!!
il n’en reste pas moins qu’il coupe la ville en deux pour les piétons. Comment minimiser cet impact tout en lui conservant sa fonction de boulevard urbain??
beaucoup de matière grise à mettre au travail…
Bon courage et félicitations pour vos initiatives
Un projet m’inquiète dans le cadre de “Reims 2020″ : c’est celui qui concerne l’avenir de l’autoroute urbaine.
Lorsque le contournement sud sera ouvert, il me semble qu’il faudra absolument maintenir l’autoroute urbaine en voie rapide, et non la transformer en “boulevard urbain” (par exemple avec voie de bus, réduction de la vitesse à 70 comme l’avenue de champagne, etc…). En effet, cette voie expresse urbaine rend la ville relativement fluide (cette voie le sera encore davantage lorsque le trafic de transit sera dévié par l’A4 bis), en permettant de sortir du centre-ville rapidement ou de traverser Reims sans carrefours. une ville sans voiture, cela n’existe pas : une agglomération de plus de 200 000 habitants doit prévoir des voies de circulation rapide. Or, les rémois ne bénéficieront pas du contournement sud, car celui-ci sera payant, et il n’y a pas d’autre vraie rocade à Reims (le boulevard des tondeurs n’est toujours pas achevé vers l’A 34). L’autoroute urbaine peut jouer ce rôle pour la circulation locale. La transformer en boulevard reviendrait à augmenter la circulation sur les autres boulevards (ceux qui prennent l’A4 pour sortir de la ville ne passent pas par les boulevards urbains ; les nuissances sont donc moindres dans le centre-ville, et la circulation y est plus fluide que dans d’autres villes équivalentes sans autoroute urbaine, comme Nancy ou Dijon, si l’on excepte la situations actuelle résultant des travaux - nécessaires - du tram).
Il existe d’autres moyens pour réduire les nuisances (réelles) qui sont dues à cette autoroute urbaine : on pourrait par exemple couvrir une partie de celle-ci là où elle longe le canal (entre les ponts de Vesle et de gaulle, par exemple), et créer une esplanade pour les piétons au dessus de cette couverture. On pourrait également envisager de construire une passerelle au dessus du canal et de l’autoroute pour relier le centre au stade et au parc Léo Lagrange, et atténuer ainsi la coupure de la ville, sans remettre en cause la fonction de l’autoroute urbaine, axe indispensable pour notre ville. On ne supprimera pas cette coupure, qui ne résulte pas de la seule A4, mais également du canal et de la Vesle. On ne peut que l’atténuer.
D’autre part, il y a d’autres endroits à urbaniser à Reims que les secteurs proches de la coulée verte (et aujourd’hui inconstructibles du fait de l’autoroute, mais qui le seront plus facilement après son déclassement) : par exemple la zone de Bezannes, le “secteur est” entre la ligne SNCF Reims-Châlons et l’A 34. Pourquoi urbaniser davantage une coulée verte qu’il faut au contraire maintenir en l’état, en la rendant c’est vrai plus accessible (mais sans supprimer l’autoroute urbaine).
Développer les batiments HQE est une bonne idée. Je pense qu’il faudra également songer à construire une seconde ligne de tramways, par exemple entre Tinqueux et la zone Farman, par exemple.
J’espère que cet aspect précis - concernant l’A4 urbaine - sera pris en compte par les décideurs lorsqu’il s’agira d’adopter les projets futurs.
Cordialement.
comme quoi…
Je me permets de réagir puisque je trouve les idées plutôt bonnes. Entre autre l’esplanade entre le pont de Vesle, et le pont Charles de Gaule.
Je ne suis pas un technicien , mais quelque chose dans le genre de ce qui se fait devant la gare, non?
On va sans doute me parler d’anciens marais , ou de nappes phréatiques , mais que je sache , le palais des congrés , pas trés loin dispose de trois parkings en sous sol!!!
Ensuite , effectivement , quelques passerelles pour enjamber la vesle, et pourquoi pas le canal et le boulevard paul doumer?? entre le parc de la patte d’oie et l’esplanade en question?? et la, on commence à avoir une continuité piétonne, des promenades (donc du boulingrin)jusqu’au parc Léo Lagrange!!!!et , en passant par la coulée verte!!! (je sais pas si je suis clair)
Je suis assez d’accord sur le fait que, quand même , cette autoroute sert bien pour irriguer la ville. Par contre, je maitrise mal la problêmatique de la limitation de vitesse.
Ce que je sais , c’est que sur certaines autoroutes , quand ça bouchonne , on nous demande de réduire la vitesse, pour limiter les effets d’accordéon ,et , ça marche.
Conclusion , une vitesse plus élevée ne veut pas forcément dire circulation plus fluide. Ce serait même plutôt l’inverse à partir d’une certaine densité de véhicules. (chiffre que je ne connais pas et qui doit dépendre en plus du nombre de voies )
Bon , la encore , il vaut mieux laisser des gens mieux armés que moi techniquement réfléchir.
Pour la coulée verte , le bon sens me fait aussi dire qu’il vaut mieux éviter aussi de trop l’urbaniser.
Il y a surement un équilibre à trouver entre un état trop “sauvage” et une bande bétonnée bordée de noisetiers et d’immeubles.
Quand à une seconde ligne de tramway , oui , faire une “croix” ça doit être le bon sens , entre les zones résidentielles , et les zones d’activités. de manière à drainer le plus de monde possible. La question , c’est ou??
Je rebondis , sur la HQE, je me rends compte qu’il y a déja à Reims des batiments HQE (bibliothéques droit lettres, gymnase croix rouge)
Mais , il faut creuser un peu pour le savoir!!!
En fait , il faudrait peut être un batiment plus emblématique, qui soit économe en énergie , et , en argent public (la quadrature du cercle quoi).
Ou alors , il faudrait que la HQE se voit plus, ou , qu’elle intrigue.
Par exemple comme les cheminées bizarres de Bed ZED à Londres , ça intrigue , et du coup , on s’interroge un peu plus quand on passe à coté.
La question c’est comment donner l’envie??
(en tout cas , pas en lisant l’union ,sinon , on a vraiment l’impression que tout va mal dans cette ville)
cordialement
rendez vous sur le site Reims 2020 avec peut être d’autres idées pour faire avancer le shmilblik
cordialement
c’est trés dommage , sur le site reims 2020, on ne voit pas les commentaires!!
trop polémique???
Cordialement
ces (jeunes?) gens ont bien raison , leurs diagnostics sont pertinents , et leurs solutions cohérentes.
Les équipes d’urbanistes ont elles aussi repéré le potentiel des bords de vesle.
Le problême , et , ce n’est pas neuf , c’est l’a4.
J’ai toujours pensé que cétait une hérésie , alors , moi , personnellement , je préférerais sans!!!
Mais , peut être faut il savoir raison garder , alors , l’enterrer sous une esplanade pour l’oublier , pourquoi pas.
Mais , à un endroit , la vesle passe sous l’autoroute!!!
Peut être faire alors comme à TOULOUSE ou la rocade passe sous le canal du midi!!!
Et , à ce moment la , on fait passer l’autoroute sous la vesle!!! juste devant le nouveau site pont de vesle , ça aurait de l’allure!!!
Mais par contre j’y tiens , il faut diminuer les nuisances de l’a4 en centre ville , (pollution ,nuisances sonores…)
ça fairait surement économiser baucoup de tranquilisants à la sécu!!! d’avoir des villes plus calmes!!!
cordialement
puisque l’autoroute, et la vitesse font débat.
Un peu de calcul mental
Sur le site A4csr , la traversée urbaine de reims c’est : 8 km
à 110 km/h c’est 1,833 Km/mn donc 4 minutes 20 pour traverser.
à 90 km/h c’est 1,5 Km/mn donc 5 minutes 20 pour traverser!!!!
et à 70 Km/h c’est 1,16 Km/mn donc 6,50 minutes pour traverser!!!
Donc , sur un trajet quotidien,qui emprunterait l’A4 dans sa totalité (assez rare), le fait de passer de 110Km/h à 90Km/h fait perdre 1 minute!!!
Et le fait de passer de 110 Km/h à 70 Km/h fait perdre 2 minutes 30 secondes!!!
Voila , pas grand chose à rajouter la dessus, on voit clairement que sur un trajet qui dure entre 15 minutes ou 45 minutes l’impact est purement négligeable
Par contre,la sécurité et les riverains, eux, y gagnent beaucoup.
Et , pour ce qui est des idées de David,les esplanades, ou les passerelles, je les trouve tout simplement excellentes!!
cordialement
thierry
et dans la même veine à un passage piéton,
Combien de temps attend un piéton pour laisser passer les voitures : 2 à 3 minutes??
Et, combien de temps attendent les voitures pour laisser passer les piétons : 40 à 60 secondes ??
Si on veut favoriser les modes doux , il faut s’en donner les moyens, pas forcément besoin de révolutionner les mentalités ou , notre rapport au temps.
Les voitures peuvent attendre autant que les piétons , d’autant plus qu’elles vont plus vite!!